AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Patientez en silence...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alex Stoneheart
avatar

Dégoût obsessionnel, Malaise mental

Sexe : Masculin
Nombre de messages : 43
XP : 28

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Objets:
Bourse: 100 rubz

MessageSujet: Patientez en silence...   Mar 3 Aoû - 20:41

C'était un samedi matin comme les autres ; autrement dit un début de week end très appréciable après cette longue et dure semaine d'études.

Cela faisait maintenant presque 2 ans qu'Alex étudiait les arts audio-visuels, et il espérait pouvoir exprimer un jour sa passion qu'était la musique en travaillant en temps qu'ingénieur du son, mais ce n'était pas toujours simple pour ce jeune homme qui vivait à ses dépends

Après un réveil difficile bien que tardif, notre protagoniste se prépara pour une journée des plus reposantes - et il en avait bien besoin ! Après s'être enfilé un petit déjeuner à la va-vite, Alex réfléchit à ce qu'il devait faire dans sa journée et, à son grand soulagement, il ne trouva pas grand chose mis à part quelques courses et un tour prévu à la médiathèque.

Puis, un rendez-vous lui revînt en mémoire : Oui, c'est vrai, il avait appelé ce curieux Dr Parkinson découvert sur le net quelques jours plus tôt. Ils avaient convenu d'une consultation qui aurait lieu ce samedi même...à midi !
Le jeune étourdi jeta un oeil à sa montre : 10h50, il avait encore une grosse heure devant lui. Mais avant même d'avoir eu le temps de détacher son regard du cadran, la grande aiguille bougea, indiquant alors 10h51.

Alex réprima un cri tandis qu'un vaste et violent frisson parcourait son échine : les aiguilles était si proche qu'elle semblait se toucher, et lorsque la grande avait bougé, Alex avait alors eu l'image de deux grandes barres de métal crissant l'une contre l'autre - représentation démesurée des aiguilles de sa montre. Voilà ce qui l'avait fait réagir si violemment.
Et c'était également la raison de la consultation de ce samedi midi. Alex ne pouvait plus supporter ces situations de malaise et de tortures mentales perpétuelles.

Encore légèrement étourdi par ce flash imprévu, il enfila son sweet à capuche habituel et sorti aborder les rues de la belle San Fransisco. Coup de chance : le cabinet du Dr Parkinson ne se trouvait qu'à deux rues de là, et le trajet fut de courte de durée pour le jeune homme fraîchement réveillé.

Ce dernier se souvenait de l'étrange site web du docteur : une seule et unique page était présentée, couleur ocre, où l'on pouvait lire en lettre d'or "Une phobie, un TOC ou tout autre maladie mentale dérange votre quotidien ? Venez expérimenter le nouveau remède du Dr Parkinson : l'hypnose". C'est tout. Ah non, on pouvait également lire - après une analyse minutieuse de la page Internet - un numéro de téléphone inscrit en minuscule dans le coin inférieur droit, qu'Alex s'était empressé de noter.
Il ne savait guère dans quelle catégorie il pouvait ranger sa pathologie mentale, mais il espérait bien que ce docteur un peu spécial pourrait faire quelque chose pour lui.

Alex avait toujours été intrigué par l'hypnose. Il avait lu quelque part que l'homme utilisait seulement 10% de ses capacités cérébrales, et l'hypnose était pour lui un moyen d'exploiter quelques pourcents supplémentaires de ce vaste et complexe réseau qu'est le cerveau, notamment par l'utilisation du subconscient.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il avait choisi le Dr Parkinson : participer à une quelconque évolution humaine l'excitait à la manière d'un enfant devant un dessert trop bien garni.

Alex était maintenant dans la salle d'attente du cabinet et patientait en silence avec 2 autres personnes. La première fut très vite demandée par le docteur, et la seconde - un homme d'une trentaine d'année - sortit un sandwich de son sac et l'entama en attendant son tour.

Alors qu'Alex se disait que lui non plus n'avait pas déjeuné, son attention fut portée sur l'homme qui dévorait maintenant son sandwich à pleine dent. Ce qu'il était répugnant, avec ses bruits de succion insupportable et sa bouche pâteuse qui s'ouvrait en grand devant le sandwich désormais bien mutilé.

Cette scène fit émerger des souvenirs qu'Alex luttait à enterrer chaque jour. Des souvenirs de son...de son père. Le fils traumatisé se crispa sur sa chaise, et laissa ses ongles mordre sa paume jusqu'au sang pour se calmer. Tant d'images provenue directement de son adolescence traversaient maintenant son esprit...

"Au suivant !"

La porte du Docteur Parkinson s'ouvrit à la volée, mais personne n'en sortit. L'homme qui partageait la salle d'attente avec Alex se leva alors et entra dans le cabinet, dont la porte se referma derrière lui. Délivrance...!

Alex n'avait plus qu'à attendre son tour en essayant d'oublier au mieux le petit incident du sandwich, dont les miettes parsemaient désormais le sol. Il jeta un oeil à sa main : quatre arcs de cercle étaient nettement dessinés d'un rouge vermillon sur sa paume qui allait en garder un souvenir...

Une quinzaine de minute plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau et l'habituel "Au suivant" se fit entendre. Comme la fois précédente, personne ne sortit du cabinet. Alex se dit qu'il devait y avoir une autre porte par laquelle sortir et se réjouit de ne pas avoir à croiser une nouvelle fois l'homme au sandwich. Il entra alors dans le cabinet et ferma la porte derrière lui.

Il se trouvait maintenant dans une pièce sans fenêtre où l'on pouvait humer l'odeur si particulière et si apaisante de l'encens, éparpillé à ses quatre coins. Une seule et ridicule lampe halogène se chargeait d'éclairer l'endroit, qui baignait donc dans une demi-obscurité.

Le Docteur Parkinson - un vieil homme habillé sobrement dont la barbe atteignait sans difficulté son torse - se tenait là, dans un fauteuil des plus spacieux, juste devant Alex. Ce dernier s'assit spontanément sur le divan installé à côté, puis la conversation s'engagea.

"Monsieur Stoneheart, je présume ?

- Effectivement, j'ai pris rendez vous avec...

- Je sais, l'interrompit l'homme étrange. Je sais déjà cela, évitons les banalités jeune homme. Je sais que vous êtes ici pour résoudre vos problèmes de ce qu'on pourrait qualifier de...dégout obsessionnel ?

- Oui, doublé d'une sorte de malaise mental assez fréquent. Je vous avais parlé de mes flashs au téléphone.

- Je m'en souviens, en effet. Prêt pour commencer la scéance, ou voulez-vous un peu plus de temps pour vous habituer à l'ambiance ?

- Tout à fait prêt. rétorqua Alex

- Bien. Allongez vous, comme cela oui. Gardez bien les yeux ouverts, et suivez le son de ma voix...Vous vous sentirez partir lorsque je vous dirai que..."

Mais Alex se sentait déjà partir vers d'autres horizons. Etait-ce normal de réagir si vite ? Il n'osa pas demander, de peur d'interrompre la séance, d'autant plus qu'il ne se sentait plus réellement capable de prononcer le moindre mot. Tout devenait si sombre... Si flou...

La dernière pensée d'Alex fut que, lorsqu'il était entré dans le cabinet, il n'avait pas vu l'ombre d'une porte de sortie. Allez savoir où étaient passé les patients précédents...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Patientez en silence...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hypnose :: San Francisco :: La zone huppé-