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 Comme un rat de laboratoire...

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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Comme un rat de laboratoire...   Mer 16 Juin - 23:47

Les voyageurs avaient été chargé comme des bêtes dans des chariots tirés par des chevaux qui n'étaient plus de toute première fraicheur. Une fois tout le monde à bord ils se mirent en branlent, quittant le centre ville pour se diriger vers la périphérie de Sextus et enfin en sortir. Dans la passe de l'envol stationnait une curieuse machine qui au premier coup d'œil ne ressemblait qu'à un amas gigantesque de ferraille peu reluisante. Franck Einstein mit pied à terre et sortit de sa poche une sorte de petite télécommande. Il pressa un bouton et la machine se mit en branle dans un « tut tut » qui rappelait étrangement le bruit de l'ouverture automatique des portières de voitures.

Une côté de l'appareil s'ouvrit, dévoilant une sorte de passerelle permettant de monter à bord. Plus on regardait la machine, plus elle ressemblait à... une navette. Hypothèse confirmée car elle se mit à planer à quelques centimètres du sol alors que les apprentis du savant faisaient descendre les voyageurs de la charrette pour les pousser dans le ventre de l'étrange machine.

La première chose qu'ils y découvrirent fut une enfilade de couloirs tristement gris ou il valait mieux se courber pour ne pas heurter de tuyaux ou accrocher de traitres fils électriques qui pendouillaient lamentablement.

La petite troupe fut poussée jusqu'à une vaste pièce qui semblait un peu plus confortable quoi que toujours sortie d'un mauvais roman de science fiction. L'endroit était circulaire et possédait une baie vitrée qui donnait sur la magnifique vue du soleil levant sur les pics gelés des monts ferrailles. Des poufs informes de couleur bleue étaient disposées sur le pourtour de la pièce, le centre étant occupé par un immense aquarium cylindrique qui allait du sol jusqu'au plafond et qui abritait des sortes d'anguilles électriques dont les décharges fusaient régulièrement dans l'eau en illuminant la pièce comme des flashs d'appareils photos.

La foule en blouse blanche, telle une tornade laborieuse débarrassa les voyageurs de leurs colliers et les remplacèrent par d'autres beaucoup plus high-tech, très largement pourvu en petites diodes clignotantes, donnant presque à nos amis des airs de sapin de Noël.

Avant même que le changement de collier ne soit effectué le vaisseau avait commencé à s'élever pour rejoindre une altitude de 10 000 mètres et une vitesse de croisière de 150 km/h. Après tout, ce n'était qu'un vieil appareil, il ne fallait pas lui en demander plus sous peine d'aller s'écraser en contrebas comme quelques uns des illustres mais trop peu méfiants collègues de Franck.

Une fois le pilote automatique enclenché, le savant profita du répit pour rejoindre ses nouvelles acquisitions et leur expliquer ce qui serait désormais leur avenir. Une fois planté devant la troupe il renifla bruyamment tout en réajustant ses culs de bouteille avant de tapoter son cou du bout du doigt, l'air très sérieux :

- Ces colliers ne prennent pas l'eau, vous ne pouvez pas les enlever, vous les porterez en permanence. Il me sont très utiles. Grâce à eux nous mesurons votre pouls à chaque instant et il nous indique votre position en temps réel ainsi que le moindre de vos mouvements.

Il laissa planer le silence quelques secondes alors qu'il consultait ses notes avant d'ajouter avec l'air perdu que se devait d'avoir tout bon scientifique :

- Cela devrait vous dissuader de vous enfuir, puisque nous vous retrouverons forcément, si votre bon sens ne vous l'avait pas encore fait comprendre. Bref, nous partons pour mon laboratoire, à Techyo. Nous y serons d'ici deux ou trois heures selon la force du vent et l'énergie de ces petites bêtes alors prenez vos aises...

Il tapota négligeament l'aquarium et fit volte face et disparu dans les couloirs, la porte mécanique se refermant derrière lui, laissant les voyageurs livrés à eux-même. Au moins d'ici, ils pouvaient admirer le paysage...
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 17 Juin - 0:32

    * Non, non, non. Ce n'est qu'un rêve. Un horrible affreux cauchemar mais ce n'est pas réel. Regardes, tu vas te pincer et te réveiller brutalement. Juste un pincement. Aïe ! Ca fait mal. Bordel, me dîtes pas que c'est la réalité vraie, c't'histoire ?! * Telles auraient été les pensées qu'auraient pu capter les autres voyageurs si ils avaient su user de télépathie pour pénétrer dans l'esprit de Dean. Mais ce n'était pas le cas, et de toute façon, qui aurait voulu écouter les gérémiades d'un petit garçon de dix ans ? Personne, bien entendu. Le gamin ne cessait de se demander ce qu'il faisait dans cette sale histoire, et il avait beau se creuser la tête, décidemment non, il ne trouvait pas. Parce que cette affaire ressemblait de plus en plus à un grand n'importe quoi. Déjà, James n'était plus là. Plus là ! Depuis tout son affreux séjour sur le bâteau, le petit garçon n'avait pas cessé de chercher son protecteur. Peine perdu, celui ci semblait l'avoir complétement oublié, ce qui avait eu le fait de l'énerver au possible sinon de le laisser seul et démuni. Et puis on les avait vendu. Zut, la constitution des droits des hommes machins et tout ça, ça existait pas ici !? Apparemment non. Quoiqu'il en soit, si le tout petiot avait été heureux de sortir de cet ignoble bâteau, la perspective d'etre acheté n'était pas pour lui plaire. Quoiqu'on ne lui demanda pas son malheureux avis. Quand à la tenue dont il affublé, nous passerons les détails car le petit garçon avait tant bien que mal fini par s'en accomoder. Dean n'avait vu qu'un vieil homme ridicule dans son horrible blouse blanche avec un air de savant fou échappé de l'asile. Il les avait regardé d'un air bizarre et puis il avait parlé avec le capitaine du vaisseau. Et tout s'était passé très vite. Bien trop vite pour que le tout petit Dean puisse comprendre quoique ce soit. Et puis il avait fallut monter dans un chariot qui avait une vieille odeur de chou trop cuit et se taire parce que la charette avancait et que les gens tout autour n'avait pas l'air gentils. Dean avait vaguement observé la ville et le capitaine du bateau s'éloigner avec un pincement au coeur parce qu'il ne savait désormais plus ce qui l'attendait. Le petit garçon avait écarquillé les yeux bien grands pour essayer de trouver un visage connu dans le lot de voyageurs. Il n'avait remarqué que Christopher qui semblait aussi abattut que lui. Le reste, il connaissait pas. Et pour l'heure, il s'en fichait. Heureux de savoir qu'il n'aurait pas à marcher avant un bon moment, il posa sa tête sur la parroi de la charette, et essayant d'oublier l'horreur qu'il vivait, le petit bonhomme s'endormit.

    Lorqu'il se réveilla, il aperçut les yeux dans le vague une grande carcasse de ferraille que le Type Bizarre semblait essayer de vouloir faire fonctionner avec une télécommande. * Quel idiot celui là...Tss...Il peux pas arrêter de s'acharner sur cette ruine ? Cet appareil est foutu je dis. * Sitôt qu'il eu finit de penser sa phrase, l'appareil se mouva pour changer de forme et prendre...l'apparence d'une navette ! Le gamin en resta bouche bée. Puis on les poussa de la charette. Dean tomba brutalement sur le sol mais il n'eut guère le temps de pleurnicher que déjà on le soulevait pour le faire entrer dans l'étrange machine.... Quoique toujours épuisé, le petit garçon observait les lieux avec des yeux brillants d'une curiosité non contenue. Cette navette,c 'était un peu comme un vaisseau spatial. Peut être qu'ils iraient dans l'espace ? Comme dans la guerre des étoiles ? Sa curiosité d'enfant naïf prenait le dessus sur sa frayeur face aux évennements. Là encore, il fut passablement déçut. Ce truc était en ruine, l'intérieur comme l'extérieur. En levant les yeux au plafond, le petit Dean put constater que celui ci était dans un état des plus vétustes et pitoyable. Puis ils arrivèrent dans une pièce un peu moins miteuse que tout le reste. Une large baie vitrée occupait tout un pan latéral du mur et leur tenait lieu de fenêtre. Au centre tronait un aquarium remplit de ce qui semblait être des anguilles éléctriques, et part terre tronaient des poufs bleus informes. -comme si un pouf pouvait avoir une forme -.

    Lorsque l'étrange machine commenca à se mouvoir, Dean poussa un petit couinement. Non....Ils n'allaient quand même pas "voler" avec ça ? A des mètres et des mètres du sol ? Dans cet état ?... Mais il ne dit rien, car il n'avait pas encore regardé le sol qui s'éloignait d'eux à grande vitesse. Le petit était bien trop occupé avec les colliers. On leur changeait de colliers pour leurs mettre à la place des machins clignotants. Quand il était dans le monde "normal" Dean avait un chien. Et il s'était amusé à lui mettre toute sorte de chose colorées autour du cou. Mais il n'avait jamais eut aussi mauvais gout que ce Type Bizarre. Quand justement ce dernier ré-apparut, ce fu pour leur expliquer à quoi servaient ces guirlandes de noel. En fait, d'après ce qu'il en avait comprit c'était des sortes de capteurs qu'ils ne devraient pas enlever. * Toujours ? On devra les porter toujours ?! * Il ajouta qu'ils partaient pour Techyo. Dean soupira bruyament. Techyo, il connaissait. C'était bruyant, moche et rempli de savants dangereux.Qu'allaient ils faire là bas ? Quand enfin, le Type Bizarre partit, le jeune garçon s'assit négligeament sur un pouf et commenca l'activité favorite qu'il avait dénigré depuis un certain temps : se plaindre.

    " On fait quoi ici ? C'est nul... Et pis, ce type, il fait peur. " couina-t-il. " On va faire quoi à Techyo ? Y a rien à faire à Techyo. C'est dangereux là bas. " " Pourquoi il nous a amené là ? Et maintenant, hein ? Il a dit qu'on pouvait pas s'enfuir...." continua-t-il d'un ton larmoyant. Puis posant son regard sur toute la troupe sauf Christopher. " C'est quoi vos noms, d'abord ?"
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 20 Juin - 23:35

Alexander était sur les nerfs, ce qui pouvait être très irritant pour les autres, à cause de la grêle qui tombait….
Il se rappelait chaque chose qui s’était passé…

Les acheteurs d’esclaves étaient venus, un par un. Mais la seule acheteuse, la première, à avoir attiré l’attention d’Alexander, c’était Asmodée.
Une beauté fatale, un ange tombé du ciel et un corps divin… C’est ce qu’aurait dis son côté romantique. Son côté plus pervers aurait dis que c’était une bombe, une dominatrice, une perverse qui ne cherchait qu’a provoquer. Mais ce côté était plus en accord avec son état d’esprit du moment : un esprit réfléchi.
En effet, pour lui, cette femme était bien une dominatrice. Elle avait l’air d’aimer que tout le monde bave devant elle. Et ce, dans tous les sens du terme. Mais elle jouait avec ses victimes, cela était sûr.
Mais Alexander, bien que sachant cela, succombait à son attirance. Il ne pouvait rien y faire.
Son groupe ne fut pas celui choisi par la déesse. Il soupira, d’un côté par déception, d’un autre par soulagement. Il ne succomberait pas à la succube…

Il fut finalement pris par un docteur fou. Le voyage promettait d’être explosif…
Ils furent embarqués dans un chariot, avec des chevaux qui puaient. On aurait dis des cadavres ! Puis ils furent mené vers un engin étrange... Si on pouvait appeler cela un engin. On aurait dis un temple dédié à Nurgle, un dieu du chaos dans un jeu auxquels Alexander avait eu le plaisir de jouer quand il était enfant…
Le machin eut en tout cas beaucoup de mal à s’ouvrir, à s’envoler aussi. Car c’était un engin volant. Ils furent emmenés à travers des couloirs délabrés et mornes, pour atterrir dans une salle avec un aquarium peuplé d’anguilles. Alexander était devant, il s’était clairement dépêché, car il caillait, et espérait quelque chose de plus chaud…

Ils furent enfermé la, assorti de nouveaux colliers, des guirlandes… Le scientifique leur avait expliqué à quoi ils servaient. Puis ils étaient partis.
Et voilà que la grêle tombait drues autour d’Alexander. Il ne sortirait pas, et c’était irritant…
Soudain, il entendit un couinement persistant. C’était le plus jeune du groupe, un petit garçon, qui était enfermé avec eux. Il se plaignait. Alexander se calma. Il compatissait avec le garçon.

- Mon nom, mon petit gars, est Alexander. Et ne t’inquiètes pas, on va s’en sortir…

Il l’espérait, en tout cas. Mais il se devait de faire attention au garçon. Il trouverait bien un plan avant qu’il ne soit utilisé en tant que cobayes… Il continua à marcher, pour se réchauffer…
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mer 23 Juin - 15:08

Elie avait afficher son air renfrogné pendant tout le trajet en charrette empestant la vieille chèvre incontinente, et voir le tas de ferraille censé les transporter dans les airs n'était pas pour lui rendre sa bonne humeur. Non seulement elle était seule maintenant que Jade convolait avec cette brunette aux yeux en trous de pine, mais il fallait qu'elle aille je ne sais où dans ce machin fait de pièce détachées qui allait probablement s'écraser dans les montagnes avant d'atteindre sa destination. Rassurée ou non elle fut comme les autres descendue de sa charrette puis poussée bon gré mal gré dans cette chose qui risquait d'être leur cercueil mécanique.

L'intérieur de la machine était en aussi piteux état que l'extérieur avec ses fils pendouillant, son bric à brac et ses craquements sinistres qui évoquait une future dislocation de l'appareil. On finit par abandonner leur lot dans une pièce circulaire envahie de poufs bleus difformes dont le centre était occupé par un aquarium ou nageaient d'étranges anguilles. La mauvaise jumelle ne pu s'empêcher de penser qu'ils allaient peut-être eux aussi bientôt nager dans les bocaux, par petits bouts dans le pire des cas.

Le paysage qu'elle apercevait à travers la baie vitrée ne l'intéressait pas le moins du monde. Elle se demandait juste si à la rigueur elle avait une chance de casser la vitre et de s'enfuir avant le décollage, mais les vibrations de l'appareil ainsi que ce qu'elle voyait à travers la vitre l'informèrent bien assez du fait qu'il était déjà trop tard pour prendre la poudre d'escampette. Et avant même que le sol n'ai disparu dans la masse blanche et cotonneuse des nuages une foule d'hommes et de femmes en blouse blanche leur avait déjà ôté leur collier pour leur en mettre d'autres, plus modernes. Ceux ci clignotaient avec toutes leurs petites diodes, les transformant en une réplique humaine d'un sapin de Noël.

- Ça serait presque comique si je disais que ça me fout les boules... grommela-t-elle entre ses dents.

Leur acheteur ne mit pas longtemps à leur rendre une petite visite instructive où il leur énonça d'une voix horripilante de par son calme que ces bordels lumineux permettaient de les suivre à la trace, qu'ils ne pourraient s'en débarrasser et qu'ils avaient pleins d'autres fonctions mis à part faire le café. Ça rappelait vaguement à la jumelle un film japonais où des adolescents étaient destinés à s'entretuer, il ne manquait plus que la bombe intégrée pour parfaire la réplique... et enlever quelques DEL aussi.

Le savant les quitta emportant son acné avec lui après leur avoir annoncé leur destination. Techyo... elle ne savait pas où c'était, ni combien de temps le voyage entre Sextus et cette ville prenait à pied. Si ça continuait comme ça elle perdrait définitivement son double, et c'était totalement inacceptable. Enfin si la ville se révélait aussi moderne que le reste, elle pourrait peut-être se voler un appareil quelconque après avoir faussé compagnie à Franck Einstein. Elle hocha la tête pour approuver ce plan, avant d'être interrompue dans ses pensées par d'abominables couinements. Un simple regard l'informa qu'ils provenait du gosse qui avait visiblement retrouvé sa langue. Pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Il ne savait que se plaindre et avait le don de le faire d'une manière qui donnait à Elie une folle envie de lui arracher les yeux et de les lui faire manger. L'attitude paternelle du manchot à l'égard du chiard était tout aussi insupportable, à croire qu'on pouvait tout laisser passer au gosse sous prétexte qu'il était petite et très TRES vaguement mignon. C'était à cause des gens comme Alexander que les gosses devenaient capricieux et insatiables.

** Tous au bucher, y'a que ça de vrai **

L'adolescente se contenta malgré son agacement plus qu'extrême de lâcher avec mauvaise humeur :

- Mais tu vas la fermer ta gueule à la fin ? Qu'est-ce qu'il est lourd ce gosse...

Ses yeux pleins de larmes la prenait vraiment aux tripes, mais pas dans le bon sens. Le voyage risquait de lui paraître horriblement long avec de tels compagnons de route. Elle siffla entre ses dents avant de se lancer dans la contemplation des anguilles qui, d'après le savant, alimentaient le vaisseau. Comment pouvait-on confier sa vie à une bande de poiscailles qui pouvaient mourir en route ? Ils étaient vraiment, mais vraiment mal partis.

La brunette finit par arracher son regard des bestioles électriques pour aller se laisser tomber dans un pouf avec un moue de profond agacement déformant son joli minois. Tout en triturant le tissu du bout de ses doigts longs et pâles, la demoiselle plus que frustrées détaillaient ses camarades, l'air sombre. Elle ne remarqua qu'alors qu'elle était la seule fille du tas, ce qui lui fit hausser un sourcil. Ils lui avaient constitué un harem ou quoi ? Peut-être l'une des « gentilles » attention de l'ami Georges, à n'en pas douter. Il lui en avait même mis de toutes les tranches d'âge, un choix pareil ça ne se voyait pas tous les jours...

La mauvaise jumelle ne put réprimer un rire légèrement méprisant, avant d'enfin se présenter. Après tout elle n'avait plus que ça à faire, ou se taire pour les 2 ou 3 prochaines heures.

- Au fait je m'appelle Elie. Elie Martins. Et je prierais le shtroumph d'arrêter de poser des questions dont on ne connait pas la réponse, et monsieur le manchot de ne pas faire de promesse en l'air. On va s'en sortir ? Mais t'en sais quoi au juste hein ? C'est ton p'tit doigt restant qui te l'a dit ?
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mer 23 Juin - 17:56

Tout s'est enchainé si vite qu'on aurait dit tout ça planifié d'avance. Georges Mikles était il un roi de la pub pour qu'un scientifique venant de l'autre bout du continent vienne faire ses emplettes d'esclavagiste ? Et puis voilà les conditions de transport : une charrette dans laquelle on ne transporterait pas un cochon, puis un vaisseau antiquement en avance dont le designer avait du avoir un coup de foudre pour un pot de yaourt. Il paraissait aussi vieux et délabré de l'extérieur qu'il l'était à l'intérieur.

"Y'a pas de raison de s'inquiéter, lança-t-il à lui même, on sera mort écrasé avant de finir dans des bocaux et baignant dans le formole."

Qui étaient ses compagnons d'infortune ? Un gamin rongé d'inquiétude, un mec qui les noyaient sous un orage de grêle et... il devait avoir certaines difficultés pour la masturbation avec sa main en moins. Moriccio couvrit sa bouche de sa main alors qu'il pouffait de rire de sa connerie. Ah, et la seule damoiselle du groupe, une tigresse sans pitié apparemment... mais trop jeune. Oh ! Le bon vieux matelot Christopher, il était là, bien. Et un autre mec, il avait l'air d'avoir un balai dans le cululu.

Le scientifique d'un sang froid très... classe, au moins ça lui allait mieux que sa paire de lunette, vint leur mettre un collier pour mieux les tenir en laisse. L'anneau était très moche, et il brillait de partout avec ses petites lampes rouges. Immonde, ça gâchait tout.

"Z'auriez pas un modèle noir en cuir, avec des piques au lieu des diodes ?"

Il n'eut aucune réponse, et n'en attendait pas vraiment. Une fois Einstein parti, il essaya de tirer sur son collier. Il tâtonna dans la nuque pour voir s'il n'y avait pas une boucle à défaire... non, rien... c'est ballot. Désespéré il s'approcha du hublot et y vit la terre ferme horriblement loin de lui, qui défilait trop vite à son goût. Coïncidence ou pas, hallucination ou pas, il vit un animal voler à leur côté, un canard qui tourna la tête vers lui et lança un inaudible "Coin !"

Il se frotta les yeux et secoua la tête. Il n'était plus là... foutu colvert ! Il frappa contre le mur de rage... et se fit très mal ! Il se frotta la main discrètement pour ne pas avoir l'air trop bête. Et puis les jérémiades du mioche commençaient légèrement à le surchauffé.

De concert avec la seule dame du groupe, il lança :

"Hey le gnome, tu veux bien la fermer deux secondes ?!"

Puis il cessa de parler, Elie étant bien partie sur sa lancé. Outre Dean, il y avait mono main qui l'énervait. Il pouvait promettre au gamin tout ce qu'il voulait, là n'était pas le problème... mais au moins pouvait-il le faire avec classe quoi. Il se refit la scène mentalement : *Il retire son gros cigare de sa bouche et - Mon nom, mon p'tit gars, c'est Chuck Norris - clin d'oeil et sourire Colgate.*

Il remit une fois de plus sa main devant sa bouche par politesse... il était inconvenant de postillonner sur les gens en rigolant bêtement.

"Moi c'est Moriccio. J'ajoute qu'il est inutile de faire pleuvoir de la grêle dans une poubelle volante qui ne demande qu'un coup de vent pour s'effondrer."

Elie s'était faite plus cinglante. *Ouille, j'aurais jamais oser la faire celle là !*
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 24 Juin - 22:59

Alexander commença à se calmer. La grêle s’arrêta d’un coup.

- Excuse moi Moriccio, mais tu as parfaitement raison. J’ai seulement été un peu en colère…

Il se tourna ensuite vers Elie. Il était en colère. Mais une colère froide. Bien sûr, il n’eut pas cette pensée en tête. Il hésita à serrer sa poigne sur son cou, mais il n’en fit rien, il laissa seulement son regard exprimer ce qu’il ressentait.

- Ecoute moi bien… Elie, c’est ça ? Et bien, certes, je n’en sais pas forcément grand-chose, de si l’on va s’en sortir. Mais moi, au moins, je ne suis pas défaitiste. Et crois moi, te moquer de mon handicap, c’est la pire chose que tu aurais pu faire…

Il avança près des vitres, regardant le paysage. La nature était reposante. D’habitude, il essayait de trouver un coin de forêt, où se poser, et se calmait, simplement. Toucher l’écorce des arbres, écouter les oiseaux chanter… C’était tout bonnement magnifique. Bien sûr, il n‘était pas un adepte des balades nues dans les champs.
Mais en ce moment, cela ne lui suffisait pas. Il n’était pas blessé, ce n’était pas son genre. On l’avait suffisamment blessé dans le passé pour que son esprit soit immunisé à d’autres blessures spirituelles. Mais comment pouvait-elle avoir réagi ainsi, avec un enfant si près ? Il savait très bien ce qu’il faisait, bon sang !

- Passons sur mon handicap… Je vais te dire ce qui me fait croire que l’on sortira d’ici. Il y a une chose que j’ai appris, avec le temps, c’est que l’on peut réussir que ce que l’on croit pouvoir réussir ! Il faut se donner les moyens, et être sur de soi, voilà tout !

Il regarda Dean. Il espérait lui avoir donné de l’espoir, ainsi. Ainsi qu’à ses compagnons.
Il regarda Moriccio. Il était intéressant, bien que peut-être mesquin. Mais il était plus vieux. Entre les jeunes et les vieux, c’était toujours la même histoire… Peu de moutons noirs, dans un troupeau de moutons blancs… Mais le pire, c’est que les rares moutons noirs suivaient un chef de troupeau noir…. Imbéciles…

- Je n’ai peut-être qu’un bras, je n’ai peut-être aucune classe, je ne suis peut-être pas très riche ni très beau… Mais j’ai la prétention de croire en mes capacités ! Et je suis sûr que vous aussi, vous avez des capacités ! Au moins, à pouvoir foutre la merde, comme toi, Elie ! Mais même des gens comme toi peuvent servir !

Il n’était pas peu fier de son discours. Mais il se doutait que cela n’aurait que peu d’effet. Ce n’était pas de simples moutons blancs, après tout. Et Elie n’était pas une idiote. Cependant, il se prit à espérer.

- J’essaierais personnellement de m’en sortir, une fois arrivé à Techyo. Pour l’heure…

Il recommença à marcher un peu, toujours pour se réchauffer.

- J’espère que tu ne me dérangeras plus, vipère !
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Jeu 24 Juin - 23:54

Enfin quelqu’un de censé parmi eux ! Sans le savoir Moriccio reçu presque instantanément la « validation » d’Elie qui se traduisit en un sourire en coin de connivence. Ce mec essayait un peu trop d’avoir la classe, mais il avait un bon sens de la répartie et partageait l’avis de la mauvaise jumelle ce qui était loin d’arriver souvent. Le fou rire que le trentenaire avait du mal à maitrisé devant les discours que tenait Alexander ne le rendait que plus sympathique à ses yeux : avec un peu de chance elle ne se retrouverait pas si seule que ça !

Ce qui était drôle en plus de ça, c’était la réaction du manchot qui avait fait tomber la colère de l’adolescente pour la remplacer par une envie irrépressible de rire. C’était de l’humour, forcément. D’accord elle avait poussé le bouchon un peu trop loin (Maurice) en se moquant de son handicap, mais bon… la suite pseudo philosophique était vraiment tordante. On aurait dit un remix du rêve américain version Dreamland.

- « I have a dream » c’est ça ? Tu te prends pour Martin Luther King ?

La brunette laissa échapper un rire sonore, plaçant sa main devant sa bouche pour que son sourire moqueur ne soit pas trop visible tout en basculant un peu plus dans son pouf. Ce mec serait bien capable de leur faire une tirade de plus et ce n’était pas sûr que les côtes d’Elie résistent à un nouveau fou rire.

Ses tentatives de piques blessantes n’eurent pas d’autre résultat que de faire hoqueter la jeune fille qui tentait de se calmer autant qu’elle le pouvait. Ce gars était un phénomène, il se prenait vraiment pour un héros ? Il allait faire quoi une fois à Techyo, avec son joli collier clignotant ? Fuir et après ? Il serait rattrapé en quelques minutes, elle voudrait bien le voir ramené par la peau du cul d’ailleurs…

La brunette jaugea Alexander qui bombait le torse tant il était fier, après sa conclusion ou il l’avait qualifié de vipère. Elle se contenta de tirer la langue en imitant le sifflement du serpent avant de lever les yeux au ciel pour lui faire comprendre qu’il aurait quand même pu trouver mieux.

- Je te dérange ? Mais tes discours à la superman me dérangent aussi tu sais ? Le pire c’est que t’y crois tellement que je suis persuadée que tu mettrais sans rechigner un slip par-dessus ton pantalon.

Elle se remit debout par un savant jeu de muscles avant de rejoindre sans se presser la silhouette dressée du frigophobe. L’adolescente semblait minuscule à côté de lui avait son mètre soixante mais ce n’était pas ça qui allait la faire fermer son clapet. Elle le jaugea sans se cacher, d’un œil critique avant de rétorquer avec un sourire en coin :

- On peut tout faire avec la volonté ? Bah vas-y, réveille toi dans le cabinet de Parki par la force de ta volonté !

Le silence et l’inaction qui suivit en disait long, elle reprit donc avec mépris :

- Être sûr de soi ne te garantie pas la survie ici. Je suis sûre que la plupart des voyageurs morts pendant la nuit sanglante étaient sûr d’eux. Je suis sûre de moi, mais ça ne m’empêchera pas de mourir si la situation me dépasse. Être trop sûr de soi c’est aussi courir à sa perte, prendre des risques inconsidérés et perdre en prudence. Tu fanfaronnes comme un coq de basse-cours, mais ça n’empêche que si le savant fou décide de te foutre en bocal t’y pourras rien. Y’a un moment pour l’espoir, et un autre pour le réalisme. Même le gosse en a plus que toi et c’est bien triste.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Ven 25 Juin - 20:32

Il commençait à enrager. Mais intérieurement. Il ne voulait pas qu’elle voie cet état. Il ne laissa donc rien paraître. Il restait le visage fermé quand il se tourna vers elle.

- Qui t’a dit que je voulais retourner dans le cabinet de Parkinson ? Je n’ai pas apprécié au début, certes, mais j’ai des raisons qui me donnent envie de rester ici, et de visiter. De voir ce qui va arriver.

Mais en restant sous mon contrôle, pensa-t-il. Cette femme ne connaissait rien, et était bien trop puéril pour comprendre sa pensée. Elle se croyait drôle, à parler comme Martin Luther King ?

Elle évoqua ensuite une « nuit sanglante », qui aurait fait des victimes… Peut-être qu’ils étaient sur d’eux. Mais ils n’étaient que des moutons dans un jeu, des proies. Et il ne faut jamais être trop sur de soi. De toute façon, il avait bien plus de qualités et de capacités que ces insectes. Tous de misérables cafards….

C’est pour cela qu’il n’aimait pas les hommes : ils cherchaient toujours à surpasser un autre, pour leur bon plaisir, toujours à aider, car ils avaient pitié… Ils ne faisaient rien de par leur propre initiative, ils ne menaient pas une vie individualiste. Et il espérait la paix ? Il espérait un monde utopique ? Alors que ce monde était voué à la guerre, séparé par les passifs, les « bons » et les « mauvais ». Toujours une histoire de mouton. Mais on ne parlait jamais, oh non, jamais des reclus. Et pourtant, c’était les plus intéressant. Des gens d’avenir ! Eux au moins pouvaient changer ce monde ! Il n’était encore que trop peu… Mais ils savaient comment fonctionnait le peuple. Un jour viendra, oui…

Alexander n’était pas sur de savoir dans quel camp il était. Il était seulement sûr d’être dans son camp. Il aimait bien Moriccio. L’avenir lui dirait ce qui se passerait.
Il se tourna vers les autres


- Et vous, que pensez-vous ? De quoi avez-vous envie ? De vous plaindre explicitement comme ce jeune garçon, de rire comme Moriccio, ou bien de vous plaindre implicitement comme Elie ? Personnellement, j’aurais tendance à faire comme Moriccio. Au moins, il voit la vie au positif !


Et il fit son plus beau sourire. Il verrait bien comment ils réagiraient.
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Ven 25 Juin - 23:39

La joute verbale faisait rage en Elie, qui ne démordait pas des propos d'Alexander. Cela se résumait à l'optimisme surjoué de naïveté contre le réalisme terre à terre. Moriccio n'était pas de nature pessimiste, mais il fallait se rendre compte que cela rimait avec réalisme. Il ne voyait pas la vie au positif, il se contentait de rire bêtement (mais avec classe quand même) des bêtises énoncées par les uns et les autres : les tirades enflammées et la parodie. Au moins, le demi manchot n'était plus concentré sur sa peur, et le micro climat autours de lui s'en ressentait. Voyant que le voyage allait être long à ce rythme, il se sentit obligé de départager les deux duellistes.

"Il faut certes se donner les moyens de réussir... mais là, les moyens, on les a pas. On est enfermé, mis en laisse - Il passa son doigt derrière le collier qui l'étouffait - et dans une poubelle volante à haute altitude. Ok, c'est pas tout rose, mais personne ne s'est encore avoué vaincu. Faut juste pas faire de fausses promesses au gamin, parce que si tu ne peux pas les honorer, il sera franchement déçu.
Au moins soyons préparé à ce qu'il nous attends, de mauvais comme de moins mauvais.
"

Il avait dit ça en se passant la main dans ses cheveux. Après cette tirade qu'il voulait réconciliatrice, il voulut rajouter autre chose, un truc classe... mais il ne trouva pas. Au lieu de ça il se tourna vers les hublots pour voir si le canard de l'épiait pas. Il se racla ensuite la gorge et reprit en blanchissant :

"On est une espèce en voix d'extinction... la science ne peut pas nous faire de mal. Il regarda le petit Dean et lui tapota affectueusement le crâne. Ou alors elle va nous disséquer ah ah ah ! Hem..."

Il s'en retourna à son hublot. Le nom de Parkinson avait de nouveau déboulé sur le tapis. Il ne souvenait pas avoir consulté un psy. Peut-être dans son enfance, mais ça ne correspondait pas de toutes façon avec ces jeunes qui ont tous été le voir. D'ailleurs Moriccio ne considérait pas qu'il avait un problème, se sentir harcelé constamment par un canard c'est un problème ça ? Non, moi je vous le dis, non. C'était ici qu'il avait un problème. Quand il entendit Alexander dire qu'il avait des raisons de vouloir revenir ici si jamais il en partait de ce monde :

"Ok, alors toi je comprends pourquoi t'as vu un psy. Moi, j'l'ai jamais vu votre Parkinson. Je faisais tranquillement la sieste dans mon jardin quand je me suis réveillé dans ce monde de fou. Et le pire dans cette histoire, c'est que dès que je dis COINCOIN, il se passe un truc... ... Ouïch !"

Après avoir prononcé le mot magique, le pot de yaourt avait tangué, comme s'il avait traversé une zone de turbulences.

"C'est rien, on a du heurter un banc de canards."

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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 26 Juin - 23:48

Alexander avait écouté Moriccio. C'était effectivement une personne intéressante, sensée... Et il n'avait pas tort. Tout ce qu'il avait dit, il le savait, bien sûr. Mais au moins, il mettait au clair tout le monde. Au moins, il n'était pas abattu. Pas comme cette Elie. Il commençait sérieusement à ne pas l'aimer. Une pimbêche, une enfant gâtée ! Dès qu'il pourrait, il s'occuperait peut-être de son cas... Mais pas maintenant.

Moriccio continuait à parler. Il avait bien fait de voir un psy ? Il voulait seulement perdre sa phobie ! Il avait dû mal comprendre.

-Ce que je voulais dire, c'est que, tant que l'on n'a pas trouvé un moyen de sortir de ce monde, cela ne sert à rien de paniquer. Je préfère contempler le paysage, et être un minimum positif. Comme tu le disais tout à l'heure, au moins, on est des survivants...


Et ainsi, il n'avait pas vu Parkinson ? Puis il tangua, suite à une « zone de perturbation ». Moriccio mettait la faute sur des canards, mais après avoir parlé d'une caractéristique étrange. C'était sans doute un pouvoir ! Et son pouvoir... Cela devait être la poisse ! Il avait peur des canards ? Ou autre chose ? Paranoïa liée au canard ? Il n'en avait aucune idée !

Mais ce jeune homme avait au moins un talent que la dévergondée n'avait pas : l'humour !

Il ria, et commença alors à essayer de parler, avant d'être pris d'un nouveau fou rire. Puis il se calma, et repris :

-Ainsi tu n'as pas vu le Docteur Parkinson ? Peut-être en rêve ? Comme le disait la demoiselle, « I have a dream » ! Faut pas le prendre mal, mais cela m'étonne. Tu ne t'en rappelles peut-être plus...

Il regarda dehors. Magnifique paysage. Mais sans canard.

-Ton pouvoir a le mérite d'être original... Bien que stressant. En tout cas, je ne vois pas de canard. Et puis, le pire, c'est les pingouins.

Il frissonna. Ces créatures des terres gelées ! Elles lui donnaient froid dans le dos... Elles n'étaient pas cannibales, ni carnivores... Mais elles étaient une représentation du froid. Sans cela, il aimerait les pingouins. Après tout, il y avait de magnifiques empereurs...

Il commençait sérieusement à avoir froid. Il ne voyait rien d'autre à faire que dormir, en tout cas essayer, tout en se frictionnant. Il devait avoir l'air le plus naturel possible.

-En tout cas, je ne vois rien à faire pour l'instant... Je vais faire un petit somme, en attendant du nouveau !

Il s'allongea, mais le sol était froid... Trop froid. Il se releva, et, pour se réchauffer, pris son bonnet péruvien. Il ne perdrait pas ses oreilles. Il continua à marcher.

- En fait, sur ce sol, ce n'est même pas la peine de dormir ! Je vais attendre un peu...

La neige commença à tomber. Et il commença à prendre peur. La neige se transforma en une grêle de plus en plus dru et grosse. Il s'écarta dans un coin, et se frictionnait, pour se réchauffer, se rassurer, et ne pas perdre son dernier bras...

-Il caille ici!


Et plus il avait peur, plus cela continuait. Alors il eut une idée, qu'il fit le plus naturellement possible.
Il se fracassa le crâne contre un mur, comme par accident, et tomba, sonné.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 27 Juin - 12:26

La réplique d’Alexander, pour cette histoire de volonté ridicule, atteignait les sommets en bêtise et mauvaise foi. Elie en était totalement estomaquée et se demandait sérieusement si en perdant sa main le bonhomme n’avait pas abandonné au passage un bout de son cerveau. Il voulait rester ici ? Grand bien l’en fasse ! Qu’il se fasse bouffer par un rat géant… ou finisse en rat tout court dans une jolie cage à Techyo s’il trouvait ça si palpitant. D’ailleurs avec un intellect tel que le sien les raisons ne volaient probablement pas très haut, ce que la brunette se permit de persifler pour elle-même, avec un mépris évident :

- Des raisons de rester ? Je mettrais ma main à couper qu’il s’agit d’une paire de nichons…

Ce jeu de mot plus ou moins volontaire lui tira un sourire moqueur qui ne fit que s’étirer devant la tirade de frigophobe qui exhortait les troupes à donner leur avis dans l’espoir qu’ils soient de son côté, tout en médisant sur elle. Quand est-ce qu’elle s’était plaint au juste ? Elle avait dû louper un épisode, car mis à part se plaindre de la chiantise de ce mec rien n’avait franchi l’enclos de ses lèvres dans le but de gémir sur les difficultés de la vie. Elle n’aimait pas ça, se plaindre, et c’est bien la raison pour laquelle elle avait demandé à Dean de la fermer.

Si ce mec voulait faire le coq grand bien lui fasse, il ne trompait personne ! Elle se contenta juste de rire devant le spectacle tragi-comique que leur offrait Alexander. Sans parler de son sourire ultra white, une vraie pub pour dentifrice…

**Et tout ça gratuitement, quelle aubaine !**

Heureusement Moriccio arriva, tel un prince sur son… canard ?… pour appuyer les dires de la brunette. La seule différence était qu’il mettait des formes à son discours, du coup le manchot ne se rendait même pas compte qu’il était autant tourné en ridicule par les paroles du trentenaire que par celles de l’adolescente. Elie ne se priva d’ailleurs pas d’applaudir le discours de l’homme, comme quoi elle n’était pas non plus dépourvue d’humour ! Il voyait lui aussi qu’il manquait une case à ce pingouin, enfin quelqu’un de perspicace…

La suite du programme lui plus moins, lorsqu’après que Moriccio eut prononcé le mot « coincoin » leur vaisseau se mit à tanguer, la faisant heurter Alexander alors qu’elle tentait de conserver son équilibre. Elle passa les secondes suivantes à s’essuyer frénétiquement le bras avec dégoût après s’être éloignée de quelques pas, ne portant aucune attention à la remarque faite sur le banc de canards. La jeune fille était juste obnubilée par l’idée de trouver de la javel, pour se laver la peau au cas ou la connerie congénitale de ce mec soit contagieuse. On était jamais trop prudent.

Alexander essayait d’ailleurs de se dépêtrer de l’image qu’on se faisait de lui comme d’une toile d’araignée, mais plus il se débattait plus il s’y empêtrait inexorablement. Des survivants hein ? Ça faisait très Conan le barbare tout ça, il ne lui restait plus qu’à troquer son string par un page en peau de bête, il fallait dire qu’il avait déjà la mentalité de l’homme de cromagnon, il ne serait pas dépaysé.

L’adolescente avait réussi à se taire jusque là par je ne sais quel miracle, mais la remarque à la monsieur-je-sais-tout vis-à-vis de l’origine de Moriccio lui rendit la voix. Comment pouvait-il tirer ainsi des conclusions sur le peu d’expérience qu’il avait ? Et traiter limite son nouvel « ami » d’alzheimer précoce… car ce n’était ni plus ni moins que ça qu’il proclamait en affirmant qu’il avait dû oublier. Comment peut-on oublier un rendez-vous chez le psy pauvre nouille, surtout un récent !

- Ouais, il a dit coincoin et il a perdu la mémoire… malgré tout le respect que je te dois… enfin j’t’en dois pas vraiment mais bon… j’ai déjà rencontré quelqu’un qui n’était pas là à cause de Parki, qui était là depuis 10 longues années, elle laissa le temps à l’info de pénétrer le cerveau d’Alex avant de reprendre, Tout ça parce qu’il était dans le coma. Ce qui veut donc dire qu’il y a plusieurs moyens de venir ici. Peut-être que des gens y arrivent rien qu’en dormant… peut-être comme Moriccio. Alors arrête de faire comme si tu avais la science infuse : c’est distrayant mais à la longue c’est lourd.

Soit il ne l’entendit pas, soit il ne lui porta pas attention car il se mit alors à parler de pingouin, avant de se coucher à même le sol sous les yeux ronds d’Elie pour… devinez quoi… se PLAINDRE. Mais quel boulet, surtout qu’il avait l’air d’avoir loupé un truc évident qu’Elie ne manqua pas de lui faire remarquer d’un ton sarcastique :

- T’as perdu tes yeux aussi, pour pas voir les poufs ? Si tu préfères dormir sur le sol comme un clebs c’est ton choix après tout, et ça te va bien.

Mais il joua une nouvelle fois le sourd, avant de se fracasser la tête contre le mur. Une longue seconde de silence passa avant que l’adolescente ne lâche avec dépit :

- Il a tenté de se suicider parce qu’il s’est rendu compte qu’il était con ou bien ?

Elle jaugea la silhouette étendue du brun avec un mépris évident mêlé à de la profonde lassitude. Elle le poussa du bout du pied pour voir s’il faisait semblant mais il fallut se rendre à l’évidence que non. L'adolescente aurait bien voulu le rosser un peu, histoire de se passer les nerfs mais il y avait fort à parier que ce serait mal accepté par ses compagnons de voyage la poussant à se contenir dans un incroyable effort. Une fois sa tension retombée elle se tourna alors vers Moriccio dans l’espoir qu’avec ce calme retrouvé ils pourraient voir une discussion intéressante.

- Je me sens presque en vacances, du coup. Tu es ici depuis longtemps ? Je voudrais pas être pessimiste mais… tu ne crois pas qu’il t’es peut-être arrivé quelque chose dans ton jardin ? Parce qu’en parlant de coma ça pourrait bien être ton cas, il aurait suffit qu’un gosse te balance un truc sur le crâne et… enfin tu vois le tableau. Je n’espère pas pour toi, t’as l’air plutôt sympa, et censé surtout. Si t’étais plus jeune j’aurais presque pu avoir le béguin pour toi !

La conclusion était humoristique et elle le souligna par un clin d’œil complice. L’absence de l’autre mec la mettait dans une humeur presque euphorique qu’elle connaissait rarement. Comme quoi, les vertus du soulagement…
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Adam Cromwell
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 27 Juin - 20:33

Ridicule.
Ce fut tous ce qui traversa l'esprit d'Adam Cromwell lorsqu'il tenta de faire le point sur la situation.

Depuis qu'il était arrivé « ici », il ne lui était arrivé que des ennuis et voilà qu'il se retrouvait enfermé avec des gens qu'ils ne connaissaient pas. Une bande de gamins pour la plupart, tous étranges et qui n'avaient même pas le mérite de faire preuve de leur insignifiance.

Bien sûr le plus jeune n'était pas en faute, il n'avait pas du être éduqué de la bonne façon par ces parents il ne se rendait donc pas compte qu'il ne faisait qu'émettre des sons interrogatifs dénués de cohérence où d'intérêt...

Mais les autres... Eux ils n'avaient aucune excuse surtout ce « Moriccio » qui avait au moins le même age que le chef d'orchestre.

Remarquez... Si l'on prenait les éléments dans l'ordre c'était la jeune fille « Elie » la plus coupable.

Après tous, le garçon manchot « Alex » faisait certes preuve d'un énervant optimisme béat mais en quoi cela la regardait-il ?
Il fait une promesse qu'il ne pourra pas tenir ? Il n'avait pas parler de promesse... Et s'il en avait fait une cela aurait été à l'enfant pas à elle... Et elle avait bien montrer qu'elle ne s'inquiétait pas de ses états d'âmes.

Leur joute verbale était partit de là, appuyé par Moriccio qui ne faisait qu'empirer les choses : Pourquoi fallait il que lui aussi s'en mêle ? qu'on les laisse s'étriper après tout...

Bien sûr ça ne s'arrêtait pas là, le manchot continuait avec sa grandiloquence et l'adolescente acariâtre le reprenait en le rabaissant grâce à des informations qu'elle détenait et pas lui... Cela lui donne certes un avantage mais ne la rend pas meilleure pour autant...
Elle osait parler de réalisme dans la situation on l'on se trouvait ? Ridicule... Et ils n'arrêtaient pas de parler de « pouvoirs »... Mais de quoi parlaient ils ? Étaient ils tous complètement fous ?

Moriccio était presque remonté dans l'estime d'Adam lors de sa dernière tirade mais il s'était mis à parler de canards...

Désespérant.

Surtout quand le manchot c'était assommé, pourquoi avait il fait ça ? Souffrir était un bon moyen d'éviter de penser à une chose mais là...

Lui il était là assis dans un coin la tête entre les mains à subir leur cacophonie, quand il leva enfin les yeux sur eux leur lançant un regard plein de lassitude.

« Excusez moi, mais pourriez vous cessez de faire tous ce bruit inutile ? Maintenant que le manchot est KO il serait peut être bon de saisir l'occasion de cesser de parler pour ne rien dire non ? »


[HRP : Ok c'est pas un post terrible mais c'est juste histoire d'enfin intégrer l'histoire sinon je pourrais jamais débarquer ^^]
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 27 Juin - 23:02

Le voyage continuait mal gré, avec un Dean qui avait eu la sage bonne idée de se taire un peu. Alexander quant à lui mettait mal à l'aise Moriccio. Il le regardait avec des yeux ronds agir et parler, donc tendre autant de perches à la pitbull de 17 ans qui ne manquerait certainement pas de les saisir. Le manchot insistait au niveau du docteur Parkinson.

"Puisque je te dis que non."

Il ferma lentement les yeux. La réparti de ce mec qui baladait la grêle avec lui était franchement moyenne. En fait, cela faisait honte, et Moriccio ne supportait pas la honte des autres, c'est comme s'il la ressentait en même temps. Sensation horrible d'autant plus quand il entendit Elie saisir la balle au bond pour flanquer un smash. Elle avait connu un mec prisonnier de ce monde depuis 10 ans... Cette mauvaise nouvelle fila une énorme claque à Mori, qui du s'assoir un instant pour ne pas que ses jambes le trahissent.

Ses yeux devinrent encore plus rond quand il vit le jeune homme s'allonger parterre dans le but de dormir. Pourquoi avait-il choisi de dormir au sol ? Puis n'arrivant pas à s'endormir, il se releva et se jeta la tête contre le mur.

"... Hey mais t'es complètement con arrête !"

Le trentenaire se leva d'un bond et tenta de rattraper Alexander, mais en vain. Celui-ci retomba complètement sonné. Un bel oeuf commençait déjà à gonfler sur une zone rougeoyante. A son réveil, il aurait très mal au front. Voyant un filet de bave couler, Mister Bonancia décida de ne pas toucher à l'inconscient et de retourner s'assoir sagement. Il sourit, encore perplexe devant ce geste incompréhensible, à la remarque de la demoiselle, puis se tourna vers elle. Une fille lui parlait. Comme beaucoup d'autre auparavant, mais il n'avait jamais su s'y prendre. Autant répondre bêtement, en se triturant les mains :

"Euh, ça fait une huitaine de jour avant votre arrivé dans la galère, et je ne sais pas combien de temps à durer le voyage donc... Dans le jardin ? Ouais, avec ma poisse, ce serait pas étonnant, mais j'étais relativement au calme. Je vois pas ce qui a du m'arriver, et je me souviens bien m'être endormi sur ma chaise longue."

Elle le trouvait sympa et sensé, ça regonflait le moral de Moriccio qui n'entendait pas souvent de compliment pour sa part. Il devenait de plus en plus gêné, et le coup final vint quand elle le charria. Il se passa la main nerveusement dans ses cheveux gras et ajouta pour rentrer dans son jeu :

"Hé hé, tu diras plus ça dans 6 ou 8 ans."

Puisqu'ils en étaient à discuter pour faire passer le temps, autant poursuivre :

"Qu'est-ce que tu faisais de beau avant ton arrivée en enfer ? Si c'est pas trop indiscret bien sûr."

Soudain, leur bavardage fut interrompu par l'intervention inopinée et surprenante du second trentenaire. Comme intro il y avait plus agréable c'était sûr. Voilà un genre d'homme que Moriccio ne pouvait pas saquer, le type même du mec suffisant.

"Mais tu parles ? S'exclama Moriccio. Moi qui croyait depuis tout ce temps que t'étais un genre d'autiste, un truc comme ça, seul dans ton monde. Si on te dérange, tu peux te jeter contre le mur, ça à l'air efficace."


[HRP : Bienvenue parmi nous !]
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 28 Juin - 0:13

Alexander se leva, sonné. Il n'avait plus trop froid, et s'il avait froid, il ne le ressentait pas. Tout ce qu'il ressentait, c'était un gros mal de crâne. Bon, cela marchait, mais la prochaine fois, il faudra quelque chose de moins violent...

-Veuillez m'excusez, une absence due à ma phobie... Maintenant je suis en pleine forme.

Il avait vaguement entendu ce qu'on lui disait. Mais alors vaguement. Il avait entendu le mot dormir, un homme intervenir aussi. Il voyait encore flou. Il attendit que sa vue se précise, ne marchant pas très droit, se tenant le crâne. Puis il regarda la scène.

Elie s'était rapproché de Moriccio, et avait l'air de lui faire un épisode de l'île de la Tentation. Mais il ne devait pas être assez réveillé. Derrière eux, un trentenaire plus que respectable semblait leur avoir parlé. Sans doute celui qui était intervenu. Il remit ses idées en place. Bon il devait essayer de la jouer plus cool, sinon il ne ferait sans doute pas long feu. Et puis, le savant fou ne voudrait plus de lui s'il continuait à se jeter dans les murs... Il voulait survivre, pas mourir plus vite. Il s'assit sur un pouf. Il se rappelait quelques trucs... Avant qu'il se cogne, on lui avait proposé de s'allonger sur les poufs. Sur ces machins ? Bref... Il devait s'expliquer.

- Bon, veuillez m'excusez... Elie, d'abord : je sais qu'il y avait les poufs, mais je ne vais pas dormir sur ces trucs... Enfin je ne voulais pas. Mais je crois que je vais y être obligé.
Moriccio : Désolé pour ma mauvaise interprétation, je ne suis dans ce monde que depuis peu, donc forcément...
Et maintenant, pour vous tous : non je ne suis pas fou (théoriquement), mais comme vous avez peut-être pu le voir, la grêle a commencé à chuter... C'est due à du stress, sans doute, à la peur que j'éprouvais en ressentant le froid... Mais pour l'instant, ça va, j'ai plus mal au crâne qu'autre chose. Donc si je me suis fracassé le crâne, c'était pour cette raison, et pas une autre. En tout cas, je pense que l'on devrait arrêter ces conflits. Cela ne sert à rien. Et merci à toi qui es intervenu... Pourrait-on au moins connaître ton nom ?


Il prit son bonnet péruvien, le serrant bien sûr sa tête. Il se posa sur un pouf. Il ne dormirait pas, pas comme cela. Mais il allait tâcher de se taire. Il n'aimait pas Elie, mais bon, il faudra qu'il fasse avec. Il attendrait de voir ce qui allait se passer.
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 28 Juin - 17:04

Au fil de la conversation Moriccio lui paraissait de plus en plus sympathique, un peu pataud mais relativement attachant pour un homme de son âge. Il n’avait pas l’air d’avoir été gâté par la vie mais prenait ça avec détachement et de multiples tentatives pour paraître classe. D’ailleurs celles-ci lui donnaient plus ou moins un air intimidant, avec ses longs cheveux noirs, son air ténébreux… mais il savait se montrer en parallèle jovial et rassurant. Il continuait même à lui faire maladroitement la conversation !

Elie était malgré tout mal à l’aise à cause de la question qu’il venait de lui poser. Que faisait-elle avant de venir ici ? Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle attendait dans un coin du cerveau de Jade pour jouer les bodyguards en cas de besoin non ? Tout ce qu’elle en tirerait ce serait une image de bouledogue et de maboul, et aucune des deux ne lui plaisait.

Les tracas de la mauvaise jumelle s’envolèrent lorsqu’un homme guindé prit la parole pour les sommer ni plus ni moins de se taire, alors que leur conversation était strictement privée et ne regardait qu’eux. Ils ne parlaient même pas fort ! A croire qu’à force de s’enfoncer un balai dans le cul le manche avait finit par heurter le cerveau de ce mec…

- Notre bruit de dérange ? T’as qu’à te branler, il paraît que ça fini par rendre sourd.

Elle avait sifflé cette remarque pleine de vulgarité entre ses dents à la suite de Moriccio et ses mâchoires étaient crispées de colère. Vraiment marre de tomber sur une bande de con, s’il l’ouvrait encore une fois elle n’arriverait probablement pas à se retenir de lui sauter à la gorge. Un empêcheur de tourner en rond suffisait, et le rôle était déjà tenu par Alexander.

L’adolescente se détourna d’Adam pour faire face à Moriccio, envoyant voler son épaisse chevelure brune dans son dos avec encore sur son visage l’expression de sa colère exacerbée. Elle inspira profondément avant de reprendre comme s’il n’y avait eu aucune interruption, parlant volontairement fort pour faire comprendre à l’homme qu’il pouvait se mettre ses désirs où il pensait, et bien pronfond (amis de la poésie bonsoir !) :

- J’allais dire, donc, qu’avant de venir ici je… je ne faisais pas grand-chose. J’étais un peu… cloitrée, je ne sortais que pour « travailler » en quelques sortes…

En essayant que rester vague Elie n’avait réussi qu’à rendre son discours ambigu, mais elle n’eut pas le temps de s’en rendre compte car Alexander se redressait déjà avec une bosse de la taille d’un œuf sur le crâne. Il tanguait comme un homme saoul en se tenant la tête comme s’il s’attendait à la voir tomber et rouler sur le sol. Il se rependait en excuses diverses, mettant son acte sur le compte de sa phobie avant de se lancer dans un monologue assez… inattendu.

Il parlait de tout, de rien et à tout le monde. Ses raisons étaient loin d’être convaincantes, comme si quelqu’un pouvait préférer dormir par terre que sur un alignement de poufs, comme si être ignorant justifiait d’affirmer catégoriquement des choses fausses, comme si la peur le poussait au masochisme. Bon, au moins il s’excusait, ce que la brunette n’aurait jamais cru le voir faire un jour, et c’était bien la seule raison pour laquelle elle ne lui coupa pas la parole pour lui balancer une vanne bien cinglante.

Alexander fini par se laisser tomber sur l’un des sièges avant d’enfiler un bonnet péruvien qui, associé à sa tenue sextusienne le rendait terriblement ridicule. Elle le fixa tout du long de sa petite scène avec les bras croisés et les yeux plissés de méfiance. Elle était sensée répondre quoi à ça ? Nous t’accordons le pardon, Ô Alexander ? Elle s’apprêtait à rire lorsqu’elle comprit la scène qui se déroulait devant ses yeux. Le manchot semblait… si pathétique avec son bonnet, son visage blessé et ses mains qui frottaient ses bras comme s’il était frigorifié.

Il ne faisait pas si froid, mais la peur n’est pas toujours rationnelle, et elle donnait presque au jeune homme un air de chat potté. Air qui titillait méchamment le côté protecteur de la donzelle qui, n’ayant pas Jade sous la main, n’attendait que ça pour se réveiller. Sauf qu’elle ne l’appréciait foncièrement pas, ce qui causait un débat plus qu’agité sous sa caboche ce qui entrainait un mutisme miraculeux.

Après quelques secondes elle finit par hausser les épaules avec un agacement marqué avant de… détacher ses voiles bleus. Elle se retrouvait maintenant en string et stupide bande de tissu cachant ses seins, mais vu l’utilité des voilages sa pudeur en était à peine éraflée. Elie tendit ensuite avec réticence ce qu’elle avait ôté à sa tenue et lâcha en regardant tout sauf Alexander :

- Tiens. C’est pas bien épais, mais si ça peut aider…
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Adam Cromwell
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Lun 28 Juin - 20:45

Erreur.
C'était une erreur de s'être emporté et d'avoir pris la parole, maintenant qu'Adam s'en était mêlé il devenait la cible des animosités.

Cela ne le dérangeait pas, à vrai dire il n'y porta même pas attention. Tout ce qui lui venait à l'esprit était qu'il n'avait pas réussi à se contrôler... Encore...

Cela lui arrivait de plus en plus souvent depuis qu'il était « ici ». Il avait beaucoup de mal à retrouver son calme dans ce « monde » (il n'arrivait toujours pas à admettre que c'en était réellement un différent).
Il avait tenté de soigner ces pertes de contrôle mais il lui semblait que c'était pire que tout.

Il devait se ressaisir.

On lui parlait il devait répondre, la politesse avant tout.

Le chef d'orchestre se releva alors et regarda ses « compagnons » d'infortune.

C'était l'homme, « Moriccio » qui lui avait parlé en premier, l'adolescente avait rajouté quelque chose juste après mais cette phrase n'arracha qu'une pensé à Adam :
*Un tel manque d'éducation... Quel tristesse...*

Il s'approcha légèrement.
« Oui, je parle en effet. Mais contrairement à certains je ne juge pas digne d'intérêt de le faire à tort et à travers. Je ne compte cependant pas me blesser pour cesser de subir votre babillage merci bien. »
Il marqua un blanc, reprenant sa respiration.
« Je préfère pour ma part réfléchir. Cet « endroit » est tellement... Bref... Il semble que je perde facilement mon calme ces derniers temps, vous avez tout à fait le droit de « discuter » si vous jugez vraiment cela important... Enfin... »

Le jeune manchot choisi ce moment pour reprendre connaissance, Adam ne porta que peu d'intérêt à ce qu'il raconta, sauf lorsqu'il lui demanda son nom.
*Je perd vraiment le sens des réalités ! Voilà que j'en oubli les bonnes manières !*

Ce fut avec un bref signe de tête qu'il ajouta :
« Je me nomme Adam Cromwell. »

Le trentenaire fut légèrement étonné que l'adolescente donne ces quelques bout de tissus au jeune homme pour l'aider à lutter contre sa phobie.
Elle pensait donc aussi aux autres ? Une bonne action, une perte de temps mais une bonne action.

Il ajouta doucement.
« Il vaut surement mieux se soutenir... »
*Voilà, je leur propose mon soutien, comme il se doit. Maintenant libre a eux d'accepter ou non. »
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Mar 29 Juin - 20:36

Alexander remarqua la tension qui régnait autour de lui. Mais il n’en avait que faire. Il avait froid, et mal au crâne. Il sentit le regard d’Elie se fixer sur lui. Il sentait la tempête arriver… Que lui voulait-elle encore ? Enfin, il devrait subir cela, et ce sans broncher…
Elle s’approcha. Ça y est, elle allait ouvrir la bouche, elle allait l’engueuler, voir en rajouter à ses souffrances… Au moins, cela le réchaufferait.
Mais à son grand étonnement elle commença à enlever ses voiles bleues transparents, et Alexander détourna la tête. Il avait un minimum de savoir-vivre. On ne regardait pas une femme à demi nue ainsi. Elle lui tendit les voiles. Il voulut croiser son regard, mais elle cherchait à l’éviter. Pourquoi faisait-elle cela ?

- Merci, c’est gentil…..

Il s’en vêtit, et, bien que cela ne soit effectivement pas bien épais, cela le réchauffa légèrement. Et son cœur était d’autant plus réchauffé par l’acte de cette fille. Un jour, une tempête, un autre, une crème. Etrange…
Le nouveau s’était présenté sous le nom d’Adam Cromwell… Et avait l’air d’apprécier moyennement Elie, vu l’étonnement encré dans ses yeux. Suite à cela, il proposa son soutien ? Soutien ? Alexander aurait pu s’en passer. Mais il décida de faire comme il avait décidé au départ.

- Je ne te connais pas encore. Mais je vais considérer que c’est une bonne chose.

Il attendait de voir la réaction des autres. Il essaya de dormir tout de même sur ce pouf, bien qu’il détestait cela. Au moins somnoler. Ainsi, il garderait un œil sur les autres.
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Ven 2 Juil - 21:36

Ah, la bourde, apparemment, il avait posé une question fâcheuse à laquelle Elie répondit vaguement. Elle avait quoi, 16-17 ans à tout cassé ? Alors elle aurait du répondre "je suis au lycée, ou je suis serveuse à mi-temps" ou une connerie du genre, mais pas "j'étais cloitrée..."
Visiblement, c'était une réponse échappatoire pour enrober la vérité sans mentir. Réaction que Moriccio ne poussa pas à aller plus loin en ne poursuivant pas le sujet plus loin, et feignant de ne pas voir la gène sur le visage de la demoiselle.

Il s'attarda plutôt sur le réveil du dément qui s'était jeté contre un mur.

"Ca va ? Pas trop mal au crâne ?" Railla-t-il amicalement.

Il se répandait en excuses et en explications, chose que le trentenaire avait du mal à supporter. Cela ne montrait que la faiblesse, ça vous mettait à nu. Quelqu'un qui ne cachait pas ses cartes se faisaient inéluctablement plumer.

"Ok ok, c'est bon, t'inquiètes pas... Joli bonnet."

L'homme qui faisait tombé la neige et la grêle avait pris position sur un pouf, enfin. Il s'était attiré les grâces de la jeune demoiselle qui avait sacrifié pour lui quasiment 40 % de sa "tenue". Et bien mazette, quelles belles jambes. Moriccio se permit d'ajouter :

"Ba voilà, elle est pas si horrible que ça notre petite dame."

Elle faisait preuve d'une sincère bonne volonté... autant dire qu'elle passait du coq à l'âne. Espérons que l'autre acariâtre en fasse de même. Il se prénommait Adam. Même s'il avait commencé par un grincement de son cru, il poursuivait par une sorte d'excuse déguisée, plaidant coupable de nervosité accrue depuis quelques temps. Quoi de plus normal après tout.

Ce groupe qui d'abord s'irritait mutuellement considérait maintenant que se soutenir était la meilleure des options. Moriccio était bien d'accord, mais ne le dit pas. Il ne voulait pas qu'on compte sur lui, alors autant ne rien dire, ne rien faire autre qu'un hochement de tête qui ne voulait pas dire grand chose. La réalité le terrifiait beaucoup trop. Parler au moins l'avait détendu. Maintenant, la piètre perspective d'avenir *10 ans !* lui revenait en pleine face. Que faire ?

Il se leva le visage neutre et observa l'espèce d'aquarium. Les anguilles, il avait vu et entendu le savant fou, fournissait l'énergie à ce rafiot... alors si on arrivait à en tuer un ou deux, histoire de faire baisser le régime d'alimentation de manière à ce que le pot de yaourt se pose en douceur... *Pff, risquer de s'écraser, et avec quoi tuer ces bestioles*
Il avait bien envie de faire un Alexanderisme. Empoigner le mur et lui coller un bon coup de tête histoire de s'assommer, et arrêter d'avoir peur. Il passa deux doigts dans son collier qui l'étouffait. *Non, j'préfère avoir trop peur qu'avoir l'air trop con. Allez, un effort !* Il se tourna vers M. Cromwell et lâcha :

"Ok ma poule. Tu proposes quoi ?"
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Adam Cromwell
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 3 Juil - 0:57

Bien.
C'était une bonne chose que d'avoir proposé son aide de cette façon.
Pas trop invasif, laisser les autres décider : un modèle de bonne conduite !

Le premier à l'avoir accepté était le manchot, malgré sa tirade pleine de pathos à laquelle Adam n'avait que vaguement porté attention il semblait avoir le sens des réalités et se rendre compte qu'il aurait des difficultés à s'en sortir sans aide.

L'autre était Moriccio, qui avait adressé quelques mots à Alexander et avait aussi baragouiné quelque chose à propose de Elie mais cela avait peu d'importance, ce qui importait c'était que lui aussi avait reconnu la proposition du chef d'orchestre !
Mieux encore, bien que son langage laisse encore à désiré, il avait demandé un plan à Adam, lui laissant ainsi le leadership et montrant qu'il possédait tout de même le sens des réalités !

Elie elle ne s'était pas exprimé, mais après tout cela n'était pas important. Le trentenaire avait l'aval de la majorité, le petit garçon était bien trop jeune pour que son avis importe et les deux autres membres du groupes ne s'étaient toujours pas manifesté et avait donc peu d'importance pour le chef d'orchestre. (Même s'ils le dérangeaient, dans un orchestre des instruments ne devaient pas rester sourd trop longtemps. Cela faisait désordre)

Il était donc temps de s'exprimer, pour répondre à la question posé.

Apaisé, étant persuadé que le contrôle lui revenait de droit, c'est avec un voix calme mais naturelle, d'un ton concentré et sans aucune fierté mal placé que le chef d'orchestre commença à exposer son avis.

«  Et bien... Je pense que plusieurs options s'offrent à nous mais elles ne sont pas toutes réalisables.
Tout d'abord les anguilles dans se bocal... Les anguilles électriques se situent généralement en Amérique du Sud donc dans des eaux plutôt chaudes... En refroidissant progressivement le bocal leur métabolisme se ralentirait et elles produiraient de moins en moins de courant... Le vaisseau se mettrait a faiblir et ils seraient obligé de le faire atterrir plus tôt et venir contrôler se qu'il se passe... »


Il s'arrêta soudain, comme saisi d'une révélation.

«  Mais non voyons c'est impossible nous n'avons rien pour baisser la température du bocal ! »

Il regarda autour de lui vivement,

« Non, rien ! »

Adam commençait à s'emporter, il se mit à tourner en rond, se tapotant la tempe de l'index.

«  Briser le bocal nous précipiterait sans doute vers une mort certaine, quoique... Celui ci n'est sans doute pas la seule alimentation du vaisseau il doit y en avoir plusieurs... Mais on ne sait jamais, il y a trop de risque... »

Il continua de plus belle, parfois ne finissant même pas complètement ses phrases.

«  Peut être qu'en... Non, ça ne fonctionnerait pas... Oui ! Ah mais... C'est compromis à cause de... Il faut prendre en considération tout les paramètres ! Le nombres, les pertes, tout... je... »

Soudain, le chef d'orchestre s'arrêta net et se retourna vers ses interlocuteurs.

« Je sais ! Les colliers ! »

Adam enchaina :

« Les colliers mesurent constamment notre pouls, sans doute pour vérifier notre état de santé. Le scientifique doit tenir à ça marchandise – pas étonnant vu le prix qu'il nous à payer il serait dommage que l'on meurt avant de servir – alors... »

Il reprit son souffle.

« Alors si quelqu'un mourrait cela les feraient sans doute venir. »


Marquant un blanc il repris de plus belle ensuite.

«  Je ne parle bien sûr pas d'une mort définitive, en coupant la respiration d'une personne suffisamment longtemps pour que son cœur s'arrête il est possible de la réanimé après, je sais comment le faire, si nous ne tardons pas trop il n'y aurait même pas de lésions cérébrales. Il y a toutes les chances qu'un assistant du professeur viennent vérifier ce qu'il se passe... Il faudrait ensuite le neutraliser et de bloquer puis de tenter de réanimer notre appât. Tout est une question de timing et les risques sont minimes. »

Tout à coup, Adam sembla de nouveau troublé, peut être plus que précédemment.

«  Mais... Après bien que nous pourrions sortir – cela serait déjà un progrès – Il faudrait agir vite... Mais que faire... Trouver le poste de contrôle de l'appareil ? Je manque d'informations... Il faudrait tenter le sort... non, je ne peux pas travailler avec une partition incomplète ! Il faut que tout soit uni que nous œuvrions dans l'harmonie mais ça ne suffira pas si nous n'avons pas toutes nos directive... »

Repartant dans un élan de confusion et de nervosité, le chef d'orchestre repris sa ronde précédente de plus belle cherchant à compléter son plan d'une manière ou d'une autre, ou que quelque chose se passe.

«  Réfléchissons... Réfléchissons... »
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Jade Martins
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 3 Juil - 14:19

Ce mec avait décidément un balai dans le cul. Il parlait comme… comme s’ils étaient en plein milieu d’une réception de noble, il ne lui manquait qu’un costume hors de prix pour compléter le tableau. Son ton était aussi suffisant que sa conduite maniérée, et le fait qu’elle aurait du mal à le supporter s’imposait de plus en plus comme une évidence dans d’esprit d’Elie. Il pensait visiblement valoir mieux que tout le monde, et le geste généreux de la mauvaise jumelle laissa sur le visage d’Adam une profonde expression de perplexité. Et oui, les autres aussi étaient capables de bonté… vieux shnock coincé !

Voilà maintenant qu’il jouait les grands seigneurs, proposant son aide comme s’il s’agissait d’un présent à chérir et à garder précieusement. Se soutenir… qu’il commence par éviter de dire aux gens qu’ils trouvent leurs conversations futiles, inutiles et dérangeantes. Ce serait un bon début. Les bras croisés et une moue sceptique sur le visage la brunette fixait le chef d’orchestre en silence, cherchant à voir dans ses yeux si elle se trompait sur ses intentions… mais elle n’y lisait rien, elle préféra abandonner et pivoter vers Moriccio qui la qualifiait de « pas si horrible ».

- … horrible ?

Sa voix vibrait de colère, bien qu’elle ne fut encore qu’à l’état de murmure, et son corps vibrait sous l’assaut des vagues de sa rage croissante. Elle se sentait attaquée et ne cherchait même pas à discerner l’humour dans ces propos, elle prenait toujours les remarques possiblement blessantes au premier degré. L’envie de péter un boulot était si forte et elle était tellement encline à y succomber ! Venant du paranoïaque des col-vert la remarque faisait d’autant plus mal, dire qu’elle avait vu en lui l’espace de quelques instants un futur ami…

Mais pas le temps de s’insurger car mÔsieur Adam, encouragé par Moriccio, se lançait dans l’élaboration d’un plan, balançant des idées dans tous les sens en un brainstorming chaotique en faisant les cent pas. Il agitait les mains en parlant comme un italien, alternant marche frénétique et pause assortie d’un regard hagard autour de lui. Il se comportait comme un possédé et ne semblait demander leur avis que pour la forme, sans attendre véritablement de réponse.

Il beuglait leur espoir d’évasion comme un veau qu’on mène à l’abattoir, c’est-à-dire avec une discrétion aussi développée que l’amabilité d’Elie. Celle-ci ne manqua d’ailleurs pas de l’interrompre, avec un ton sec dû de manière égale aux deux trentenaires, la main levée en signe de silence.

- Bravo ! Vraiment ! Que d’idées ! Pas toutes mauvaises hein, loin de là, sauf que t’as l’air d’oublier un truc… Adam.

L’adolescente désigna d’un vaste geste de la main la pièce où ils se trouvaient, en insistant sur les murs et le plafond ou l’on pouvait voir entre la foule de fils et de tuyaux l’œil rouge des caméras. Et il y avait fort à parier qu’il y ait aussi des micros.

- Nous sommes sur un vaisseau tu sais ? Pas un avion non, un vaisseau, un bordel technologique bien plus avancé que ce qu’on connait. Et ils nous ont mis dans une salle importante pour son fonctionnement. Alors tu n’as pas pensé une seule seconde qu’on étaient observés ?! Et qui te dit que les colliers n’ont pas d’autres fonctions dont il n’aurait pas parlé ? C’est bien beau de dresser des plans sur la comète mais il ne faudrait pas perdre de vue les bases. Et comme t’as crié comme un détraqué, ils ne risquent pas d’en avoir loupé une miette. Chapeau, du grand art, une finesse à toute épreuve !

Dans sa colère sa voix était montée crescendo et ses mouvements nerveux menaçaient de faire tomber sa bande qu’elle ajusta d’un geste brusque, fusillant du regard le chef d’orchestre. Comment pouvait-on être à la fois si malin et si… bête ? Non vraiment, ce mec était une véritable contradiction sur pattes. Il n'avait aucun bon sens ! Elle passa ses doigts fins dans sa longue chevelure noire en soupirant, guettant des bruits de pas dans le couloir. Car ils viendraient. Forcément.

Et elle avait raison de les attendre car on les entendaient déjà résonner sur le sol métallique du couloir. Elle leva les yeux au ciel dans la mimique parfaite du « je te l’avais bien dit » avant de se laisser dans un pouf pour bien montrer qu’elle n’était lié en rien à Adam. Qu’il se dépêtre de ses embrouilles tout seul, c’était lui qui les avaient causé après tout.

- J’te préviens si on a des emmerdes à cause de toi je t’arrache les couilles à la pince… ’tain…
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 3 Juil - 14:39

La porte métallique s’ouvrit sur Franck et ses énormes lunettes ainsi que sur une flopée d’assistants aux visages graves. Ils portaient des armes étranges ayant l’air de sortir tout droit de Stargate SG-1 d’un côté et des télécommandes pour d’autres. Le scientifique après avoir noté quelque chose dans son carnet fini par lever les yeux vers eux avec le regard surprit de celui qui vient de se réveiller.

- … ah oui ! C-2 a raison, vous êtes surveillés.

Devant les têtes que faisait les voyageurs il se rendit compte qu’il ne devait pas comprendre et se décida donc à leur expliquer avant de désigner tour à tour Alexander, Elie, Moriccio, Dean, Adam, Christopher et… personne. Le dernier membre du lot avait disparu, probablement retourné dans le monde réel (ou alors le perso est inactif est supprimé, mais ça fait moi RP).

- "C" pour cobaye, bien sûr. Nous vous avons octroyé des numéros identitaires qu’on vous tatouera à l’arrivée. Vous êtes donc C-1, C-2, C-3, C-4, C-5, C-6 et… mais où est passé l’autre ? Bon… je suppose que c’était le risque à courir avec des voyageurs… mais je n’avais pas pris en compte cette perte il faut que je réactualise mes comptes, ça risque d’être problématique…

Il se mit à marmonner des choses incompréhensibles avant de griffonner une nouvelle fois sur ses feuillets, se désintéressant totalement de notre petite troupe. Une fois fait il leva une nouvelle fois les yeux sur eux tout en faisant un signe de la main à l’un de ses assistants qui pointa sa télécommande vers Adam, appuya sur un bouton… qui entraina une décharge électrique dans le collier du trentenaire. L’attaque n’était pas mortelle ni handicapante mais la douleur était si forte qu’il en tomba à terre secoué de soubresauts.

Franck Einstein expliqua alors avec un calme décontenançant ce qui se passait, comme s’il abordait un sujet classique qui n’avait rien de choquant. Peut-être bien parce que pour lui c’était bien le cas…

- Nous pouvons aussi l’actionner à distance, pour vous punir. Nous ne comptons pas vous tuer et vous traiterons correctement, nous n’avons pas d’intérêt à endommager des sujets précieux. Il serait donc sage autant pour nous que pour vous que vous preniez conscience de votre situation et agissiez en conséquence. Vous ne feriez qu’y perdre, et en vous perdant l’avancée de la science prendrait du retard. Pensez vous à la science ?

Il se tut un fraction de seconde avant d’ajouter l’air profondément désolé :

- Non, bien sûr que non…

Le scientifique fit volte face et sortit de la pièce, sa tignasse rousse disparaissant de la vue des voyageurs. Une partie des assistants le suivirent, les autres déposant ce qui ressemblait à des plateaux repas sur le sol avant de se retirer à leur tour, la porte se verrouillant dans leur dos. Le support était fait de mauvais plastique et ce qu’il contenait était pour le moins étrange. Rien de ce qu’il contenait n’existait dans le monde réel, et son apparence répugnante contrastait étrangement avec la bonne odeur qui en émanait. Ne restait plus à savoir ce qui l’emporterait, de la faim ou du dégoût.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Sam 3 Juil - 19:44

Alexander ne supportait définitivement plus Moriccio. Il se moquait de lui ! C'était un comble ! Il était rejeté de tout côté... Mais un jour, ils verraient, qu'il était capable de les arrêter... De s'occuper de la situation, seul.

Le jeune homme avait d'ailleurs déclenché la colère d'Elie. Horrible... Même Alexander n'aurait pas employé ce terme, après son « don ». Et les scissions se creusait...

Mais pour l'instant, et même Moriccio était du même avis, il fallait s'allier. Il demanda même à Adam un plan. Ceci du flatter son ego, car il partit dans l'élaboration de plusieurs plans « machiavéliques », tous aussi farfelu les uns que les autres. Mais le premier plan commençait à intéresser Alexander, d'une certaine mesure. Geler le bocal, le refroidir.... La grêle suffirait-elle ? C'était peut-être le moment d'affronter sa peur en face...

Mais Elie intervint encore une fois, prétextant que les murs avaient des oreilles...

Et c'était le cas. Ce bon vieux Franck entra, sans prévenir. Ils étaient devenus des chiffres et des lettres... Des cobayes. D'ailleurs, une personne semblait avoir disparu de la circulation. Etrange....

Et c’est là que Adam fut électrifié par l’un des scientifiques. Une vision horrible… Surtout pour Alexander. Il ne voulait pas subir ce même traitement ! Il en était hors de question !
Les assistants de « Franky » déposèrent des plateaux repas. C’est vrai que la faim commençait à tenailler Alexander. Mais cela avait une texture… étrange. En tout cas, vu de loin.
Il fit cependant un ordre de priorité. Il s’approcha d’abord d’Adam, vérifia qu’il était bien vivant.

- Ca va ? Tu vas pouvoir te relever ?

Il se releva, et redonna à Elie ses voiles. Puis il s’adressa à elle, d’une voix neutre, sans agressivité, en détournant son regard des chairs nues de la jeune fille.

- Merci encore pour les voiles. Mais je ne veux pas que tu te dénudes pour moi… Tu es quelqu’un de bien, dans le fond.

Alexander était peut-être naïf, mais il préférait rester dans le doute. Il parla assez fort pour que tout le monde entende la suite de son discours.

- Nous n’avons donc aucune issue ici. Il faut se soutenir, et supporter la situation pour l’instant. Et se supporter.


Il se tourna vers les plateaux repas, et amena chacun des plateaux repas devant chaque personne. Il hésita à cracher dans celui de Moriccio, mais il se retint. Les plateaux étaient déjà assez répugnants d’apparence comme cela.
La texture était assez infecte. C’était mou, gluant…. Mais l’odeur était cependant alléchante.

- Bon, je vais faire le cobaye … Après tout, ils ont peut-être drogué les plateaux repas.

Une petite voix lui disait « Tu peux pas test ! », mais il se força cependant à manger. Le goût était étrange, mais pas exécrable.

- J’ai vu mieux… Ma cuisine, par exemple… Mais cela m’a l’air mieux que la cuisine du Slavedog. Au moins, le cuisinier sait cuire des plats.

Il mangea, sans plus dire un mot.

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Adam Cromwell
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 4 Juil - 0:43

Échec.
C'était un échec, et tout était entièrement de sa faute.

Lorsque la jeune impolie s'était mise à parler Adam c'était peu à peu rendu compte de sa bêtise.

Puis le professeur était arrivé... Et l'avait « puni ».

Pourtant plus que la décharge électrique c'était son propre échec qui faisait souffrir le chef d'orchestre.
Comment avait il pu être aussi idiot ! C'était pourtant évident ! Avait il tant perdu le sens des réalités qu'il n'était plus capable de rien ? Cet endroit était il un obscure cercle de l'enfer où il était condamné à commettre les erreurs qu'il n'avait pas fait dans sa vie ?

Même le manchot le prenait en pitié ! La déchéance était totale !

Le stress accumulé, le sentiment d'échec personnel ainsi que le choc, tout cela fut trop pour Adam Cromwell.
Pour la première fois depuis des semaines, il perdit pied.
Et il se remis à « entendre ».

Entendre, les gens, leurs... Mélodie.

Et ils n'étaient pas accordés.

Tout était de leur faute finalement, des instruments étaient sourd, l'un était cassé, un autre ne suivait pas sa partition et le dernier n'avait pas sa place dans cette symphonie...

Alors qu'il pensait à cela Adam se figea, à quatre pattes sur le sol puis se décocha une droite magistrale.

Le son de l'impacte résonna dans toute la pièce, le trentenaire perdit quelques peu son équilibre déjà précaire mais se stabilisa, à genoux.

Du sang coulait de sa bouche, d'un geste désinvolte de la tête il cracha par terre ce qui ressemblait à une molaire.

*Ne rejette pas la faute sur les autres, tu est le chef d'orchestre, tu te dois d'opérer même avec des instruments de piètres qualités*

Il se mis alors à penser à toutes vitesses, finalement, le plan n'avait pas totalement échoué : il y avait juste de nouvelles informations.

Ils étaient donc surveillé... Tant mieux.

Cela ne changeait pas vraiment les choses. Cet avertissement montrait qu'Adam avait vu juste, ils voulaient préserver leurs bien d'une manière où d'une autre...

Pourtant, ils n'avaient pas réagis quand Alexander c'était jeté contre le mur... Il aurait pourtant pu se tuer, un peu de malchance aurait suffit... Il y avait un temps de latence, soit ils étaient loin soit il n'avaient pas toujours l'œil sur eux...

Le plan était toujours applicable.
L'électricité n'était pas forcément un problème, leurs tortionnaires ne voulaient pas les tuer et les décharges n'étaient pas réellement handicapantes... Il pourrait y résister si il si préparait surtout avec l'adrénaline qu'il sentait monter en lui... Le courant pourrait même lui servir...

Mais qui sacrifier ? Car l'on ne pourrait peut être pas sauver tout les instruments...

Qui était la perte la plus acceptable ? Il fallait décider.

La jeune fille était un atout intéressant sa hargne pourrait servir, Le trentenaire semblait en bonne condition physique, l'enfant et le dernier membre silencieux semblait être un bon choix au premier abord mais ils pourraient toujours servir... Le manchot lui par contre... Sa main manquante était un problème, les infirmes ralentiraient plus facilement le groupe donc... Peut être lui...

Mais il n'était pas encore temps de décider. Il fallait patienter, réfléchir à la suite de la partition, qu'elles notes enchainer...

Ce fut alors qu'Adam remarqua la baguette dans sa main.
SA baguette, celle qui lui permettait de diriger son orchestre.
Il la reconnaissait, il l'avait déjà vu, elle lui permettait de diriger son orchestre.

Il fit quelques gestes à droite et à gauche afin de vérifier si tout sonnait convenablement.
C'était parfais.

Il éclata de rire, le sang coulant toujours de sa bouche.
Puis il cala d'un coup comme s'il avait oublié la suite : il était trop tôt.

*Il ne faut pas jouer maintenant, « ils » risqueraient de nous remarquer... Il faut attendre le bon moment, nous n'avons pas le droit à une répétition mais ce n'est pas la première fois... L'Harmonie va enfin reprendre sa place...*

Le chef d'orchestre se releva alors puis d'un air dément il regarda ses compagnons, leur adressa un sourire qui aurait été magnifique si ses dents n'avaient pas été rougies par le sang qui maculait sa bouche puis coulait sur son menton pour aller goutter doucement sur le sol.


« Ne vous en faites pas... Tout est calculé... »
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Moriccio Bonancia
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 4 Juil - 12:57

Moriccio écoutait sidéré les plans d'Adam. C'était... osé. Surtout celui où il fallait neutraliser les gardes. Ouille, il devait se croire en mission commando. Mais le pire dans tout ça, c'est que ça aurait pu. Ca aurait pu marcher si la prédiction de la jeune fille ne s'était pas réalisé. Ils étaient bel et bien surveillés. Frank et sa clique déboulèrent de nulle part pour faire un petit speach tout en notant, manière très horripilante, et griffonnant son carnet. En plus d'être impoli, ça donnait l'impression de reléguer les interlocuteurs au dernier plan. Et puis c'était quoi son délire de merde là :

"Moi c'est Moriccio, c'est pas compliqué non ? Vous êtes trop cons pour vous souvenir des prénoms, faut simplifier à en mettre des... Wouah !"

Mais sa remarque passa bien au dessus de la perruque rousse du scientifique qui ordonna une sévère punition au chef rebel. Moriccio se raidit sur son séant, devint tout pâle et n'osa plus dire un mot. *Il vient de lui balancer 10000 volts cet ordure !*

La suite ne présageait rien de bon. Ils pouvaient le faire à distance... Comment oser bouger un petit doigt après une telle annonce. Là c'était certain que l'avenir et l'avancée de la science prenait une toute nouvelle dimension pour Moriccio. Il ne fut qu'à peine soulagé quand le tortionnaire et sa bande quittèrent la pièce. Mais il se sentait désormais observé. Il n'osait plus rien dire, ni plus rien faire.

Alexander en profitait pour faire son héros. Grand bien lui fasse, mais il ne s'exposait pas tant que ça, même en goûtant le plateau repas. Ils tenaient visiblement à leurs cobayes, alors ils n'empoisonneraient pas leur alimentation. Nerveusement il passa ses doigts dans l'intérieur de son collier. Si ça se trouvait, il y avait des micros en plus des capteurs... Big brother sait tout.

Adam se relevait péniblement, et se colla un revers de cowboy dans la mâchoire !

"Mais... vous êtes de la même famille ou quoi !" Lâcha le trentenaire par réflexe, en regardant Alexander et Adam. Il ne put s'empêcher de pouffer non plus lorsque l'échafaudeur de plan avorté leur fit son plus beau sourire vermeille. *T'as un truc entre les dents mec...*

Il se décoinçait un peu. Il commençait à débloquer sa respiration pour se détendre. Se détendre oui, car visiblement, ils étaient bels et bien coincés ici jusqu'à une ville où ils seraient retenus dans des conditions pire que celles-ci, et dont le point culminant de leur carrière dans la science serait leur dissection et la conservation de leurs organes dans des bocaux de formole. *J'veux pas non !* Il recommençait à paniquer. Il fallait faire quelque chose, quitte à ce que ce soit risqué. De toutes manières, il ne pourrait pas avoir pire que ce qu'il imaginait qui l'attendait. Il s'allongea du mieux qu'il put avec ses pouffes et entra dans une espèce de transe chamanique. Sur le rythme d'une symphonie de Mozart, il chantonna :

"Coin coincoin, coincoincoincoincoincoin ! coin coincoin coincoincoincoincoincoin. Couincouiiiin ! Coincoincoincoincoincoiiiiiin coincoincoincoincoincoincoiiiiiiiiin coincoincoincoincoin, coincoincoincoincoin !"

Autant de coin coin dans la même phrase, et le malheur allait s'abattre sur leur vaisseau, chacun allait en prendre pour son grade MOUHAHAHAHAH !!!
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Comme un rat de laboratoire...   Dim 4 Juil - 23:33

Alexander continuait de manger… Jusqu’à ce qu’Adam se gifle violement.
Il crachait son sang et ses dents… Alexander était terrifié…

Mais il s’apaisa quelques instants lorsqu’il vit Adam agiter deux trois fois sa baguette d’orchestre. Pourtant, il n’y avait pas de quoi se calmer…

Puis il arrêta. Et l’effroi marqua Alexander, l’entendant et voyant son visage de dément. Sa naïveté l’emportait presque sur tout le reste. Des larmes coulaient sur ses joues, et la grêle commença à tomber drue… Mais le cauchemar ne s’arrêtait pas… Alexander se prit la tête entre… son moignon et sa main.

Mais cela s’empirait… Voila que Moriccio appelait à la malédiction ! Il hurlait des coins coins à tous va, et on avait vu ce que cela avait fait… Il ne manquait que cela pour que notre jeune Alexander perde pied…

- JE NE VEUX PAS MOURIR !


Il pleurait, mais tomba par inadvertance… tête la première sur le bocal d’anguilles, avec une telle violence que du sang perla de la tête d’Alexander.

Tandis qu’il sombrait dans l’inconscience, il entendait la grêle tomber. Il songeait : Pourquoi tout cela m’arrive ? Que fais-je dans ce monde de fou ? Pourquoi ne suis-je pas capable de m‘imposer….
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Comme un rat de laboratoire...

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