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 Job : étranges disparitions

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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 24 Juil - 11:28

Ainsi, l’enfant n’avait pas fait illusion bien longtemps. Les regards fréquents de Melena, puis d’Alex sur ses chevilles, en étaient la preuve. De honte, elle s’efforçait de se concentrer sur ce bout de papier que tenait sa partenaire. De toute façon, le mensonge n’était pas dans ses cordes. Une multitude de sentiments traversaient le visage de l’enfant trempée jusqu’aux os : l’intérêt de Mel’ pour sa piteuse apparence la fit relever les yeux, l’inquiétude et la curiosité de son partenaire les lui firent rebaisser. Le début du récit n’attisait pas sa curiosité, et la fatigue en profitait pour lui arracher un bâillement. Après tout, elle avait comprit depuis belles lurettes que la fontaine était à l’origine de ces… modifications. La suite lui semblait déjà bien plus intéressante, si bien qu’elle décolla son dos du mur et reprit appuis sur ses jambes épuisées. S’ils n’acceptaient pas les filles, son amie ne faisait alors pas partie de ces étudiants rebelles. Logique, non ?
Mais cela signifiait également que cette secte avait un rival qui leur était supérieur. C’était évident, risquer leur existence en faisant muter des élèves n’était pas dans leur intérêt. Il y avait de grandes chances qu’un ou une postulante au titre minable de gamma delta phi ait cherché à se venger de ses camarades. Le petit morceau de papier s’agitait docilement sous le nez d’Alex, à bonne distance des mains curieuses de la gamine. Elle avait un handicap de taille, et c’était le cas de le dire. Mel’ devait jubiler de la narguer avec ce nouveau mystère. Alex fut moins sadique et lu à voix haute ce qu’il y avait d’écrit dessus. Aucun des noms cités ne lui rappela un quelconque souvenir, à l’exception de « Potter », mais c’était surement une importation de ses lectures dans le monde réel.

Le morceau de papier avait alors perdu tout intérêt et Myia cessa de se trémousser pour l’obtenir. De toute manière, l’adolescente semblait avoir terminé le récit de ses aventures. La gamine avait la gorge serrée et ne put la féliciter de son courage. Mais le cœur y était, c’était déjà ça.Le poids de ses vêtements finirent par avoir raison d’elle et l’enfant se résolu à prendre une douche. Bien trop épuisée pour se forcer à parler, elle fit un bref signe de la main, un petit « coucou » à ses compagnons. Bien entendu, Mel’ avait tourné le dos avant de le voir.
Faire face à ses pates la dégoûtait déjà moins, mais ses nouveaux poils se hérissèrent au contact de l’eau. Comparée à la pluie, celle-ci était chaude et ses membres se détendirent jusqu’à ce qu’elle s’installe sur le sol trempé de la douche. Son esprit l’incitait à réfléchir à un plan pour le lendemain tandis que son corps la poussait à trouver du réconfort sur un de ces matelas aux ressorts agressifs. Son estomac finit par s’y mettre également, mais elle résistait du mieux qu’elle pouvait. Cette odeur de fromage était si présente dans sa tête… De toute façon ses jambes dormaient déjà. Dans cette lutte interne, la gamine cru sortir gagnante, pour un moment du moins.

Elle repensait aux paroles de sa partenaire. Pourquoi n’avait-elle pas énoncé de plan ? Peut-être se laissait-elle la nuit pour y songer ? Non, venant de Mel’ c’était peu probable. Leur laissait-elle l’occasion de faire leur preuve, Alex’ et elle ?

* Génial ! Je relève le défi ! *

Une rousse à forte poitrine. Ceci ne correspondait en aucun cas à son amie disparue. Un mélange de soulagement et d’échec tintèrent son visage. Où était-elle ? Bref, le sujet n’était pas là : les étudiantes d’abord. Mel’ disait ne pas avoir trouvé leur adresse. Y avait-il des dortoirs à l’académie. A cette pensée, elle repensa à son matelas. Une brève faiblesse, disparue presque aussitôt. L’enfant secoua vivement son visage et écarquilla ses petits yeux encore pétillant.
Une des deux étudiantes donc, en admettant qu’elles aient échoué aux tests d’entrée aurait très bien pu vouloir en parler à des professeurs. Surtout si ces tests impliquaient du… corps-à-corps entre personnes du sexe opposé. Myia trembla. Non, son amie ne pouvait décidemment pas y avoir participé. La gamine s’efforça pourtant de se mettre à la place d’une de ces victimes. Qu’aurait-elle fait ? Le silence ? En aucun cas on ne peut se taire sans se détruire soi-même. Parler ? Possible, mais à qui ? Un parent, un ami, un professeur peut-être ? Un sentiment la fit tressaillir : un mélange de colère et de rancune.

* La vengeance, c’est ça ?*

Cette émotion était tout nouvelle pour la gamine, et pourtant elle n’avait jamais été aussi claire qu’en ce moment. D’ailleurs, ses deux dernières hypothèses n’étaient pas incompatibles. L’élève en question aurait très bien pu s’adresser à un professeur au courant de ces pratiques illégales. Les paroles ne tombent pas toujours dans l’oreille d’un sourd. Ceci ne pouvait fonctionner que dans le cas d’un professeur ayant lui-même été victime d’un bizutage humiliant. Myia avait cependant du mal à imaginer un professeur se servant de l’humiliation d’un de ses élèves pour apaiser la sienne. Une rancune destructrice pour bon nombre de personnes, dont l’initiateur en personne. C’était sa première théorie : un complot machiavélique.
Ce qu’elle n’arrivait cependant pas à s’expliquer, c’était l’attente pour se venger. Les membres de GDP avaient tourné, et à moins d’être un ou une psychopathe, la vengeance était inutile. A moins d’être un fervent défenseur de la liberté et de la vérité, la gamine imaginait mal qu’il s’agisse d’un professeur frustré qui ne vive que de sa vengeance.

Les étudiants étaient capables de tout, sauf de magie surpuissante. Mais qui ne peut arriver à dérober un ou deux secrets de potions sur internet, via un réseau peu recommandable, ou encore des connaissances cultivées ? Myia imaginait même un étudiant cagoulé s’infiltrer dans la maison d’un professeur puissant et confiant quand à sa propre sécurité, et celle de ses secrets. Et si une de ces Alysson ou Yuna avait dérobé une potion ou un sortilège aux dépends d’un de ses professeurs ? Tout était encore possible pour le moment. Sa tête se remplissait de coton et ses membres s’engourdissaient. Le sommeil de l’enfant n’était plus très loin.
Il fallait qu’ils découvrent ces trois personnes en s’infiltrant dans l’école. Chouette, son désir ne pouvait maintenant qu’être assouvi. Melena avait laissé un sac rempli de vêtements de rechanges. Les étoiles sur la petite culotte l’enchantèrent tandis qu’elle choisissait la tunique kaki. Cette couleur était assez neutre et habituelle pour qu’elle passe inaperçue dans le paysage, pour une fois.

Afin de ne pas oublier les jolies petites histoires qu’elle s’était raconté, la gamine les écrivit sur papier. Elle avait discrètement rejoint le bureau de monsieur Kouglof pour s’emparer d’une feuille et d’un stylo rebelle.

* Pas si inutiles ses coussinets : *

Son écriture n’avait rien de celle d’une enfant. Etait-ce un signe ? Après avoir mis ses pensées au propre, elle retourna le papier pour y annoter un détail qu’elle souligna :
« P.S. : Ne pas oublier de faire les fiches d’inscription pour Alex et moi !! »
Ahah ! Elle était fière pour une fois, Melena devrait assumer sa jeunesse en restant l’extérieur de l’enceinte scolaire. C’est dans un sourire soulagé que son corps la déposa sur son matelas digne d’un palace et qu’elle put profiter d’une courte de sommeil bien mérité.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 27 Juil - 15:46

Il ne paniquait pas. Mais il s'inquiétait.
Sans doute trop, encore une fois... Son coeur mort lui soufflait ses mots doux et sombre....
Il secoua encore une fois sa tete. Il était hors de qustion qu'il cède à sa pensée destructrice....

Melena avait raison... il devait se resaisir. Après tout,c'était peut-etre un chat... Il devait espérer...
Mais son coeur, lui, riait de la souffrance annulé. Jusqu'à ce moment distinct de la "libération".

Myia était revenu. Mais... Elle était devenue une petite fille! Comment cela pouvait-il...

Melena ignorait promptement ce changement. Elle donna les informations, déclara ses idées.... Etait-elle véritablement à ce point sans coeur? Ou savait-elle quelque chose de plus que lui?

Il écoutait, ne s'approchant pas trop de Myia... Il ne savait que peu comment réagir. Les idées de Melena était rationnel. Trois personnes, trois possibles criminelles... Car on parlait bien de jeunes femmes. Une épreuve de plus pour le jeune homme... Mais il serait sans doute accompagné par Myia... Il soupira. Etait-ce réellement nécessaire, de se torturer ainsi?

Il acquiesca face aux idées de Melena. Il réfléchit quelques instants, puis il déclara sa pensée...

- Tu as sans doute raison. Je pense que moi et Myia devriont nous inscrire pour l'université. Il faudra donc y aller demain, au matin. Si cela te convient. J'ai mon idée pour savoir qui sont ces jeunes filles... Il doit forcément y avoir des photos des élèves. Et je crois savoir ou trouver cette information... J'espère que tu me fais confiance.

Sur ces mots, il partit se coucher, après avoir écouté les éventuels suggestions de Melena. Myia était resté silencieuse... Il commença à dormir, d'un sommeil tumultueux, dérangé...
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 27 Juil - 18:18

[HRP : Myia et Alexander ont eut une illumination du St esprit ?! =p Comment ils savaient que Melena n'allait pas pouvoir s'inscrire ? lol]

Myia s’était éclipser pour prendre une douche et il ne restait plus qu’Alexander pour lui faire part d’une réflexion. Trouvant l’idée acceptable, L’adolescente hocha la tête en baillant avant de tirer sa couverture pour se mettre au lit. Elle ne tardait pas à s’endormir profondément, son corps brisé de fatigue, et le lendemain matin, c’est une nouvelle fois la forte lueur diurne et les échos de parole du commissariat qui la tirèrent de son sommeil. Elle se redressa lentement, ses longs cheveux noirs ébouriffés, jeta un œil plissé à cause de la luminosité sur l’horloge qui indiquait 9h passé et se leva pour s’étirer non sans faire abondamment craquer ses os. Après un bref coucou de la main à ses camarades qui émergeaient avec elle, l’irlandaise disparut dans les vestiaires pour revêtir sa robe mauve, traversa plusieurs bureaux pour saluer les officiers qui, maintenant qu’ils commençaient à s’habituer à sa présence, lui offrait chaleureusement des croissants matinaux qu’elle acceptait volontiers avec un sourire, avant de regagner sa « chambre ». Elle avait en poche les noms des suspectes, son portable, la carte, son bout de miroir, prit son pieu en bandoulière, et était prête à partir. Attendant que ses collègues finissent de se préparer, elle s’efforça de soudoyer un homme d’accepter de les conduire à l’université en carriole, préférant encore le confort miteux de la voiture tirer par le vieux cheval plutôt que de devoir une nouvelle fois faire le long trajet à pied.

Le trio de voyageur du attendre que ce dernier finisse son café et raconte une bonne poignée de fois sa soirée de la veille à qui voulant l’entendre, afin qu’à presque 10h, il se décide enfin à les embarquer. Pendant tout le voyage, Melena ne parlait pas, trop pensive, et elle ne réalisa qu’ils étaient parvenus à destination que lorsque l’arrêt brutal du canasson l’envoya s’écrouler sur les genoux d’Alexander. La jeune fille grogna contre le chauffeur, gênée par le contact non désiré avec le frigophobe, et s’extirpa de la voiture en leva brièvement le visage au ciel pour sentir sur sa peau pâle les caresses agréables du vent doux et du soleil. Il n’y avait pas énormément de monde à l’entrée, ce qui permit aux trois comparses de s’approcher des tableaux d’affichages, où se trouvaient inscrits les informations destinées aux nouveaux élèves.

Pour soumettre votre candidature à notre académie, veuillez pénétrer dans le hall de l’établissement des dossiers d’inscription seront mit à votre disposition. Ils seront sur le model suivant :

Nom / prénom :
Age :
Adresse :
Numéro de téléphone :

Antécédents magiques :
Niveau de pratique de la magie :
Domaine spécifique :

Qu’attendez-vous particulièrement de cette formation :
Quelle profession souhaiteriez-vous exercer plus tard :

Remettez ces dossiers ensuite au secrétariat, qui se chargera de vous recontacter pour un entretien si votre candidature a été retenue.


Melena poussa un soupir.

- Et bien… ça se sent le mensonge…

Elle fit quelques pas en direction de la porte de l’établissement et soudainement… elle se retrouvait plusieurs mètres plus loin, derrière ses amis qui avaient l’air de croire qu’elle avait disparu. Perplexe, la jeune fille retenta sa chance en marchant plus fermement, mais elle rencontra le même résultat, et fut même renvoyer un peu plus loin encore. De frustration, elle ouvrait et fermait la bouche sans savoir quoi dire en s’approcha dépitée des panneaux d’affichage, alors qu’une voix inconnue retentissait dans son dos.

- Ça ne marchera pas gamine. Y’a une barrière magique qui empêche tous les -18 ans de rentrer dans l’école… c’est la vie !

L’étudiant rit lui-même de sa réplique et disparut dans les couloirs inaccessibles à la nécrophobe, qui affichait une mine renfrognée. Voilà que non seulement elle se sentait irrémédiablement mise à part, mais elle se trouvait contrainte de confier la mission à Myia et Alexander, qu’elle ne considérait pas plus responsables que des enfants de bas âge. Elle sortit à contre cœur le papier avec le nom des trois rousses, regarda une derrière fois l’adresse de Feodora pour la retenir, et le tendit à ses collègues.

- Voilà, renseignez-vous sur elles.

Elle leur confia également le portable qu’elle ne lâchait qu’après un froncement de sourcil entendu.

- Le numéro c’est 777-7911. Vous avez plutôt intérêt à ne pas le perdre !... On se retrouve plus tard.

Après un dernier regard de ses yeux gris pâle, elle leur souhaita vaguement bonne chance et fit volte face pour s’éloigner dans la rue. La carriole était déjà repartit, mais elle avait de toute façon envie de marcher un petit peu, ça l’aiderait à soulager son indignation. C’était elle qui avait contacté les Gamma Delta Phi, qui avait été à leur rencontre au péril de son intégrité physique et qui avait récolté des informations primordiales qui leur avait permit un grand pas en avant, et voilà qu’elle se retrouvait coincée à l’extérieur, dans l’impossibilité de poursuivre le nœud cruciale de l’enquête… c’était rageant.

Melena regarda en arrière, mais l’université était déjà hors de vue. Avec un soupir, elle tira la carte de sa poche pour lui demander de sa voix la plus aimable de lui indiquer la route jusqu’à la rue du boursouflet bleu. Le trajet n’était pas si long que ça et à l’heure actuelle, Feodora Dean devait être en cours. Elle pouvait donc elle tranquillement interroger ses voisins… voire tenter de visites ses appartements.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 27 Juil - 23:54

[HRP : dans un des premiers posts, tu dis être la plus jeune d’entre nous, ce que tu ne savais pas non plus. Mais tu as toi-même pu remarquer la différence au niveau du physique. On a eu le même raisonnement en nous comparant aux autres étudiants de l’académie… et aussi, petite citation de mel’ : « Quand je pense que c’est une adolescente d’au moins 5 ans plus jeune que vous qui doit vous le dire… ». Alors non pas « illumination », mais mémoire. =p ]

Comme prévu, la nuit fut courte, mais nécessaire. Le soleil s’engouffrait par un carreau cassé et venait frapper ses paupières. Myia, redevenue adulte, grogna avant de rouler sur le côté pour échapper à cette attaque matinale. C’est le sol froid et dur qu’elle rencontra. Un véritable réveil en douceur. Heureusement, la délicate odeur des croissants encore tiède réveilla sa bonne humeur. Après un repas sucré, elle prit place dans la carriole qui les conduirait vers l’académie. Mel’ avait-elle vu son mot ? Il y avait peu de chance. Quoiqu’il en soit, elle avait géré la situation de mieux qu’elle pouvait en leur mettant à disposition un moyen de transport. Un bravo aurait été de mise, mais Myia était… vexée, pour une raison encore inconnue. Son réveil du pied gauche peut-être ?
A son arrivée, elle du remplir son dossier d’inscription. Quelle joie ! Tout ce passait comme elle l’avait voulu, et surtout, elle avait préparé son personnage pendant son sommeil. C’est ainsi qu’elle remplit sans aucune hésitation le questionnaire en somme, très basique :

« Nom / prénom : Maya Young
Age : 22 ans
Adresse : 14 ruelle de l’Etoile enchantée
Numéro de téléphone : 777-7911 (gentiment donné par Mel’)

Antécédents magiques : aucun
Niveau de pratique de la magie : débutante
Domaine spécifique : métamorphose (en cours d’acquisition)

Qu’attendez-vous particulièrement de cette formation : C’est l’occasion pour moi de mettre à l’épreuve les pouvoirs dont je bénéficie depuis peu de temps. Etre autodidacte n’est pas chose facile, et il est toujours bon de chercher à perfectionner ses capacités auprès de personnes qualifiées et surtout expérimentées. Je cherche donc à découvrir mes limites, ce que je suis capable ou non de faire, et ce qu’il m’est possible d’apprendre. L’académie de magie est donc le lieu rêvé pour répondre à mes attentes. Et ma curiosité, ma motivation et mon envie d’apprendre seront autant de qualités dont vous pourrez bénéficier.
Quelle profession souhaiteriez-vous exercer plus tard : Directrice du Ministère de la Magie !! »


Et, hop ! Le tour était joué, même s’il était lassant d’écrire des lettres de motivations à répétitions. Mais après tout, elle n’avait changé que quelques détails, la base de l’histoire restait fidèle à sa vie. Ce n’était donc pas réellement un mensonge, mais plus une divulgation partielle de la réalité. Aucune raison de culpabiliser, la jeune femme n’avait fait aucune bêtise.
Melena disparut quelques instants pour tenter une vaine entrée dans l’enceinte de château. Et non, son air dépité et plein de colère apparaissait aussi clairement que le nez en pleine figure. Melena était i-nu-ti-le ici. Cette remarque fit jubiler la jeune femme qui pouffa pendant que Mel’ revenait sur ses pas. Myia récupéra sa convenance alors que l’adolescente se défoulait sur eux, comme une maitresse indiquant à des élèves peu studieux comment remplir une copie. A chaque pas qui l’éloignait d’eux, Myia ressentait une vague de soulagement, comme si enfin elle pouvait gouter à la liberté. Travailler certes, sérieusement aussi, mais à sa manière de préférence. Melena se tuerait à la tâche à vivre de manière si stricte en permanence. Cette idée la fit frémir.

- Bon, il va falloir qu’on devienne amis de ces deux filles. Je m’occupe de Yuna et toi d’Alysson ? En attendant la réponse d’admission, on peut toujours se renseigner sur leurs emplois du temps et leur année d’étude…

La jeune femme se réservait le droit d’adapter son C.V. en fonction de ces paramètres. Il serait intéressant qu’elles se retrouvent dans le même cours. Le contact serait toujours plus facile. Sans s’en rendre compte, elle traversa avec un brin d’appréhension la barrière que Mel’ n’avait pas franchir. Un léger doute l’avait traversée. Quel âge avait-elle réellement ? Mais rien ne s’opposa à son corps. Seule l’âge de son corps importait. Un mélange de déception et de soulagement l’envahirent. Voilà que maintenant elle ne savait même pas mettre ses sensations en accord !
Elle se retourna et adressa un sourire encourageant à Alex’. Il était resté silencieux jusqu’à maintenant. Et elle l’avait évité depuis sa nouvelle métamorphose de la nuit suivante. N’avait-il rien à dire, ou ne serait-ce que quelques mots pour l’avancement de l’enquête ?
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 28 Juil - 1:08

[HRP: Melena, personne n'a parlé de ton cas tu as fait cette déduction toute seule, serait-tu devin??? Je parle de la déduction qu’on savait que tu ne pouvais pas rentrer dans l’université]

Alexander se réveilla au petit matin… Plein de sueurs froides. Encore ces cauchemars, avec cette faucheuse… Ils se faisaient récurrent. Mais il faudra qu’il s’y fasse, avec le temps….
Il se réveilla donc, alors que ses compagnons étaient déjà levés. Ils eurent le droit à des croissants pour déjeuner. C’était mieux que rien…

Ils purent aussi prendre la carriole, ce qui était plus reposant pour les pieds…. Mais pas pour le dos. Alexander souffrait du dos, donc, une fois qu’ils furent arrivés à l’université. Melena avait d’ailleurs atterri sur les genoux d’Alexander. C’était une sensation étrange… Mais pas forcément plaisante.
Melena essaya de passer… Sans succès. Enfin, leur heure de gloire était arrivé.. Il fallait donc agir patiemment, et avec intelligence.

Myia avait rempli le dossier d’inscription. C’était au tour d’Alexander d’y passé
Il regarda la paperasse. Quesqu’il pouvait détester ça….

Nom / prénom : BOLDER Axel


Il hésita. Pourquoi ne pas mettre son véritable prénom ?
Il changea donc sa page…

Nom / prénom : Alexander Blizzhead
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Adresse : 14 ruelle de l’Etoile enchantée
Numéro de téléphone : 777-7911

Antécédents magiques : Aucun
Niveau de pratique de la magie : Faible ?
Domaine spécifique : Elementaire (dans la pratique de la glace…)


Qu’attendez-vous particulièrement de cette formation : Je recherche à maîtriser la magie dont j’ai appris à faire usage… En tant qu’autodidacte, on m’a assuré que j’avais de bonnes qualités. Je suis donc prêt à en apprendre plus… Je désirerais pouvoir maîtriser au mieux les éléments… Et surtout cet élément si proche de la mort…

Alexander se rendait compte qu’il donnait sa pensée. Espérons que cela ne changerait rien à la donne. Il finit de remplir son papelard…

Quelle profession souhaiteriez-vous exercer plus tard : Professeur particulier dans le domaine de l’élémentaire.

Voilà, ce fichu papier était enfin rempli… Il suivit Myia, s’approchant doucement d’elle, et la prenant par la main.

- Tu as raison Mylène. Je me chargerais d’Alysson. Pour l’emploi du temps et leur année d’études, c’est une idée… Mais il faudra chercher aussi leur photo. J’ai mon idée pour cela. Si l’on ne trouve rien, bien sûr… Tu veux que l’on recherche les informations ensemble ?

Il caressait ses doigts de sa main valide, et l’embrassa dans le cou. Ils n’auraient pas grand-chose à faire avant d’aller manger. Mais il espéra que les actions allaient être fructifiantes…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 28 Juil - 2:40

C’était dingue le nombre de personne qu’il pouvait y avoir dans cette ville. Touristes et mages se mêlaient dans un tourbillon de robes de couleurs, qui donnerait presque l’impression d’avoir mit les pieds à Disneyland. C’était déjà l’avant-veille que Melena avait parcourut ces rues ensoleillées seule, et elle avait presque oublié à quel point elles étaient enchanteresses.
Ayant presque parcourut la moitié du chemin, elle traversait désormais une sorte de zone résidentielle où la foule était moins dense. Près d’un arrêt de bus, une bande d’adolescents aux tenues noires flanquées de toutes sortes de motifs médiévaux ou fantastiques – comme des dragons ou des chimères – semblaient guetter son approche comme un chasseur la proie d’un mauvais tour. L’irlandaise, qui n’aimait pas spécialement être épiée, baissa la tête légèrement pour que sa chevelure noire masque ses traits et fila devant le petit groupe d’un pas pressé, avant que l’un des jeunes garçons ne l’interpelle. Elle allait l’ignorer, mais quand elle entendit les pas de courses qui la rejoignaient, elle fit volte face à contre cœur pour dévisager de ses yeux gris le gus qui menait la troupe, un grand brun aux yeux sombre dont le sourire espiègle disparut difficilement. Dans son dos, plusieurs de son amis riait sous cape, dont un type aux longs cheveux gras dont on pouvait lire le menu de son petit déjeuner sur ses dents. Réprimant une grimace, Melena leva un sourcil, lâchant un « quoi » sec et brute.

- Bah…, commença son interlocuteur, par ici, les cartes ne servent fichtrement à rien en fait. Notre maire dit qu’il faut… que les touristes découvrent la ville petit à petit pour saisir son émerveillement.

Il mimait la voix d’un vieux ponte en plein discours, avant de reprendre son ton malicieux.

- Les cartes sont i-nu-tiles tu vois.

La nécophobe ne comprenait pas spécialement le sens de sa démarche, ni la raison pour laquelle il avait insisté sur le mot « inutile ». Elle se contenta de lui jeter un regard interloqué, où l’on pouvait percevoir une pointe de colère qui naissait de l’incompréhension de voir de plus en plus de membres du groupe rira doucement.

- Et puis, merci au maire de Gloutoniskaïa. Mais si j’en utilise une, c’est très certainement que j’en ai besoin.

Le grand brun perdit lui aussi son sérieux, mais il rattrapa le rire qui lui venait par un grand sourire suspect.

- Ok, bah… bonne route alors !

- C’est ça. Grommela l’adolescente en faisant vivement demi-tour pour reprendre son chemin.

Elle jetait un œil à sa carte pour vérifier son itinéraire, et elle s’aperçut qu’elle n’affichait plus rien du tout. Tout à fait surprise, Melena redemanda gentiment au papier de bien vouloir lui indiquer la voie à suivre jusqu’à sa destination, mais la page restait obstinément vierge. L’irlandaise se retourna vivement vers la bande de jeunes qui éclata d’un rire sonore en tapant vivement dans les mains de leur meneur fier de son tour, qui envoyait des baisers moqueurs de la main pour narguer sa victime. Elle comprenait doucement le procédé de la « plaisanterie » : il avait simplement tenu un discours suffisamment blessant pour vexer une carte susceptible et dès lors, elle s’obstinait à ne rien vouloir afficher. Furieuse, la nécrophobe fut prise d’une brûlante envie d’aller rejoindre la bande pour leur exprimer sa façon de penser au sujet de leurs occupations, mais plusieurs désavantages s’imposaient : ils étaient plus nombreux, ils étaient magiciens,… et en plus elle était en pleine enquête, elle n’avait pas de temps à perdre. Avec un dernier regard dédaigneux, elle prit le partie de s’éloigner en ignorant leur hilarité agaçante, cherchant à se souvenir d’au moins les prochaines intersections à prendre.
Ce bref épisode lui rappelait son enfance et sa préadolescence, lorsqu’elle était régulièrement prise comme cible de blagues gratuites et puérils dans ce genre… elle n’avait que rarement répliqué par la violence, consciente d’être un bien pâle adversaire contre les garçons qui menaient généralement la danse, mais elle se donnait à cœur joie d’inventer des « plaisanteries » de son crue pour renvoyer la pareille aux coupables… avec une petite prime en bonus. Le souvenir de quelques uns de ses plus beaux coups lui arracha un sourire en coin légèrement nostalgique, avant de repousser ces chimères au fond de son esprit.

Après avoir emprunté toutes les directions que lui restaurait sa mémoire immédiate, elle ralentit l’allure et fronça les sourcils en essayant de se rappeler de la suite. Arrêtée à un carrefour dans un coin largement moins fréquenté que ne l’étaient les environs de l’université, Melena dût avoir l’air complètement égarée, car une nouvelle voix inconnu l’interpella, avant qu’un jeune homme lévitant sur une sorte de long skate sans roues s’arrêta à ses cotés. Il portait une élégante robe de mage qui lui donnait un air… « classe » ; et bien qu’il ne soit pas un modèle de beauté, il dégageait une sorte de charisme imposant et bienveillant qui désarma les mécanismes de défenses froids de la jeune fille.

- Tu t’es perdue ?

L’adolescente le regarda dans ses yeux marron, sans comprendre d’où lui venait son instant d’hésitation.

- Oui je… euh… je veux aller rue du boursouflet bleu en fait. Mais y’a une bande de mecs qui m’ont fait une sale blague et ma carte… boude.

Sur le coup, elle se demandait si il n'allait pas la prendre pour une idiote.

- Ah…, il eut un sourire compréhensif, oui, faut croire que certains aiment profiter de la susceptibilité des cartes pour jouer de mauvais tours aux touristes. Mais monte, je connais, ça n’est pas très loin de là où je vais.

A ces moments, la planche s’allongea pour laissa la place pour une personne supplémentaire de grimper. Interdite, Melena observait l’objet volant sans être vraiment certaine de ce que l’inconnu attendait d’elle.

- Aller vas-y ! Insista-t-il avec une moue engageante. Accroche-toi à ma taille pour ne pas tomber.

La nécrophobe détailla le jeune homme, incapable de savoir si elle devait se méfier de son air gentil et charmant. Comme toutes les personnes du monde réel – et sans doute tout particulièrement comme toutes les jeunes filles – on lui avait dit et répété qu’il était dangereux de se faire prendre en stop par des gens qu’on ne connaissait ni d’adam ni d’eve, surtout quand on est seule et que personne ne sait où on est ni où on va. Mais après tout, combien de choses dangereuses avait-elle fait à Dreamland, qui défiaient toute la logique de la prudence ?
Conscience de prendre un risque, l’irlandaise murmura un « merci » et s’exécuta.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 30 Juil - 19:49

La jeune femme écoutait la réponse d’Alex d’une oreille distraite, essayant vainement de lire ce qu’il avait écrit sur la feuille d’inscription. Elle afficha une mine boudeuse tandis qu’il déposait cette paperasse au secrétariat. Quelque chose se promenait dans son cou, et avant d’en vérifier l’origine elle échappa à ce contact. Son attention était déjà accaparée par un attroupement de jeunes étudiants. C’est plutôt l’odeur qui s’échappait de ce mur humain qui l’attirait : de la nourriture. Un désir incontrôlable la guida donc jusqu’à la source même de ce délice odorant. Il s’agissait d’un concours de nourriture illégal lancé par un élève. L’un d’eux affichait une mine de vainqueur tandis que l’autre palissait. Il était aux portes du malaise, mais la jeune femme s’en moquait royalement. Ils avaient mangé, et l’un d’eux avait gagné. Pourquoi ne l’avaient-ils pas appelée? Organiser un tel évènement sans elle était im-po-ssible, elle aurait inévitablement gagné. Le mur humain se désagrégeait tandis que les deux participants naïfs s’éloignaient, satisfaits de leur petit jeu sadique. Il ne restait rien à manger, un vrai carnage !

Si leur petit concours les avait rassasiés, l’estomac de Myia lui, se mit à gronder. Le petit déjeuner léger de la matinée était déjà parti aux oubliettes. Quelle heure était-il ? Peut-être que le réfectoire lui ouvrirait grand les portes pour qu’elle puisse combler les sautes d’humeur de son petit ventre… L’espoir l’aveuglait tant qu’elle se rua sur la salle en question, mais ce fut pour retrouver les portes closes. C’est les bras pendants et les pieds trainants qu’elle retrouva son compagnon. Il devait être surpris de ses allers-retours rapides dans le couloir. Mais de honte, elle ne préféra pas lever la tête vers lui.
Son esprit vagabonda jusque dans ses souvenirs les plus récents. Comme lorsque Melena leur avait offert un repas au prix de beaucoup d’efforts. Elle, n’en était pas le moins du monde capable. Elle avait seulement à ouvrir des portes, mais son incapacité à faire quoi que ce soit était évidente.

- Mel’ me manque…

Ces mots étaient sortis, bruts, directs et sincères. C’était pourtant évident. Si elle n’avait pas été là depuis le début, qui sait où ils en seraient dans leur mission ? Certes ils auraient moins eu l’occasion de mettre leur vie en péril, mais elle leur avait beaucoup apporté. Myia en fit part à voix haute à Alex, se risquant à redresser son regard vers lui. Que signifiait se visage froid qu’il adoptait ?
Cette distance qui venait de se créer subitement entre eux renforça la sensation d’inutilité qu’elle ressentait. Myia n’était rien, rien que des bêtises, rien qu’une chose au comportement excessif. Sa présence n’était pas indispensable et elle avait comme le sentiment de disparaitre dans ce couloir bien trop éclairé. Mais pour rester ici, ne serait-ce qu’invisible aux yeux des autres, elle devait garder son apparence adulte. La jeune femme réprima donc ces sanglots qui naissaient dans sa gorge et referma ses yeux embués. Il fallait qu’elle se concentre pour parler, mais sa voix avait une étrange tonalité, faible et peu sure d’elle.

- Elle a un sale caractère… et se défoule toujours sur nous,… mais en attendant elle prend toujours plus de risque que nous. C’est elle qui est allée voir les Gamma Delta Phi, et c’est encore elle qui va retrouver ce professeur. Tu imagines si elle se fait prendre en flagrant délit et que c’est cette femme qui a manigancé tout ça ?

Ce phrase se termina dans un ton plus aigu et elle du inspirer lentement pour calmer ses inquiétudes. En réalité, elle angoissait à l’idée qu’un proche prenne des risques et qu’elle ne puisse rien faire. A peine elle paniquait, et pouf, elle devenait un ridicule petit être, incapable d’aider autrui. Pour oublier tout ça, il lui fallait quelque chose, quelqu’un. La jeune femme s’imaginait dans un cocon caché dans l’école, un lieu où elle aurait pu s’isoler l’espace de quelques secondes et penser à autre chose.

C’est alors qu’une chose étrange se produisit. Non seulement la lumière du couloir se mit à trembler, mais cet effet donna l’impression qu’un trou sombre se formait dans la paroi. Dans ses souvenirs, il n’y avait aucune porte à cet endroit… Pourtant, elle attrapa la main d’Alex et s’engouffra dans ce lieu étrange.
La jeune femme l’avait espérée et elle était apparue : la salle sur demande. Même les rêves étaient bizarrement inspirés de ce conte sur sorciers.
Néanmoins, cette nouvelle direction dans leur aventure la ramena à la réalité. Alex savait où ils pourraient trouver le trombinoscope des étudiants. A la bibliothèque peut-être ? De toute façon, ils auraient bien le temps de s’y rendre d’ici l’après-midi.
Myia croisa les doigts, espérant que la salle serait remplie de bonne nourriture, une nourriture que même Melena n’aurait pu dénicher. A cette idée, la jeune femme du dissimuler une mine déconfite. Sa nourriture aurait un goût bien fade sans l’équipe au complet.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 30 Juil - 22:33

Melena avait timidement passé ses bras fins autour de la taille de l’inconnu pour se laisser porter par la planche. Voler sur cet engin était une sensation étrange, si le vent ne faisait pas tant tourbillonner sa longue chevelure noire, elle aurait juré que c’était les décors qui se déplaçaient et non elle. Habile, le jeune homme ne lui laissait pas le temps de prendre peur, la rassurant à chaque fois qu’il devait s’arrêter en s’informant sur son état et la brunette, son visage pâle masqué de plusieurs mèches sombres, ne pouvait que lâcher un « oui oui ça va » d’une petite voix. Cette proximité la mettait mal à l’aise, sans qu’elle ne puisse dire que c’était franchement désagréable… elle se demandait juste comment avait-elle put accepter de côtoyer de si près un parfait inconnu dans une ville étrange d’un monde de fous.
La nécrophobe finit par se laisser porter, fermant les yeux pour avoir l’impression de flotter dans un rêve apaisant, quand bientôt – trop peut-être – elle sentit la planche s’arrêter et son conducteur lui lança :

- Voilà ! La rue du boursouflet bleu est juste ici. Moi je continue un peu plus bas.


Il indiquait de la main la voie adjacente.
Comme émergeant d’un profond sommeil, Melena descendit lentement, réajustant ses cheveux derrière ses oreilles, et leva timidement les yeux en rosissant légèrement.

- Merci.

Elle aurait voulu très vite s’en aller pour reprendre son enquête mais le regard brun du jeune homme ne la quittait pas, comme si il cherchait à percer à jour le mystère de ses yeux gris pâle. On eut dit qu’il voulait découvrir sa nature, sonder sa personnalité, conserver le souvenir de ses traits d’adolescente, et quand celle-ci fut sur le point de mettre un terme à cette entrevue qui – en plus de lui faire perdre du temps – la mettait mal à l’aise, il se décidait enfin à exprimer le fond de sa pensée.

- Ça te dirait qu’on se revoit ? Euh… je peux te faire visiter certains coins de la ville si tu veux, tu es bien ici en tourisme ?!

Décontenancée par la proposition, la nécrophobe resta un moment sans voix à détailler son interlocuteur. Ce n’est pas qu’elle ne appréciait pas, ni même qu’elle niait le charme indicible qu’il dégageait, mais elle n’avait que trop de préjugés sur les relations que pouvaient rechercher les hommes en abordant les représentantes du sexe opposé et de surcroit, elle avait assez réprimandé Alexander pour se permettre de faire un écart. Elle devait accomplir la mission pour laquelle elle était venue et s’en aller, point final. Prête à formuler un refus poli, le gloutoniskaien reprit la parole, légèrement nerveux.

- Excuse-moi. Ce n’est pas très… enfin te proposer une sortie comme ça alors que ne connais même pas ton prénom c’est un peu…

Il poussa un soupir avant de prendre un sourire un brin timide qui ne faisait que sublimer l’effet qu’il dégageait.

- Je m’appelle Cassandre Willow. Si tu veux… je t’enverrai simplement un hibou. Tu seras totalement libre d’accepter ou de refuser l’invitation… il ne me faut que ton nom pour pouvoir t’écrire.

Melena l’observa d’un œil critique, croisant les bras sur sa poitrine. Ce mec avait le don de la faire hésiter et en soit, ça demeurait presque un exploit. Mais aussi charmant soit-il, elle ne avait du mal à se résoudre d'accorder sa confiance aussi facilement – notamment à un type doté de pouvoir magique – et l’idée de lui confier son identité la laissait songeuse. Que risquait-elle au pire ? De recevoir plusieurs hiboux armés de cartons d’invitation ? Et après ? Elle serait libre de quitter la ville dès le job terminé, laissant loin derrière elle le moindre souci qu’elle aurait put avoir. Avec un sourire qui brisa enfin la glace qui commençait à couvrir l’atmosphère, l’adolescente finit par lâcher du bout des lèvres.

- Melena Autumn.

Elle n’eut pas besoin de l’épeler qu’un carnet jaillissait de la poche de la robe ce Cassandre pour que s’y inscrive son patronyme comme par magie. Quand ce fut fait, il lui montra avec un sourire et elle n’eut qu’à acquiescer pour confirmer la justesse de l’orthographe, et le petit calepin retourna d'où il était venu.

- Très bien, alors à bientôt peut-être, Melena.

Il démarra rapidement, laissant à peine à la jeune fille le temps de lui adresser un signe de main, puis elle fit volte face pour entrer dans la rue du boursouflet bleu, relayant au second plan ce petit instant hors sujet. Malgré tout, elle conservait les fourmis qui s’étaient mises à courir le long de ses bras et de ses jambes sous le coup de la gêne, et elle du faire un effort colossal pour faire abstraction. Il ne lui restait désormais plus qu’à trouver le numéro de Feodora Dean.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 2 Aoû - 21:42

Mylène partait… Qu’avait-elle encore….

Alexander se sentit vexé du manque de réponse et de réaction de sa compagne. Enfin ils étaient seuls, et voilà qu’elle partait ? Et lui, il était quoi ? Une bonniche ?

Il la suivit cependant, faisant comme si de rien n’était. Puis enfin, vint la raison de ce mal-être, chez Mylène. Melena lui manquait…. Il ne comprenait pas, elle qui était si dure avec Mylène et lui-même… Pourquoi attacher tant d’importance à cette personne…

Puis elle s’expliqua, semblant au bord des larmes. Et cela réveilla le côté tendre d’Alexander, qui en plus remettait tout en place. C’est vrai qu’elle semblait avoir connu Melena avant lui… Et puis, quelqu’un d’aussi dure pouvait être comme une mère pour Mylène… Il se devait de la rassurer…

Soudain, une salle apparut, et Mylène l’embarqua… Et dans cette salle… De la nourriture !
Comment cela était-il possible ???

Il ne connaissait pas tous ses classiques, mais cette salle lui disait quelque chose… Cependant, il était bien plus occupé par Mylène, qui semblait toujours aussi triste, malgré la nourriture. Il se rapprocha de sa dulcinée, caressant ses cheveux, se voulant rassurant.

- Elle me manque un peu, à moi aussi… Mais ne t’en fais pas. Vu le nombre de fois ou elle m’a frappée, et où elle a su se débrouiller seule, je suis sûr qu’elle y arrivera encore. Elle veut qu’on enquête ici sur les deux jeunes filles. Mais on la reverra ce soir, et au pire, si ce n’est pas le cas, on entamera des recherches, d’accord ?


Il lui souriait, mais s’inquiétait. Il ne voulait pas qu’elle soit malheureuse…
Il eut une idée. Il se devait donc de la proposer.

- Je pense qu’on a du temps avant d’avoir notre réponse pour notre inscription. Que pense-tu d’aller faire un tour en ville ? On pourra aussi préparer notre mise en scène. Qu’en pense-tu ? Après avoir manger, bien sûr.

Il espérait qu’elle accepte.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 2 Aoû - 22:39

Les avances du jeune homme loin derrière elle, l’adolescente descendait la rue du coté des numéros paires. C’était une partie relativement excentrée de la ville où s’alignaient de petits pavillons à la fois sobres et tout à fait charmants. Certains avaient des allées en graviers blancs bordées de plantes colorées qui n’existaient pas dans le monde réel, d’autres avaient opté pour une disposition plus classique et sommaire.
Melena songeait à ses compagnons et se demandait s’ils allaient réussir à s’en sortir à deux. L’idée de les avoir laissé mener l’enquête en intérieur seuls la rendait mal à l'aise, une sorte de boule qui gonflait au creux de son estomac signifiait sa frustration et la crainte de voir leurs efforts réduits à néant par le duo frigo-borderline.

*Au mieux, ils reviendront simplement bredouille.*
Pensa-t-elle pour tempérer ses suppositions pessimistes.

Enfin, elle aperçut le numéro 56, juste avant une croisée qui renvoyait de l’autre coté de l’avenue perpendiculaire la fin de la suite, de sorte de Feodora n’ait que deux proches voisins. Sa palissade blanche montée sur un muret était couverte par un lierre vert pâle dont les feuilles semblaient respirer ostensiblement. Seul le petit portillon était dégagé, et il donnait sur une allée dallée qui serpentait au milieu d’un petit carré de verdure jusqu’à une porte turquoise flanquée d’un 56 noir. Devant les petites fenêtres rondes qui laissaient entendre qu’il y avait deux étages, des rideaux blancs masquaient l’intérieur vide de sa propriétaire, laissant planer au dessus de la tête de la nécrophobe une furieuse envie d’entrer jeter un œil. Autant même dire qu’elle l’aurait fait, si elle avait sut ce qu’elle cherchait… mais pour l’heure, ses informations au sujet de la coupable étaient maigres. Quand bien même la prof était en possession d’une cape noire, il aurait fallut prouver qu’il s’agissait bien de celle que portait la femme qui a ensorcelé la fontaine.

Melena fit le tour en abordant la rue perpendiculaire, mais une grande haie de petits conifères masquait la visibilité sur le jardin de la suspecte. La brunette dût se rendre à l’évidence qu’elle n’apprendrait rien en rôdant comme un prédateur, et prit le partie de rejoindre le portillon en fer du pavillon numéro 55, pour appuyer sur le bouton de la sonnette. A l’intérieur de la bâtisse, rien ne semblait frémir, et une deuxième tentative de l’irlandaise ne fut pas plus fructueuse que la première. Une voix finit par l’interpeller quand elle avançait une main pâle pour réitérer l’opération, plus par principe que par véritable espoir.

- La famille Armerain s’est absentée ! Il n’y a personne.

La jeune fille fit volte face. Il s’agissait d’un homme d’une quarantaine d’année, barbe et lunettes lui donnant l’air d’un érudit casanier, qui ouvrait son portillon les bras chargés de courses. Il s’agissait du voisin de Feodora, ce qui tira un sourire discret à Melena. Elle traversait rapidement la rue, sa longue chevelure tournoyant dans son élan.

- Merci… ce n’est pas grave. J’aurai besoin de vous parlez vous aussi.


Le mage qui la fixait de derrière ses verres rectangulaires haussa un sourcil étonné tout en réajustant d’un geste machinal un sac qui glissait de sous son bras. Il détailla les traits juvénile de l’adolescente, son teint peut-être trop pâle pour la région, et questionna d’une voix intriguée :

- Me parler ? Vous êtes… journaliste amateur ?

La nécrophobe réfléchit un instant les lèvres entrouvertes, hésitant entre nourrir l’impression de son interlocuteur par un mensonge ou dire la vérité, puis elle opta pour l’option qui le convaincrait peut-être plus de parler. Elle lui adressa un sourire poli avant de répondre.

- Non pas vraiment. Je travaille pour le commissariat, j’enquête sur les disparitions d’étudiants vous savez ?

Elle marqua une pause avant de baisser légèrement la voix.

- L’enquête avance, et Mlle Dean, fait partie d’une liste très restreinte de suspects.

Melena observait l’expression du visage de l’homme. Pour l’instant, seule s’y lisait la surprise, sans doute aussi de la perplexité, mais encore rien qui ne laissait entendre à une éventuelle information. Elle plongea ses yeux dans ceux de son interlocuteur pour lui montrer qu’elle était tout à faire sérieuse.

- J’aurais voulu vous posez quelques questions. Est-ce que votre voisine vous a paru différente ces derniers temps ? Est-ce que vous avez vu ou entendu quelque chose d’inhabituelle ? Peut-être qu’elle vous a parlé de quelque chose… d’assez étrange ? Faites vraiment un effort pour vous souvenir s’il vous plait, ça peut être capital.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 18 Aoû - 11:00

La jeune femme préféra ne pas d’attarder sur le sujet de Melena. Il valait mieux pour elle mettre ses craintes de côté plutôt que de s’étendre sur le sujet.
La proposition d’Alex laissa la gamine perplexe et songeuse. Néanmoins, la sécurité apparente qui lui donnait cette salle aux milles merveilles lui fit retrouver son calme. Cette enquête commençait à l’ennuyer. Si elle adorait les mystères et compagnie, interroger et suivre des gens étaient loin de faire partie de ses hobbies. Elle fit la moue, s’imaginant incarnée en professionnelle des interrogatoires et de la torture. Myia n’avait ni envie d’arracher des informations de force à l’une des étudiantes, et ne savait visiblement pas comment s’y prendre pour le faire de manière à ce qu’elle ne s’en rende pas compte. Les faux-semblants et les subtilités n’étaient pas dans sa nature. Que faire alors ? Abandonner l’enquête et ses coéquipiers ? Avec le regard encourageant que lui adressait Alex, cette solution n’était même pas envisageable. La jeune femme repensa alors à ce qu’aurait pu faire Melena… Non, autant abandonner de suite. En termes de stratège, elle ne faisait pas le poids.

- Si tu veux… Mais je n’ai pas d’idée quand au plan qu’on va devoir adopter. On ne connait aucune de ces deux filles…

Evidemment, ils avaient deux solutions. La première, se lancer à l’aveuglette et interroger le plus naturellement possible ces deux filles pour les confondre, ou se renseigner au préalable sur elles. Mais tant qu’ils ne seraient pas acceptés dans l’école, impossible d’accéder à la bibliothèque. Myia soupira de nouveau. L’attente était trop longue, et avait le don d’user ses nerfs.

- Je n’ai plus faim.

De toute évidence, le piétinement de l’enquête de leur côté la dégoûtait. Mais par prudence, elle enfourna quelques barres de céréales dans les larges poches de son vêtement. Soudain quelque chose lui redonna espoir. Elle se redressa violemment avant de se rasseoir presque aussitôt alors que l’excès de sang tambourinait dans sa tête.

- Et puis d’abord, pourquoi on ne retourne pas voir le directeur ?! Certes on lui a mentit une première fois mais c’était pour l’exclure de la liste des suspects. Si le directeur lui-même soutient la police, l’enquête ne pourra qu’aller plus vite ! Et on nous laissera enquêter librement sans craindre d’être viré à tout moment… Peut-être même qu’il nous en apprendra un peu plus sur les étudiantes en question !

Pfiou, cette idée fulgurante l’avait épuisée, et l’appétit lui était revenu en un éclair. Elle attrapa une tablette de chocolat et la croqua à pleine dents, s’efforçant de traduire l’expression du jeune homme. Bien entendu, elle gardait dans un coin de sa tête qu’il ne fallait surtout pas que l’équipe enseignante, et donc qu’une des suspectes soit mise au courant de cette enquête.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 12 Sep - 20:06

- Et bien…

Le mage se gratta le menton les sourcils froncés avant de réajuster ses lunettes sur l’arrête de son nez. Cette jeune femme était bien étrange et il ne savait s’il pouvait croire ses affirmations quant à être employée par la police locale, le fait est qu’il ne voyait rien qui puisse pousser quelqu’un à faire ce genre de recherche sans raison. Bon, c’était probablement juste une sœur d’une victime qui cherchait à se faire justice elle-même et qui pour l’heure mentait comme une arracheuse de dent pour avoir des informations mais il pouvait le comprendre.

- Rien de bien extraordinaire, mais il faut dire qu’on ne la voit pas beaucoup. Entre les cours qui finissent tard et ses recherches personnelles qu’elle mène à l’université elle ne rentre jamais avant tard dans la nuit. Pour le peu que j’ai pu en voir, elle avait l’air légèrement angoissée et sombre ces temps ci, mais en prenant en compte le fait que ses élèves disparaissent ça n’a rien de bien étonnant. D’ailleurs elle n’en dort presque plus de la nuit : ses lumières restent allumées presque en permanence maintenant et ça empêche mon Chalumor de dormir.

Il tapota la tête d’une étrange bête à ses pieds dont les poils longs et dorés cachaient complètement son corps. Après quelques instants d’hésitation il sortit une sorte de pierre de sa poche qu’il tendit à Melena :

- Si vous voulez je veux bien vous prêter ce passe. Il permet d’entrer dans son laboratoire situé à la périphérie du campus, dans un ancien bâtiment. Elle me l’a donné pour que je lui apporte son déjeuner quand elle n’a pas le temps de rentrer et je pense qu’elle s’y trouve en ce moment si vous désirez lui parler en personne mais… pensez à me la ramener. Ces choses là sont très couteuses à fabriquer et je n’aimerais pas avoir à en payer une nouvelle.

________________

De leur côté, Myia et Alexander après avoir occupé leur début d'après-midi comme ils l'entendaient reçurent sur les coups de 14 h un appel de la secrétaire du directeur les priant de se rendre tous deux à leurs entretiens avec le patriarche prévu à 17h pour l’un et 17h15 pour l’autre. A cet effet le couloir d’accès au bureau du directeur leur serait ouvert à partir de 16h50.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 12 Sep - 22:22

Après avoir gratté son menton, le mage aux courses s’était décidé à répondre à Melena d’une voix qui ne trahissait aucun mensonge. Il lui confia que Feodora Dean avait ces derniers temps un comportement assez étrange, mais comme il le disait lui-même, ça n’était malheureusement en rien une preuve qui permettrait de l’inculper ou de la disculper. Alors que la jeune fille cherchait à apercevoir quelque chose de reconnaissable – comme un museau ou des yeux – au milieu des longs poils de la créature qui était venue accueillir son maître avec enthousiasme, son interlocuteur lui tendit une pierre aux reflets verts émeraude dont elle s’empara avec la délicatesse accordé aux objets précieux. Avec un signe de tête agrémenté d’un sourire aimable, l’irlandaise dit simplement :

- Merci beaucoup. Si jamais vous vous souvenez de quelque chose… ou que vous apercevez quelque chose de suspect… venez au commissariat, et demandez à parler à au commissaire Orloff, ou bien à Melena Autumn.

Elle jeta un nouveau regard sur la maison voisine, vide de sa propriétaire qui travaillait à l’université, puis elle jugea bon d’ajouter une dernière indication :

- S’il vous plait, ne lui dite pas que quelqu’un est venu vous interroger. On ne sait jamais… tant que l’affaire n’est pas résolue, il ne vaut mieux pas qu’elle soit au courant. Merci encore, je vous rapporterai ça.

Elle agita doucement le pass magique pour attirer son attention, puis avec un dernier sourire, s’éloigna en remonta la rue jusqu’au point où Cassandre l’avait déposé quelques minutes plus tôt. La nécrophobe se surprit à espérer qu’il repasse dans le coin, non pas vraiment parce qu’elle avait envie de le revoir, mais plus parce qu’elle pensait que si elle voulait arriver à destination avant que Feodora n’ait le temps de quitter son laboratoire, elle avait intérêt à se dépêcher, et donc à se trouver un moyen de ne pas faire le trajet à pieds. Après avoir ranger la pierre dans une poche de son pantalon, sous sa robe, elle entreprit de faire du stop dans l’espoir que l’une des personnes à bord des moyens de transports locaux – ou bien simplement lévitant dans les airs par des manières plus ou moins personnelles – accepte de bien vouloir lui donner un coup de main. Après quelques minutes d’attente, ce fut finalement une vieille femme minuscule mais droite comme un i qui s’approcha doucement pour lui adresser la parole.

- Un petit coup de main mademoiselle ? Je vous vois lever votre pouce depuis ma fenêtre depuis dix minutes là-bas. Elle désigna la première maison de la rue. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais j’ai l’impression que vous avez envie que quelqu’un vous aide à vous déplacer ?

Melena demeura interdite un moment avant de réaliser que la petite vieille se proposait tout simplement de lui rendre service. Elle avait l’étrange sensation que les rôles s’inversaient, car dans le monde réel, c’étaient les jeunes gens qui étaient implicitement chargés d’aider les doyens à traverser la rue. Suspicieuse, elle vit que la magicienne tenait dans sa main un petit sac en tissu marron, avant de répondre :

- Bah… oui… j’ai besoin de retourner à l’uni… au marché !

Si la gloutoniskaienne la prenait pour une touriste, il n’était peut-être pas judicieux de lui dire qu’elle voulait se rendre à l’académie. Cette destination lui imposait un détour, mais il allait falloir faire avec. D’un air enjouée, la vieille femme ouvrit son petit sac pour dévoiler une poudre rougeâtre dont elle prit une poignée en expliquant son utilité d’une voix chantante.

- C’est simple ! Je lâche la poussière de voyage au dessus de votre tête, et vous prononcez à haute et intelligible voix votre destination. Pratique hein ?! Allez-y, prête ? Un… Deux…

Melena lâcha un soupir se soulagement. En fin de compte, elle allait poussière passer subitement outre son mensonge.

- Trois !

Le nuage rouge qui s’étendit autour de la nécrophobe l’aveugla inexplicablement. Elle sentait tout son corps la démanger, elle ferma ses paupières, et son nez la chatouillait désagréablement, en guise de mauvais présage.

- Académ’atchoum !

Trop tard pour un second essai. La vieille magicienne la vit disparaître, se grattant la tête un petit instant en se demandant pourquoi diable avait-elle modifier sa destination, et qu’elle était donc cet endroit particulier qu’elle ne connaissait pas encore en 107 de vie à Gloutoniskaïa, puis s’en fut dans son pavillon en haussant les épaules, alors que de son coté, l’adolescente apparaissait en plein sur les genoux d’un homme seul tristement assis dans un parc en rêvant à la femme idéal – ou même d’une femme tout court – qu’il désespérait de rencontrer un jour. Après s’être frotté vivement le nez en pestant contre la poussière de voyage, Melena jugea bon d’ouvrir les yeux pour vérifier quel était donc la chose molle sur laquelle elle avait atterrit, et la première chose qu’elle vit fut le visage gras d’un mage illuminé comme s’il venait de recevoir un don du ciel. La jeune fille poussa un cri et se jeta machinalement sur le coté, ce qui n’eut peut d’autre effet que de la jeter au sol, au pied de l’inconnue qui lui vouait désormais une admiration sans nom. Après tout, c’était la première fois de sa vie qu’il recevait une fille sur ses genoux, et qui plus est assez mignonne. Effrayée par son regard insistant, l’irlandaise eut tôt fait de bondir sur ses pieds et de s’éloigner en reculant, une main prête à saisir le fourreau de son pieu.

- Je suis désolé, ce n’est qu’une méprise. Je… euh… je vais y aller, et vous, vous ne m’approchez pas. C’est compris ?!

Retrouvant un peu de sa contenance, maintenant la surprise du voyage passée, elle renforça son interdiction par une expression glaciale, puis elle se détendit avant de faire volte face et de suivre le sentier jusqu’à la sortie la plus proche. Son prétendant éclair ne la suivit évidemment pas, et s’en retournait dans des songes plus moroses encore.
La nécrophobe retrouvait enfin la rue, et au loin, elle apercevait l’académie de magie, qu’elle avait manqué d’une ou deux centaines de mètres.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 26 Sep - 15:19

Alexander était triste de ne pouvoir rien faire pour consoler Mylène. Mais elle sembla retrouvé à un moment du punch, lorsqu’elle proposa une idée, tout en mangeant. Il sourit. Malgré tout, ce n’était pas vraiment une bonne idée.

- J’aurais été pour mais si on le fait, notre statut de futur étudiant risque d’être menacé. Il faut trouver autre chose…

C’est à ce moment là que le téléphone sonna. On les invitait à se présenter en fin d’après midi. Soit. Mais qu’allait-il faire pendant tout ce temps ?
Alexander prit soin de prévenir Mylène. Il s’approcha, l’embrassa dans le coup doucement, puis lui proposa ce qu’il avait à proposer.

- Je sais que tu n’es pas très motivé pour cela, mais on peut faire une ballade dans Gloutoniskaïa… Je ne vois pas trop ce que l’on peut faire d’autre. Et puis…

Et puis lui vint une idée. Ils savaient quel était le nom de ces filles, non ? Et puis, quitte à être actif…

- Sinon, quelque chose de moins romantique mais qui te tente peut-être plus : On pourrait gratter dans les dossiers au commissariat voir si l’une de ces 3 filles n’a pas des antécédents judiciaires. Ainsi, on pourra voir si l’une d’elle est une criminelle, nan ?


Cette idée lui plaisait moins. Mais il ne voulait aucunement l’obliger ni l’offenser. Alors il se devait de proposer ce dernier choix. En espérant qu’elle se décide pour la ballade…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 27 Sep - 11:39

[HRP : je ne suis pas chez moi alors... désolé pour les fautes et autre T-T je corrigerai en retrouvant un PC bien à moi! lol]

Melena avançait doucement dans la rue bondée à cette heure, esquivant de temps à autre un mage volant maladroit qui manquait de lui foncer dessus. Elle savait parfaitement où était l'université, mais il allait encore falloir repérer le laboratoire du professeur Dean. Ses yeux gris balayaient les alentours à la recherche d'un vieux bâtiment qui correspondrait à la description vague qu'on lui avait faite, sans pour l'instant apercevoir autre chose que des murs neufs et chatoyant.
Plantée devant l'académie en se grattant la tête, l'irlandaise réfléchit un instant puis se laissa guider instinctivement, suivant sommairement les contours du large campus qui se déroulaient dans une rue adjacente. Là, elle finit par croiser une bâtisse dont les pierres grisonnantes rappelaient vaguement un vieux château fort, le coté enchanteur en plus. Il n'y avait pas la moindre porte et la première des petites fenêtres desquelles filtraient des lueurs dansantes bleutés et violettes était à 5 bons mètres de haut. La nécrophobe fit une halte pour tenter de déceler une faille dans la paroi, fit une tentative de contourner le bâtiment, mais il n’y avait rien qui laissait entendre à une entrée.

Rejetant nerveusement ses cheveux dans son dos, elle revint se placer devant le mur donnant sur la rue, et l'observa longuement. Rien ne se détachait, pas d'effet d'optique, pas de sort cyclique qui s'ouvrait à une présence insistante, la pierre demeurait vierge, vieille et endormie, laissant l'irlandaise à la porte du laboratoire de sa suspecte. Avec un soupir légèrement agacé, elle sortit le pass de sa poche et le dressa à hauteur de ses yeux pour le détailler, des fois que quelque chose lui ait échappé.

- A quoi bon avoir ça si il n’y a pas de porte…, grommela-t-elle entre ses dents.

Il n’en fallut pas plus pour que les reflets émeraude de la pierre magique s'intensifient, et que dans un concert de frôlement de vieilles briques, un passage se dessine en trouant le mur, offrant un escalier qui grimpait en colimaçon. Avec un haussement d’épaule surpris, Melena s’aventura à l’intérieur et l'entrée se referma comme par enchantement, la laissant une infime seconde dans le noir avant qu'une lignée de torche n'éclaire le petit corridor qui menait aux marches de pierre.

Posant lentement un premier pieds sur l'escalier, elle montait avec ce qui lui semblait être un temps infini, alors que dans sa tête travaillait une manière d'interroger Feodora Dean. Devait-elle jouer une mise en scène où elle l’accusait d’être coupable ? Prêcher le faux pour avoir le vrai ? Non. Ça relèverait sans doute d’un manque de professionnalisme flagrant dans le cas où elle aurait été innocente. Et puis… même si elle était coupable, isolée dans son laboratoire, rien n’empêcherait la professeur de lui jeter un sort d'amnésie ou quelque chose du genre. Pourtant, se montrer trop vague risquerait de lui faire échapper des réponses pertinentes qui permettraient ou d'obtenir son aide, ou de la confondre.

A l’idée qu’elle se rapprochait peut-être inexorablement de la coupable, l’irlandaise sentait une colonie de fourmis envahir ses jambes. C’était autant de l’excitation que de l’appréhension, et savoir que toute la résolution de l’enquête reposait peut-être sur cette entrevue lui mettait considérablement la pression. L'estomac noué, elle atteint enfin le premier étage, ainsi qu'un spectacle digne des récits de conte de fées sur les pratiques sorcières. Il y avait de grandes étagères de grimoires épais dont certains avaient des reliures animées de symboles ésotériques. Une foule de fioles remplies de liquides colorés étaient soigneusement alignées sur une table, une étiquette sur chacune d’elle, alors qu’une plume flottante écrivait sur un livre posé juste à coté ce qui devait être des observations en temps réel.

Melena osa vers un pas dans la pièce, croisa un bureau couvert de croquis dont les tracés au crayon fins dansaient lentement, et découvrit enfin Feodora Dean, assise sur une chaise à roulette, prenant des notes en observant un aquarium dans lequel flottait paresseusement un boursouflet qui changeait aléatoirement de couleurs. Après une courte inspiration, la nécrophobe fit un pas de plus, des jambes légèrement flageolantes, puis prit la parole :

- Excusez moi… professeur Dean...

Elle se mordilla brièvement la lèvre avant de continuer.

- Pardon de m’introduire, je… J’aide la police locale à enquêter sur les disparitions d’étudiants de l’académie et… les débuts n’ont pas été faciles, mais l’enquête avance plutôt convenablement, je pense que l’on touchera bientôt au but.

Une autre pause marquée pour appuyer ses dires et tenter de reprendre un brin d’assurance. Elle ne laissait pas transparaître son malaise, mais il fallait qu’elle se reprenne avant que ses tremblements ne perturbent sa voix.

- Il parait que la disparition des étudiants vous perturbe énormément… au point que vous n’en dormez plus la nuit. Ça peut se comprendre, ce sont vos élèves, mais… peut-être sauriez vous quelque chose que vous n’avez pas encore osé confier aux autorités ? Ou pourriez-vous au moins m’aider pour conclure cette affaire s’il vous plait ?

Melena laissait son regard se planter fermement dans les yeux de Feodora, pour y déceler toute trace de mensonges ou de non-dits. Elle ne savait pas si elle devait la traiter en alliée de choix ou en suspecte principale, mais elle espérait que sa réponse l’aiderait à savoir sur quel pied danser.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 30 Sep - 0:46

L’expression enthousiaste quitta très vite le visage de la jeune femme : Alexander avait refusé son idée. Vexée, elle fit mine de bouder jusqu’à ce qu’une sonnerie retentisse. Leurs noms d’emprunt avaient été cités au bout du téléphone. Ainsi ils auraient à tour de rôle un rendez-vous en tête à tête avec le directeur. Ainsi elle aurait l’occasion de mettre son plan à exécution sans avoir à essuyer un refus de la part de son compagnon une seconde fois.
Le problème résidait dans l’attente interminable qui s’annonçait jusqu’à la fin de l’après-midi. Devoir attendre que le temps passe avait le don de mettre les nerfs de la jeune femme à vif. Elle sautillait déjà comme une puce depuis qu’ils avaient débarqués dans l’école, mais repousser leur inscription une seconde fois n’était pas pour lui plaire. Le directeur était-il un homme si prit pour ne pas les recevoir plus tôt ? Ou s’amusait-il à ralentir leur enquête ?

D’ailleurs, Melena avait déjà du réunir une quantité faramineuse d’indices, alors que les leurs étaient nuls. Peut-être qu’ils perdaient leur temps à vouloir infiltrer l’école. Quoiqu’il en soit, il était trop tard pour faire marche arrière. Peu importe où se trouvait le coupable, l’un d’eux l’aurait. A défaut de mieux, Alexander lui proposa de se rendre de nouveau au commissariat pour vérifier si le nom des trois rousses n’était pas passé à la trappe lors de la fouille des dossiers. L’erreur est humaines, certes, mais même Myia avait du mal à concevoir que cette option soit plausible. Quoiqu’il en soit, ils avaient du temps devant eux, et plutôt que de l’utiliser à errer dans cette ville aux airs enchanteurs, autant faire illusion en testant les pistes improbables.

- D’accord.

Simple, clair, court. Rien de plus. Alexander vivait aussi mal qu’elle leur manque de perspicacité et d’activité. Maintenant ils n’avaient plus qu’à attendre soit l’heure fatidique de leur rendez-vous, soit un coup de fil de la part de Melena. Peut-être qu’elle réunirait assez d’indices pour qu’une seule piste se dégage et qu’ils arrêtent de diviser leurs efforts dans trois directions différentes. La jeune femme n’attendait maintenant plus qu’une chose, la fin de l’enquête ou un bouleversement qui redonnerait du piment.

Quand Myia sortit de ses pensées peu fructueuses, les deux jeunes gens quittaient le grand hall d’entrée de l’école et la jeune femme jeta un dernier coup d’œil derrière elle. C’est ce moment-là que choisit la sonnerie pour retentir. En quelques instants une multitude d’étudiants investirent l’endroit et Alex et Myia se mêlaient parfaitement à cette masse de jeunes. Il était amusant de voir se méli-mélo de tuniques jaunes, vertes, noires, rouges se mélanger avec ces chevelures brunes, blondes, parfois dorées ou argentées. Une chevelure cuivrée les frôla… Myia stoppa sa marche et attrapa le bras de son compagnon. Quelque chose la gênait.

* Orange… orange… rouquine *

La jeune fille se retourna violemment et chercha du regard la chevelure peu commune puis lorsque se fut fait, elle ne la lâche de peur de la perdre. Alexander n’avait plus qu’à suivre son regard pour comprendre. Mais avant qu’il ne réagisse l’instinct, idiot et spontané de la jeune femme prit le dessus et elle tenta de l’interpeler.

- Yuna ?! … Alysson ?! ...

La longue chevelure cuivrée de réagit pas de suite. Quelques secondes plus tard, elle s’arrêta puis se retourna vers la personne qui l’avait hélée. C’était bien une jeune femme, jusque là sa vue ne l’avait pas trompée. Myia avait donc une chance sur deux de tomber sur sa proie.
Myia s’approcha tout en incitant Alex à la suivre. Ils avaient leur élément perturbateur et la jeune femme ne manquerait pas de remercier ce coup du destin plus tard. Tout en gardant une distance respectueuse avec la rouquine, Myia reprit :

- Excuse-moi de t’interpeller de la sorte. Mais j’aimerais savoir si tu connais Yuna Potter ?

Son ton n’était ni trop pressant, ni trop inquisiteur. Le ton juste pour montrer qu’elle recherchait cette personne parce qu’elle avait besoin de lui demander quelque chose de purement anodin. Dans le pire des cas c'était elle Yuna. Et avec l’allure qu’avaient Alex et la jeune fille, c’était comme s’ils affichaient sur leur front « nouvel élève ».
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 3 Oct - 18:41

Alexander était satisfait que Mylène accepte son idée... Cependant un imprévu arriva... à l'improviste, bien évidemment.

Les étudiants de l'université sortaient en effet à ce moment là, dans un brouhaha incessant. Il eut du mal à suivre Mylène, qui s'était mise en tête apparemment de trouver les filles rousses...

Et elle en trouva une. Qu'elle alla interroger. Elle lui faisait signe de loin de venir. Alexander n'appréciait mais alors pas du tout sa façon d'agir. Mais bon, pour lui faire plaisir, il s'avança...

Sans regarder autour de lui, ce qui lui valu le droit de se faire percuter et mettre à terre par une personne se pressant. Alexander tomba à la renverse, la personne sur son torse. Il ne voyait qu'une chevelure rousse, mais c'était sans doute une femme, vu les formes qu'il pouvait ressentir sur son estomac. Elle se releva, et elle commença à récupérer ses livres tombés, bredouillant des excuses. Alexander regarda vite fait Mylène. Elle semblait prendre la situation en main.

- Attendez, je vais vous aider...

Il commença à récupérer les livres et à le donner à la fille.

- Veuillez m'excusez, je serais peut-être un nouvel élève ici, je dois aller voir le proviseur avant... Je réfléchissais donc à ou je pouvais me renseigner sur les fournitures, et je ne vous ai pas vu... Je ne vous ai pas fait mal, j'espère?

Il avait l'air encore un peu niais, un peu pataud... Mais cette fois-ci, il le faisait exprès. Il espérait que cela suffirait à amadouer cette fille, qui était peut-être l'une des deux personnes qu'ils devaient rechercher...
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 1 Nov - 20:24

D’un côté…

Feodora se tourna vers Melena sans bouger de sa chaise à roulette, l’air nullement surprise. Elle était bien sûr légèrement étonnée que cette fille ait pu s’introduire dans son laboratoire, mais elle avait eu connaissance de sa présence ici dès l’ouverture de la porte grâce à une ingénieux système d’avertisseur magique. Le tout était désormais de déterminer ce que cette gamine pâlichonne lui voulait, et dieu seul savait combien elle avait autre chose à faire, surtout en ce moment. La tête penchée sur le côté elle écouta en silence le babillage de l’irlandaise, ses sourcils se haussant progressivement jusqu’à toucher la stratosphère. Après un bref instant de réflexion elle finit par articuler avec lenteur :

- Insinuez vous que j’ai pu volontairement cacher des informations à la police ?

Le silence s’installa de nouveau, lourd et dérangeant. Le professeur finit par le briser en tapotant l’accoudoir de son siège avec le stylo qu’elle tenait en main, les yeux toujours fixés sur l’intruse.

- Je suis professeur. Mon seul but est d’instruire et de faire en sorte que mes élèves suivent le droit chemin. Par conséquent je me dois de donner l’exemple non ? Qui serais-je si je me permettais de tels écarts de conduite ?

Un sifflement contrarié s’échappa de ses lèvres. Dans l’ombre du laboratoire ses pupilles vertes étaient semblables à celle d’un chat, hypnotique. Le moins qu’on puisse dire était qu’elle était belle, d’une beauté sévère qui imposait le respect malgré les cernes qui mangeaient une bonne partie de son visage. Le voisin n’avait pas mentit, elle n’avait visiblement pas beaucoup dormi ces derniers temps. Après un temps de latence suivi d’un soupir elle finit par inviter Melena à prendre un siège qu’elle débarrassa prestement d’une pile de papier couverts d’une écriture en pattes de mouches.

- Asseyez vous, je sens que vous êtes du genre têtue et que mes paroles ne vous satisfont pas. Je vais donc vous permettre de rester 5 minutes et pas une de plus. Je mettrais ce temps à profit pour vous prouver ma bonne foi mais après cela je vous inviterais à sortir, par la force s’il le faut. Est-ce clair ?

Son regard perçant se planta une nouvelle fois dans le regard de la nécrophobe. La pulpeuse trentenaire était en colère à n’en pas douter, mais impossible de savoir si c’était la fatigue, l’angoisse ou la culpabilité qui en étaient la cause.

- Vous voulez mon avis sur cette affaire ? Tout est de la faute de cette fichue confrérie, elle mit alors la main sur sa bouche en simulant se rendre compte d’une erreur avant de reprendre, mais c’est vrai, elle n’existe pas. Enfin c’est-ce qui se dit. Mais entre vous et moi ce n’est que niez l’évidence. Elle existait déjà à l’époque où j’allais en cours et j’ai moi-même subit leur « bizutage ». Et je sais de source sûre que c’est encore le cas aujourd’hui. Quelle autre raison auraient mit tous ces élèves en larmes ? Je suis désolé pour les disparu et j’espère qu’on les retrouvera rapidement, mais je sais aussi qu’ils trainaient ces derniers temps avec ces imbéciles de la confrérie. Pas besoin d’être un génie pour faire le lien. Ca m’étonne que la police ne soit pas encore arrivée à cette conclusion, cracha telle avec mesquinerie.

Son visage n’était plus qu’un masque de colère mal contenue et ses yeux continuaient de s’étrécir, menaçants. Elle désigna alors l’endroit d’où était venue Melena et l’invita dans un sourire crispé à prendre la porte et passer une bonne fin de journée, puis se retourna pour vaquer à ses occupations. Sur le chemin du retour, un courant d’air fit voleter un papier du bureau jusqu’aux pieds de l’adolescente, sur lequel était écris deux formules compliquées et un mot unique. Punition.

_____________________

…et de l’autre.

Alysson cligna des yeux, détaillant la fille étrange qui venait de s’adresser à elle.

- Bien sûr, c’est la meilleure élève de 5ème année. Tout le monde la connait. En plus elle est juste à côté alors si tu tiens à lui parler te prive pas.

Elle se tourna vers Yuna juste à temps pour la voir s’écraser au sol sur un mec qu’elle n’avait jamais vu et à qui il manquait une main. Il était probablement avec la fille qui l’avait abordé, sûrement des fans de la jolie et intelligente Yuna, du moins c’est-ce qu’imagina la rouquine. Ce qu’il déblatéra ensuite et qu’elle prit pour une tentative de drague raté lui tira un petit rire moqueur. Une fois sa camarade debout elle se décida de la héler pour attirer son attention sur la jeune fille à sa recherche.

- Yuna ? Je crois que cette fille veut te parler… t’as la côte avec les nouveaux ma parole !

- Hein ? S’étonna la jeune fille avant de porter son regard sur Myia les sourcils froncés, Je peux vous être d’une aide quelconque ? Mes cours reprennent dans 10 minutes donc si vous pouviez faire vite ça m’arrangerait.

Elle tourna ensuite la tête vers Alexander et secoua la main en signe de dénégation.

- Je n’ai pas mal, ne vous inquiétez pas. Pour les fournitures il faudra voir en ville, mais c’est loin d’être insurmontable.

Maintenant que toute l’attention se tournait vers son ainée, Alysson se mettait déjà en tête de partir mais à peine eut-elle fait deux pas qu’un étudiant lui heurta l’épaule avec violence. Elle leva des yeux furibonds vers lui mais les baissa aussitôt quand elle se rendit compte qu’il s’agissait du chef de la confrérie, un jeune homme beau, fier et insolent. celui-ci la détailla avec mépris, ayant bien encore en tête les paroles que Melena lui avait tenu la veille. Une rousse à forte poitrine hein ?

- Regarde où tu vas, vache à lait. A moins que notre dernier contact physique en date te manque ?

Un rictus moqueur étira les lèvres du garçon alors que la fille blêmissait, les lèvres pincées. Après un temps de silence le chef de la confrérie finit par partir suivi de ses compagnons, non sans rire abondamment. Jusqu’à ce que le son de leurs éclats de rire se soient évanouis à l’horizon Alysson resta figée, tremblante, sans quitter des yeux le bout de ses chaussures. Elle murmura des paroles dont Myia, de par sa proximité, réussi à saisir la fin.

- … rirez pas bien longtemps, salauds.

Yuna devant se spectacle avait serré ses livres dans ses bras au point de faire blanchir ses phalanges, le regard troublé avant de détourner les yeux du spectacle de la détresse de sa camarade.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 2 Nov - 16:30

Dans un premier temps, la belle magicienne l’avait dévisagé avec étonnement, écoutant son questionnement maladroit la tête penchée sur le coté. Elle avait soutenu le regard de l’irlandaise pendant quelques instants avant une réplique sensée semer le doute dans l’esprit de l’adolescente. Elle ne cilla pas, réprimant du mieux qu’elle pouvait les tremblements qui menaçaient de secouer ses lèvres, et patienta dans le silence lourd, le cœur battant nerveusement ses cotes.

Son sifflement contrarié avait fait sursauter Melena qui se sentait de plus en plus happée par son regard hypnotique. Elle ne pipait toujours rien, accepta l’offre d’un siège avec empressement, hocha juste la tête pour affirmer qu’elle acceptait le deal, puis affronta la face de la trentenaire sur laquelle ou pouvait lire une grande lassitude et une colère mal contenue. Une chose était certaine, c’est que les cernes qui mangeaient son visage n’étaient pas factices, et la nécrophobe brûlait de lui demander pour qu’elles raisons elle passait ses nuits à ne pas dormir, parce qu’elle ne semblait pas particulièrement inquiet.

La diatribe de Feodora, sans apporter d’informations nouvelles, dégageait une foule de doutes dans l’esprit de la jeune fille. En l’écoutant parler, elle ne reconnaissait pas l’enseignante anxieuse décrite par son voisin, mais avait l’impression de se retrouver face à une femme poursuivie par une frustration ou une humiliation de jeunesse. Sa colère était si palpable que Melena n’osa pas poser de question supplémentaire, même si plusieurs lui dévoraient le bout des lèvres. Elle fit un signe de tête en remerciement et s’éloigna promptement, jusqu’à ce qu’une feuille volète accidentellement pour se poser à ses pieds. Intriguée, elle se pencha pour s’en saisir, et bien qu’elle ne comprenait strictement rien aux formules qui y étaient inscrites, le mot « punition », lui, restait tout à fait évocateur. Dans son dos, la trentenaire cracha une remarque qui signalait en gros que si elle ne se dépêchait pas de sortir, elle se chargerait de lui donner un coup de main, alors l’adolescente plia furtivement sa trouvaille et dévala les marches pour enfin se retrouver à l’extérieur.

Elle respira un bon coup l’air de ce début d’après-midi, se gratta la tête comme pour s’habituer à l’état de réveil après un rêve saisissant, posa une main sur son cœur pour sentir ses battements s’amoindrirent petit à petit, puis rejoignit la rue principale pour aller s’assoir sur l’un des bancs installés sur le trottoir. Que devait-elle penser de cette entrevue exactement ? Tout d’abord, Feodora semblait habitée par une irritation démesurée compte tenu de ce qu’avait fait et dit l’irlandaise… si elle avait été contrariée qu’elle se soit introduit dans son laboratoire sans invitation, pourquoi ne pas lui en avoir parlé ? Non, décidément, ce n’est pas ce qui l’avait ennuyé le plus. Ce qui avait énervée la jeune femme, c’est que Melena sous-entende qu’elle puisse ne pas avoir parlé de certaines informations à la police… et à cet instant, elle a nommé la confrérie. Pourquoi ? L’adolescente n’en avait pas parlé, elle n’en a même pas fait référence par un indice. Alors pourquoi la magicienne avait-elle immédiatement accusé les GDP ? Et quelles sont ces sources sûres dont elle parlait ?

- Et puis elle admit elle-même avoir été bizutée pendant sa scolarité…, lâcha la nécrophobe pour elle-même.

Elle soupira et son regard se perdit dans la foule qui circulait pendant un petit moment. A bien y réfléchir, Feodora était vraiment trop prompt à vouloir faire accuser la confrérie. Elle nourrit à leur égard une rancune mal contenue, dispose sûrement des pouvoirs magiques suffisants pour avoir ensorcelé la fontaine, et pour finir, la formule magique réservée à une punition trouvée dans son laboratoire. De plus, elle n’avait pas l’air spécialement inquiétée pour ses élèves en réalité…

- J’irai même jusqu’à dire qu’elle se réjouissait de leur sort. Murmura une nouvelle fois Melena en poursuivant le fil de ses pensées à haute voix.

Elle se redressa dans son banc en posa l’un de ses index fins sur ses lèvres, comme régulièrement quand elle cogitait. Cette source sûre, il pourrait s’agir d’un autre élève peut-être ? Un qui, comme elle, a subit ce bizutage, et pour lequel elle a été prête à mettre en place tout un plan de vengeance visant à faire porter le chapeau à la confrérie. Peut-être quelqu’un de sa famille ?

A cette pensée, le regard passif et vague de l’irlandaise se figea, et elle eut presque l’impression que son cœur s’était bloquée au même instant. Famille. Rousse. Forte poitrine. Vengeance. Et si… et si l’une des deux autres rousses de l’école était membre de sa famille ? Une sœur, une cousine, une nièce, n’importe quoi… elle aurait été victime de la confrérie, en aurait parlé à Feodora qui aurait décidé de les venger toutes les deux à la fois…

La jeune fille secoua la tête pour reprendre ses esprits et se mit sur ses pieds. Cette hypothèse était encore trop vague pour être tenue pour principale, cependant, elle avait la conviction que la professeur faisait une coupable tout désignée. Elle avait le mobile, les moyens, et la réaction suspecte qui conduisaient à penser qu’elle était mêlée à cette affaire. Pour quelles raisons ne dormait-elle pas si ça n’était pas parce qu’elle s’inquiétait ? Pourquoi préférer faire accuser la confrérie plutôt que chercher le vrai coupable ? Elle ne se souciait pas des victimes, mais juste de faire payer les GDP pour ses humiliations de jeunesse.

Melena jeta un œil rapide autour d’elle par crainte que Feodora ne soit dans les parages. Que dirait-elle si elle se rendait compte qu’elle lui avait dérobé une formule ? Il fallait qu’elle regagne le commissariat. Là-bas, elle pourrait coucher ses réflexions et son entrevue par écrit et glisser sa preuve en sécurité dans le dossier de l’enquête. Au pire, si la jeune femme allait jusqu’à essayer de la récupérer, ce serait comme se déclarer coupable.
L’adolescente se mit donc en route. Elle en avait pour un petit moment, mais elle ne savait pas où en étaient Myia et Alexander… puis manifestement, elle n’avait pas besoin d’eux pour conclure. Une fois à destination, elle pourrait projeter la suite plus posément.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 14 Nov - 21:39

Par miracle, Alexander tomba nez à nez sur une autre rouquine. Myia avait jeté un rapide coup d’œil dans sa direction : c’est ce que l’on appelait faire du rentre-dedans. La jeune femme se concentra de nouveau sur la rouquine qui lui faisait maintenant face. Son visage s’illumina d’ailleurs lorsque l’étudiante s’identifia comme étant Alysson, et la victime d’Alex, Yuna : une belle prise. Le contact fut assez simple et leur identité secrète ne fut pas démasquée. La chance venait peut-être de tourner ?
La politesse dont fit preuve Yuna à l’égard de Myia aurait pu la déstabiliser tellement elle était habituée à l’hostilité des habitants de Dreamland. Pendant quelques secondes elle réfléchit à la manière dont elle pouvait s’adresser à elle. Cependant elle n’avait pas le temps d’hésiter plus longuement car les dix minutes seraient vie écoulées.

- En fait, je…

Bien entendu le destin entra de nouveau en scène, et quelqu’un vint percuter Alysson de plein fouet. L’impact la propulsa à terre tandis que son assaillant lui lançait un regard méprisant et hautain tout en l’injuriant sur un ton moqueur. Myia eut un élan de colère qui lui donna envie d’invectiver cet homme méprisable. Cependant, tout comme Alysson et Yuna, elle n’en fit rien. Il avait ce je-ne-sais-quoi d’effrayant et de supérieur qui aurait dissuadé n’importe qui de se monter contre lui : l’aura d’un tyran, le rire d’un tyran, et ses serviteurs, tels des petits toutous couineurs à ses pieds. La jeune femme méprisait ces personnalités à l’ego et au sadisme, surdimensionnés. Un dernier regard dans la direction de cet étudiant infâme, et son attention se reporta sur la demoiselle à terre.

Celle-ci eut une réaction somme toute normal dans ce contexte, sauf que Myia fit inconsciemment le lien avec l’enquête et se présence dans l’école : les deux jeunes filles étaient des suspectes et le moindre de leur geste ou leurs réactions l’étaient aussi. La borderline capta les bribes de paroles lancée à l’encontre du type déjà disparu. Ses quelques mots sonnaient comme une malédiction, et la jeune femme en aurait presque tremblé s’ils avaient été prononcés contre elle. La jeune Alysson était certes une victime, mais elle avait soif de vengeance. Ces dernières paroles en étaient la preuve.
En plus de cela, et paramètre peut être utile, Yuna et Alysson étaient proches. La première n’avait d’ailleurs pas levé le petit doigt pour venir en aide à sa copine. Peur ou patience ? Peut-être avaient-elles toutes les deux planifié une vengeance contre ce type ?
Leur enquête les avait amenés à soupçonner une rousse à forte poitrine de vouloir se venger de la confrérie… et justement une de ces rouquines voulait se venger de ce type…

* Ce type… les deux sont liés ! Ou pas… *
En effet, le nombre d’indices était trop faible pour confirmer sa théorie tirée par les cheveux. Mais elle la garderait derrière l’oreille jusqu’à l’exposer à Melena à son retour.

- Hey ! Ca va ?! C’est qui ce type ? Tu le connais ? Et ça l’amuse de s’en prendre aux autres étudiants ! Pfff…

Apparemment oui, ils se connaissaient. Il faut dire que le grand type avait été suffisamment explicite avec elle. Une humiliation publique, quelle bassesse ! Peut-être qu’elle pourrait avec Alex, profiter des ces dernières minutes pour récolter quelques indices. Qu’est-ce que cela pourrait bien coûter à d’éventuelles suspectes de dévoiler des informations inutilisables à des nouveaux étudiants ? Rien.
Myia amorça la discussion dans ce sens là, d’une voix plus basse et presque anxieuse, elle s’approcha encore plus près d’Alysson.

- En plus, on nous a déjà mit en garde contre un soi-disant groupuscule qui agirait en douce contre les étudiants de l’école… Tu crois que ce genre de chose peut persister ?

Après quoi Myia recula, se redressa et tendit une main amicale à Alysson pour l’aider à se relever, le tout, assaisonné d’un petit sourire timide mais encourageant.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 14 Nov - 22:32

Il fallut un certain temps à Melena pour regagner le commissariat. L’après-midi avait désormais bien avancé et elle ne voyait venir la soirée que trop vite, alors qu’elle n’était pas certaine d’avoir fait un pas de plus vers une conclusion quelconque. Plus elle réfléchissait, et plus elle doutait, comme si à force de les faire tourner dans ses méninges, ses réflexions s’effritaient et perdaient de leur matière.

Ses membres lourds de fatigue et un mal de tête relatif, elle pénétra dans son lieu de travail temporaire en quête d’un stylo et d’une feuille, sur laquelle elle pourrait rapporter son entrevue avec Feodora. Assise au bureau d’Orloff, l’adolescente faisait jouer sa mémoire efficace pour restituer les déclarations de sa suspecte, puis usa du verso de son support pour détailler le mobile dont elle avait fait l’hypothèse. Après quoi, elle recopia soigneusement la formule inscrite sur le papier qu’elle avait emporté de la tour de la rouquine – c’était toujours mieux d’avoir un double – puis se mit en quête du dossier, qu’elle trouva près de son matelas, là où elle l’avait laissé.

Elle l’emporta avec elle, demandant au passage un officier de lui offrir un verre d’eau, puis elle retourna dans le bureau du commissaire, cette fois à la place des visiteurs. Il était grand temps de compléter les documents de l’affaire avec ce qu’elle savait, mais elle avant d’abord besoin d’un entretien avec son employeur pour savoir quelle direction prendre. Son esprit se mit à divaguer, et elle se souvint qu’elle devait retourner chez le voisin de Feodora pour lui rendre le pass magique qu’il lui avait prêté. L’irlandaise allait s’imposer de s’exécuter dans la soirée, mais une petite lumière s’alluma, dangereuse, périlleuse, mais tout à fait possible… dans le cas où Orloff ne lui apporterait rien de probant, elle pourrait toujours retourner là bas de nuit pour fouiller un peu dans le laboratoire. Cette fois, elle demanderait l’assistance de ses deux collègues… trois intrus, ça fait trois fois moins de chance de se faire attraper si jamais ils étaient repérés.

La nécrophobe n’eut pas le loisir de s’étendre sur l’élaboration de son projet, car son employeur rentrait justement, l’air tout aussi bourru qu’à son habitude, haussant un sourcil lorsqu’il la vit l’attendre, seule. Avec un regain de vivacité, la jeune fille se leva pour lui serrer poliment la main.

- Monsieur le commissaire, l’enquête a avancé, mais j’arrive à un point où j’ai besoin de vous.

Elle ne fit pas mention de ses camarades sensés jouer les taupes dans l’académie de magie, estimant qu’il n’y avait pas lieu qu’elle partage les mérites de ses initiatives. Elle rejeta donc sa longue chevelure dans son dos en observant Orloff s’installer, se rassit pour lui faire face, et déballa enfin son rapport :

- En cherchant, on a d’abord appris l’existence d’une confrérie qui sévit secrètement à l’université. Elle organise tout un bizutage des nouveaux pour trier ceux qui pourraient potentiellement faire partie de leur bande, et les « baptise » à la fontaine après une série de défis. C’est cette fontaine qui est responsable de la « disparition » des élèves.

Melena avait fait le signe des guillemets avec ses doigts, s’interrompant un instant avant de reprendre.

- En réalité, ils ne disparaissent pas du tout. L’eau de la fontaine a été ensorcelée, elle transforme tous ceux qui entrent en son contact en animal. Les victimes se réduisent alors à se cacher… ce sont eux, les capes noirs encapuchonnées que l’on voit proliférer depuis le début des ennuis. Ça n’était pas prévu du tout au programme de la confrérie, ce qui signifie que la personne qui a fait ça cherche à leur faire porter le chapeau.

L’irlandaise sortit du dossier la feuille où elle avait recopié son entrevue avec Feodora pour la tendre à son employeur.

- Grâce à un témoin, on a put réduire la liste des suspects à trois personnes. Alysson Hogan, Yuna Potter, deux élèves, et Feodora Dean, une professeur que j’ai rencontré aujourd’hui. J’ai rapporté par écrit ce qu’elle m’a dit.

Elle laissa le temps au commissaire de parcourir les informations, avant de continuer :

- Cette femme me parait très suspecte. Elle manifestait d’une colère indéniable, a un mobile, et dispose sans doute largement des capacités nécessaires pour jeter un charme à l’eau de la fontaine. Et si ça ne suffisait pas, en partant de son lieu de travail, j’ai trouvé ceci…

Elle tendit le papier sur lequel était écrite la formule magique.

- Ce serait une grande aide si vous saviez déchiffrer ce qui y est inscrit, mais le mot punition reste très indicateur à lui seul. Si vous ne comprenez pas la formule, qui pourrait m’aider ?

Melena marqua une pause, avant de prendre une inspiration et de poser d'autres de ses questions :

- Avec tout ça, j’en viens vraiment à penser que Mlle Dean est une suspecte primordiale, et donc j’aimerais approfondir dans cette direction. Est-ce qu’il serait possible d’avoir un mandat de perquisition ou un truc dans ce goût là, pour pouvoir fouiller chez elle ou dans son laboratoire ? ça existe ici ? Et puis… je me demandais, la tâche d’appréhender les coupables nous revient ? Parce que je vois mal comment on pourrait capturer une personne potentiellement capable de nous jeter n’importe quel sortilège…

A ces mots, l’adolescente se tut et attendit. Dans le cas où la réponse du commissaire n’était pas convaincante, elle pourrait toujours reprendre contact avec le type de la confrérie mais… elle espérait ne pas en avoir besoin. Son petit doigt lui disait que quelque part, ça n’était pas une si bonne idée.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 15 Nov - 17:04

Alexander entendit la voie de Yuna... Quel charmante voix! Mais il devait se rappeler du but de cette rencontre... Surtout qu'il avait eu la confirmatin qu'il faisait face à Yuna Potter.

Il devait se comporter comme un élève normal... Ou presque normal.

- Je te remercie pour les fournitures! Et si je puis me permettre, j'aimerais tout de même me faire pardonner pour la chute. Un repas Gratuit?

Il n'eut aucunement le droit à une réponse. En effet, elle s'était tourné vers Yuna, et avait l'air horrifié. Il se retourna.

Un jeune homme avait bousculé sa camarade, que Myia avait interpellé. Peut-être un de ceux de la confrérie? Ce qui était sûr, c'est que la situation était tendue. Et Yuna semblait terrorisé, ses phalanges blanchissaient à vue d'oeil...

Alexander devait la consoler comme il pouvait.... Et essayer surtout d'en apprendre un peu plus, de son air innocent et séduisant...

Il posa une main, ou plutôt sa main, sur son épaule. Peut-être que cela suffirait pour la rassurer.

- Tu vas bien? Tu as l'air de connaître ces personnes? Qui sont-ils? Ils te font peur?

Pour le coup, il avait vraiment l'air niais, mais il devait engager la conversation. Et il espérait que la sonnerie ne sonne pas encore... Elle avait l'air sérieuse.

- Pardonne moi, j'imagine que tu dois être occupée... Si l'on pouvait en parler plus tard, et si tu pouvais me parler des cours ici, cela me ferait plaisir. Tu es d'accord?

Il lui offrit son plus beau sourire.
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Job : étranges disparitions

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