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 Comme un rat de laboratoire...

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Rochel Willow
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 13 Sep - 21:27

Malgré la lumière aveuglante que dégageaient les spots, Rochel put apercevoir entre les doigts de sa main qui faisaient visière que le loup garou enragé semblait porter un attirail de bandes blanches bourrées d’électrodes semblable au sien, comme s’il eut fait partie au même titre que tous les autres êtres humains présents de la famille des cobayes. Il n’eut pas le temps de réfléchir plus, car d’un coup de patte vengeur, la bête désorienta le spot cuisant le plus proche qui laissa une marque rouge sur sa trajectoire avant de provoquer l’explosion de l’un de l’un de ses congénères malheureusement bien trop proche du phobique. Celui-ci ferma les yeux en se protégeant avec ses bras, et ce fut dans le noir total qu’il entendit la réaction en chaine de détonations qui le laissèrent misérablement sourd, ses oreilles sifflant désagréablement sur une note qui n’en finissait pas.

Il crut avoir perdu une nouvelle fois conscience, mais la douleur de ses bras dans lesquels s’étaient fichés plusieurs éclats de verre lui rappelait qu’il ne lui suffisait que d’ouvrir les yeux pour assister à la suite du cauchemar qui était en train de se dérouler. Il s’était jeté au sol par réflexe, ou bien était-ce le souffle de l’enchainement d’explosion qui l’avait renvoyé à la limite de dévaler les marches dans son dos, et dû se relever avec lenteur avant de s’appliquer à ôter de sa chair les plus gros corps étrangers qui l’avaient entaillé. Occupé à observer avec crainte son sang qui s’écoulait avec un réalisme trop saisissant, le jeune homme avait momentanément oublié qu’il avait de la compagnie, et lorsqu’il redressa ses yeux cernés, ce fut pour voir jaillir la créature poilue qui le plaqua violemment contre un mur de métal encore brûlant avant de le soulever avec une aisance déconcertante à une vingtaine de centimètre du sol.

Il ne pouvait entendre le râle de la bête, ni les gémissements étouffés de douleur qu’il devait pousser à cause de ses blessures, de la poigne surhumaine d’Elie et de sa peau contre la paroi surchauffée, mais il pouvait voir le moindre détail de sa physionomie lycanthrope, comme si la jeune fille était restée à le renifler pendant une éternité. Il se souvenait encore de ses pupilles canines qui le sondaient avec rage et détresse, de ses narines qui se dilataient, de ses crocs qui apparaissaient lorsqu’elle entrouvrait la gueule. Puis, désintéressée, le loup garou le laissa glisser rudement sur le sol couvert d’éclats de verre qui lui laissèrent de nouvelles entailles sur les parties nues de sa peau. Il ne s’entendit même pas tousser, pas plus que les couinements de la créature nocturne, et alors qu’il essayait de contrôler sa respiration haletante, il jeta un œil à ses semblables qui semblaient hésiter à approcher. Il y avait deux hommes plutôt très mal en point, ce qui devait sans doute signifier qu’eux aussi étaient dans ce labyrinthe depuis assez longtemps pour avoir eut droit à quelques unes de ses attractions. Un troisième mâle portait dans ses bras un bébé nu munit d’aile brisées, et pour le coup, Rochel se demandait sérieusement dans quelle genre de rêve il avait put atterrir.

Tout semblait trop réel, trop linéaire pour que ce ne soit qu’un simple songe ; mais pourtant, le simple fait qu’il se réveille dans une San francisco qui n’était pas la sienne avant de perdre conscience pour se réveiller au cœur d’un dédale de couloirs piégés relevait de l’irréalisme le plus total. Et si… et si l’hypnose avait raté ? Et s’il se trouvait là dans un cauchemar plus élaboré, plus profond ? La peur que son hypothèse soit juste déclencha une crise de tremblement de ses mains couvertes de sang qu’il réprima avec peine, et il se mit à scruter vivement les alentours, appréhendant de voir surgir un élément familier et terrifiant de ses rêves aux images traumatisantes.

Au milieu de ses tumultueuses pensées phobiques et pessimistes, il vit Elie se pencher pour renifler le sol, avant d’adopter une position qui laissait entendre qu’elle hurlait à la lune et de courir brusquement vers l’une des issues. Le jeune homme avait l’impression d’assister à un film muet, mais malgré l’appréhension qu’il ressentait à l’égard de la bête qui l’avait agressé sans raison, elle semblait avoir décelé une piste intéressante – sans doute celle de la sortie, puisqu’elle était un cobaye au même titre que lui – et il aurait été idiot de ne pas la suivre. De toute façon, ses congénères semblaient opter pour ne pas perdre le loup garou de vue, et étant donné qu’ils étaient les premières personnes qu’il rencontrait dans ce labyrinthe, Rochel jugeait bon de ne pas les perdre de vue et de leur poser des questions dès que son ouïe sera rétablie.

Il courut donc à la suite d’Elie, ignorant la douleur de ses bras et les gouttelettes de sang que laissaient tomber ses blessures à chaque pas, jusqu’à ce que ne se dresse devant eux un étrange mur d’eau dans lequel la bête hésitait à s’engager. A vrai dire, sa réaction était elle, tout à fait logique et de plus en plus, l’américain décelait dans le comportement du loup garou des traits d’humanités avancés. Et manifestement, il semblait plutôt se ranger du coté des alliés que des ennemis… il l’aurait tout simplement prit pour une menace supplémentaire ? Après tout, lui-même avait un instant crut que le lycan faisait parti des joyeusetés de l’épreuve.

Non ce qui intriguait Rochel et le laissait sans voix, c’est le fait de voir une paroi d’eau tenir d’elle-même, sans la vitre d’un aquarium pour la retenir, comme cela se faisait dans les mondes sensés. Ce simple élément semblait condamner la possibilité qu’il ait put être dans le monde réel, soumis à une quelconque expérience du gouvernement classée secret défense. Peu à peu, s’insinuait en lui l’idée que tout n’était qu’un rêve, qu’une chimère de son esprit qui allait une nouvelle fois le conduit jusqu’à des horreurs plus réalistes que jamais. Ses yeux s’écarquillaient, et quand la pression de sa peur devint trop grande, le jeune homme se mit à hurler sans même pouvoir s’entendre en frappant rageusement le mur en métal le plus proche.

*Si ça n’est qu’un rêve, alors je peux le faire cesser. Il DOIT cesser ! Maintenant !*

Mais il n’y avait rien à faire. Ses coups avaient pour seul effet de meurtrir ses poings en laissant des traces rouges aux lieux des impactes. Il s’adossa à la paroi et se laissa glisser au sol, les jambes contre lui-même, sans se soucier que les autres puissent le voir dans un état aussi lamentable. Il demeura immobile un moment, songeant à une manière de s’en sortir, maudissant ses oreilles de toujours siffler sans lui permettre de percevoir d’autres sons. Peut-être… l’hypnose était-elle une épreuve… et ce dédale de labyrinthe était une allégorie de son esprit malade. Si il voulait se réveillé guéri, il devrait trouver la sortie…

Rochel n’était pas pleinement convaincu par cette idée, mais au moins, elle eut le don de le calmer et de l’inciter à poursuivre. Les précisions viendraient plus tard, et il improvisera à ce moment. Le loup garou connaissait la route de sortie ? Soit. Il allait falloir le garder de son coté alors, au risque de se voir déchiqueté par ses griffes acérées mais… si tout n’étaient qu’une matérialisation de son inconscient, il ne pouvait pas mourir… si ?

Qu’importe. L’américain chassa cette pensée parasite avant de s’avancer pour attraper comme il put l’une des pattes de la bête et lui indiquer par geste du mieux qu’il put qu’il allait l’aider à traverser la salle, mais qu’il comptait sur elle pour la trajectoire.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 26 Sep - 14:41

(hrp : Bon désolé, pas bien long, je me réintègre dans un premier temps, pas sur d’avoir tout saisi a vos réponses… légèrement mort et décédé, moi !)

Alexander se laissait peut-être aller… Mais les autres n’avaient que faire de sa présence. La preuve étant que Moriccio le laissa dans sa marde….

Tout du moins il le pensa jusqu’au moment où Elie l’engueula, lui disant de prendre sa vie en main. Puis elle était partie….
Sa blessure lui faisait mal, mais ces derniers mots semblaient l’avoir revigoré, au moins pour réfléchir. Que devait-il faire ? La question était simple, mais idiote. Forcément, il devait l’écouter. Peut-être se fichait-elle éperdument de sa vie à lui, mais il devait avancer !
Il se leva difficilement, prit quelques bandes de tissus qui ne le réchauffait qu’à peine, et commença à avancer…

Puis l’explosion eut lieu. Ses oreilles commencèrent à bourdonner. Il boitait légèrement, mais il se pressa, pour voir ce qui se passait. A l’entrée de la salle, il put apercevoir Elie, retransformée, et des éclats de verre sur le sol, et sur chacun. Un nouvel arrivant était lui aussi présent. Mais avec l’explosion, il n’entendait plus rien.

Malgré cela, l’adrénaline aidant, il s’avança, ne craignant point les morceaux de verres. Sa démarche devait être ridicule, mais il n’en avait rien à faire. La neige tombait autour de lui, mais il commençait à s’y habituer. Maintenant, cela lui procurait une sensation étrange en voyant son moignon. Il ne savait point ce qui était arrivé… Mais il devrait essayer de maîtriser ce pouvoir, qui risquerait de le tuer… Bien qu’il voulut faire apparaître sa main, il n’y arriva pas. Peut-être s’était-il trompé….

Elie reniflait le sol, sans doute à la recherche d’indice. Il s’approcha, mais pas trop près. Il vit un éclat de verre sur son dos, qu’elle n’avait peut-être pas aperçu, et le lui retira. Il lui sourit.

Puis il regarda l’obstacle. Que devait-il faire face à de l’eau ? En tout cas, il espérait qu’elle soit chaude, ou que le nouvel arrivant soit Moïse….
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 10 Oct - 15:41

Son instinct de bête la titillait sérieusement, comme pour lui faire comprendre qu’il était évident qu’elle n’aimait pas l’eau, n’était pas faite pour y entrer et que si elle s’y aventurait la seule chose à gagner serait une mort bien douloureuse. Le stress et la frustration la poussait à gratter le sol de ses griffes immenses à la recherche d’un autre chemin, mais sans succès. Elie ne réussi qu’à produire un crissement de métal à vous faire grincer les dents et qui fut interrompu par l’intervention de Rochel. Le lycan avait beau être sourd pour le moment il comprenait bien que le jeune homme désirait l’aider à passer. En temps normal la mauvaise jumelle se serait demander si elle pouvait lui faire confiance, se fier à lui… mais sous cette forme elle s’arrêta au fait qu’il avait un bonne odeur, une odeur honnête. Alors tout se passerait bien, non ? Le visage lupin fixa celui du phobique quelques secondes avant de refermer l’une de ses grosses paluches poilues sur la main droite de Rochel… avant de manquer de la broyer sous l’effet de la surprise.

El’ se retourna brusquement, les babines retroussées pour se retrouver face à un Alexander dans un état plus que déplorable. Il donnait l’impression de s’être joyeusement roulé dans une mer de verre pilé et tenait à la main un morceau de verre qui, vu la douleur qu’elle ressentait, avait dû jusqu’alors être fiché dans son dos. Son esprit trop embrouillé, pas assez humain pour comprendre qu‘il s‘agissait d‘un coup de main et non d‘une agression, la poussa à grogner sauvagement en réponse au sourire du frigophobe qui s‘affaissa aussitôt. La douleur physique la mettait dans une colère noire, mais elle sentait bien qu’il fallait se presser, car bientôt elle perdrait sa capacité à sentir et alors ils seraient aussi perdu qu’à la première heure. Et elle ne pourrait pas aider Jade.

Cette constatation fut suffisante pour la pousser à faire une nouvelle fois face au mur d’eau et y plonger tête la première dans un hurlement sauvage en entrainant Rochel avec elle. Le contact de l’eau était froid, presque glacial, à croire qu’ils ne connaissaient rien aux chauffe-eaux. Le liquide gelé n’avait pas perdu de temps pour s’introduire par sa gueule grande ouverte, inondant les poumons d’Elie qui se mit à se débattre furieusement. Elle s’agitait tant et si bien que ce ne fut que par miracle que le petit nouveau de leur groupe n’écopa pas d’une profonde balafre au visage lorsque la main d’Elie passa toutes griffes dehors à un centimètre à peine de son visage. Si la mauvaise jumelle avait pénétré seule en ces eaux elle y serait probablement morte noyée, mais son compagnon réussi malgré le danger qu’elle représentait à la tirer sur les quelques mètres les séparant de la voie d’où provenait l’odeur. Alors que l’air lui manquait complètement et qu’elle se sentait partir, le duo émergea de la paroi aquatique dans un nouveau couloir désert en s’écroulant au sol.

Le loup garou, prostré sur le sol crachait désespérément, sa poitrine massive agitées de soubresauts dans l’espoir d’expulser l’eau de ses poumons. Elle resta ainsi au moins une bonne minute jusqu’à ce que l’impression de pouvoir respirer librement revienne avant de bondir aussitôt sur ses pattes à la recherche de l’odeur. Elle n’avait pas le temps de mourir, de se plaindre ou de trainer, elle devait chercher Jade, trouver Jade, sauver Jade. On avait besoin d’elle ailleurs, et elle devait répondre à ces attentes. N’était-elle pas née pour ça ?

Le bourdonnement de l’explosion qui résonnait encore dans ses oreilles commençait à diminuer et avec sa disparition revenait faiblement les bruits alentours qui se résumaient pour l’instant à la respiration sifflante de Rochel. Elie n’y prêta aucune attention, trop concentrée à retrouver le parfum qu’elle associait à Franck Einstein. Lorsqu’elle l’eut trouvé elle se mit à cavaler à quatre pattes comme une dératée. Le cliquetis affolé de ses griffes sur le sol métallique ressemblait à s’y méprendre au bruit des vieilles machines à écrire, détail qui aurait pu être comique dans d’autres circonstances. Sa course effrénée la mena jusqu’à une nouvelle salle dans laquelle était tendue une multitude de fils très fins. Son instinct animal la poussa à s’arrêter brusquement dans un dérapage à la dernière minute et elle comprit bien vite avoir agit comme il le fallait lorsqu’une touffe de poil s’envola, coupée net, après être entrée en contact avec l’un des fils. Ils étaient disposés de manière à laisser un passage que seule une personne petite ou souple pouvait emprunter, et ce avec une prudence extrême. Ni sa forme actuelle ni ses pulsions incontrôlables n’étaient fait pour ce petit tour, constatation rageante qui la poussa une nouvelle fois à hurler de rage.

- Peux pas passer ! Comment passer ?!

El’ frappa le mur avec violence, faisant vibrer l’enchevêtrement mortel. Un espoir naïf la poussa à tendre l’une de ses pattes en avant pour tenter de couper l’un des fils avec une griffe mais tout ce qu’elle obtint fut de voir son ongle acéré tomber au sol dans un « tac » pitoyable. Si seulement elle avait été plus menue, elle n’aurait pas eu de mal à se faufiler mais avec cette forme handicapante… L’adolescente rugit de nouveau et tourna en rond nerveusement de longues minutes jusqu’à ce que les autres l’aient enfin rejoint. Elle se rongeait tellement les sangs qu’elle en devenait folle, ses yeux roulant en tout sens dans ses orbites. Alors que les autres déboulaient et que le loup garou en arrivait au point de vouloir quand même essayer de se jeter dans le piège avec l’espoir d’y survivre, la transformation inverse commença à opérer, lui rendant sa forme humaine.

Sous cette forme elle n’en ressentait que plus la douleur. Son bras brûlé du poignet au coude s’était couvert de cloques rougeâtre et de minces filets de sang s’écoulait des blessures dû au verre brisé sous ses pieds et dans son dos. Comme elle devait sembler bien pathétique… mais ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur son sort. Même si elle ne pouvait plus suivre de piste elle était toujours aussi consciente du temps qui passait et qui risquait d’empirer la situation de son double. Elie, toujours à quatre pattes, se remit debout en grimaçant avant de tourner un visage voilé par la tourmente vers Rochel.

- Euh… bonjour. Et désolé pour tout à l’heure, j’étais pas moi-même.

Elie tourna un regard préoccupé vers le piège qui se dressait devant eux avant d’ajouter en grommelant :

- Enfin notre problème actuel est plutôt de traverser ça sans être débités en rondelles. Je crois qu’il faut prendre la voix du milieu mais après je ne sais pas, je ne peux plus sentir la piste, elle donna un coup de pied rageur dans un mur avant d’ajouter, Fais chier !
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Rochel Willow
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Phobie des cauchemars

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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 10 Oct - 17:02

Sa main déjà douloureuse en raison des coups qu’il avait porté à la paroi en métal n’accueillit pas très bien la pression surhumaine de la grosse patte lycanthrope d’Elie. Et pendant le court instant où cette dernière se retourna en grognant vers un Alexander en piteuse état et souriant, Rochel se demanda si cela avait vraiment été une bonne idée de se proposer pour aider la bête. Malheureusement, le loup garou ne lui laissa pas le temps de résilier sa proposition – ce qui, soit dit en passant, lui apparaissait comme une mauvaise initiative – et l’entraina dans la salle remplie d’eau en un hurlement que le jeune homme ne pouvait toujours pas entendre.

Le contact glacial le pétrifia. Ses multiples blessures le picotaient douloureusement, et dans son sillage, il laissait de fines raies de sang si marquées qu’il priait intérieur que les concepteurs de ce labyrinthe n’aient pas également eut l’idée de lâcher des requins où des piranhas qui sauraient alors le suivre à la trace. Cependant, son plus gros soucis n’étaient pas d’éventuels poissons carnivores qui pourraient jaillir pour le dévorer, mais bien sa collègue transformée qui s’agitait comme une furie. Il aurait voulut lui crier que ses gesticulations ne l’aidaient pas, ou au moins lui faire un geste pour le lui faire comprendre, mais une rangée de griffes effleura son visage, le convainquant de poursuivre son effort sans rechigner. Plus vite ils seraient sortis d’ici, plus vite il serait en mesure d’éviter de se faire hacher par le loup garou… ou de se noyer, car le poids non négligeable de ce dernier empêchait le phobique de nager convenablement.

Quand enfin, l’air fut au rendez vous, Rochel se laissa tomber au sol pour tousser et reprendre son souffle comme il se devait. Ses cheveux trempés collaient son visage, dégoulinant sur le sol métallique en dessinant sous lui une flaque qui grossissait lentement. Il grelottait légèrement, sa chair de poule hérissée sur sa peau blafarde, et sa respiration sifflante commençait à doucement parvenir à ses oreilles encore endommagées par la série d’explosions.

Il se releva en tremblant, le reste de la « joyeuse » troupes les rejoignant au fur et à mesure, avant ébrouer sa chevelure pour en dégager le maximum d’eau. En ce qui concernait le lycan qui crachait ses poumons au sol jusque là, il s’élança en avant avec la même fougue que précédemment, cherchant sans doute à retrouver la piste qu’il avait suivit jusque là. Le cliquetis métallique de ses griffes sur le sol disparu rapidement, et le phobique courut à sa suite aussi vite que lui permettait son état de forme grandement diminuée. Malgré la distance, les hurlements rageurs de la bête parvinrent au bout d’un certain moment aux oreilles engourdies de Rochel, qui déboula à l’instant où Elie reprenait sa forme humaine. Bouche bée, il se figea net, sans même remarquer le piège qui s’étendait dans la pièce suivante. C’était un contraste pour le moi très étonnant… loin de l’image imposante – et effrayante – d’une bête nocturne, elle était désormais une adolescente qui semblait tout ce qu’il y a de plus normale, et aussi salement amochée.

- Euh… bonjour…, lâcha-t-il avec hésitation.

Ne pas être elle-même ? C’était le cas de le dire… un étourdissement saisit le jeune homme de nouveau tiraillé par la crainte de se trouver au cœur d’un cauchemar dont il ne se tirerait pas par les voies traditionnelles. Il détaillait la mauvaise jumelle alors qu’elle fit sentir sa colère à l’un des murs inébranlables, et sursauta en se disant avec un pâle sourire que si elle avait quitté son enveloppe lycanthrope, elle n’en conservait pas moins un caractère à vif. Ceci dit, bien qu’elle avait l’air tout à fait normal, l’idée qu’elle puisse se transformer en bête avec une nonchalance si désarmante le mettait mal à l’aise. Ce genre de chose n’arrive que dans les rêves non ? Allait-il lui aussi se métamorphoser ?

Un flash issu de ses cauchemars cingla sa vision de manière tranchante. Il ferma les yeux en se saisissant les tempes, s’appuya sur l’une des parois métalliques, avant d’enfin porter attention au piège suivant. Il ne savait toujours pas où il était, mais il sentait que le moment était mal choisi… mieux valait s’en sortir vivant d’abord, et exiger des réponses ensuite, car perdre de précieuses minutes en explications ne l’intéressait pas si il se condamnait en contre partie. Tout ce qu’il comprenait pour le moment, c’était qu’ils étaient une bande de gens… plus ou moins particuliers qui étaient enfermés dans un dédales de couloirs et de pièces piégées.

Rochel examinait l’enchevêtrement de fils avec une grimace. Ce n’était pas le genre d’exercice qui le tentait, d’autant que là, il n’aurait peut-être pas de seconde chance… de temps à autre, son regard bifurquait vers Elie, pour ensuite revenir aux fils si fins qu’ils étaient à peine visibles. De cette manière, il était impossible de réellement estimer leurs emplacements et le nombre exact qui tendaient cette pièce de part et d’autre.

- Tu crois qu’il existe un moyen de les… "désactiver" quelque part ?

Le phobique jeta un œil appuyé vers les blessés pour que l’adolescente suive sa réflexion.

- Je ne suis pas sûr qu’on arrive à tous traverser en esquivant les fils…
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 10 Oct - 21:13

Et voila que Elie avait failli le bouffer... Mais il n'en avait aucunement tenu rigueur.

Quelques minutes plus tard, celle-ci et le nouvel arrivant partirent dans l'eau... De son côté, Alexander pissait le sang, et était parsemé de bouts de verres... Mais était remotivé.

L'eau allait peut-être pas soulager ses plaies... Mais il devait passé! Il devait montrer de quoi il était capable.

Il prit un peu d'élan, et commença à courir comme il pouvait...

Mais une fois rentré dans l'eau, il se rendit compte de son erreur...

C'était la pire épreuve qu'on pouvait lui infliger... Il n'était déjà pas très doué pour nager, mais nager dans une eau glaciale, avec de tel blessure... Il essaya quelque brasses, mais il commença à paniquer, tandis que la grêle coulait autour de lui... Mais il n'arrivait pas à nager!

Allait-il mourir ici?

Mais son esprit de force voulut prendre la place... Il devait se battre, pour être fier, devant ses compagnons! Il était resté bien trop souvent en arrière, à geindre...
Il espéra tout de même qu'il survivrait...

Après s'être débattu longuement, il finit enfin par sortir... Et rejoindre ses compagnons. Le bruit sonore dans ses oreilles s'atténua, et il commença à entendre ses comparses...

Apparemment, un problème de fils. Il se posa, exténué, non loin d'Elie qui avait repris sa forme normale, et du nouveau venu.

- Je me pose quelques instants, mais si personne n'est volontaire, je suis partant. Dis, le nouveau, c'est quoi ton nom? D'où tu sort comme ça?
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 11 Oct - 19:32

Il n'avait pourtant pas dit coincoin, mais l'apocalypse s'était de nouveau abattu. La jeune Elie s'était muté dans un instant de folie en loup garou pour une nouvelle fois. Et Moriccio avait retenu la leçon. Il fallait toujours, mais alors toujours, se tenir loin des grosses bêtes poilues tout en crocs et en griffes. Surtout quand cette grosse bêbête était une femme débordée par ses hormones. La figure inquiète du trentenaire se défigura en une grimace de terreur. Son cerveau avait compris le message, et avait ordonné à ses jambes de reculer... lentement, sans gestes brusques. Ce ne fut pas suffisant. Elie avait décidément plus de muscle et de fourrure sous les aisselles que de matières grises. Cette truffe se brûla le bras sur les rayons lasers avant de diriger par la violence un spot sur un autre.

Foi de canard, Moriccio se jeta à terre par pur réflexe. Une bande de talibans armés jusqu'aux dents ne lui auraient pas fait autant d'effet que l'irradiation rougeoyante qui envahit toute la salle avant d'exploser littéralement. Il hurla de peur, et de douleur. Ventre à terre, les mains bouchant inutilement ses oreilles, il criait. Et de toute manière, il pouvait se le permettre, personne, même lui, ne l'entendrait. L'explosion lui avait soufflé ses tympans comme un obus qui aurait servi de coton-tige. Il était sourd, et avait franchement peur de ne jamais pouvoir entendre le magnifique son de sa voix. La chaleur étouffante et cuisante finit par s'estomper. Mais la pluie de bris de verre continuait, jusqu'à cesser enfin, à lui percer la peau. Il avait mal. Des bouts de verres le lacéraient, de la tête jusqu'aux mollets. Ses larmes se mêlaient à la sueur et à la crasse. Personne n'en verrait rien.

Il se leva tant bien que mal, les yeux embrumés par les larmes. Il vit la bête soulever un inconnu, encore, avant de le lâcher pour foncer tête baissé vers l'inconnu. Moriccio avança prudemment, esquivant les coins les plus denses en verre pillé, pris d'une réflexion à la réalité saisissante. Ils s'en étaient encore sortis. *En fait on est pas intelligent, on est juste dangereusement chanceux... La classe.*

Il était encore trop sonné pour faire quoique ce soit pour le nouvel arrivant. Il se contenta de l'observer se ruiner la main dans la nouvelle salle. Il frappait fort. A l'humble avis de Moriccio, en dolby surround, ça devait faire de gros boum.

La salle où il avait débarqué était un aquarium d'eau glaciale sans les vitres. Encore les miracles de la science ? Et puis était-ce vraiment de l'eau ? Moriccio fit quelques pas douloureux en arrière pour ramasser un bout de verre de la dimension d'une moitié de main. Il plongea sa lame de fortune dans la flotte. En la ressortant, il renifla prudemment le liquide avant d'en faire goutter une larme sur son doigt. Ouais, de l'eau froide. Il y plongea cette fois la tête entière. Ce que ça faisait du bien ! La fraîcheur de l'eau qui nettoyait toutes souillures, qui effaçait crasse, larme et morve. Il se retira de la flotte pour inspirer un grand bol d'air chaud et nauséabond. Il carra le bout de verre entre ses dents et se jeta dans le grand bain. Il nagea.

Bon sang, l'eau qui le purifiait lui gelait sévèrement les couilles. Il sentait le froid de mort s'infiltrer dans ses plaies dorsales. Ca piquait... Mais au moins ça le nettoyait... * Mais bordel ce que ça pique !* Il nagea avec plus d'affolement lorsque l'air, au bout de 30 secondes, vint à lui manquer. Il n'était pas un bon nageur, et il n'avait même pas pensé à estimer la longueur du bassin. Avant d'inhaler l'eau glaciale, sa brasse quitta le liquide pour battre l'air. Il manqua piteusement sa réception et se réceptionna tête la première au sol.

Il recracha son bout de verre et respira à grand poumon. Ils étaient là, Alexander, le nouveau, et Elie qui avait reprit forme humaine. Ils semblaient discuter de cette nouvelle pièce, dont les fils semblaient aussi tranchant que des lames de rasoirs.

Il était sourd, ça, on l'a déjà dit. Mais pour lui, les autres aussi. Alors il ne dit aucun mot. Il montra simplement son gros bout de verre. Il tenta de couper les fils avec sa lame, et c'est l'inverse qui se produisit.

« Et merde, on va finir en carpaccio. »
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mer 13 Oct - 16:51

Elie jeta un regard sombre vers sa griffe sectionnée qui gisait au sol à ses pieds. Désactiver ce piège ? Si elle n’avait pas pu la couper avec ses attributs lycanthropiques dignes des meilleurs rasoirs il y avait peu de chances qu’ils trouvent un moyen de se débarrasser de cet entrelacs meurtrier. Moriccio ne mit pas longtemps à confirmer cette hypothèse en tentant de sectionner un fil à l’aide d’un bout de verre qui céda son la pression pour aller se briser au sol dans un tintement clair. Ils allaient devoir passer ce piège « à la loyale », ce qui bien qu’étant techniquement possible tenait du travail d’Hercule. Hors de question de passer d’abord dans ces conditions, mais heureusement le chevalier Alexander sur son beau destrier se proposa une nouvelle fois pour l’opération suicide. La mauvaise jumelle le jaugea longuement à cette proposition avant de hausser les épaules en détournant la tête en signe de désintérêt.

- Comme tu veux, ça m’arrange.

Et c’était bien le cas. Si le frigophobe arrivait à passer elle s’aventurerait avec bien plus de facilité dans cette pièce mortelle. Non pas qu’elle avait peur ou manquait de courage, mais c’était la possibilité de mourir ici sans avoir retrouvé Jade qui la prenait aux tripes. Si seulement cette menace n’avait pas pesé au dessus de sa tête elle aurait foncé à travers ce piège avec assurance, pour sortir bien plus vite que ce qu’elle ne pourrait imaginer. Elle détestait toute cette prudence, mais il fallait avouer qu’elle n’avait pas le choix. El’ croisa donc les bras en s’adossant à un mur, attendant la fin de la pause d’Alex’ pour voir la tournure que prendrait les choses. Elle était tellement obnubilée par l’idée de sortir qu’elle en avait oublié ses blessures qui ne manquèrent pas l’occasion de la rappeler à l’ordre dans la douleur lorsque son dos meurtri entra en contact avec le métal de la paroi.

La mâchoire crispée les questions de Rochel lui revinrent en mémoire. Elle les avait dans un temps royalement ignoré, à la fois parce qu’elle ne pouvait foutrement pas connaître la réponse à ses questions mais aussi parce que le frigophobe avait détourné son attention. La remarque pour le moins comique de Moriccio était elle aussi tombée à plat, même si en d’autres lieux elle aurait probablement fait sourire l’adolescente. Le silence et l’attente pesaient lourdement sur le cœur des voyageurs et Elie finit par se décider à ouvrir la bouche, plus pour penser à autre chose que pour réellement motiver les troupes :

- On peut pas couper les fils, j’ai essayé avec mes griffes et Moriccio a pas eut plus de chance avec son morceau de verre. On dispose de rien d’autre, donc on a plus qu’à espérer être assez souples et vigilants. Ceux qui pensent ne pas y arriver peuvent toujours faire marche arrière et prendre un autre chemin, rien ne les en empêche. Mais moi… je passe par là. Je crois que c’est le bon chemin… je l’ai senti.

Elle se tapota le nez, l’air concentrée.

- Bon, je pourrais pas aider pour la suite, mais c’est toujours un début non ? Et puis c’est mieux pour tout le monde. Moins je me transforme mieux je me porte, surtout si j’me crame à chaque fois, je finirais en steak trop cuit.

Ses yeux se portèrent sur son bras gauche, pas franchement joli. Elle s’était brûlée au second degré et sa peau rougie était couverte de cloques plus ou moins grosses, et bien sûr elle avait un mal de chien. Seul sa colère, sa fierté et le flot d’adrénaline qui déferlait dans ses veines l’empêchait de pleurer de douleur, et pour l’heure elle aurait tué pour de la biafine et de la biogaze verte. Heureusement la surface brûlée ne représentait pas plus de 20 cm², chance uniquement due au fait qu’elle ait subit cette blessure sous sa forme de loup garou. Comme son corps sa blessure s’était rétractée à l’image d’un pull qui rétréci au lavage. Reçue sous forme humaine elle aurait probablement été défigurée… cette pensée la fit se renfrogner un peu plus.

Dans sa tête résonnaient par intermittences les jérémiades de Jade qui se plaignait de n’avoir pas réussi à s’enfuir, de devoir nettoyer les dégâts d’un incendie… elle angoissait aussi beaucoup sur ce qui pourrait se passer au matin mais au moins elle n’était plus en danger dans l’immédiat. Cette constatation redonna du poil de la bête à la mauvaise jumelle qui s’approcha d’Alexander pour lui faire signe de se lever.

- C’est bien beau de dire que tu veux passer d’abord, mais on a pas l’éternité devant nous. On aura bien le temps une fois dehors de savoir qui est ce mec et d’où il vient, elle désigna Rochel du pouce par-dessus son épaule, Mais là il faut se remettre en route.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mer 13 Oct - 23:20

- Très bien, alors puisque la pause syndicale est terminée...

Alexander changeait, c'était sûr. Mais il avait tout de même bien froid... Il espérait que cette exercice le réchaufferait...

Il commença à regarder les fils. Sa vue avait du mal à les apercevoir. Alors, il eut une idée... parfaitement absurde, mais peut être que....

Il retira son bandage, et le secoua en face des fils. Quelques gouttes de sang tombèrent sur les fils. Au moins, pour le début, il aurait pas trop de problèmes à les voir. Il remit ses bandages, et commença très lentement à avancer...

Alors que son avancée se faisait longue, il commençait à chanter un air celtique. Cette culture était si intéressante. Cela l'aidait à ne pas stresser...

Mais il faillit se couper sur un fil, et il se reconcentra, tandis que la grêle tombait autour de lui.

Dix minutes plus tard, il avait fait la moitié du chemin vers la porte. Il s'était entaillé la main droite, mais rien de bien dur.

- Bon, je suis lent, mais handicapé!

Il continua ainsi... Et quinze minutes après, il arrivait au bout. Il voulut crier victoire....

Puis faillit tomber sur le dernier fil. Ce qui le sauva? Il se rattrapa encore une fois sur son moignon... juste avant le fil. S'il avait eu une main, il l'aurait perdu sur le coup.

Il passa le prochain fil, et atterrit dans une nouvelle salle... vide, en apparence. Il fit l'état des lieux, puis revint devant l'entrée de la salle aux fils, et cria à ses collègues:

- La voie est libre, par ici! Je vais continuer un peu le chemin, voir les prochaines pièces!

Il s'avança, voir les choix que lui offrait la salle. Deux entrées, une en face de l'entrée des fils, et une autre sur la droite. Sur la gauche, un mur avec un étrange symbole...

Il s'approcha, pour apercevoir... Une main dans une couronne. Et dans cette main...
La banquise.

Soudainement, sa main entra dans le mur... Tout du moins, c'est l'impression qu'il eut, car en fait, c'est lui qui entra dans la pièce de gauche, en faisant tourner le mur par inadvertance, ce qui lui valut de perdre un morceau de son bandage dans la précédente salle. Il essaya de repasser de l'autre côté. Pas moyen. Il devrait marcher seul...

Il regarda ce qui l'attendait... Puis son sang se glaca.

- Et merde... Comment j'ai pu mérité cela?

Une épaisse couche de glace recouvrait le sol. Et sur ces plaques... Des pingouins, dont certains avait les yeux injectés de sang.
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Rochel Willow
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 14 Oct - 21:39

Manifestement, Alexander n’avait pas compris d’où il voulait en venir, car il se porta volontaire pour passer le premier au travers l’enchevêtrement de fils meurtriers. Rochel haussa un sourcil en le regardant, si intrigué qu’il ne prit pas la peine de réaliser qu’on lui demandait de révéler son identité et sa raison d’être dans ce labyrinthe de mort. Il avait proposé un moyen de désactiver les pièges, n’importe quoi, que ce soit un interrupteur dissimulé dans la pièce ou un levier placé à un endroit précis, justement pour éviter que les voyageurs trop mal-en-point n’aient à se risquer au travers de la pelote de fils de rasoir, et lui qui était l’un des plus endommagés se portait volontaire pour ouvrir la marche.

Alors que Moriccio essayait à son tour de sectionner le piège avec un bout de verre, Elie répliqua froidement au frigophobe de faire ce qu’il voulait, et dès lors, l’attention du jeune à l’égard de ce dernier diminua pour se reporter sur l’adolescente qui expérimenta douloureusement le fait d’appuyer son dos blessé contre l’une des parois en métal. Il n’avait rien de particulier contre Alexander, mais après ses démonstrations mystiques qui continuaient malgré tout de le terrifier, Rochel préférait se fier à la mauvaise jumelle plutôt qu’à son collègue qui incarnait sans doute le héros un poil trop valeureux.

Finalement, Elie lui répondit, et sans faire montre de la petite irritation que lui causait le fait que personne n’avait visiblement compris ce qu’il entendait par « désactiver » les pièges, il acquiesça sans trop réellement savoir à quoi. Saura-t-il passer au travers de ce jeu de fils tranchants ? Que risquait-il exactement dans ce monde qui semblait n’être qu’un cauchemar trop réel ? Peut-être que s’il mourrait ici, il se réveillerait, et tout serait rentré dans l’ordre ! Ce cirque sans queue ni tête devait être dû à l’hypnose du docteur Parkinson, ça devait être cela, et Rochel bouillonnait à l’idée de faire savoir à cet homme sa manière de penser. Il était venu le voir pour se remettre de sa phobie, pas pour se plonger dans un songe qui battait des records de réalisme à lui en faire perdre la tête.

Finalement, la mauvaise jumelle pressa Alexander de se lever et d’assumer le rôle qu’il avait voulu endosser. Un nouveau sourcil se souleva sur le visage de Rochel quand il vit le frigophobe prendre tout cela avec une légèreté qui tenait soit de l’inconscience, soit d’une défaillance psychologique. Qui serait si prompt à l’idée de traverser une salle entière tendue de fils plus aiguisés encore que des lames de rasoir ? A vrai dire, si ça n’avait pas été parce qu’il faisait confiance à l’odorat canin que devait avoir Elie sous sa forme lycanthrope, lui-même aurait sûrement opté pour faire demi-tour et choisir un autre chemin. Il n’était pas froussard… mais il y avait un pas entre courageux et suicidaire.

Mais finalement, Alexander parvint à accomplir son exploit, sans se priver de lâcher une petite remarque que l’on pourrait croire humoristique, puis il enchaina sur les salles suivantes comme si les blessures qui le harassaient douloureusement jusque là n’étaient plus qu’un souvenir. Sans savoir s’il cherchait l’ironie ou à traduire une impression sérieusement, Rochel lâcha d’une voix pensive :

- J’ai l’impression qu’il a quelque chose de stupéfiant ce mec…

Il regarda Elie avait un sourire trop peu convaincu au vu des circonstances, avant de reprendre avec un soupir sensé dissimuler les légers tremblements qui trahissaient sa peur.

- Bon… je suppose que si il a put traverser dans un état pareil, je devrais réussir moi aussi…

Il fit un pas vers le piège, inspira un grand coup, puis passa le premier fil, se baissa doucement pour passer sous les deux suivants qui se croisaient mesquinement, dû en enjamber un troisième alors qu’il penchait le cou en arrière pour simultanément éviter le quatrième, puis fit une halte, son cœur battant à tout rompre. Cet exercice était vraiment périlleux, et en quelques secondes, la sueur s’était jointe à l’eau froide pour tremper son corps blessé.

Lentement, il reprit son avancée, aussi prudemment qu’il le pouvait, ses erreurs punies au mieux par quelques mèches de cheveux qui s’affaissaient doucement sur le sol, ou au pire par de fines entailles plus ou moins profondes qui lui donnait chaque fois une envie de hurler de douleur. Mais le fait est qu’au beau milieu d’un exercice tel que celui-ci, se mettre à crier n’était pas recommandable. Premièrement parce que l’on était déstabilisé, et que l’on risquait tout bonnement de se retrouver à chuter impitoyablement au milieu des fils qui se feraient un plaisir de nous découper en sashimi ; secondement parce que cela risquait fortement de perturber ses compagnons qui eux aussi, se baladaient sans défense dans une forêt de lames.

Quand enfin il put sortir de cet enchevêtrement criminel, Rochel se laissa tomber à genou, son corps fourmillant de picotement dus aux blessures dont il avait écopé durant son parcourt, sans se mettre tout de suite à penser à la suite ou même à remarquer qu’ils avaient perdu la trace de leur éclaireur. Non, il songeait encore que ce rêve étrange refusait de le voir se réveiller… pourtant, il avait mal, non ? Il aurait dû ouvrir les yeux en bondissant, la douleur s’évaporant peu à peu comme un spectre nocturne que l’on oublie.
Lorsqu’Elie l’eut rejoint, il se mit sur ses pieds et demanda simplement la première question qui lui venait, aussi stupide qu’elle pourrait paraître :

- Dis moi juste… ici… je suis dans un rêve ?
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 14 Oct - 22:33

Alexander regarda les pingouins. Ses pires ennemis, avec la glace. Certains mangeait des restes... Des restes semblant provenir d'humain. Cela lui redonna des frissons, et la grêle tomba autour de lui, en rythme avec les coups de bec des créatures.

La plupart de ces pingouins semblaient avoir une partie de leurs "ailes" givrée. Leur bec était d'un bleu cyan translucide, et leurs yeux semblaient froids... éternellement froids.

Certains d'entre eux regardait Alexander. Il marchait sur la glace, ou glissait, sans problème, et pour cause: sous leur palme se trouvait de la glace. Et quand certains s'élançait pour glisser, le frigophobe pouvait voir de la glace se former sous leur ventre...

Il devait prendre son courage à deux mains, s'il voulait sortir d'ici. Il commença à avancer...

.. Et glissa au premier abord. La glace était si froide! Cela le terrifiait... Mais il entendit un bruit, derrière lui. Cela le fit se retourner, et lui permit de constater deux choses:

1: au bout de la salle, au niveau du mur, des pics de glaces bien pointus étaient prêts à l'accueillir s'il voulait glisser vers ce mur.
2: S'il tombait ou faisait trop de bruits, il risquerait de faire tomber, comme à l'instant même, des stalactites du plafond. Et vu la profondeur à laquelle s'était enfoncé la stalactite...

Il se retourna à nouveau, et regarda les pingouins se dirigeant vers le bout de la salle. Alexander prit son courage à deux mains, et commença à glisser...

Tout en glissant, il cherchait à se diriger, mais il était difficile avec une jambe blessé et de multiples autres blessures, ainsi que le froid et la grêle autour de lui, de se diriger. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois.

Il arrivait à la moitié de la salle glacée selon lui, quand il vit son salut: de la neige, dans la salle. Il ne voyait pas de porte, pas de mur, mais c'était bon signe!

Il se redonna du courage, et repartit...
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 23 Oct - 19:42

Ils discutaient, mais il n'entendait... rien. Les explosions en chaine l'avaient laissé sourd comme un pot. Mais il comprit à leurs regards qu'ils discutaient de traverser la salle à l'ancienne, car même son bout de verre n'avait pas suffit à couper ces fils acérés. Comme d'habitude, Alexander partit le premier. Avec l'aisance d'un manchot, il parvint à traverser la salle en écrasant son moignon.

S'il l'avait fait, alors pourquoi pas les autres. Moriccio pria seulement que ces bandes qui le revêtaient, et qui étaient à l'agonie, tiendraient bon. D'une parce qu'il ne voulait pas exhiber son matos. Il n'était pas vraiment impressionnant, voire en dessous de la moyenne. Et il ne voulait pas se trouver émasculé par les fils car les bandes n'auraient pas su tenir fermement son appareillage. Il s'allongea donc ventre à terre, et passa sous le premier fil. Ce n'était pas si compliqué que ça. Enfin, ça l'aurait beaucoup moins été si son corps n'avait pas été blessé à ce point. Toutes ces entailles, ces brûlures, ça le maintenait un peu trop en vie.

A force de patience et de concentration, d'ailleurs aucun bruit ne pouvait le déconcentrer, il parvint enfin de l'autre côté d'où Rochel et Elie l'attendaient. Ils discutaient encore. Mais de quoi ? La pièce offrait plusieurs choix... encore. Son précédant choix lui avait coûté son ouïe, il redoutait d'en faire un autre. Et puis... ça faisait une paye qu'ils déambulaient sous l'observation du sale rouquin, à risquer leur vie. Il faisait fin. Il avait assez bu avec le mur d'eau, mais il commençait à avoir la dalle. Et puis ses fringues... enfin, un simili de fringue.

"pffff..."


Il avança malgré tout sans se concerter avec les autres. Il prit la salle de droite. Une salle pleine de sable, avec une seule sortie gardée par un sphynx. Ce dernier s'anima et annonça d'une voix grave :

"Je suis le gardien de ces lieux, si vous voulez passer, il faudra me convaincre. Combien de f...
- De quoi ?!"
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 23 Oct - 21:47

Il était lent, très lent, trop lent. Elie en trépignait sur place et finit par se résoudre à emboiter le pas à Rochel avant qu’Alexander soit arrivé au bout de son tour d’équilibriste éclopé. Elle ignora royalement les remarques du petit nouveau et se mit en route en silence, la mâchoire crispée par l’effort et la concentration. Le fait de passer derrière Mr Pingouin avait d’abord paru sensé à la mauvaise jumelle mais maintenant qu’elle se trouvait à jouer les acrobates au milieu d’un enchevêtrement de fils plus coupant que des lames de rasoir elle commençait à comprendre son erreur. Oui elle avait pu constater que cette épreuve était réalisable mais en contrepartie elle s’était bien compliqué la tâche, et pas qu’un peu. En avançant, blessé et angoissé le frigophobe avait répandu sang et eau sur le sol, le rendant glissant et poisseux. Elle aurait dû le prévoir, elle ne pouvait que se blâmer de son manque de réflexion. La colère qu’elle ressentait pour sa stupidité était si forte qu’elle avait un mal fou à se comprimer mais… il fallait réussir. Après tout hurler de rage ou taper au hasard ne pourrait que causer sa mort et celle de ses « compagnons ». Cette foule tumultueuse d’émotions la faisait trembler à un tel point qu’elle manqua de perdre un ou deux doigts dans la traversée. Au bout d’un temps désespérément long, de quelques glissades évitées de peu et de contorsions ayant fait profité la foule masculine de belles visions lubriques Elie arriva enfin au bout de ce calvaire.

L’adolescente pénétra dans la pièce suivante visiblement dépourvue de tous pièges et en profita pour essuyer ses ballerines trempées de sang sur le sol avec une grimace de dégout. Elle leva les yeux pour regarder autour d’elle mais Alexander était déjà parti, tout comme il le leur avait annoncé. Il allait probablement mourir dans un coin, cet imbécile ! Partir seul comme ça sur un coup de tête… La copie conforme grommela quelque chose d’inaudible avant de tourner les yeux vers Rochel qui avait décidé que l’instant était bien choisi pour des explications sur le pourquoi de sa présence ici. Il la fixait de son air de cocker et attendait sagement sa réponse. El’ se surprit à se demander pourquoi il ne remuait pas la queue comme un bon toutou, étirant ses lèvres en un sourire amer. Il voulait des explications ? Il en aurait, qu’elles lui plaisent ou non.

- Non, t’es pas dans un rêve. Tu es dans TOUS les rêves. C’est Dreamland ici, un monde fait des rêves et cauchemars de toute l’humanité. Et on peut y mourir. Je dis ça au cas où tu prévoirais de te jeter dans les fils pour te réveiller plus vite, mais bon j’m’en fous, c’est ta vie après tout.

Comme pour souligner ce fait elle haussa les épaules, geste qui causa un reflux de douleur dans son dos. L’adolescente serra les dents et lâcha un juron avant de suivre Moriccio qui les avait déjà dépassé pour pénétrer dans la salle de droite. A peine y fut-elle entrée à son tour qu’elle haussa un sourcil. Après l’eau, le désert ? Le sol était couvert d’une épaisse couche de sable et une légère brise à l’odeur chaude et sèche envoya voler la longue crinière brune de la mauvaise jumelle. C’était quoi le piège la dedans ? Juste la chaleur ou des scorpions cachés un peu partout ? Un ver des sables ? Des sables mouvants ? Mais non, rien de tout ça apparemment, juste une immense statue à moitié humaine qui trônait devant l’unique sortie de la pièce. Elie fronça les sourcils lorsqu’elle se rendit compte que leur obstacle n’était ni plus ni moins qu’une réplique miniature du sphinx égyptien. Vu la tournure que prenaient les choses et la conversation entre Momo et ce truc, le piège serait probablement présenté sous la forme d’une énigme. S’il sortait la devinette originale sur l’homme tout irait bien mais dans le cas contraire… El' devait bien avouer qu’elle avait loin d’avoir la patience pour ce genre de petit jeu. Jade y aurait été bien plus sensible, assurément.

Le bruit de son estomac affamé la tira de ses réflexions et la poussa à avancer vers le duo en pleine discussion. Le sphinx s’était décidé à poser son énigme mais l’arrivée d’une personne supplémentaire sembla le décontenancer, lui faisant perdre le fil de son discours. L’adolescente qui n’en avait cure se contenta de le fixer effrontément et de persiffler :

- Bah alors, tu sais plus ton texte ? Si tu veux j’ai une autre devinette à la place : qu’est-ce qui est vert, qui mon…

- Il suffit ! tonna la statue avec colère, aucunement sensible à l’humour de la jeune fille, Je disais donc… hum… Je suis une plante sur laquelle vous pouvez marcher sans m’écraser. Qui suis-je ?

L’adolescente le toisa avec dédain avant de cracher entre ses dents :

- Et si on refuse de jouer ton jeu et qu’on essaye juste de passer, il se passera quoi hein ?
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Rochel Willow
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 23 Oct - 23:44

La réplique cinglante de Elie fut comme un tourbillon qui avait vidé ses entrailles. Alors comme ça, il était dans un monde qui concentrait les rêves de l'humanité toute entière ? Et les siens alors ?! Est-ce qu'il allait rencontrer toutes les choses horribles qui peuplent ses cauchemars ici ?

Tremblant, il jeta soudainement des regards anxieux aux alentours, prêt à voir surgir d'une porte dérobée un créature qu'il ne connaissait que trop, l'une des horreurs qui venaient de temps à autres infiltrer ses rêves pour nourrir la peur viscérale qui était née en lui. Moriccio les avait déjà dépasser sans leur prêter attention, et voilà que l'adolescente que Rochel avait initialement vu comme une alliée de choix le plantait à son tour pour s'engager dans une autre pièce.

Soit. Il n'avait évidemment pas répliquer avec faiblesse qu'il était allé voir un psychiatre justement parce qu'il avait une phobie de rêves, et donc que se retrouver ici était pour lui la pire des tortures. La question était de savoir s'il préférait être seul, ou bien s'il valait mieux qu'il continue de suivre la troupe d'inconnu dans l'espoir de sortir un jour de se labyrinthe qui recelait d'éléments plus cauchemardesques les uns que les autres.

Dans l'optique où, si ce qu'avait dit Elie était vrai, il mourrait réellement en se suicidant, il avait plutôt interêt à rester sur ses gardes et à se préserver. Rochel n'avait évidement aucune idée de ce qu'était la mort, toutefois sauf si l'on pouvait considérer que la perte de sa fiancé avait été comme un décès intérieure qui le rongeait de jour en jour, mais il se dit que perdre la vie dans un rêve devait sans doute être pire que tout. Après tout, s'il avait une chance de regagner le monde réel en se tirant de cet endroit, pourquoi stupidement se donner la mort ?

S'efforçant de faire abstraction de son malaise qui n'avait rien à voir avec la faim ou la fatigue, le jeune homme entreprit de pénétrer dans la pièce où la mauvaise jumelle était déjà en train de pousser à bout un sphinx immense. La brise chaude en elle-même était la bienvenue après le bain glacial dont les voyageurs avaient profité il y a peu de temps, mais l'atmosphère avait quelque chose d'étrangement étouffant qui n'annonçait, une fois encore, rien de bien.

Une fois l'énigme énoncée, Elie jugea bon de provoquer leur hôte avec dédain, manifestement prête à enfreindre les règles du jeu pour forcer le passage. S'il n'avait pas été si mal en point, Rochel aurait presque laissé s'échapper un léger rire amusé, car l'adolescente était finalement tout à l'image de son apparence de loup garou. Elle était une rustre colérique qui ne savait jurer que par la force de ses poings... quelque soit la raison qui suscitait cette métamorphose, la question qui se posait était pourtant de savoir si en réalité, elle était bien une jeune fille qui se changeait en lycan, ou bien l'inverse ?

Le phobique n'eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion philosophique, car le sable sous leurs pieds s'était mit à grouiller d'un bruissement métallique effrayant. Une foule de scorpions luisants aux dards aussi fins que des seringues sortaient timidement pour encercler les cobayes en claquant des pinces, manifestement prêts à attaquer en cas de besoin.

Rochel était tétanisé, mais la présence des répliques en métal de ces animaux dangereux à tout juste quelques centimètres de lui l'empêchait de faire le moindre mouvement en avant ou en arrière. En se raclant la gorge, le sphinx le fit sursauter, le rappelant à son énigme, et sa voix grave vint répondre aux propos de l'adolescente d'une manière étrangement calme.

- Et bien... hum... je crois que vous aurez quelques soucis.

Si il n'avait pas été de pierre, sans doute aurait-on put voir un large sourire amusé fendre son visage énorme, mais au lieu de ça, il fixait chacun des voyageurs avec une patience lasse, attendant une réponse ou un affront.

Finalement, l'américain, qui n'avait pas du tout envie de se fait piquer par l'une des bestioles artificielles qui avaient envahit la pièce. Il déglutit lentement, de la sueur perlant désormais sur son front, et donna la réponse d'une voix qui tremblait :

- La plante des pieds.

Sans pouvoir déceler sur son visage si le gardien était contrarié ou s'il n'en avait cure que mes voyageurs puissent passer devant lui, il s'écarta de la porte avec lenteur, sans les quitter des yeux, alors que les scorpions retournaient se terrer dans le sable.

Rochel hésita à avancer, de peur que ce ne soit qu'une feinte et qu'un dard bien embusquer n'attendait que sa plante des pieds à lui - justement - pour se nicher dedans fermement et l'empoisonner. Mais après tout, ce serait stupide d'avoir donner la réponse pour ensuite rester immobile au milieu de cette pièce dont la température devenait insoutenable.

Il n’adressa pas un mot à ses camarades, gardant les yeux rivés sur le sol, et la salle suivante lui parut en comparaison, douloureusement trop froide. Une alarme retentit bruyamment, semblable à celles des alertes anti-cambriolages, et le jeune homme eut tout juste le temps d’apercevoir une porte sur chacun des autres murs de la grande pièce vide… pour que jaillissent du sol de larges miroirs qui constituèrent un labyrinthe masquant astucieusement chacune des issues. L’image des voyageurs se répétait à l’infini, alors que même le sol et le plafond s’aménageaient en surfaces réfléchissantes. Si l’idée était de les désorienter, le phobique trouvait que le pari était réussit, car il se sentait happé par l’immensité artificiel de cet édifice.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mar 26 Oct - 19:53

Elie shoota dans un scorpion avec colère avant de faire face au sphinx dans un rictus de rage. Ce faire menacer ainsi mais surtout, surtout le ton suffisant de cette chose avait eu le don de la mettre sur les nerfs. Enfin, plus que d’habitude. Sa petite démonstration de force n’avait fait que raviver la douleur dans son pied, et ce fut la réponse correcte de Rochel qui empêcha les autres créatures mécaniques d’aller essayer leurs dards sur la donzelle. Si ce mec voulait jouer le jeu soit, mais elle ça commençait sérieusement à l’emmerder. Ils perdaient un temps fou avec leurs jeux et leurs énigmes, leurs pièges et leurs traquenards. Sans nourriture bien sûr, sans eau, sans sommeil… le programme idéal pour mettre la rage de la mauvaise jumelle dans sa forme olympique. Elle serra les poings, adressa un regard brûlant de hargne au gardien de la porte et lui passa devant sans oublier de faire voler un ou deux scorpions au passage. Bizarrement ça ne la soulageait qu‘à peine.

Une fois le désert quitté, ce fut pour pénétrer à la suite de Rochel dans un véritable labyrinthe de glaces. Plafond, murs, sols… la totalité de la pièce avait été emplie de couloirs réfléchissants, avec la petite particularité qu’à peine la brunette eut-elle posé un pied dans la pièce la gravité s’annula. Au bout de quelques secondes de flottement et de tourbillons, Elie était totalement incapable de reconnaitre le sol du plafond. Le seul repère qu’elle avait encore dans tout ça c’était la porte, rectangle donnant sur une mer de sable où se tenait encore Moriccio.

- C’est quoi cette… putain j’ai la gerbe.

Blanche comme un linge elle plaqua sa main sur sa bouche, ses cheveux voletant formant une flaque sombre autour de sa tête. Son estomac était littéralement retourné par l’apesanteur, lui mettant le cœur au bord des lèvres. Une chance que son dernier repas soit si lointain car nos petits amis auraient probablement dû slalomer entre des gouttelettes de vomi en suspension dans l’air. Dans le cas présent, ils ne risquaient que de la bile.

L’adolescente tenta de prendre appui contre une glace pour recouvrer ses sens, mais sans point d’accroche ses mains se contentèrent de glisser sur la surface froide en la faisant doucement dériver vers l’autre bout du couloir. Elie retira ses doigts de ses lèvres pour pester généreusement à l’aide d’une gestuelle évocatrice que ma mère m’a défendu de décrire ici. Ce truc était déjà une horreur en soit mais sans repère spatiotemporels ils pourraient bien errer ici des heures sans trouver la sortie. Si ça n’avait tenu qu’à elle, Elie aurait fait immédiatement demi tour pour revenir deux salles plus tôt et prendre un autre chemin, mais supporter le regard condescendant du sphinx en la voyant faire marche arrière était totalement, complètement, formellement inconcevable. Plutôt mourir.

La mauvaise jumelle balaya la salle avant de fermer les yeux, prise de vertige. Même si elle commençait à s’habituer, cette épreuve restait une horreur en soit. Pas de douleur, pas de mort, juste une sorte de torture cérébrale dont elle se serait bien passée. D’ailleurs elle qui n’avait pas été créé pour réfléchir voyait déjà tout ça comme une punition. Elle avait beau être intelligente, elle n’était ni du genre plongée dans les bouquins, ni à plancher des heures sur un problème. Il fallait que les choses aillent vite et pour l’heure aucune solution express ne se présentait mis à part…

- Rhaaaaa !

El’ avait rugit, frappant la glace la plus proche de toutes ses forces, son pied laissant une empreinte ensanglantée sur le miroir. Faute d’avoir pu prendre appui contre quelque chose sa frappe n’eut pas la force voulue et ne causa rien d’autre que son envol incontrôlé dans la pièce. Elle se mit à rebondir contre les parois de manière anarchique telle une balle de ping-pong en perdant peu à peu de la vitesse, ne s’arrêtant qu’au bout d’une longue, trop longue minute. Si elle avait pu se retenir de rendre tripes et boyaux elle ne le put pas plus longtemps, dégobillant un liquide verdâtre après plusieurs hoquets. Malgré ce goût atroce en bouche et la honte qui enflammait ses joues elle se sentait mieux. Plus calme et apte à prendre la situation en main malgré les rires moqueur qui résonnaient dans la pièce.

Elie leva son regard bleu intense vers celui qui osait la prendre comme objet de plaisanterie et siffla entre ses dents sur le ton de la menace, les poings serrés à la fois par la colère et la douleur qui emplissait son corps :

- Au lieu de te marrer sort nous de là pauvre con !
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Rochel Willow
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 28 Oct - 2:17

Au moment où il s’apprêtait à s’exclamer qu’en plus de pouvoir se transformer en loup garou, Elie savait voler, Rochel réalisa que lui-même était en train d’entamer une ascension lente qui lui causait une étrange impression au creux de l’estomac. Ses cheveux voletaient autour de lui avec une lenteur paresseuse si fidèle aux images de flottement en apesanteur qu’on pouvait voir à la télévision qu’il aurait presque rigoler si l’expérience avait été faite dans un autre contexte. Seulement bientôt, il voyait la porte par laquelle il était entrée comme un conduit de plafond hors d’atteinte, et le fait d’y voir une mer de sable qui ne se renversait pas ainsi que son reflet décuplé en une infinité d’exemplaire, il eut mal à la tête en même temps que ne lui vinrent des nausées.

Le jeune homme ferma les yeux un instant, pensant que ça l’aiderait à se sentir mieux, mais en réalité, il avait encore tellement divagué qu’il n’avait fait que se désorienter plus encore. Il réalisait seulement dès lors qu’Alexander manquait à l’appel, lui qui s’était vaillamment proposé pour passer le premier au milieu de la pelote de fil de rasoir ; mais quand il s’apprêtait à le faire remarquer, Elie rugit avant de frapper du pied l’un des miroirs… ce qui eut pour seul effet de l’envoyer réaliser une série de ricochets grandeur nature qui tira un léger rire à Rochel. En elle-même, la situation n’avait rien de comique : ils étaient prisonniers d’une salle qui mettait en œuvre des moyens très persuasifs pour défier leurs repères d’orientation. Mais dans la réaction musclée de l’adolescente, il vit bien que, même si elle avait la capacité de se métamorphoser en lycan – ce qui était un argument tout à fait convaincant pour la respecter – elle n’en restait pas moins une jeune fille impulsive et colérique à laquelle un peu de maturité supplémentaire n’aurait pas fait de mal.

A sa réplique pleine de colère, le phobique avait juste réduit son petit rire à un sourire amical qui avait aussitôt disparut alors que son regard détaillait la salle qui le lui renvoyait à l’infini. Une seule chose se démarquait du reste, c’était la tâche de sang que le pied blessé d’Elie avait laissé en guise d’impact sur la glace qui avait subit son courroux. Le jeune homme jeta un œil à ses propres bras abondamment mutilés dont le saignement avait coulé jusqu’à ses mains qui n’étaient pas non plus intactes. Avec une froideur pratique qu’il ne se serait peut-être pas reconnu dans le monde réel, il dit :

- ‘Suffit de laisser des traces de sang sur les miroirs. Comme ça, on saura au moins repérer par où on est déjà passé. Ensuite, je pense qu’on n’aura pas vraiment le choix que de sortir par la première porte qu’on trouvera.

Cette option était simplement la seule qui était venu à l’esprit de Rochel, qui ne tenait pas à s’éterniser dans ce labyrinthe, ni même dans ce monde de rêve. Car qui dit rêve dit cauchemar, et l’idée même que toutes les horreurs auxquelles il a songé puissent se trouver dans cet endroit, quelque part, n’attendant que sa venue pour se saisir de lui, lui donnait une chair de poule à vomir.

Pour illustrer ce qu’il avait énoncé, il fit du mieux qu’il put pour atteindre le miroir le plus proche, puis s’en servit comme appuie pour lentement progresser à l’intérieur du premier couloir de glaces qui se présentait à lui. Elie lui avait fait la démonstration que d’une part, il n’y avait aucune prise tangible, et d’autre part, frapper trop fort l’enverrait valser bien trop loin ; alors il se faisait avancer par légers à-coups, laissant chaque fois une marque de main ensanglanté sur son reflet.

Pire encore que de ne plus pouvoir discerner le haut du bas, un tel agencement de miroirs faisait également perdre la notion de distance, et presque celle de gauche et de droite. Car même si, bien évidemment, Rochel savait toujours où était son épaule droite par rapport à la gauche, si il faisait un tour sur lui-même, compte tenu de sa condition d’apesanteur, il n’arrivait alors presque plus à savoir exactement d’où il venait et ce qu’il visait. Seuls ses marques ensanglantées, et la vision de ses acolytes sur ses talons, lui permettaient d’au moins repérer par lequel des chemins il provenait.

Plus le temps passait, plus le jeune homme comprenait la perfidie de la chose. Si la salle ne lui avait pas parut tellement grande avant la mise en place des miroirs, l’infinité de reflet plus de fait de se déplacer à une lenteur affligeante donnait l’impression qu’elle était gigantesque. Ses nausées ne le quittaient pas, et le seul avantage était qu’il n’en ressentait plus sa faim. Mais son corps, lui, n’en oubliait pas sa lassitude croissante que cette épreuve mesquine ne faisait que nourrir. Bientôt, les glaces se disposaient de manière à ce qu’il y ait différents étages de tunnels à emprunter dans différentes directions, ce qui décuplait la sensation d’être perdu dans un espace infini et divisait grandement la possibilité qu’ils trouvent la sortie avant de mourir de faim et de fatigue.

Désespéré, Rochel fit une pause devant une énième croisé qui proposait bien sept solutions. Chacune n’était qu’un assemblage de miroirs allant vers un autre assemblage de miroirs qui reflétait d’autres assemblages de miroirs. Il voulut frapper un coup sur l’une des parois pour se défouler, mais bloqua son geste quand il se souvint de l’effet qu’une action similaire d’Elie avait eut pour conséquence. Finalement, il regarda Moriccio et l’adolescente, sans savoir ce qu’il attendait d’eux exactement.
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 31 Oct - 20:02

Le sphinx restait immobile tandis qu'Elie et Rochel le rejoignait. Toujours sourd, Moriccio n'entendait un traître mot de l'énigme qui leur était imposé, ni même de la joute verbale entre La teigne et la statue. Seul le gargouillis de son estomac vide résonna dans son intérieur. Il recula de quelques pas en sautillant lorsqu'il vit les espèces de scorpion jaillir du sable, avant de disparaitre aussi incompréhensiblement qu'ils étaient apparus. L'être de pierre s'écarta du chemin, libérant l'accès à la salle suivante où les deux derniers acolytes se précipitèrent, puis disparurent.

Le trentenaire avança en se frottant l'oreille. Ce grésillement était vraiment désagréable, comme si être sourd ne suffisait pas. Il passa le pas de la porte avant de se stopper net. La nouvelle pièce était un genre de labyrinthe de miroir de glace. Le plus étrange dans tout ça, c'était que la demoiselle roulait boulait dans les airs, comme si elle se trouvait dans l'espace. Rochel tentait désespérément de contrôler sa trajectoire. Il les observait béatement, ils avaient l'air de bien s'amuser. A voir le visage d'Elie, qui remuait incessamment les lèvres, elle en avait beaucoup de choses à dire.

*J'ai faim*

Tandis que son esprit vagabondait à ses réflexions profondes, un changement s'opéra en lui... enfin plutôt sur lui. Il se sentit soudainement enveloppé de la tête au pieds par un textile doux et cotonneux. Fallait dire que c'était nettement plus agréable que les ficelles néo futuristes que seul un naturiste aurait pu appelé vêtement. Ses mains étaient nues, il les regarda. Il s'attarda un peu plus sur ses bras... oui, des fringues étaient apparus sur lui ! Il se pencha pour regarder ses jambes : il portait une sorte de robe raide, et deux énormes boules lui servaient de chaussons. Incroyable ! Mais quel était ce piège ? Il n'y avait hélas nulle part où il pouvait se regarder intégralement. A moins que...

Si, c'était le seul moyen de satisfaire sa curiosité : il se jeta littéralement dans le labyrinthe et se sentit flotter. Il tenta de nager en vain, ses nouveaux vêtements n'étant pas vraiment pratiques, pour maitriser sa trajectoire. Il ne réussit qu'à s'écraser lamentablement contre une des parois réfléchissantes et il se vit enfin.

"Oh non, Franck ! T'as pas osé ! Putain de roux !!! Je suis... Je suis devenu... !
Spoiler:
 

... Une grosse bite !"

Il se prit la tête, catastrophé, en se rendant compte qu'il se touchait le gland. *Aaaah !*

Le phallus grandeur nature mit une impulsion avec ses boules pour prendre de l'altitude. Il passa de justesse à côté des gouttes de vomi en suspension. Il ricocha ainsi jusqu'à retrouver...
Rochel en sorcière avec une mini jupe rose et Elie qui qui ressemblait à une citrouille. Elle roulait boulait toujours, tandis que Rochel(le) tartinait les murs avec son sang. *l'est cinglé celui là !*

Moriccio s'exclama sans vraiment attendre de réponse, comme il était encore sourd comme un pot.

"Vous croyez que ça fait partie du piège de cette pièce ? Comme si c'était pas déjà assez - ouille - compliqué. En tout cas, je trouve pas ça drôle... Puis le froid, ça me ramolli."

Il percuta encore un mur avant de se rendre compte qu'il allait rentrer en collision inévitable avec un objet orange et probablement furax. La tige percuta la citrouille. Moriccio enlaça alors Elie qui cessa enfin - Ouille ! - de tournoyer dans le vide. Son grésillement dans les oreilles s'intensifia, fut suivit de légers craquotements puis... plus rien.

"...rci...
-Hein ?!
-Merci !
-Ah ! Je t'ai entendu ! Je ne suis plus sourd !"

Ah ! Mais quelle joie pour Moriccio qui avait enfin retrouvé l'ouïe ! Il en était tellement heureux que de l'électricité semblait lui parcourir toute la colonne vertébrale. Ce n'était pas qu'une impression, il se sentait tout chose, comme si son corps avait retenu un liquide sous pression depuis très longtemps, et qu'il pouvait enfin le relâcher. Il éprouva son soulagement dans un cri orgasmique, avant de sentir qu'un liquide s'échappait de sa tête !

"Oh non, ne me dites pas que..."

Des gouttelettes d'un liquide blanchâtre flottaient au-dessus d'eux, tels des flocons de neige gluants qui défiaient la pesanteur. Cette apparence, et cette odeur, qui l'avaient tant accompagné dans son adolescence, qu'il avait même reçu maladroitement dans les yeux lors des ses ébats solitaires... Et ces toutes petites bestioles, vraiment minuscules, qui remuaient dedans... Du sperme...
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 7 Nov - 12:38

Continuant de tourbillonner avec lenteur, Elie entendit Rochel proposer de se lancer dans l’art des peintures rupestres maintenant qu’il avait bien finit de se bidonner. Elle lui aurait bien rétorqué que même les traces de sang se répèteraient à l’infini ce qui reviendrait au final à ne rien faire mais un nouveau hoquet la poussa à pincer les lèvres pour ne pas créer une nouvelle flaque de bile. Elle aurait actuellement tout donné pour stopper son mouvement, même être aimable, et alors que cette pensée traversait son crâne un rire résonna dans la pièce. Une sorte de tourbillon orangé s’ensuivit et disparu, la laissant dans un état qui la figea d’horreur.

- C’est quoi ce bordel ?!

Les yeux écarquillés la mauvaise jumelle pouvait contempler ses milliers de reflets, tous énormes, oranges et ridicules… sans parler de ce sourire de citrouille béate qui augmentait sa nausée. Elle tenta d’arracher son petit chapeau d’un geste vif mais ne réussit qu’à accélérer sa rotation en la faisant pester. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter ça ? Elle croisa de nouveau dans une glace le sourire moqueur de son costume et lâcha un juron. Comme ci les choses n’étaient pas assez compliquée comme ça il avait fallut qu’elle se retrouve dans un mauvais costume de Jack O’Lantern !

Spoiler:
 

Pour compléter le tableau elle se rendit compte avec horreur qu’une bite géante était actuellement en train de lui foncer dessus. Elle n’eut même pas le temps de se dire qu’elle nageait en plein délire que le phallus la heurtait de plein fouet, s’accrochant à elle et arrêtant sa rotation. Malgré cette situation totalement décalée, Elie ne perdait pas le nord (enfin… sauf le vrai avec ces histoires d’apesanteur, mais c’est une autre affaire). Elle leva donc un regard contrarié vers Moriccio, car ce n’était rien d’autre que lui, et grommela entre ses dents un « merci » qui ne faisait pas partie de son vocabulaire habituel. Comme si cet effort n’était pas suffisant, le trentenaire la poussa à répéter ce qui ne fit que faire croitre son agacement… mais qu’elle oublia à l’instant même où le parano couac se lâcha sous l’effet de la joie.

- Mais… mais c’est dégueux !

L’adolescente se servit de Moriccio comme support de poussée pour s’éloigner du nuage blanc et gluant qui n’avait rien à envier à celui de bile qui voletait non loin. Avec tout ce qu’ils lâchaient dans l’air voler ici s’avérait aussi risqué que de traverser un champs de mine. Elie s’accrocha du mieux qu’elle put à une vitre pour ne pas dériver vers les gouttelettes peu ragoutantes qui flottaient aux alentours, puis se mit à chercher des yeux Rochel pour s’assurer qu’il ne les avait pas laissé en plan. Elle cru un instant que c’était le cas lorsque son regard rencontra une silhouette grimée en sorcière, poil aux pattes en bonus, mais comprit vite qu’il ne s’agissait que du petit cadeau offert au phobique. Oubliant son propre malheur elle lâcha un petit rire moqueur qui eut le mérite de faire baisser sa tension.

Bon, il était maintenant temps de faire un point sur leur situation. Ils avaient été changé en sorcière, en Jack’O’Lantern et en… bite. Si le trentenaire avait eut le droit à un « pouvoir spécial » en lien avec son costume, Rochel et elle aussi non ? C’est seulement alors qu’elle émettait cette hypothèse qu’elle remarqua la lampe dont elle avait hérité et qui luisait doucement en produisant une chaleur bienfaitrice dans le frigo où ils se trouvaient. Si elle avait ça, le travelo devait avoir quelque chose, comme lancer des sorts ou…

- Voler ! T’as un balai ! Tu peux peut-être voler ! S’exclama Elie en pointant l’ustensile que le phobique tenait à bout de bras.

Ils flottaient déjà, soit, mais avec ça ils pourraient se diriger pour sortir plus vite de cet enfer, en évitant les horreurs qu’ils avaient lâché dans l’air. Ne restait plus qu’à savoir si son hypothèse était juste, et si le jeune homme serait assez généreux pour les prendre en balai stop. Le petit doigt d’Elie lui disait que dans le pire des cas elle n’aurait qu’à lui faire bouffer ses dents et piquer son balai. Dans sa situation ça lui paraissait un plan tout à fait convenable.

- Tu nous prendrais pas en balai stop par hasard ?
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Rochel Willow
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 7 Nov - 14:25

Alors qu’il était toujours captivé par les options qui s’offraient à eux, un nuage orangé l’enveloppa furtivement avant de se retirer dans un ricanement qui n’annonçait rien de bon. Rochel faillit se tourner encore vers les autres pour leur demander ce qui s’était passé, mais son nez se mit brusquement à le chatouiller intensément, et en y portant ses doigts, il put constater qu’il arborait désormais une grosse verrue sortie de nulle part. Intrigué, il jeta un œil au miroir le plus proche il sursauta en réprimant un cri d’étonnement.


Spoiler:
 

Grimaçant, il détaillait la tenue de sorcière lolita qu’il portait désormais, balai en main, avant d’être interpellé par le vacarme que faisaient ses comparses dans son dos et la voix d’Elie qui l’appelait.

Le jeune homme n’était pas au bout de ses surprises, car en se retournant, il constata que l’adolescente était habillée en citrouille et Moriccio en… bite géante. Les paupières du phobiques battirent vivement, comme si il cherchait à se réveiller d’un rêve qui tournait au ridicule, mais une pensé effrayante lui vint, glaciale et implacable : il était déjà dans un rêve. Comment était-ce possible ? Ce monde avait toutes les caractéristiques d’un songe et semblait se mouvoir selon une logique qui échappait à tout entendement…
Partant de ce constat, Rochel n’en avait que faire d’être habillé en sorcière, car ce qui lui flanquait la frousse, c’est de savoir que sa situation pouvait d’un moment à l’air bifurquer vers quelque chose de pire encore… le plonger dans un de ses cauchemars duquel il ne suffirait plus de s’éveiller pour s’en sortir.

- Voler ?

Il avait répété ce moment d’un air hébété, encore sous le choc de ce qui se passait, puis observa son balai d’un œil interrogateur. Ils flottaient déjà, alors ils ne risquaient rien à vérifier s’il volait, non ? Avec une grande appréhension, il enfourcha le manche de bois ciré pour constater comme il était inconfortable, puis… attendit. Comment donc pouvait-il faire voler cet engin ? Est-ce qu’il fallait le diriger comme un cheval ? Est-ce qu’il y avait des commandes précises ? Est-ce qu’il suffisait d’avoir envie d’avancer ?

A cette pensée, le phobique fut légèrement propulser en avant. Il continuait de dériver lentement même si la poussée du balai s’était arrêtée, et se tourna vers ses acolytes avec une mine peu convaincue.

- Bah… essayez de monter, je crois que j’ai compris…

Patientant que ses comparses le rejoignent pour tant bien que mal parvenir à s’installer sur leur ustensile salvateur, Rochel songea qu’il aurait aussi très bien put tous les laisser en plan et s’enfuir. Ils n’auraient sans doute jamais put le rattraper dans la pièce en apesanteur. Mais… saurait-il affronter ce rêve et ses rebondissements tout seul ? Mieux encore valait d’être accompagné, même si c’était par une adolescente citrouille qui avait tendance à se changer en lycan et un homme de la trentaine présentement habillé en phallus. Et puis, Elie lui avait quand même rendu service en reniflant la piste, il pouvait au moins lui renvoyer la pareille en l’aidant à sortir de cette salle aux miroirs.

Quand ses acolytes furent prêts, Rochel serra ses mains autour du manche en lui communiquant sa volonté d’avancer, et voilà que le balai se mettant en mouvement, à une vitesse considérablement supérieur à celle à laquelle ils se déplaçaient auparavant. Le premier conduit utilisé fut un cul de sac et donna l’occasion au jeune homme d’apprendre à freiner car cette fois, souhaiter s’arrêter ne suffisait pas, il fallait aussi tirer en arrière le manche à balai. Résultat, il rentra dans la grande glace en bout de course en envoyant valser tous ses passagers. Lui était resté agrippé à son balai, mais il fallut quand même qu’il fasse un effort pour l’attirer et l’enfourcher correctement. Il s’assura d’abord que son moyen de transport était intact, puis regarda ses comparses avec lassitude et gêne.

- Désolé… c’est pas comme si j’avais l’habitude de voler sur ce genre de truc.

*Et quelque part, j’aurais aimé ne jamais en faire l’expérience* Songea-t-il.

Ils se remirent donc en route, plus lentement cette fois, et n’avaient d’autre choix que d’explorer plusieurs chemins au hasard, en prenant sans cesse le risque de repasser par une voie qu’ils avaient déjà emprunté. Le seul avantage de cette recherche à l’aveugle était que plus ils tournaient, plus Rochel apprenait à piloter son balai volant. La vitesse à laquelle ils se déplaçaient leur permis d’explorer bien plus d’option que si ils avait continué à flotter en apesanteur, mais il n’y avait pas l’ombre d’une sortie qui se dessinait pendant un long moment. Des miroirs et des reflets… une verge, une citrouille et un homme sorcière hissés sur un engin volant dans des états de vigueur à faire peur.

Le phobique commençait à faiblir, ses yeux se fermaient d’eux même, ses bras s’engourdissaient, et si sa nausée s’amenuisait, il commençait à totalement perdre le fil de ce qu’il faisait dans cette pièce sans issue. Pendant un instant, il fut tenté de se laisser s’évanouir… peut-être était-ce là la solution pour se sortir de ce rêve ?! Mais au détour d’un couloir, si unique dans l’océan de reflets, il faillit croire à un mirage en l’apercevant…

Il y avait une porte. Une sortie.
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 8 Nov - 23:51

Après l’invitation de Rochel, Elie tenta de se rapprocher de lui du mieux qu’elle pouvait. Avec son étrange costume elle ressemblait à un gros cachalot orange nageant dans le vide à la vitesse d’un escargot paraplégique mais personne n’eut la mauvaise idée de le lui faire remarquer, bien heureusement. Elle agitait ses jambes vêtues de collants verts comme quelqu’un crawlant, et ne s’arrêta que lorsque ses doigts rencontrèrent enfin le bois lisse du manche à balai. La mauvaise jumelle laissa Moriccio les rejoindre et s’asseoir en amazone derrière le phobique, puis vint un moment de grande réflexion. Comment faire tenir un travelo, une bite et une citrouille sur un balai ? Avec ses deux compagnons déjà en place il ne lui restait que dix centimètres de bois et les brindilles du bout, ce qui était trop petit et bien trop fragile pour la soutenir. Il ne restait dès lors plus qu’une option…

Avec réticence la brunette tendit les mains et s’agrippa à la taille du trentenaire, serrant les dents tout en se répétant inlassablement que personne ne saurait jamais, Ô grand jamais, qu’elle avait traversé une salle en enlaçant un pénis géant. Au pire elle pourrait toujours réduire les rares témoins au silence. C’est bercée par ces sombres réflexions qu’elle commença à avancer, tractée par l’engin à une vitesse tout à fait convenable. Rien à voir avec leurs dérives lentes et incontrôlables. Par contre si le problème de vitesse et de déplacement était réglé, il restait toujours celui du labyrinthe de glace. Ils tournèrent donc longtemps, encore et toujours dans des culs de sacs, ballotés de gauche à droite et de haut en bas à chaque changement de direction. La mauvaise jumelle était prête à accepter tout ça en silence puis… il y eu la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

- Mais putain t’as eu ton permis dans une pochette surprise où quoi ?! Même un vieux conduit mieux que toi ! Beugla-t-elle, le visage rouge de colère.

Et pour cause ! Rochel n’ayant pas réussi à freiner à temps venait de les envoyer tout trois valdinguer dans un vitre ou le visage de la donzelle avait laissé sa marque (l’inverse était aussi valable). Un vrai miracle qu’elle s’en soit sortie avec toutes ses dents, mais une chose était sûre ce mec allait en perdre, lui, à coup de poing dans la gueule. Tapant du pied contre une glace en grimaçant de douleur, El’ s’élança vers le jeune homme, prête à frapper. Malheureusement sa lenteur était telle que le temps d’arriver il avait déjà dérivé sur la droite et était remonté sur son balai sans même s’apercevoir de son manège. Bouillante de rage et de frustration, l’adolescente serra les poings en se rapprochant du balai non sans oublier ses désirs de vengeance. Le moment n’était pas adéquat, elle n’avait plus qu’à attendre de retrouver un lieu et des vêtements normaux.

Ils reprirent donc leur agencement initial, chenille grotesque et volante, continuant leurs pérégrinations. A force de rester immobile les bras autour du paranocouac Elie en avait des fourmis un peu partout, sans parler de son estomac qui criait famine, de ses blessures qui lui rappelaient leur existence et de son envie de dormir croissante. Elle piqua d’ailleurs du nez une ou deux fois, ne se réveillant qu’in extremis en sentant sa prise se relâcher. La pause qu’ils n’avaient pas encore prise s’imposait de plus en plus, mais dans les conditions actuelles il n’en était même pas question. Il fallait d’abord sortir d’ici pour retrouver le plancher des vaches, mais après avoir tourné plusieurs heures elle commençait sérieusement à douter qu’une telle sortie existe. Pire… et si jamais ils revenaient au point de départ ?

Alors que cette pensée pessimiste s’insinuait dans son crâne, une porte se dessina devant eux. La jeune fille dû se frotter les yeux d’une main pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas, puis soupira de soulagement lorsqu’elle constata que la sortie ne donnait pas sur le désert brûlant du sphinx. Ils arrivaient enfin au bout de l’enfer…

Les derniers mètres lui parurent parcourus à une vitesse désespérément lente, mais ils finirent par passer la porte et aussitôt… elle tomba. Pas de bien haut, juste d’un petit mètre mais c’était suffisant pour la faire jurer comme un charretier. Dans sa joie elle avait oublié qu’elle était assise sur la « brosse » du balai, souple et ne pouvant bien sûr pas retenir son poids. Et se remit debout tant bien que mal, chose qui n’était pas aisée avec le costume qu’elle portait, et fusilla du regard ses compagnons pour les dissuader de rire.

- Bon, et maintenant on va avoir le droit à quoi ? Grommela-t-elle en dépassant ses comparses.

La portion de couloir entre les deux pièces ne faisait que quelques mètres. Il ne lui fallut qu’une dizaine de secondes pour comprendre quel était le piège suivant. Devant elle ne se trouvait que l’obscurité, sombre, illimité, angoissante. Impossible de savoir si des pics, fléchettes ou autres armes mortelles ne les prendraient pas pour cible à peine rentrés. Et bien sûr hors de question de faire demi tour. Elie regarda sa lanterne, l’air blasé avant de lâcher dans un grognement de mécontentement :

- Bon, j’ai de quoi nous éclairer là dedans mais si ça vous dérange pas je préfèrerais faire une pause d’abord. Si je dors pas bientôt je vais m’effondrer.
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mar 9 Nov - 3:49

A peine passé la porte, le balai avait brusquement subit une perte d’altitude. Mis hors de portée du mécanisme d’anti-pesanteur, les voyageurs assis sur le manche pesaient leur poids, et d’ailleurs, Elie était tombée et attira l’attention en proférant toute sorte de jurons qu’on n’oserait pas soupçonner comme sortant de la bouche d’une adolescente. N’ayant encore jamais eut à faire à cet exercice, Rochel atterrit le plus doucement qu’il pouvait, manquant malgré tout de basculer à son tour, puis se retourna pour observer le pénis et la citrouille qui lui servaient d’acolytes. Si lui-même n’avait pas été habillé en une sorcière en jupe courte rose, s’il n’avait pas été totalement épuisé, et s’il n’était pas en train de traverser une infinité de pièces d’un labyrinthe construit pour le tuer, il aurait surement rit à gorge déployée du couple qu’ils formaient.

La jeune fille le fusilla d'un regard auquel il répliqua par un haussement de sourcil las. Elle avait certes été, dans les premiers instants de leur rencontre, d’une aide précieuse, mais désormais, elle s’affichait plutôt comme une gamine désagréable qui ne servait pas à grand-chose qu’à faire des démonstrations de colère. Enfin bon, compte tenu des données des lieux, à savoir qu’il n’avait pas la possibilité de s’enfuir, répliquer quelque chose de cinglant à une personne potentiellement capable de se changer en loup garou tenait du suicide. Le phobique n’avait pas envie de mourir, et de surcroit, sa joue droite le démangeait intensément. Il se mit à la frotter intensément, ce qui ne fit malheureusement rien pour empêcher la croissance d’une seconde verrue qui venait former une paire avec celle de son nez.

- Et merde ! Lâcha-t-il pour lui-même.

Le jeune homme avait l’impression d’expérimenter des tenues grotesques depuis qu’il avait débarqué à Dreamland et à choisir, celle qui portait avant n’était pas si mal en fin de compte. Il espérait au moins qu’il réussirait un jour à se débarrasser de ces frusques ridicules qui devaient lui valoir une place officielle sur le mur mondial de la honte… et si ça n’était que ça… cogitant ces dernières pensées, les yeux de Rochel tombèrent sur Moriccio. Finalement, il poussa un soupir en se disant qu’il y avait pire, alors qu’Elie s’intéressait à la pièce suivante.

Ce qui était certain, c’est qu’il faisait sombre à l’intérieur. Très sombre. Trop sombre. Le phobique avait l’impression de voir une entrée libre sur ses cauchemars, une boite de pandore dans laquelle il n’y aurait plus d’espoir. Le grognement de l’adolescente le ramena à sa réalité du moment. Il fixa à son tour sa lanterne en se disant intérieurement qu’il n’avait plus aucune dette à lui payer, et donc qu’il n’avait en plus aucune raison de se proposer pour passer d’abord.

- T’as raison. Soupira-t-il en se laissant glisser le long d’une paroi, éveillant plusieurs de ses blessures.

Une grimace resta imprimée sur son visage le temps que la douleur s’estompe, puis Rochel détendit ses jambes, ses bras tailladés posés avec précaution sur ses cuisses, et sa tête s’appuya contre le mur. Il resta comme ça, à fixer le plafond, sans vraiment le voir. Il ne voulait pas dormir. Il sentait que son corps épuisé ne demandait que ça, tout comme il savait qu’il ne survivrait certainement pas sans manger, ni boire, ni se reposer. Malgré tout, il avait peur… car sa situation était déjà si désastreuse qu’il n’avait pas en plus besoin d’un cauchemar pour lui rappeler la raison de sa captivité dans cet endroit.

Pour tenter de lutter contre le sommeil qui l’envahissait, le jeune homme cherchait à se distraire avec des futilités. Par exemple, il venait de se rendre compte qu’il n’avait jamais adressé la parole à Moriccio depuis qu’ils s’étaient rencontrés ! Il tourna la tête pour regarder la bite géante, mais elle semblait déjà avoir été emportée par Morphée.

Rochel ferma les yeux un court instant, soupirant silencieusement, demanda accessoirement à une quelconque Volonté gérant ce monde de fous de bien vouloir lui permettre de se réveiller chez Parkinson, mais lorsqu’il rouvrit les paupières, il était toujours au même endroit. La seule différence était que son corps lui paraissait plus lourd, cotonneux. Il était sûr que s’il avait cherché à faire un mouvement, il n’en aurait pas été capable tant il ne sentait plus rien. Aucun de ses comparses ne lui prêtait plus aucune attention, profondément endormis, mais il n’en avait que faire. Tant qu’il ne s’endormait pas, cet état de semi-conscience lui allait très bien. Le temps avait l’air étrangement… figé. Comme si la scène ne bougeait pas, et qu’en réalité, Elie et Moriccio n’étaient que des mannequins sans vie abandonnés là après avoir été usés.

Ce constat avait à peine germé dans l’esprit du jeune homme qu’une poigne glaciale se referma sur l’une de ses chevilles. Ça avait été comme une décharge de courant, Rochel avait sursauté, ses membres paraissant retrouver du même coup leur mobilité. Se trainant depuis la pièce sombre dans laquelle ils n’avaient pas encore voulu entrer, le même cadavre désarticulé d’une femme sans visage s’agrippait à lui avec une main bleuté. Elle dressa vers lui sa face aux orbites ensanglantés, la silhouette d’une bouche semblait toujours chercher à se frayer un passage au travers le tissu de chair qui l’obstruait. Sans comprendre pourquoi, secoué de tremblement, le phobique était de nouveau tétanisé, et avant qu’il n’ait put se poser la moindre autre question, comme si les images qui s’affichaient avaient été accélérées à la manière de la bande d’un film, il vit la charogne grimper jusqu’à s’agripper à son torse, son visage à quelques centimètres du sien.

A ce moment, la chair bloquant la bouche se déchira lentement et un hurlement strident s’en échappa tandis que le cadavre se mettait à le secouer frénétiquement comme lui réclamant quelque chose. Privé de ses fonctions motrices et de toute lucidité, Rochel se mit à crier à son tour. Lorsqu’il se réveilla dans le couloir métallique du labyrinthe, il hurlait encore, se levant d’un bond pour s’éloigner maladroitement de l’ouverture sombre. D’ailleurs, il trébucha sur l’une des « testicules » de Moriccio et sa tête vint heurter le sol assez fort pour la résonner un long moment.

Il se redressa fébrilement, une main apposée à l’arrière de son crâne, avant de scruter les ténèbres. Mais il n’y avait rien du tout. En apparence en tout cas.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mar 9 Nov - 7:14

Le périple d'Alexander continua ainsi, longtemps. Il avançait avec une lenteur... d'escargot. La salle semblait immense, contre toute proportion par rapport aux autres.

Cependant, au bouts de plusieurs dizaines de minutes ( due à ses blessures, pas à la superficie de la salle...), il senti un changement étrange... Il semblait un peu plus mou. Il commença à se regarder, et cria, ce qui fit ricaner les pingouins. Il flottait comme... comme...

Spoiler:
 

Il détestait les rires de ces pingouins machiavéliques, mais il hésita cependant à faire de même de son côté. Puis il s'écrasa lamentablement, faisant chuter 3 stalactites non loin de lui.... Il se dit qu'il devait "durcir son corps", et peut-être se tendre un peu, à défaut de se détendre. Cela le fit s'appliquer bien plus sur le chemin à suivre. Ce qui était sûr, c'est qu'il oublierait pas de si tôt sa visite chez Parkinson...

En tout cas, il arriva au bout d'une dizaine de minutes supplémentaires ( à cause du costume cette fois-ci...) à ce qu'il croyait le bout de la salle. Il avait échapper tout du long aux stalactites et diverses glaces. Au moins, sa nouvelle tenue lui donnait "légèrement" plus chaud que ces bandelettes...

Cependant, il voyait la porte au fond d'une petite salle, similaire aux autres, pleines de neiges, ainsi que de ces pingouins étranges et sanguinaires.... Ils ricanaient de plus en plus, si on pouvait appeler ça un ricanement. A côté de la porte, il y avait quelque chose qu'il n'arrivait point à distinguer... Il se rapprocha, doucement.

Les pingouins commençaient à l'encercler tandis qu'il s'approchait, et il comprit pourquoi. Un trone de glace avec le même symbole que celui de la porte cachée se trouvait sur le trone... Ainsi qu'un énorme pingouin, copie conforme des autres pingouins, mis à part la couronne qu'il portait sur la tête, ainsi que la taille. Il était bien plus gros que ces congénères. Et ces yeux étaient sanguinaires. Sur sa couronne était noté "Pingu"

Le Seigneur pingouin se leva. Alexander se demanda s'il pourrait courir assez vite.
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Ven 12 Nov - 23:46

Voyageant entre les gouttelettes albâtres, Moriccio plana jusqu'au nouveau moyen de locomotion apporté par le nouveau en tenu sexy. Si son costume personnel était une malédiction, celui de Rochel était une vraie bénédiction. Il apportait la solution à leur problème, un moyen de locomotion ! Tous en route pour la sortie. Le phallus géant prit position sur le balai de la sorcière en amazone (pour des raisons pratiques évidentes), et servi d'appui à miss ronchon 2010 qui, mine de rien, devait apprécier la situation la cochonne ! Noooon, il se secoua la tête, enfin le gland, pour chasser cette idée obscène de la tête... enfin disons de son esprit. Ça devait être la première fois pour la jeune fille d'en voir une de si près, ou même d'en toucher une... Et quelle première fois mes aïeux !

Bref, le conducteur était loin d'être de confiance, et les fit frôler ou heurter les parois glaciales, provoquant ainsi une énième colère de la citrouille. Mais au bout d'une longue errance, et d'un froid à vous rétracter le Moriccio tel un oeil d'escargot qui vient d'être touché, enfin apparut la porte de sortie ! L'apesanteur n'ayant plus d'effet au delà, le trentenaire s'écroula en compagnie d'Elie sur le sol. Non content de s'écraser, il se mit à rouler (forme oblige) sur deux ou trois mètre avant de réussir à s'arrêter. Il réussit péniblement à se relever, tout raide qu'il était, et revint sur ses deux boules jusqu'aux autres. Il arriva au moment où une proposition intéressante était prononcé.

« Je suis d'accord. Et puis qui dort dîne, comme on dit. »

Il sentit la faim le tirailler un peu plus, si tant est qu'un sexe engorgé puisse avoir faim. Il s'allongea alors, aidé par l'obscurité et la douce lumière de Jack'o lantern, veilleuse grandeur nature. Il ne traîna pas pour s'endormir. Et s'il y avait une chose que Moriccio savait bien faire, c'était ça, roupiller. Il ferma ses yeux en trou de pine (mouahaha) et sombra pour un néant inquiétant. Point de rêve en ce monde, car ce monde était le lieu des rêves... enfin s'il avait bien compris l'histoire.

Il fut réveillé brutalement par une douleur atroce.

« Aaaaah ! Ma burne ! »

Il se leva d'un bond avant de voir l'imbécile maladroit qui avait osé lui marché sur la couille. Il mordait la poussière pathétiquement en se tenant l'arrière du crâne.

« Mais t'es cinglé ?! Il te prend quoi là ?! »

Soudain lui vint l'inquiétude que quelque chose gisait dans l'obscurité. Et eux, fous qu'ils étaient, ils s'étaient endormis sans inquiétudes ! Il essaya de percer la noirceur des lieux avec ses yeux habitué à la pénombre... rien, aucun son, sauf celui de Rochel qui gémissait en se redressant.* M'a fait peur ce con... et puis il m'a fait mal... *

Puis vint l'éclair de génie !

« Je comprends tout à présent... Lâcha-t-il sur le ton de celui qui a résolu l'énigme de la naissance de l'univers. J'étais trop fatigué pour y penser, mais maintenant, je comprends tout à présent, et je te pardonne. Tu as eu peur, et c'est normal, car dans ce noir, un être immonde et sournois nous espionne... »

Il se pinça l'arrête du nez et dénonça fièrement le fautif en pointant du doigt l'obscurité.

« Allez, cesse de te cacher canard, je sais que tu es là ! »
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Adam Cromwell
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 14 Nov - 1:39

Les blessures d'Adam le faisait souffrir, il n'arrivait pas à se reposer.
Il était toujours en forme cela dit, mais il ne tiendrait pas longtemps s'il ne parvenait pas à s'imposer un certain rythme...

Tout était si... Étrange.

Le chef d'orchestre n'était pas sûr de ce qu'il lui arrivait. Les gens se transformaient, disparaissaient et toutes ces créatures...

*Suis-je moi aussi en train de perdre la raison ?*

Cela expliquerait énormément de chose, mais étais-ce véritablement l'explication la plus plausible ?
Un esprit comme le sien pouvait il se rompre de façon aussi déplorable ?

C'était définitivement assez improbable...
Ce n'était donc ni un rêve ni un délire... La dernière explication était que c'était le monde autours de lui qui était dément.
Alors qu'il réfléchissait a cette possibilité, Adam fut perturbé par de grand bruits et cris venant de ses compagnons.

Il s'apprêtait à se retourner pour voir ce qu'il se passait et peut être apporter son aide quand il entendu Moriccio.
Il s'arrêta alors et murmura entre ses dents.

« Mais pourquoi il parle encore de canard ? »

*Oui, c'est décidément le monde qui devient fous autours de moi...*

Ps : Bon un post court et dénué d'intérêt mais il fallait bien que je me réintègre à l'histoire d'une façon ou d'une autre ^^
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 14 Nov - 22:43

L’idée de faire une pause mettait tout le monde d’accord. Pas étonnant quand on pensait qu’ils avaient passé plusieurs heures à errer dans ces salles diverses pleines de pièges, frôlant la mort à chaque instant sans parler des blessures qui s’accumulaient aussi surement que la poussière sous un lit. La faim et la soif faisaient aussi leur travail avec une lenteur consciencieuse tenant du sadisme. La mauvaise jumelle aurait été incapable de dire combien de temps ils avaient passé entre ses murs. Une demi journée peut-être, mais probablement plus. Tout son corps lui hurlait de s’arrêter et de dormir pour oublier un temps la brûlure de son bras qui la faisait souffrir plus que toutes les coupures que présentait son corps réunies. Elle aurait bien voulu traverser cette horreur d’une traite pour sauver Jade au plus vite mais… la fatigue avait raison d’elle.

Elie se laissa glisser jusqu’au sol, le contact froid du métal contre sa peau nue ne l’empêchant aucunement de se sentir tirée vers le sommeil. C’était comme si son cerveau s’était déconnecté et en moins d’une minute elle dormait déjà à poings fermés. Comme d’habitude aucun rêve ne vint troubler son repos, mais Rochel se chargea du réveil brutal en beuglant comme une fille après quelques heures de repos. L’adolescente dans un sursaut se redressa, jetant des regards suspicieux aux alentours avant de se rendre compte non sans colère de l’origine du bruit. Un regard noir envoyant le mot « blaireau » en lettres néon fixa le phobique allongé au sol un moment avant de détourner la tête en grommelant qu’il n’en valait pas la peine. Crier comme une fille alors qu’il ne se passait strictement rien, ce mec n’avait décidément pas les couilles que Moriccio possédait en double.

D’ailleurs en parlant de lui, toutes ces émotions avaient dû lui porter sur le ciboulot tant ses paroles étaient délirantes. Rochel aurait fait une crise parce que dans le noir un canard les espionnait ? Et puis ce ton dramatique franchement… Elle appuyait sans mal la surprise d’Adam face à ce discours. Attendez… Adam ? Ils l’avaient laissé 5 ou 6 salles plus loin pourtant, comment avait-il fait pour les rejoindre ? Probablement une nouveau mystère du labyrinthe qu’Elie préféra ignorer avant de reporter son attention sur le paranocouac.

- Un canard ? Faut que t’arrêtes la drogue mec. Je sais pas ce que t’ont donné les scientifiques mais c’est de la bonne.

Elle accompagna sa remarque d’un haussement de sourcil explicite avant de s’approcher de l’entrée de la pièce sombre en brandissant sa lampe devant elle. Son geste permit de dévoiler une partie de la pièce masqué par l’obscurité et qui se révéla être un simple couloir étroit qui finissait en T à quelques mètres de là. Probablement encore un fichu labyrinthe, à croire que les scientifiques n’aimaient pas faire varier les plaisirs. Dans tous les cas il n’y avait aucun canard à l’horizon, fait qu’elle se fit un plaisir de souligner avec agacement.

- Y’a que dalle là ok ? Pas l’ombre d’un canard vicieux, alors laisse tomber ton trip bizarre.

L’adolescente lissa inconsciemment son costume de citrouille et pénétra dans la salle jusqu’à atteindre la bifurcation. Sur le mur qui lui faisait face se trouvait une plaque métallique vissée à la paroi sur laquelle était marqué en petit caractère « le bon chemin est celui des justes ». Une moue sceptique et légèrement agacée se peignit sur le visage de la mauvaise jumelle. Encore des putains d’énigmes. On aurait dit un mauvais jeu de mot en plus, les gens justes étant droit, il faudrait emprunter la droite. Sauf que ça pouvait aussi bien être autre chose, ou juste une pancarte pour se moquer d’eux en les induisant en erreur. En fait rien que d’y penser elle avait déjà les nerfs. Le mieux restait probablement de pousser un mec devant elle pour vérifier les choses par la pratique.

Elie se tourna donc vers ses compagnons encore dans le couloir et les invectiva avec autorité. Elle n’avait pas que ça à faire après tout, ils se raconteraient leurs rêves une autre fois.

- Vous venez ou quoi ?!
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Rochel Willow
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Phobie des cauchemars

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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 15 Nov - 0:37

Alors qu’il scrutait l’obscurité, la réaction de Moriccio détourna le phobique de sa peur pour observer son comparse avec des yeux ronds. Soit. Si l’on attribuait au costume la possibilité qu’il soit aussi sensible de ses testicules factices que de celles qui garnissaient naturellement sa bourse, il était compréhensible qu’il ait hurlé de douleur comme un possédé. Mais pour la suite, son histoire de canard laissa le jeune homme sans voix. Toujours en se frottant l’arrière du crâne, il ouvrit puis ferma la bouche sans pouvoir articuler la moindre chose intelligible. Tout ce qui lui venait était quelque chose comme : « ma parole… moi je sors de chez un psychiatre, mais lui aurait bien besoin d’y aller ». Rochel estimant que l’heure n’était pas aux remarques pouvant être catégorisées de vexantes, et n’eut longtemps à chercher quoi ajouter car deux voix dont une qu'il ne connaissait pas lâchèrent successivement deux remarques sceptiques.

En se retournant, en plus d’Elie qui les doublait pour s’approcher de la pièce sombre, il y avait un inconnu salement amoché qu’il n’avait encore jamais vu. D’où est-ce qu’il sortait ? Ce constat fit prendre conscience au phobique que dans leur progression, ils avaient perdu de vue plusieurs des autres cobayes qui suivaient la marche quand il avait croisé ses semblables. Le bébé ailé, un môme, et le manchot super-héros. Hormis Alexander, il n’arrivait pas à se souvenir exactement quand ils avaient été séparés, mais ce qui était sûr, c’est que désormais, leur effectif était réduit à quatre.

Le rapport de la mauvaise jumelle sur le caractère inoffensif de la nouvelle pièce fit se retourner Rochel une nouvelle fois, alors que son menton se mettait à le démanger désagréablement. Sans même porter sa main à son visage, il savait déjà ce qui était en train de lui arriver et poussa un grognement agacé avant de ramasser son balai. Malgré la lueur de la contrefaçon de Jack O’lantern, l’impression de son cauchemar restait encore bien présent, et le phobique mit un certain temps avant d’accepter d’entrer. Il observa d’abord la jeune fille s’avancer sans le moindre encombre, puis s’arrêter au bout, révélant une forme en T qui offrait deux choix.

Celle-ci pressa soudainement ses compagnons masculins, et Rochel n’eut d’autre choix que d’avancer, aux aguets de la moindre forme mouvante, ses doigts crispés sur le manche de son accessoire de costume. Parvenu à coté d’Elie sans avoir été happé par la moindre créature cauchemardesque, il lut à son tour, à voix haute, l’inscription qui se voulait peut-être leur l’indiquer la voix à prendre. Peu convaincu, il jeta un œil aux deux chemins, tout les deux plongés dans une pénombre que peinait à percer la lueur dispensée par l’adolescente.

Pour une fois, il n’avait pas envie d’avoir à exposer un avis. Heureusement que la lycanthrope s’était attribuée le droit d’opter pour la voie de droite justement, que leur petit groupe investit à petit pas. Pendant plusieurs mètres, ils ne rencontrèrent rien d’autre que les ténèbres et leur souffle haletant. Rochel frissonnait à chaque fois que son imagination stimulée par son rêve lui donnait l’impression de voir surgir d’un recoin métallique une silhouette difforme prête à lui bondir dessus.

Ils parvinrent finalement à une autre bifurcation en T, sur laquelle était à nouveau plaquée une phrase en petit caractère. « Là où la voie est sûre, on voit se coucher le soleil ». Le phobique commençait à avoir une petite idée du principe que développaient à présent les corridors du labyrinthe, et se mit à réfléchir à toute allure. L’énigme demeurait très simple, et dans un murmure, il souffla :

- L’ouest.

Puis il tourna à gauche, d’abord avec prudence, attendant que leur lumignon sur patte ne le rattrape pour éclairer la voie, puis plus assurément. L’avantage de marcher ainsi, c’est qu’il en oubliait qu’il arborait toujours son costume de sorcière coquine qui le tournait inévitablement au ridicule, mais à force de porter son balai, il se rendait compte que mine de rien, il faisait son poids. Après une troisième énigme résolue avec brillo, et un nouveau couloir à rallonge, Rochel finit par rompre le silence, autant pour les autres que pour lui-même :

- On dirait que chaque fois qu’on prend le chemin inspiré par la réponse à l’énigme, il n’est pas piégé…

Mais en réalité, il ne savait pas ce qu’il en était lorsqu’ils se trompaient. Le jeune homme n’avait, ceci dit, pas tellement envie de savoir. Seulement, cette absence de mauvais coup commençait à devenir plus lourde et plus suspecte que lorsqu’ils étaient prisonniers d’un piège justement, car à chaque instant, il pourrait surgir quelque chose auquel ils ne s’attendaient pas... du moins, encore moins que d'habitude.

Il n’avait pas assez dormi, et ça commençait ça se faire sentir dans ses jambes, et sa tête dont les tempes martelaient son crâne sans aucune pitié. Les quatre voyageurs parvenaient à une autre bifurcation en T, avec une autre plaque gravée d’une énigme… une chance sur deux, encore une fois.
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Comme un rat de laboratoire...

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