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 Le Professeur et le Docteur

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Lysander Reander
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Cryptomanie chronique

Sexe : Masculin
Nombre de messages : 18
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MessageSujet: Le Professeur et le Docteur   Mar 10 Aoû - 20:22

"Monsieur Reander ? C'est l'heure de vous lever, nous vous attendons au refectoire."

Un homme habillé d'un veste blanche venait d'ouvrir la porte de la chambre. Lysander ouvrit un oeil et regarda vers son réveil.

*7h45. Pile à l'heure, comme d'habitude ...* pensa-t-il

Alors que la porte se refermait, Lysander posa son pied à terre, cligna des yeux pour s'habituer à la lumière du jour que ne filtrait plus ses paupière. Enfilant ses espadrilles, il se rapprocha de l'évier de sa chambre en observant son environnement.
Lysander n'est pas un cinglé, il fait juste partie de ces personnes internées par la justice, quand le crime est insuffisant pour la prison et quand on considère risqué le fait de le laisser courir dehors. Sa chambre n'était pas capitonnée, les fenêtres ne comportaient pas de barreau, la porte n'était pas verrouillée à double tour. Il possédait une petite chambre, simple certes, mais tout-à-fait adaptée à sa principale utilité : le sommeil. L'ensemble de la pièce était blanche, des murs au carrelage ; un blanc qui éblouit, surtout quand on vient de se réveiller. Au niveau du mobilier, un simple lit avec des draps blanc, une petite table de nuit avec un réveil et une lampe de chevet, un évier conçu surtout pour se rafraîchir le matin, accompagné d'une armoire-miroir, et un pot de chambre en dessous. Il avait aussi un bureau, un petit bureau en teck, couvert de papiers, sur ces papiers était écrits ou dessinés des énigmes, aussi bien des simples et logiques que des plus tordues. Une petite lampe de bureau consistaient le seul ornement du meuble. Et pour finir, une armoire à vêtements, encastrée dans le mur, et aussi blanche que ce dernier.
Lysander ouvrit le robinet, et plaça ses mains sous le jet d'eau fraîche. Il joignit ses mains pour contenir un peu d'eau et s'en aspergea le visage. La brume du réveil s'effaça instantanément, puis le cryptomaniaque s'essuya le visage et se contempla. Son visage n'avait pas changé depuis la veille, même sa mine était la même. Lysander ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il s'était vu sourire, pas qu'il était triste, mais la vie monotone de l'asile avait figé sont visage, lui donnait un air neutre.

Soupire.

Il posa son essuie sur le rebord de l'évier, puis se dirigea vers son armoire-garde-robe. Il l'ouvrit et sélectionna des vêtements simple : un T-shirt, un pantalon, un slip et une paire de chaussettes. Il jeta un vif coup d'œil à son ensemble noir, ses chemises colorées et ses chaussures vernies ; il ne les avait jamais porté depuis son arrivée. "Pour ma sortie." pensait-il, mais plus le temps avance, plus il a l'impression que ce jour n'arrivera jamais.
Le temps d'enfiler ses vêtements, et il était sortit de sa chambre. Il ferma la porte derrière lui et regarda la petite plaque accroché dessus.
Sur la plaque, on a écrit:
123
L. Reander
Résidant permanent
Niveau E
Le numéro de sa chambre l'avait amusé, dans les débuts, et beaucoup d'énigmes ont trouvé leur origine dans ce nombre. Dans cet asile, les patients étaient classé par dangerosité, "A" est le plus haut niveau, il correspond aux psychopathes dangereux, aux chambres molletonnées, aux 2 doses de morphines l'heure. "E" est le plus bas, c'est pour les personnes quasi-saines, celle qu'on interne "préventivement". Il existe un niveau "S" pour les patient qui n'ont aucun espoir de guérir, personne à l'asile ne sait dans quelles conditions ils vivent.
Il suivit le long couloir blanc éclairé aux néon, et poussa la porte à double battant du réfectoire 2. C'était ici que les niveaux E et D prenait leur repas, ceux du niveau C mangeaient dans le réfectoire 1, surveillé en permanence, tandis que les autres avait leur repas dans leur chambre. Lysander rejoignit la file de patients attendant leur repas, un tapotement survint dans son dos, il se retourna et reconnu Henry, son "meilleur ami". Il faut comprendre que "meilleur ami" signifie en fait "pratiquer la même activité du matin au soir", dans ce cas-ci, Lysander et Henry jouaient aux échecs et aux dames. Henry est arrivé à l'asile 2 ans avant son ami, c'est lui qui lui a apprit à vivre à l'asile. Il était un écrivain réputé, prix Nobel de Littérature, prix Goucourt et j'en passe ; il avait malheureusement un problème avec les femmes : dès qu'il en voyait une, il lui sautait dessus et la déshabillait avant de la prendre en photo. Il n'eut jamais aucun problème à l'asile, car c'était un asile pour hommes, Henry restait donc une personne fort agréable à côtoyer, si l'on sait éviter de parler du sexe opposé ... Le temps que son tour arrive, Lysander discuta un peu de Littérature avec Henry, puis se servit son déjeuner* habituel : trois tranches de pains grillées, de la marmelade d'orange et un thé classique, le café étant absent de l'asile. Il prit son plateau et s'assit à sa table habituel, accompagné d'Henry, ainsi que de Pryam, l'unique membre d'une secte vénérant les habitants d'une hypothétique planète gravitant autour de l'étoile Véga, et Seth, un drôle d'homme qui s'est présenté de lui-même à l'asile, persuadé d'être un psychopathe.
Alors que Lysander se préparait à remettre son plateau, son repas terminé, un infirmier vint le trouvé pour l'informer que le directeur voulait le voir. Intrigué, le cryptologue suivit l'infirmier jusqu'au bureau du directeur. Qu'est-ce qu'il lui voulait, il est rare de la part de cet homme de vouloir côtoyer ses patients. Lysander sourit quand il constata qu'il était curieux de savoir ce que le directeur lui voulait, cela faisait une éternité qu'il n'avait pas sentit un sentiment de ce type. Enfin, il se passe quelque chose !


Sur la plaque, on a écrit:
Directeur
Brandon Just
Voilà la seule chose qui différenciait la porte de la Direction de celle des patients. L'infirmier appuya sur la sonnette placée à côté de la porte, une voix rocailleuse demanda d'entrer. Lysander se tourna vers l'infirmier, mais ce dernier recula d'un grand pas, l'air effrayé. Pas inquiété pour si peu, il mit la main sur la poignée et poussa la porte, ce qu'il vit le surpris énormément : un petit homme, moins d'un mètre 40, était debout devant un bureau plus grand que lui. Lui qui s'attendait à voir une armoire à glace, Lysander était pour le moins étonné. Il se demanda si le parlophone devant la porte était défectueux, un homme de cette taille aurait normalement une voix haut-perchée.

"Monsieur Reander, je vous attendais ..." fit le petit homme de la même voix qui avait demandé à Lysander d'entrer.

Il fit le tour de son bureau et utilisa un escalier de dictionnaires pour atteindre le haut d'une chaise de cabaret à hauts pieds. Il tendit les bras pour ouvrir un dossier et en étaler le contenu sur le bureau. Il prit une feuille et la parcourra rapidement avant de parler.


"Bon, j'irais droit au but : il est possible que vous nous quittiez bientôt."

Lysander écarquilla ses yeux. Il s'apprêta à remercier le directeur Just, mais celui-ci continua avant qu'il ne dise quoi-que ce soit.

"Voyez-vous, mon cher Monsieur, une nouvelle technique de psychanalyse vient d'être découverte. Cette méthode est toute nouvelle et nous ne pouvons pas encore être certain de son efficacité. Nous avons sélectionné sur le volet un certain nombre de nos patients de niveau E pour tester cette méthode. Votre nom est le premier a être sorti. Nous vous demanderons de mettre des vêtements plus convenables et d'être devant ma porte dans une demi-heure. Si vous êtes en retard, vous pourrez dire adieu à votre seule chance de quitter cet asile."

Mécaniquement, Lysander se retourna et sorti de la pièce, il se dirigea lentement vers sa chambre et ferma la porte derrière lui. Une bonne minute s'écoula avant qu'il ne se rende compte de ce qu'il venait de se passer. Il secoua sa tête un large sourire se dessina sur son visage, les trois derniers mots du directeur résonnait encore dans sa tête : "quitter cet asile". Il sauta sur son essuie de bain et sortit de la chambre en trombe, il se précipita dans les douches et en ressortit parfaitement propre et sec en 10 minutes. Arrivé dans sa chambre, il jeta négligemment ses vêtements sur son lit et attrapa sa veste, son pantalon et ses chaussures vernies. Il enfila une chemise rouge foncé, puis s'habilla avec le plus de soin possible. Il jeta un coup d'œil à son bureau, recouvert d'énigmes. Il prit quelques papiers, les plia et les fourra violemment dans une poche. Il saisit son parapluie hérité de son père et quitta sa chambre, en direction du bureau de Brandon Just, d'un pas rapide mais assuré. Arrivé sur place, devinant bien qu'il était à l'avance, Lysander sortit une montre dorée de la poche intérieure de sa veste. Il en regarda le dos et décolla calmement la pile attachée avec un morceau de papier adhésif avant de l'insérer dans la montre. Par chance, une horloge ornait le mur à sa gauche, il en profita pour régler sa montre. Il attendit quelques minutes avant de voir le petit directeur ouvrir la porte de son bureau. Celui-ci lui demanda de le suivre jusque dans une fourgonnette blanche de l'asile.

"Cela ne risque pas de vous plaire, mais vous devrez aller jusqu'au cabinet du Docteur à l'arrière de la fourgonnette, en compagnie de Rupert."

Il désigna un infirmier à la musculature imposante derrière lui. Sans commentaire, Lysander se dirigea vers l'arrière de la fourgonnette. Alors qu'il s'apprêtait à monter, il vit un homme tout nu traverser le chemin devant la bâtisse. Le directeur lâcha un hoquet de surprise, avant de s'écrier :

"Oh non ! Encore ! Monsieur Martins, revenez ici tout-de-suite ! Rupert, venez avec moi ! Il faut l'arrêter !"

Puis, se retournant vers le cryptomaniaque :

"Monsieur Reander, si vous le désirez, vous pouvez vous asseoir sur le siège du passager, j'ai lu votre dossier et vous n'êtes pas dangereux ..."

Et le directeur partit, à la chasse au nudiste en liberté, accompagné de Rupert. Lysander plaignait mentalement le pauvre M. Martins. Tout sourire, notre héros ouvrit la portière côté passager et entra dans le véhicule. Le chauffeur démarra le fourgonnette et commença à avancer. Le gardien de la grille l'ouvrit après avoir vérifier la permission de départ de Lysander. Quand la grille se referma, il pu lire à l'envers dans le rétroviseur la plaque fixé sur la grille. "Institut psychiatrique de la Bonne Espérance". Il sourit en se disant qu'il n'a jamais eu d'espoirs qu'en dehors de l'institut ... Une bonne demi-heure s'écoula dans le silence, les rues de San Francisco étaient déjà bouchées. Alors qu'un file de voitures s'impatientait devant un feu rouge, Lysander regarda le conducteur de la fourgonnette, il s'écria immédiatement :

"Vous ! Je ne le crois pas !"
"Excusez-moi ? Je ne crois pas que nous nous connaissions."
"Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, mais moi je n'oublie jamais un visage ! Vous conduisiez déjà le fourgon qui m'avait emmené du tribunal à la Bonne Espérance ! Ne trouvez-vous pas ça amusant ? Tout à commencer avec vous, et tout terminera avec vous."
"Hum ... oui ! Nous sommes arrivés ! Voilà le cabinet."

Le conducteur gara la fourgonnette, et les deux hommes entrèrent dans la salle d'attente. Lysander en profita pour détailler la plaque indiquant la présence du cabinet.
Sur la plaque, on a écrit:
Dr Parkinson
Psychanalyse
Le nom de l'homme qui va le libérer de l'asile s'appelle donc Parkinson. Lysander nota ce nom dans un coin de sa tête, tandis que lui et son compagnon s'asseillait dans la salle d'attente. Malgré que la salle d'attente fût vide, le Docteur fit patienter les deux homme un bon quart d'heure. Puis enfin la porte du cabinet s'ouvrit. Le Docteur était une personne simple, rien ne pouvait affirmer qu'il était un éminent psychologue, qui plus est inventeur d'une technique d'hypnose totalement révolutionnaire ! Parkinson examina les deux hommes, et invita "le bien habillé" à entrer. Lysander se leva, et s'approcha du Docteur. Alors qu'il passait la porte, tenu par le psychologue, leurs regards se croisa. Un étrange regard, que celui du Docteur ... un regard pétillant de vie malgré le physique d'un homme d'âge mûr. Parkinson s'apprêtait à fermer la porte quand l'infirmier essaya de rentrer.


"S'il-vous-plaît, veuillez attendre ici."déclara le Dr Parkinson
"J'ai des ordres, je dois surveiller notre patient durant toute les opérations."
"Hors de question ! La présence d'un tiers risque de perturber la séance. Vous ne voulez pas qu'elle échoue, n'est-ce pas ?"
"Mais ..."

Il n'eut pas le temps de continuer que la porte claqua devant lui, tout juste pour ne pas lui éclater le nez. Il se saisit de la poignée et essaya de l'ouvrir. Peine perdue, car le Docteur s'était enfermé. Ne voyant plus rien à faire, il retourna s'asseoir, en ronchonnant. Il saisit un exemplaire du "San Francisco Chronicle" vieux de deux mois, avant de le remettre vite en place. Le "San Francisco Chronicle est un journal ciblant les intellectuels, trop intellectuel pour lui ...

"Voilà, comme ça nous serons tranquille. Installez-vous donc, Monsieur."

Lysander obéit s'assit sur une chaise, tandis que le Docteur s'installait à son bureau.

"Je me disais bien que Brandon finirait par faire appel par mes services. La Bonne Espérance est le dernier asile de San Francisco à ne pas avoir testé mon hypnose. Brandon a toujours été persuadé que les maladies mentales ne peuvent pas être guéries. Mon avis que son asile est rempli à craqué ...
Assez parlé de lui, parlons de vous. Brandon ne m'a absolument rien dit à votre propos, nous devrions faire connaissance en premier. Je suis le Docteur Parkinson, je suis psychologue."

"Enchanté, je m'appelle Lysander Reander, je suis Professeur en cryptologie, enfin, jusqu'à mon internement. En réalité, j'ai été interné par la justice, à cause d'une petite erreur que j'ai faite. Ils m'ont jugé irrécupérable sans me laisser une chance. J'espère que vous saurez rétablir la vérité sur moi. Je pense avoir purgé ma peine."
"Je comprends. Bien, maintenant, nous pouvons commencer. Allongez-vous sur ce div..."
"Attendez un instant ! coupa Lysander Avant de commencer, j'aimerai être sûr de pouvoir avoir confiance en vous. Un test s'impose ..."
"Un test ? Que voulez-vous dire par cela ?"
"Oh ... rien de bion compliqué ! Je voudrais juste que vous me résolviez une petite énigme."
"Une énigme ?"

Le Docteur eu un mouvement de recul, avant de se résigner à passer l'épreuve de son patient.

"Bien, je vous écoute."

"C'est parti ! Écoutez donc bien ..."

Énigme 0 a écrit:
"Voici trois pendules. D'après ce que vous pouvez voir, quel est le pendule qui fonctionne le mieux ?"

Le Docteur réfléchit quelques instants, puis donna une réponse.

"C'est exact, c'est bien celui-là qui fonctionne le mieux. Si vous avez réussit cette énigme, je peux vous faire confiance."
"Nous allons commencer, installez-vous confortablement sur ce divan, Professeur. Regardez-bien ce pendule, ne fixez que lui, vous serez bientôt libre d'aller où vous voulez ..."

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Quelques minutes plus tôt ... Le Dr Parkinson examinait un dossier.

"Cryptomanie ... je vois ... Ce n'est un maladie grave, tout devrait bien se passer. Du moins ... en théorie ..."

Arrow Elipse

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*Note Hors RP : Je tiens à préciser que je suis Belge et que, en tant que tel, le repas du matin se nomme "Déjeuner". C'est donc son petit-déjeuner que Lysander prend ce matin ...*
*Note Hors RP² : Et oui, je ne vous donne pas la réponse, si vous voulez la connaître, envoyez-moi la réponse par MP !*
*Note Hors RP³ : Un nouveau mystère à été ajouté au carnet (bourse et sac à dos)
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