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 Job : étranges disparitions

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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 5 Juil - 1:41

Alexander interrompit Melena dans ses questions à la gargouille. Elle le regarda d’un air circonspect avec de lâcher un « bah, fait ce que tu veux » et de reporter son attention à la statue qui se mettait enfin à s’animer. Et il ouvrit la discussion en se plaignant allègrement de la « nourriture » que lui avait offert la necrophobe. La jeune fille songea que s’il tenait à choisir la qualité de ce qu’il ingurgitait, il n'avait cas se chercher sa bouffe lui-même ; mais l’adolescente fut venger par un pigeon qui choisit ce moment pour se soulager sur l’épaule de Belhem. Elle réprima le soupçon de sourire qui menaçait d'apparaitre et du même coup de ruiner ses chances d'obtenir des réponses satisfaisantes. Au sujet de la confrérie, l’irlandaise n’apprit pas grand-chose, si ce n'est qu'ils étaient bel et bien une bande de voyous qui s'amusaient à faire les gros bras pour épater la galerie. Cependant, la fin du discours de la gargouille, après sa petite crise de rire, la laissa sans voix, tant elle sentait que son enquête venait de faire un pas. Consciente qu’elle ne tirerait plus rien de la masse de pierre, elle la remercia avant de rejoindre Myia qui les attendait en regardant les scènes de dialogues avec intérêt.

- T’as entendu ? C’est l’eau de la fontaine qui est responsable…

Melena réfléchit. Que devaient-ils faire exactement ? Leur mission était de retrouver les élèves disparus… ce qui signifie qu’ils allaient devoir trouver qu’elle sorte d’enchantement avait été lancé à l’eau de la fontaine ainsi que la responsable, mais également mettre au point une manière de les guérir non ?

La necrophobe regarda Alexander revenir bredouille sans se retenir de rire.

- Pas de chance hein… un simplet tombe sur une statue simplette, c’est dans l’ordre des choses.

Elle enchaina en s’éloignant pour éviter les représailles du frigophobe, contente de sa pique qui devait le faire bouillonner. Mais après tout… elle n’était pas si loin de la vérité, si ?
D’autres petites choses l’intriguaient. Que voulait dire la gargouille en affirmant que les bizuts allaient venir faire les plantons avec les gargouilles ? Qu’ils se changeaient en statues ? Ils allaient sans doute devoir retourner à la fontaine cette nuit, mais cette dernière était en core loin en cette fin d’après-midi, et que pourrait-il faire d’autres à part se tourner les pouces ? Mettre Orloff si tôt au courant n'était pas une bonne idée ; ils passeraient pour des amateurs qui exhibaient fièrement leur découverte à peine avaient-ils fait trois pas. Il leur fallait du solide, du concrêt, avant de rentrer se reposer et se sustenter.

Etait-il nécessaire de continuer à s’intéresser aux Gamma Delta Phi… ? Ils avaient désormais appris qu’ils n’étaient responsables que de bizutage tout à fait banals… mais en même temps… peut-être étaient-ils les mieux placés pour les aider ? Ils avaient autant à y gagner que l’équipe de voyageur. Myia, Alexander et Melena voulaient leur récompense et la confrérie voulait éviter les problèmes. Ils étaient les mieux placés pour les renseigner sur leurs agissements, le bizutage, et éventuellement sur le type d’ensorcellement que la fontaine aurait subit. Peut-être même sauraient-ils de qu'elle femme Belhem avait parlé si le dénommé Nash ne saurait pas l'identifier.
L’irlandaise marchait au hasard des allées, perdue dans ses réflexions, ses compagnons quelques pas derrière elle. Elle fit alors volte face, les yeux encore plongés dans un point invisible de l’infini, un index sur ses lèvres comme chaque fois qu’elle cogitait.

- Dites… que penseriez-vous de se faire allier des Gamma delta phi… quelque chose ?

Son regard s’attarda sur sa comparse féminine, dont elle attendait le soutien. A la majorité, Alexander ne pourrait que se plier… volontaire ou pas.

- Dans l'absolu, ils veulent autant que nous que les bizuts reviennent à la normal. Si ils ne sont pas aussi bête qu'ils en donnent l'impression, ils devraient accepter de nous aider, non ?
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 5 Juil - 16:14

Alexander entendit la gargouille... cela devait bien être une vieille gargouille... Au point qu'elle était sénile ! Cela attisa légèrement sa colère... Rentrer bredouille... Il se débrouillerait...

Une fois arrivé auprès des deux filles, Melena se moqua ouvertement... Il aurait pu répliquer plein de choses, ou des mensonges... Mais il préféra faire une chose qu'il affectionnait beaucoup : descendre en douceur. Il ne l'avait pas fait depuis longtemps.

C'est donc avec un grand sourire Colgate qu'il s'exclama :

- La gargouille m'a dit une chose très intéressante... c'est que tu étais sans doute la moins charmante de toutes les filles du coin.

Mais Melena était déjà partie. Il regarda Myia amoureusement, puis il suivi Melena. Après tout, ils avaient une enquête à mener... Elle proposa une idée farfelue, notamment avec ce qu'elle avait subi... Elle voulait s'allier avec les Gamma Delta Phi.

Mais pourquoi ? Qu'avait-elle découvert ? C'est vrai qu'ils pourraient peut-être les aider... Mais Alexander n'aimait pas cela, se fier à des gamins bizutant des innocents. Cependant...

- C'est une idée, mais pourquoi veux-tu t'allier avec eux ? Qu'as-tu découvert ?

Il réfléchissait. Etait-ce les Delta Phi la cause de tout cela ? Sans doute pas. Mais étaient-ils si important pour l'enquête ? Il considérait qu'à eux seuls, il y arriverait. Mais il savait comment les joindre. Il y avait un bon moyen.

- Si on veut en tout cas les joindre, on peut réessayer la taverne. Après, cela sera coûteux. Si tu as une idée, je suis preneur, car je n’aime pas ce genre d’endroit…

Voila, son idée allait sans doute être jeté à l’eau, mais au moins, il aurait essayer. Il ne s’approchait presque plus de Myia non plus, preuve qu’il faisait des efforts pour l’enquête.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 5 Juil - 23:10

Après avoir hésité, Melena avait finalement cédé à la requête de Myia : rejoindre Alex. Peu de temps après elle s’étaient retrouvées aux pieds de la tour de la gourmandise. La remarque de la jeune fille l’interpella et la jeune femme se mit à en analyser l’aspect. Les éléments arrondis qui décoraient la façade lisse semblaient fondre et donnaient à cette immense tour un aspect appétissant. Quelque chose qui suscite la faim peut-il réellement effrayer ? Myia n’était pas pour le moins du monde repoussée ou impressionnée par ce dessert géant. Elle se garda bien de répondre et Melana ne s’attarda même pas sur le sujet. Tant mieux.
Le marchand auquel s’était adressée Melena s’attarda sur le sujet. Ainsi cette tour de la gourmandise possédait un gardien. La jeune femme imaginait sans crainte une boule de chewing-gum dont le langage se limitait à un vague « bouh ». Pour effrayer autant les habitants, il devait se nourrir de ceux qui s’approchaient trop de sa demeure après les avoir transformés en friandise. A défaut de la faire tressaillir, l’idée la fit saliver. Elle devait avoir faim, déjà. Finalement elles ne récupérèrent qu’un simple compliment de la part de ce marchand.
Quelque chose dans son dos, l’intuition peut-être, lui fit comprendre que les deux jeunes filles étaient observées. Elle fut rassurée de constater qu’il s’agissait de leur compagnon en fuite, Alex. Alors qu’elle s’apprêtait à lui sauter au coup – après tout, elle ne supportait pas d’être abandonnée par ses proches- elle fut coupée dans son élan. Le jeune homme enchaina rapidement sur l’enquête, visiblement fier d’avoir trouvé des informations indispensables. Cette façade qu’il se donnait avait le don d’attrister Myia. Faisait-il ça pour impressionner Melena encore dépité par sa soit disant inutilité ? Elle, préférait largement le Alex naturel, serviable, gentil, certes maladroit, mais fidèle à lui-même et plein de ressources.
Myia c’était suffisamment approchée du jeune homme pour sentir son odeur : l’alcool.

* Pouaah ! En effet, cette boisson est forte, quelle horreur ! *

Il lui jeta un soi-disant regard charmeur qui n’eut pas l’effet escompté. Ce faux-semblant la décevait au plus haut point. Et de tristesse elle garda le silence. Le plan qu’il exposa les guida vers les gargouilles. Elle ne réagit pas avant que Melena ne le suive dans son élan subit de folie. Voilà qu’ils s’étaient attardés devant les statues de pierres et qu’ils dialoguaient tranquillement, s’interrompant parfois pour attendre leur réponse.

- C’est quoi ce délire ?

Que Myia ait une réaction aussi puérile ou encore inattendue passe encore, mais tout ça frôlait le désespoir ! Myia affichait une mine déconfite et les yeux grands ouverts. Elle serait partie dans un fou rire incontrôlable si l’une des gargouilles ne s’était pas mise à parler. Finalement la surprise agit comme un choc reçu sur la tête, qui la fit rejoindre en un instant le sol rugueux. Alex profita d’un moment d’absence de Melena pour s’approcher discrètement d’elle. Elle ne put esquiver le baiser qu’il déposa sur sa joue. Dommage. En échange elle lui jeta un regard rempli de tristesse qu’elle n’arrivait pas à transformer en rancune. Dépitée, elle s’essuya la joue. C’était bien plus facile. Peut être qu’il avait manqué son geste. Quoiqu’il en soit, il se dirigea vers une autre gargouille.

La voix caverneuse qui s’adressait à Melena leur apprit pas mal de choses. Le nom typique de la secte étudiante. Un élan d’espoir s’empara de la jeune femme. Bientôt, elle retrouverait son amie disparue. Seul le temps les séparait maintenant.
Le nom du gardien l’amusa : Baal, le dévoreur de friandises. Amusement qui fut de courte durée. L’eau dans laquelle elle s’était amusée à tremper ses pieds, avait été ensorcelée par une femme. Leur prochaine destination était claire. Ils verraient après s’ils doivent s’intégrer dans cette secte remplie d’idiots. Comment son amie avait-elle pu les rejoindre ? S’il faut elle avait même commencé son inquiétante transformation. Melena l’avait finalement réjointe.

- Qui boirait de l’eau d’une fontaine ? Je vais me transformer moi aussi ?

Les grands yeux de Myia s’étaient gorgés d’eau et sa voix se fit plus faible. Si elle savait que Melena resterait impassible devant cette preuve d’immaturité, elle regarda ses mains et ses pieds. Maintenant, elle devrait être habituée à l’idée de changer d’apparence. Elle frotta ses yeux et se redressa. Ils reprirent leur chemin, vers une destination encore inconnue.
D’après l’attitude de Melena, il n’était pas dans ses intentions de rejoindre la magnifique sirène. A voir l’avancement de la nuit, c’était tout à fait logique. Myia devrait attendre. Soit. Ignorant ouvertement le regard forcé d’Alexander, elle reçu avec surprise le changement de plan de Melena. Se rapprocher de son amie égarée et manipulée était une excellente idée. Elle acquiesça avant d’ajouter :

- Je ne vous l’ai pas encore dit, mais j’ai rencontré une jeune fille peu de temps après mon arrivée dans ce monde. Elle m’a avoué être étudiante en magie ici. Depuis quelques temps, je n’ai plus de nouvelles d’elle. Au début, j’ai cru qu’elle m’avait abandonnée… Quand j’ai appris que des étudiants disparaissaient, j’ai fais le lien. Si on retrouve ces gens, j'espère pouvoir la retrouver. Melena, je te suis dans ce plan.

Voilà. Son secret était avoué. De toute manière, dès le départ elle n’avait pas voulu les dénoncer. Que Melena ait elle-même suggéré une solution pour l’ensemble des personnes la soulagea.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 6 Juil - 1:03

A la question d’Alexander, Melena se souvint alors qu’elle ne lui avait pas confié les informations qu’elle avait reçu de la gargouille. Elle passa une main dans ses cheveux avant de chercher du regard une rue qui mes ramènerait au centre ville.

- Tu l’as entendu toi-même, ils ont peur que toute l’histoire soit découverte parce qu’ils craignent qu’on les renvoie. La statut m’a dit que la responsable des transformations des bizuts était une jeune femme qui avait trafiqué quelque chose avec l’eau de la fontaine. Que ce soit pour identifier le sortilège, pour le combattre, pour savoir de quelle manière les victimes ont été affectées… le moyen le plus court serait d’obtenir l’aide de la confrérie. Elle y gagnerait sa tranquillité quand nous y gagnerons notre récompense. Si on s’y prend bien, on devrait pouvoir les convaincre.

Avec scepticisme, elle croisa les bras.

- On y réfléchira ce soir au commissariat à comment les contacter. Je ne vois pas ce que tu veux faire au bar, mais nous verrons bien…

L’adolescente se remit en route sans prêter grande attention à la remarque de Myia qui parlait de l’eau de la fontaine. Elle n’avait de toute façon pas vraiment compris ce que la borderline essayait de dire, et avait une autre idée en tête : en y réfléchissant, depuis son arrivée à Gloutoniskaïa, elle n’avait mangé qu’une soupe avec du pain et un donut ; autrement dit, elle mourrait de faim. Elle espérait bien trouver de quoi faire tout en évitant de rentrer quémander un repas maigre à Orloff. Cependant les prix de tous les restaurants que le petit groupe croisait pour l’instant lui passaient l’envie de s’arrêter. Ils devaient être dans un quartier adressé de la haute société. Les dalles même respiraient l’aristocratie, et la plupart des passants étaient des femmes et des femmes vêtues de robes étincelantes aux particularités qui attiraient l’œil même des habitants de la ville ; des ailes de fées ou de papillon comme tissées dans des toiles d’araignée battant avec volupté sur un rythme hypnotisant, des tissus dont la couleur et les motifs changeaient régulièrement et de manière aléatoire, des auréoles solaires plus brillantes encore que l'astre lui-même…

Melena n’énuméra même pas toutes les bizarreries de mode qu’elle vit en traversant ce quartier, qui n’eurent seulement pour effet que de la distraire du récit de Myia, qu’elle n’entendit qu’à moitié. L’adolescente ce contenta donc d’un faible « hum » compréhensif, alors que ses yeux gris pâles accrochaient un attroupement de personne autour d’un homme à toque blanche qui s’égosillait :

- Attrapez notre Papidor ! Attrapez-le et gagnez une entrée libre à notre buffet à volonté pour toute la journée ! Désolé pour vous Monsieur, mais c’est raté. Au suivant ! Qui veut essayer ?!

Intriguée, la necrophobe s’approcha et fendit la foule en jouant des coudes pour se retrouver face à un homme à la mine joviale qui tenait dans un bocal en verre un papillon doré qui battait docilement des ailes. A ses cotés était posé un récipient dans lequel logeaient ce qui ressemblait à des grenades et un tableau marqué à la craie résumait l’offre du jour : Attraper le Papidor en moins de 5 :00 pour remporter une dégustation de spécialités locales gratuite et ce jusqu’à la fermeture du restaurant.

L’irlandaise redoutait ce que pouvait bien signifier « spécialité locales », mais son équipe n’avait pas le choix si elle souhaitait avaler quelque chose. Elle demanda à la première personne qui se trouvait à ses cotés en quoi consistait l’épreuve, et on lui apprit qu’il suffisait d’attraper avec un filet à papillon le Papidor dans le temps imparti. A peine l’explication fournie que Melena avisa le balai qui flottait à l’horizontale à quelques centimètres du sol, et ce cas de figure lui rappelait étrangement un livre qui avait fait fureur dans le monde réel. Tandis que le serveur réitérait sa déclame, la jeune fille s’avançant en leva la main. C’était totalement irrationnel, elle n’avait jamais – bien évidemment – essayé de voler sur un de ces engins, mais elle se dit que ça ne devait pas être bien difficile. De toute façon, avec une unique main, Alexander n’aurait pas put réussir le défi et le remettre entre les mains de la borderline revenait à se résigner à trouver un autre endroit où manger.

- Attendez-moi, dit-elle en se tournant vers ses compagnons, je vais nous gagner de quoi déjeuner.

L’irlandaise reçu donc le complément d’information nécessaire. Elle avait droit à 2 grenades d’entraves qu’elle rangerait dans une petite poche accrochée au manche du balai, sur lequel elle pouvait également clipser son filet à papillon. Une fois la bestiole lâchée, elle avait 5 :00 montre en main pour l’attraper. Elle fut rassurée quand on lui apprit que si elle tombait, elle serait immédiatement amorti par l’organisateur du défi et ses capacités magiques.

Une fois son véhicule volant enfourchée, se sentit surtout parfaitement ridicule devant les dizaines d’yeux qui étaient rivées sur elle. Ridicule mais confiante. Après tout… un papillon ne volait pas si vite que ça… à moins qu’on lui ait fichu un truc qui se déplaçait avec la même hargne qu’un paresseux fatigué, elle l’aurait sans problème.

Le jeu lancé, le Papidor fut libéré de sa prison, voleta un instant, et disparu. Melena le cherchait vivement des yeux, et ne l’aperçut que plusieurs mètres au dessus de sa tête comme un point scintillant au soleil qui traçait de furtives trajectoires.

*Mais c’est qu’il est rapide ce truc…*

L’adolescente aurait bien voulut le rejoindre, mais elle restait bêtement clouée au sol, ignorant comment diable pouvait bien s’envoler un balai si il n’obéissait pas à la simple volonté de son passager. Une voix bourru dans le « public » bougonna qu’elle devait être une touriste pour ne pas savoir une chose aussi rudimentaire comme le fait qu’il fallait taper du pied au sol pour s’envoler sur cet engin et elle fut rapidement suivit par l’exécution de la concernée. Le vent ébouriffa ses longs cheveux noirs et elle se cramponna au manche pour éviter de basculer. Elle était désormais à la hauteur du papillon qui la narguait en décrivant des cercles autour de sa position stationnaire. Par simple intuition, la necrophobe déduit qu’il fallait se pencher sur le manche pour lui indiquer la direction à prendre, et se redresser pour gagner en altitude. De cette manière, elle put prendre en chasse sa proie ; ou du moins essayer, car elle s’échappait toujours avec une vitesse que l’inexpérience de la voyageuse en matière de vol sur balai l’empêchait d’égaler. Agacée de ne pouvoir que suivre de ses yeux gris les mouvements du Papidor, Melena tira une grenade, la dégoupilla et la lança en direction de la bestiole. Très peu de temps après, le projectile n’explosa pas mais développa une sorte de sphère bleuté aux reflets ondoyants, autour de laquelle la cible tournait joyeusement. Un mouvement de mécontentement manqua de la jeter au sol, alors que le serveur en bas criait qu’il ne lui restait plus qu’une minute. Aussitôt, elle tenta une dernière charge sur le Papidor qui disparut de son champ de vision. L’irlandaise regardait vivement aux alentours, au dessus, mais ce ne fut que lorsqu’elle reçu l’annonce qu’il ne lui restait plus que 30 secondes qu’elle pensa à baisser les yeux. Elle voyait sa cible, apparemment persuadée d’échapper à sa poursuivante descendre lentement, par petits battements d’ailes prétencieux. Saisissant sa chance, Melena lui balança une seconde grenade de toutes ses forces et cette fois, l’insecte doré fut pris au dépourvu. Il essaya d’esquiver, mais l’une de ses ailes resta prise dans l’entrave, et il ne put échapper à la necrophobe qui fondit sur lui pour le capturer alors que le temps imparti cédait ses derniers instants.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 6 Juil - 19:38

Ouf, personne ne s’était attardé sur le bref récit de son passé. Il n’apportait rien d’important de toute manière. Elle se concentra donc sur l’idée de Melena, bien plus intéressante, et qui consistait à trouver à manger. Myia était un véritable estomac sur pattes, elle l’avait toujours été d’ailleurs. Il fallait apprécier les bonnes choses de la vie, et la nourriture en faisait partie !
Non sans amusement elle assista au défi qu’avait relevé la petite brune. Myia alla même jusqu’à la supporter, sortant d’on-ne-sait-où des pompons brillants.

- M-E-L… MELENA !!!! ALL-EZ, TU VAS Y A-RRI-VER !! GAM-BA-TE !

Voilà qu’elle supportait une amie qui refusait habituellement de s’accorder une minute de pause et n’envisageait jamais l’idée pouvoir s’amuser. C’était une occasion immanquable ! En plus on aurait dit une partie de Quiddich en solo dont le vif d’or était incarné par un si mignon, si croquignolet, papillon chéri. La partie fut acharnée, et l’arbitre incarné par le restaurateur était intransigeant.
Myia à la fois supportrice et commentatrice ne cessait de pousser des cris ressemblant à des « ohhhhhh », « aouch ! », « aieaieaie ! », « tssssss… yeah !... naaaaaan… » qui auraient pu énerver Melena si elle n’avait pas été si absorbée par la partie. Elle devait bien s’amuser d’ailleurs. Mais ça se voyait que c’était la première fois qu’elle montait un balai magique ! Aurait-elle mieux fait de laisser cette mission périlleuse à la jeune borderline, qui n’avait perdu aucune partie de Quiddich dans les différents jeux sur console.

- Melena semble avoir quelques difficultés à diriger le balai mais… AH ! La détermination ne semble pas l’ébranler et elle n’arrête pas sa course poursuite. Le papillon-turbo va-t-il réussir à échapper à se pilier de hargne ?! … Ca y EEEEEeeeesTTt ! Presque ! Il en a fallu de peu avant qu’il ne se fasse attraper ! Et le papidor l’a bien compris. Il a compris qu’il avait affaire à un adversaire de taille !

Myia essayait du mieux qu’elle pouvait d’incarner un commentateur de match. Joignant le geste à la parole, elle avait attrapé le bras d’un passant curieux pour s’en servir de micro. Les pompons avaient atterris dans les bras d’Alex qui devait maintenant s’atteler à la tâche de supporteur endiablé. La foule s’était mise à suivre l’engouement pour se match serré et vibrait en fonction des accélérations de Melena qui prenait confiance en elle, et du papillon qui était au maximum de sa vitesse pour fuir.

- Le match touche à sa fin et le statut-Co semble s’éterniser ! Les deux adversaires sont de même niveau mais le papidor fatigue ! Regardez, la trainée dorée derrière lui faiblie ! Est-ce que Melena réussira à prendre l’avantage dans la dernière minute ? La foule semble vouloir la victoire de la jeune fille et… C’EST GAAAGNNEEEEEEE !!!

De soulagement et de fierté, Myia envoya valser le bras engourdi du pauvre passant, lui aussi absorbé par le match. La foule fière de leur nouveau, ou plutôt nouvelle championne accueillit avec une ola d’encouragements Melena et ses deux compagnons à l’intérieur du restaurant. Myia, les larmes aux yeux, sauta au coup de la jeune fille en sueur avant de s’écarter rapidement et de la remercier. Ils avaient gagné un repas grâce à elle, quelle preuve de dévouement envers ses coéquipiers ! Si Melena invita Myia sans ronchonner, il n’en fut pas de même pour Alex. Sans sourciller, elle lui fit signe de venir et de profiter du repas. Après tout, il avait lui aussi soutenu Melena dans son match ( :p).

- J’ai hâte de découvrir en quoi consistent ces spécialités locales ! Je suis en manque de sucre !! Du sucre !

L’enthousiasme de Myia fut de courte durée. Les spécialités défilaient devant ses yeux, de nombreux plats salés et copieux qu’ils goûtaient avec plaisir. Mais l’espoir d’un plaisir sucré s’amenuisait de seconde en seconde. Dépitée, elle observa ses compagnons se nourrir, se renfermant dans un mutisme qui contrastait avec l’ambiance de l’auberge.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 7 Juil - 11:34

Son monde était anéanti, réduit à néant. Alexander ne savait que faire.

Elle l’avait totalement ignoré. Certes, elle leur avait dis un secret. Mais à eux, pas à lui.
Elle supportait Melena, qui semblait vouloir gagner un repas gratuit… Il en faisait de même, tellement déçu et déprimé qu’il ne pouvait pas faire grand-chose d’autres. Il avait cependant essayé de se rapprocher d’elle, mais elle était trop concentrée à supporter leur partenaire.

Ils eurent en effet le droit à des spécialités locales. Melena avait pris du mal pour l’inviter… Mais il toucha à peine à son assiette. Il n’avait pas spécialement faim. Il regardait Mylène, d’un air triste et dépité. Il sortit de table, en lui soufflant discrètement des mots doux, et une invitation à le rejoindre dehors.

Il était au bord des larmes, il se mit dans un coin, où personne ne le voyait. Il commençait à pleuvoir, tandis qu’autour d’Alexander, il neigeait…

Il attendait Mylène, mais son esprit réfléchissait à plein de scènes qui auraient pût arriver… Il aurait pût se faire gifler… Mais il aurait pût aussi se rapprocher d’elle tout le temps...
Pourquoi il s’était trop concentré sur le job ? Et pourquoi il s’attachait trop à cette fille ?
Après tout, il n’était pas là pour conter fleurettes…. Mais il était trop tard…
Il avait reçu l’attaque de Cupidon…. Une flèche en plein cœur, il n’en savait plus où était sa douleur…

Il était tellement occupé qu’il ne remarqua pas les passants qui le regardait, ni la neige qui se faisait plus pressant autour de lui.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 7 Juil - 12:28

- RhaaaaaaaaaAAAAAAAA

La jeune femme s’était laissé convaincre par un des clients pour une petite chope de leur étrange mixture alcoolisée. Quelques instants plus tôt elle avait limite repoussé Alexander à cause de son odeur, et voilà qu’elle le copiait. Il lui en valait fallu peu pour oublier l’absence de mets sucrés et elle s’était réfugiée dans ce merveilleux cocktail qui transformait son champ de vision en une étrange prairie remplie de friandises mobiles et bavardes.
Melena avait gardé son air sérieux mais avait pris l’allure d’une guimauve, qui donna l’eau à la bouche à la jeune femme. Le contrôle sur son corps était assez faible et il lui en faudrait peu pour effrayer la population en changeant d’apparence. Sans savoir si c’était elle ou Melena qui l’avait fichue dehors, elle s’était nouvellement mit en tête de retrouver Alex qui avait ENCORE prit la fuite. Juste avant de franchir la porte le gérant du lieu s’approcha d’elle, encore surpris par la victoire de Melena et lui tendit des objets surement très utiles parce qu’il hésitait s’en séparer.
Sans en vérifier le contenu – de toute manière, ouvrir une poche était un mouvement impossible pour elle à l’heure actuelle- elle le gratifia avec un petit salut maladroit. Il n’était décidemment pas difficile de retrouver la trace d’Alex, parce qu’il semait des petit cailloux de neige sur sa route, dont le volume augmentait au fur et à mesure que la jeune femme saoule se rapprochait de lui.

- Ah ! Je brûle !... Pfff…

Sans pouvoir s’empêcher de rire à une blague qu’elle seule pouvait comprendre, elle perdit l’équilibre sur une protubérance et s’étala sur le sol frais. La chose qui dépassait était une jambe d’Alex. Manque de chance, le chemin était en pente et elle entama une descente rapide en roulant sur elle-même. Cette situation gênante pour un adulte ne sembla pas l’affecter puisqu’elle se mit à rire de plus belle une fois arrivée en bas et à moitié enterrée sous un amas de flocons, trempée et décoiffée.
Dans un gémissement et quelques claquements de dents, elle marmonna un semblant de « ah ben non, là je refroidis ! ».

- Aaaaaleee-tchoum (>_<) ! Tu te caches ?

Sa petite séance de gymnastique avait si l’on peut dire remit ses idées en place, si bien qu’elle comprit que la chute de neige étonnante était due à sa tristesse. Le vrai Alex, sensible était de retour. En sautillant, elle rejoint le jeune homme et s’installa, tout sourire, à ses côtés.

- Tiens, c’est des cadeaux que nous a donné le gérant. A voir sa tête il y tenait beaucoup !

Sans plus attendre, elle ouvrit la poche et en sorti, non sans surprise et déception le contenu : une poche à l’odeur forte remplie de fleurs séchées, et tout ce qui ressemblait à un kit de manucure. To-ta-le-ment inutile, mais si mignon !
Alex s’empara du kit de manucure, surement pour en détailler le contenu. Il avait toujours son air triste. Myia afficha un air renfrogné, comment pouvait-elle bien le faire sourire ? L’alcool aidant, elle s’essaya à différentes grimaces qui ne semblèrent pas calmer la déferlante de flocons. La bagarre qu’elle entama contre les flocons qui fouettaient son visage aurait pu annoncer les prémices d’un sourire de la part du jeune homme, mais rien n’y fit.
Résignée, elle s’assit sur le sol, à peine plus loin que la fois d’avant.

- J’ai fais quelque chose de mal ?
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 7 Juil - 16:40

A peine eut-elle atterrit qu’une ovation s’éleva en son honneur et Myia plongea dans ses bras pour la remercier. Etonnée de cet élan de reconnaissance, la necrophobe resta interdite un instant alors que le serveur ébahit la conduisait – elle et ses invités – à leur table. Le décor était assez étonnant, entre banalité et magie. Les menues s’affichaient comme par enchantement sur les nappes blanches et à la place des lampes flottaient paisiblement une foule de petites boules de poils luminescentes qui couinaient faiblement et paisiblement. Captivée par le spectacle des boursouflets, Melena revint assez tôt aux explications de l’employé pour repérer le buffet à volonté et leur table qui se trouvait juste à coté. Quelques autres clients qui avaient assisté à ses exploits de débutante venaient la félicité joyeusement parfois avec force de tape sur les épaules, et l’adolescente répondait la plupart du temps avec un sourire plus ou moins forcé.

La jeune fille avisa quelque chose qui ressemblait à une brochette sur laquelles étaient piqués des bouts de viandes et des légumes divers, se servit une salade de laitue ponctuée de fruits rouges qui évoquaient les tomates mais en forme d’éclair, puis s’assit à table aux cotés d’une Myia apparemment déçue et d’un Alexander boudeur. Encore essoufflée et moite de sueur, l’irlandaise enfourna une bouchée de salade en grognant.

- Et bah si c’est tout l’effet que ça vous fait de pouvoir manger correctement, la prochaine moi j’me dépatouillerai pas pour vous…

Malgré sa remarque, aucun de ses collègues ne sembla enclin à se servir, mais la borderline se laissa convaincre par une boisson alcoolisé apparemment tout aussi locale que les plats offerts. Melena se contenta d’un verre d’eau, mais elle dû reconnaitre que ce qu’elle avait choisi était délicieux, et une fois son assiette vide, elle retourna se servir cette fois un morceau d’un long poisson à la chair rosée accompagné d’une sorte de riz vert pomme qui dégageait une odeur alléchante. Le frigophobe choisit cet instant pour sortir du restaurant, bientôt suivit par une Myia éméchée qui arrivait à peine à mettre un pied devant l’autre.

- Pathétique…, souffla l’adolescente en entamant son plat.

Elle fut rassasiée après un dessert qu’il suffisait de demander à un serveur pour se le faire apporter – la carte les présentant étant affichée sur le buffet à volonté – puis informa de son intention de s’en aller. On lui apporta alors un coupon lui assurant qu’elle pourrait revenir quand elle voudrait avant le lendemain, prenant en compte que le restaurant fermait sur les coups de minuit, puis s’apprêta à quitter les lieux quand dans le fond de la pièce, assis à une table isolée et à peine éclairée, une silhouette noire attira son attention. Elle était couverte d’une grande cape dont la capuche rabattue masquait son visage, et avalait une sorte de potage orange tout en levant régulièrement la tête, sûrement pour s’assurer qu’on ne le surveillait pas.
Intriguée, Melena fit quelque pas dans sa direction, mais n’aperçut rien de plus. Quoiqu’il en soit, commande du client ou simple instinct animal, les boursouflets flottant évitaient soigneusement sa table, et il était impossible de discerner quoique ce soit de sa morphologie ou de sa physionomie. Décidée à en avoir le cœur net, la necrophobe saisit un verre pour y enfermer délicatement l’une des boules de poils flottantes qui couina à peine d’être délogée de sa hauteur, puis s’approcha fermement de son suspect qui évoquait fortement l’un des bizuts qui se cachaient depuis quelques temps. Une fois non loin de sa cible, elle le héla explicitement, mais le – ou la – concerné l’ignora royalement, continuant de porter à ses lèvres invisibles des cuillérées d’un potage sans doute aux potirons.

- Dis donc, tu pourrais me répondre ! S’insurgea-t-elle en franchissant la distance qui la séparait encore de sa silhouette drapée.

Juste à ses cotés, elle pouvait désormais apercevoir à la lueur du boursouflet un bout de nez pointu, ses lèvres fines sur lesquels sa langue passait pour récupérer les gouttes de soupe qui n’avaient pas atteint destination, mais surtout ses mains qui s’étaient mises à trembler faiblement. Melena poussa un soupir et sans ménagement, ni même soucis de la pudeur de la personne, elle tira la capuche en arrière tout en demandant :

- T’es un bizut c’est ça ?

- Hé !

Sous le tissu noir, ce n’était pas un jeune homme aux oreilles de lapin ou aux yeux de hiboux que découvrit l’irlandaise, mais un individu aux cheveux blonds plaqués en arrière, des yeux bleus profonds et vifs qui se tournèrent vers elle avec colère. Il essaya de remettre sa capuche tout en projetant la curieuse en arrière par simple effort télékinéthique, mais une voix criarde s’éleva de l’autre bout du restaurant.

- Hé ! Mais c’est Aldoma Lefois ! Le meilleur joueur de Widditch du quartier Aulart !

Aussi tôt dit, et aussi tôt le concerné fut encerclé d’une foule de fans et d’admirateurs qui ne lui laissait pas la moindre chance de déjeuner en paix. Melena avait dut se relever et s’éloigner avec hâte pour ne pas être écrasée par les dizaines de pieds qui avaient accourus brusquement, et s’éclipsa toute honteuse de sa méprise. Elle avait manqué de discernement c’était certain, et par sa faute, cette célébrité locale n’allait pas pouvoir déjeuner tranquillement. En réalité, ce n’était pas ça qui la dérangeait, mais bien le faire d’être passée pour une idiote curieuse, et de s’être méprise dans sa déduction rapide.

Dehors, la pluie s’était mise à tomber alors que le soleil masqué par de gros nuages gris approchait peu à peu de l’horizon. La journée avait été plutôt bien remplie en information, mais il n’était pas question de se reposer sur ces lauriers. L’adolescente devait retrouver ses compagnons pour la suite des évènements, et elle s’avança plus encore à l’extérieur du restaurant, obligée de soulever sa robe avec des manières de jeune noble délicate pour éviter que ses pans trop longs ne nagent dans la flotte.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 7 Juil - 19:26

Mylène l'avait rejoint, et avait essayé de le faire rire. Ce qu'il aurait sans doute fait, si la peine ne lui emplissait pas le coeur....

Elle persistait, puis lui demanda si elle avait fait quelque chose de mal. Que lui répondre ? Il s'en voulait, mais c'était aussi sa faute... Que devait-il répondre ? Que devait-il faire...

La « tempête » de neige s'amplifiait autour des deux jeunes gens. Mylène était si belle, avec sa chevelure parsemée de flocons de neiges... Cela lui aurait normalement fait peur. Mais pas là. Il prit sans doute la meilleure décision pour ce qu'il désirait...

- Pas véritablement... C'est de ma faute... je t'ai abandonné et je m'en veux... Mais ton manque de réaction, le fait que tu m'ignores... Cela me fait mal, tu le sais ?...

Il s’approcha doucement de Mylène, lui caressa tendrement le visage. Il n’avait pas tant que cela l’habitude avec les filles, mais il sentait que c’est cela qu’il devait faire…

- Excuse-moi pour m’être comporté ainsi… Mais je ne voulais plus être inutile, ni me faire remarquer par Melena… Mais je tiens à toi, tu le sais ?...

Il lui prit la main, tendrement, en espérant qu’elle ne l’enlèverait pas. Un électrochoc dans tous son corps lui annonça qu’il se sentait étrangement mieux. La neige s’était calmé, mais pas la pluie, un peu fraîche. Il frissonna, se blottit dans les bras de Mylène, sans doute étonné.

Mais au moins, il ne s'éloignait pas d'elle. Même la peur était moins importante en lui que l'amour qu'il ressentait. Il avait trop voulu maîtriser les gens... Ce n'avait pas été une bonne idée.... Mais il allait se racheter. C'était sûr.

Mylène était une âme de pureté, une âme de chasteté.... Il y tenait plus que tout. Son visage angélique, ses yeux magnifiques et pétillants... Elle était jeune, elle était sans doute naïve... Mais ne l'était-il pas un peu, lui aussi ? A quoi cela servait d'aider Melena, sans reconnaissance ?

D'ailleurs, elle ne tarderait pas à les rejoindre.... Il fit un sourire maladroit à Mylène, mais un sourire plein de tendresse.

- Tu veux qu'on aille rejoindre Melena ?...
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 7 Juil - 22:18

Un long silence s’était installé après la question directe de Myia. La tempête de flocons avait même prit de l’ampleur et le bafouillage d’Alex n’y changea rien. Le froid s’intensifia si bien qu’elle voulu très fortement le calmer et le rassurer. Elle ne se souvint pas s’il remarqua ou non son geste, quoiqu’il en soit elle passa une main confiante autour de ses épaules.

- Tu es quelqu’un de gentil et de prévenant. Ne t’arrête pas au sale caractère de Melena ou bien à mon attitude. Moi-même je ne la comprends pas. Mais je réagis au quart de tour… Quand je te vois changer pour les autres, j’ai l’impression de faire face à un inconnu. Rester toi-même Alex !

Le jeune homme ne pipa mot à sa réponse, mais embrailla sur un nouveau point qui résonna dans sa petite tête. Il tenait à elle. Elle se redressa et le fixa droit dans les yeux, le regard pétillant et plein d’espoir :

- C’est vrai ? C’est pas pour de faux ?!

Joignant le geste à la parole, il attrapa sa main et le calme subit coupa court à la tempête déjà bien affaiblie. Il ne restait plus qu’un mince filet d’eau qui s’échappait encore du ciel, suffisant pour diminuer la température de l’air. Myia ne fut donc pas étonnée de voir le jeune homme se réfugier dans ses bras. Ca l’amusa même. A défaut de répondre à d’autres attentes qu’elle ne comprenait pas, la petite brune pouvait au moins le réconforter. Qu’il lui annonce qu’il tenait à elle, ça devait forcément signifier qu’il ne la quitterait pas ! Et c’était tout ce que demandait la jeune femme, ne pas être seule.
Au loin, elle entendit une porte grincer et des cris s’échappèrent de l’intérieur de l’auberge animée. Un ivrogne avait du être mis dehors, à moins qu’il ne s’agisse de Melena qui était partie remontée à leur recherche. C’est vrai qu’il leur restait encore du travail à faire, et même si la soirée était déjà bien entamée, ils l’avaient aucune excuse pour ne pas travailler.
Alexander semblait l’avoir bien assimilé d’ailleurs.

- Je crois qu’en effet on va devoir la retrouver. Je n’ai pas envie de lui donner l’occasion de nous sauter dessus ce soir. Surtout après une si belle victoire ! C’était excellent de la voir s’amuser pour une fois. Elle volait comme ça… et là elle a viré. C’est mieux qu’en jeu vidéo !

Décompresser, s’échapper de cette ambiance lourde et oppressante qu’imposait ce monde irréel était une véritable libération. La jeune femme s’exprima sans retenue, rappelant à son esprit les moments forts survenus depuis le début de leur aventure. Au passage, elle s’était emparé du bras valide d’Alex et le remuait au gré de son récit. Il n’avait plus froid et les tremblements de son bras avaient cessé. Myia était apaisée, et Alex le ressentait.
Si elle n’avait pas entièrement pris conscience de tout ce qui venait de se passait, elle avait assimilé une chose. Autant l’un que l’autre, ils avaient besoin de l’autre pour se sentir bien.
La jeune femme resserra sa main sur le jeune homme. Non, elle ne le lâcherait plus. Peu importe celui qu’il deviendrait. Peu importe s’il n’était plus lui-même. Myia en avait vu d’autres. Cette pensée évasive lui arracha un petit air triste qu’elle se dépêcha de cacher. C’était son moment à elle après tout !
Dans un élan, elle incita Alex à se redresser. Une fois fait, elle posa délicatement sa tête sur l’épaule à bonne hauteur du jeune homme. La pluie aussi s’était arrêtée, si bien que le silence étant lui aussi reposant.
Avec l’habitude de cette démarche pleine d’assurance et au rythme soutenu, Myia devina que Melena approchait. Elle anticipa d’une manière surprenante.

- Où va-ton ? Chez Kouglof pour une nuit de sommeil ou trainer de nouveau près de la fontaine ?
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 8 Juil - 0:58

Les cheveux rapidement trempés par la pluie, Melena aperçut ses deux camarades qui se câlinaient joyeusement, sans prendre attention aux intempéries. Elle restait un moment à les observer, blessée par une lame de mélancolie rémanente que le duo venait de faire resurgir. Comme dans son enfance, même lorsqu’elle se résignait à faire des efforts pour les autres, elle ne récoltait rien d’autres que l’ignorance dans le meilleur des cas. Elle avait gagné de quoi rendre service à toute l’équipe au moins pour la journée, et voilà que ces deux là préféraient sortir se faire des papouilles en l’oubliant en un temps record. Ce n’était pas nouveau, et l’adolescente ne s’en formalisait pas plus qu’auparavant. Elle avait seulement obtenu confirmation que personne ne valait la peine qu’elle se décarcasse ne serait-ce qu’un peu ; et quand bien même cette réflexion serait un fruit de son égoïsme notable, elle n’en avait strictement rien à faire.

Elle s’approcha juste quand la borderline, qui avait sentit sa présence, relançait la discussion l’air de rien sur la suite des évènements. La necrophobe ne peut s’empêcher un petit rire sarcastique et elle prit la parole avec toute la froideur dont elle était capable.

- T’es bien pressée de rentrer dis-donc, c’est pour réchauffer ton petit manchot ?

Elle toisa le couple un instant avant de secouer la tête avec un sourire en coin méprisant, ôta la carte de son décolleté pour le mettre dans une poche de son pantalon, sous sa robe, et ainsi éviter qu’elle soit trempée.

- Faites ce que vous voulez, de toute façon je ne suis pas votre mère. Et j’ai eut tort d’essayer de rendre service à tout le monde. Moi je vais sûrement aller faire un tour à la fontaine quand la nuit sera tombée.

Sur cette dernière déclaration, elle s’éloigna sous la pluie qui s’intensifiait, sans même chercher à s’abriter le moins du monde. La jeune fille gardait la tête basse, ses cheveux bruns gorgés d’eau tombés comme un rideau devant son visage alors que quelques mèches adhéraient à sa peau de ci de là. Conscience qu’elle risquait de tomber malade et qu’il n’était pas question qu’elle se laisse user la santé par les deux autres zozos, elle finit par s’abriter sous le porche d’un petit immeuble aux murs bleus nuit où éclataient une foule d’étoiles scintillantes, et regardait passer les habitants de la métropole vacants à leur activités quotidiennes.

La pluie ne démordait pas et Melena commençait à attraper froid. Les micros éclaboussures des gouttes d’eau qui frappaient le sol dallés détrempaient le bas de sa robe quand le vent lui apportait une sensation glaciale humide. Elle recula au maximum sous le porche, cherchant la meilleure protection possible ; mais une fois appuyée contre la porte de l’immeuble, celle-ci s’ouvrit et elle tomba sur ses fesses à l’intérieur. Il faisait sombre et seule la lumière grise d’une soirée nuageuse éclairait tristement un petit couloir qui menait à un escalier en colimaçon qui grimpait sur deux étages. Quitte à être rentrée, la necrophobe se releva, ferma la porte derrière elle et chercha un interrupteur sur les murs les plus proche. La sensation d’un bouton en aluminium se fit rapidement sentir, mais il ne fonctionnait pas. Contrainte d’avancer dans une semi-pénombre dont le silence était brisée par le fracas de la pluie, l’irlandaise pris son pieu dans ses mains et entreprit de monter les marches noires luisantes à la lumière naturelle qui filtrait par les vitraux.
Au premier étage, la porte était verrouillée et aucune réponse ne fut donnée quand elle frappa plusieurs fois. Sans se démonter, la jeune fille grimpa lentement au second, les battements de son cœur s’accélérant au rythme de son ascension.

Cette fois Melena constata que le verrou était cassé, ce qui impliquait qu’il lui suffisait de pousser l’obstacle acajou pour pénétrer dans une sorte d’appartement presque vide. En effet, dans le salon lui aussi éclairée à la lumière du jour ne se trouvait qu’une grande armoire, un lourd coffre de bois, un matelas bon marché et un piano à queue. L’irlandaise s’avança sans prêter attention au fait qu’elle traçait dans la poussière de grandes trainées mouillée pour se placer au centre de la pièce et la détaillait d’un regard circulaire.
Quelqu’un vivait ici ou l’endroit était-il abandonné depuis quelques temps ?

Elle s’approcha de l’armoire pour l’ouvrir sèchement, prête à y découvrir plusieurs araignées mécontentes d’être dérangées dans leur repos ou n’importe quelle autre bestiole que l’obscurité et la poussière ne dérangeait pas, mais ce que trouva la jeune fille était une maigre garde robe de tenues gloutoniskaïennes, dont une grande robe médiévale dans les teints mauves/violets qu'elle saisit pour la secouer. Visiblement dans un jour de chance étonnante, cette dernière était bien plus adaptée à la taille de la necrophobe, qui eut tôt fait de se débarrasser de son accoutrement mouillée pour enfiler celle-ci par dessus son indémodable pantalon noir, non sans se demander si elle appartenait à quelqu’un qui risquait de revenir.

Malheureusement, à peine fut-elle changée qu’un bruit dans les escaliers lui informa que quelqu’un était en train de monter. Pieu à la main, elle se réfugia derrière l’armoire, le souffle court, et avisa bien trop tard sa tenue détrempée qu’elle avait laissé à la vue du premier venu.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 8 Juil - 17:07

Mylène avait posé sa tête sur son épaule... Elle ne semblait pas avoir tout compris, mais après tout, elle était un peu gamine... Mais il aimait ça. Il faudrait qu'il lui explique plus tard, tout de même...

Il était réconforté par son attention. Et il était un peu plus chaud que d'habitude, ce qui faisait que la pluie et son froid ne lui faisaient que peu d'effet... Mais bien sûr, Melena intervint encore, se moquant... Était-elle jalouse ? Pensait-elle qu'ils l'avaient abandonné ?

Ce qui est sûr, c'est qu'elle partait pour la fontaine... Seule. Était-elle givrée ? (HS : c'est le cas de le dire...)

Il fit part de son appréhension à Mylène.

- Elle va geler avec une pluie pareille ! Nous devrions aller la chercher !

Ils la suivirent, de loin. Pour qui elle se prenait ? Ils pouvaient encore travailler ensemble... Il se promit de lui faire la morale, dès qu'ils l'auraient rejointe....

Et celle-ci s'enfonça dans un immeuble qui semblait abandonné. Mylène et Alexander s'abritèrent dans ce bâtiment, et il réfléchit à ce qu'il allait dire. Mylène frissonna.

- Désolé, si tu as froid, c'est de ma faute...

Il avait une autre peur. Mais si elle le réchauffait, lui aussi la réchauffait sans doute un peu. Il la frictionna, puis ils montèrent les marches. Il était terrifié. Melena avait peut-être perdu un de ses membres, à cause du froid ? Peut-être étaient-elles marquées d'engelures ?

Ils montèrent... et arrivèrent devant une porte entrouverte. Alexander put apercevoir à travers la porte la robe de Melena, trempée. Il hésita sur la démarche à faire. Peut-être s'était-elle déshabillée ? Peut-être était-elle derrière la porte, avec un inconnu ?

Il entra... Et aucune trace de Melena. Il se tourna vers l'armoire, et vit un de ses pieds dépassés.

- Ce n'est que nous, Melena. Tu m'as fait peur ! Tu aurais pu te tuer sous ce froid !

Et c'était vrai. Il resta auprès de Mylène, et tout en la serrant contre lui, parlait d'une voix neutre à Melena.

- Tu crois qu'on ne tient pas à toi ? Tu crois qu'on se fiche de toi ? Tu es peut-être jalouse, mais quelle importance ? On ne veut pas te voir mourir ici ! Qu'est ce qui t'a pris de sortir seule, dehors ?

Il savait très bien pourquoi elle avait fait cela. Cependant, il continua.

- Il est hors de question que l'on te perdes ici ! Je suis sûr que Mylène est d'accord avec moi ! On est là pour travailler ensemble, main dans la main, pas chacun de son côté ! Et nous résoudrons cette affaire ensemble !

Il se posa, avec Mylène. Il devait se réchauffer.

- En tout cas, je suis soulagé que tu ailles bien. Et merci pour tout à l'heure, pour le repas, c'était gentil. Et désolé de ne pas l'avoir honoré... On retourne au commissariat, ou bien veux-tu toujours aller à la fontaine ?

Quoi qu'elle dises, il ne réagirait plus comme il l'avait fait au début. Il ne voulait pas abandonner Mylène, qu'il regardait de ses yeux doux .
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 8 Juil - 19:59

La voix qui brisa le silence était familière – peut-être trop – à la necrophobe qui sortit de sa cachette sans se départir de son pieu. Ses deux acolytes étaient au moins aussi trempés qu’elle et Alexander se lança dans une leçon de morale qui agit comme une sorte de sifflement désagréable dans les oreilles de Melena qui s’approchait d’eux sans mot dire. Elle écoutait le sermon du jeune homme, le regarda s’assoir, avant qu’il ne tente de se rattraper par une dernière réplique emprunt d’une gentillesse que l’adolescente interpréta comme hypocrite. Elle allait ouvrir la bouche pour une réponse adaptée à la colère qui l’envahissait mais la porte de l’immeuble claqua assez fort pour que les trois voyageurs détournent la tête et des pas rapide montaient les marches, menaçant de débarquer d’une minute à l’autre. Dans ces circonstances, l’irlandaise estima qu’elle avait intérêt à résumer la déclaration qu’elle s’apprêtait à faire au frigophobe. Profitant de la diversion, elle prit son pieu à la base de la pointe et frappa violemment la tête du manchot avec le manche en métal.

- Voilà ce que j’en fais de ta morale, crétin. Siffla-t-elle froidement par-dessus son épaule avant de déguerpir.

Dans l’encadrement de la porte, elle bouscula la propriétaire – ou en tout cas la squatteuse – de l’appartement abandonné, qui se serait peut-être lancé à sa poursuite si elle n’avait pas aperçut les deux autres silhouettes intruses installées dans son salon. Pendant que la magicienne s’approchait du couple, Melena avait regagné la rue où venait de s’arrêter un bus flottant à plusieurs dizaines de centimètres du sol dans lequel elle s’engouffra sans se préoccuper du prix du transport. Par chance, il s’agissait du bus scolaire destiné aux étudiants de l’université qui n’avaient pas les moyens ou les capacités de s’offrir unemanière individualisé de se déplacer, ou bien tout simplement aimaient la convivialité du car volant au chauffeur joyeux. Celui-ci eut un grand sourire en apercevant la necrophobe et en voyant ses cheveux mouillés par la pluie battante dont l’intensité ne démordait plus, il oublia volontairement de lui demander son titre de voyage pour la laisser prendre place sur l’un des sièges bleus extrêmement confortables.

Au bout de quelques arrêts, quand elle commençait à se sentir seule dans le véhicule vidé petit à petit, l’irlandaise descendit devant une sorte de grand parc qui lui disait vaguement quelque chose. Une consultation rapide de la carte lui apprit qu’elle venait de retrouver le lieu où elle avait fait halte la veille au début de son enquête. La pluie s’était calmée désormais pour ne laisser tomber qu’un petit rideau froid, et l’adolescente s’avança vers l’un des abris en bois couverts de lierre conçu pour de telles occasions. Elle n’était pas seule, et attendait patiemment au milieu des autres promeneurs que le soleil veuille bien pointer le bout de son nez, au moins quelques instants avant son couché qui approchait à grand pas.

Au bout de quelques instant, deux jeunes gens passèrent avec hâte, sans même jeter un œil à l’abri. Figée de surprise, Melena fila se placer dans leur sillon, essayant de discrètement capter leur flot de parole. Elle venait de reconnaitre l’un des membres de la confrérie qui l’avait menacé en début d’après-midi et espérait bien qu’il la conduirait vers quelque chose d’intéressant. Malheureusement, il n’y avait rien dans leur discours qui méritait d’être retenu, c’était une banale discussion entre potes pressés de rentrer chez eux. Mais parvenu à un croisement où ils disaient se séparer, le jeune homme que la necrophobe avait reconnu informa son ami qu'il avait changé de numero, et le lui donna.
Après avoir jusque là correctement assuré sa filature, l’irlandaise marcha malencontreusement dans une flaque d’eau qui révéla inévitablement sa présence. Le duo fit volte face, et le type de la confrérie qui la reconnu impitoyablement fronça les sourcils avant de disparaître dans un *pop* caractéristique. Son camarade quant à lui sortit du parc après un dernier regard suspicieux, laissant la jeune fille seule et mal à l’aise. Si elle n’avait pas été repérée la première fois, cette fois, elle l’était assurément. Il n’y avait plus de temps à perdre, si elle souhait prendre contact avec les GDP pour la suite de l’enquête, il allait falloir agir vite, avant que ce ne soient eux qui ne la trouvent et prennent l’ascendant.

Concentrée pour ne pas oublier le numéro de téléphone, Melena se mit à courir en quête du premier endroit où elle trouverait de quoi écrire, et finit par atterrir dans une librairie papèterie où elle entra en trombe pour se jeter sur un étalage de stylos aux couleurs des plus abracadabrantes. Optant pour le classique, elle en choisit un noir et sous les yeux ébahit du vieil qui gardait la boutique, la demoiselle inscrivait sur sa main 777-3686. Après un bref remercîment, elle fila aussi vite qu’elle était apparut, avec l’intention de regagner le commissariat.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 9 Juil - 11:48

Il s'en était douté.... Mais avait espéré le contraire.

Melena s'était levé, semblant légèrement en colère, et avait ignoré sa gentillesse... Elle l'avait frappé au crâne avec son pieu en métal. C'est que ça faisait mal ! Mais elle aurait pu toucher Mylène... Il était plutôt rassuré.

Cependant, des bruits de pas se firent entendre. Ils se levèrent tout deux, et commencèrent à partir... Mais la femme arriva, en colère...

- Sortez de chez moi, bande de voleurs!

Alexander ne put dire un seul mot qu'elle commença à rentré, prit une couverture, et voulut les frapper avec. Mylène dans son dos, il la protégea, puis attrapa la couverture, et l'arracha des mains de la magicienne, avant de partir en courant, attrapant dans ses bras Mylène. Il la posa au sol une fois arrivé à l'entrée de l'immeuble. La femme ne les avait pas suivi. Il réfléchit un moment sur la suite des évènements.

- Nous devrions retourner au commissariat. Avec un peu de chance, Melena y est allé aussi.

Ils descendirent pour voir que la pluie s'était calmée. Ils commencèrent donc leur marche vers le commissariat. Heureusement qu'Alexander voyait en gros où ils se trouvaient, car Melena avait encore oublié de leur donner la carte..... Ou bien avait volontairement omis ce détail.

Cette fille jouait définitivement trop perso. Elle n'avait aucun avenir dans la vie... Mais pourquoi était-elle aussi gentille qu'un... Qu'un rat d'égout ? Même lui changeait au contact des gens... Parfois de manières volontaires certes, mais d'autres...

Il regarda Mylène, qui le regardait. Il serra sa main, mais pas trop fort pour ne pas lui faire mal. Il embrassa son cou, avant de continuer vers le commissariat avec sa compagne. C'est lui qui guidait le groupe...

Et cela se ressentait. Ils s'étaient perdus...

- Et flûte... Moi et le sens de l'orientation...

Il commençait sérieusement à se faire tard, quand ils retrouvèrent enfin leur chemin : ils étaient derrière la tour de la Gourmandise. Encore quelques minutes de plus, et ils arrivèrent enfin au commissariat, épuisés. Alexander s'allongea non loin de sa future couche.

Cependant, pas de traces de Melena. Où était-elle passée ? Il espérait, bien qu'il ne l'aimais pas beaucoup, qu'elle n'avait pas de problème... Il frissonna, et Mylène se colla un peu plus à lui. Mais ils étaient encore un peu trempés...

La règle de la galanterie aidant, il déclara alors :

- Ma douce colombe, Mylène chérie, tu peux aller à la douche avant moi si tu veux ! Je vais attendre...

Il s'allongea... Mais s'endormit. Bon, il sécherait en dormant...
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 9 Juil - 18:38

Comme prévu, Melena fut agressive. Si elle avait compris que ça n’était pas la proximité entre les deux jeunes gens qui la dérangeait, peut-être était-ce le fait qu’ils l’avaient tous deux abandonnée à sa joyeuse victoire au bar ? Si elle se souvenait bien, elle lui avait pourtant sauté au cou après la victoire. Mais ce n’était visiblement pas suffisent. Alex mit des mots dessus et la remercia directement. La jeune femme tentant alors de la remercier en la prenant de nouveau dans ses bras, mais Melena avait déjà tourné les talons après une remarque cinglante. Elle agita rapidement les bras, manquant de s’étaler sur le sol froid.

* Pourquoi elle parle de pingouins ? *

La jeune fille parlait encore de faire compagnon seule. Ca devenait presque fatigant de devoir s’adapter à ses humeurs changeantes. Lui montrer de l’attention quand elle n’en demandait pas et ne surtout pas le faire quand elle se plaignait de l’indifférence… Ce lui rappelait vaguement quelque chose. Un coup de vent et le souvenir disparut.
Les évènements s’enchainèrent après. Direction la fontaine, puis finalement non, le temps n’était pas du même avis. La reprise de la pluie l’avait obligée à s’abriter sur le parvis d’un immeuble en piteux état. Alex l’avait invitée à la suivre et elle s’était exécutée en silence.
Le jeune homme lui chuchotait quelques paroles mais le bruit de la pluie faisait siffler ses oreilles et elle s’arrangeait pour recracher l’eau qui s’infiltrait dans sa bouche. Quel temps de chien ! Ils n’eurent aucune peine à entrer dans le même immeuble que l’adolescente, et ils tombèrent bien vite sur la tenue non portée de Melena. Elle était maligne, mais pas très honnête. Voler les biens d’un inconnu… Mais c’était pour la bonne cause, non ?

- Bouh !

La jeune felle avait pointé le bout de son nez derrière la cachette de Melena. Elle était trop douée à ce jeu, et l’adolescente l’avait aidée en laissant dépasser le bout de ses pieds. Sa partie fut de courte durée puisqu’Alex entama un nouveau sujet houleux et la dispute recommença. De vrais gamins ces deux là ! Par simple mesure de sécurité, la jeune femme s’éloigna de quelques pas de la scène de ménage. Ca n’avait jamais été sa tasse de thé de toute manière. Myia en profita donc pour détailler les lieux, ignorant les voix amères et le plancher qui grinçait. La déception allait s’emparer d’elle lorsque la porte d’entrée claqua une nouvelle fois. Les deux autres l’avaient remarqué. Qui n’aurait pas été reconnaissant à cet inconnu de rétablir le silence reposant ?
L’attitude de Melena fut pour le moins déroutante puisqu’elle frappa sans ménage Alex, manqua de renvoyer la propriétaire du lieu en bas des escaliers, et s’échappa. A quoi jouait-elle ? Même Myia n’aurait pas fait ça, et c’était peu dire !
Alex l’avait plutôt bien encaissé, autant le coup sur la tête que son attitude méprisante. Le fait que le jeune homme la soulève et glisse rapidement dans les escaliers jusqu’au seuil l’amusa. Mais pas autant que leur course folle sous la pluie, protégés par une maigre couverture et les chaussures noyées dans le sol inondé. Ce qui était d’autant plus amusant, c’est qu’ils avançaient à l’aveuglette guidés seulement par leur instinct et l’intuition de Myia (c’est une qualité féminine parait-il… ^^). Alex essayait malgré tout d’imposer son rythme, l’entrainant à droite puis à gauche, au détour d’une rue qu’elle n’avait pas vue. En gros, ils firent un gros détour avant d’arriver. Myia n’était pas pressée de toute manière, et Melena n’était toujours pas arrivée. Alex lui suggéra d’aller se doucher. Mais appeler quelqu’un part un nom d’oiseau n’était-il pas une insulte ? ( :p) Le jeune homme s’endormit bien vite et à la sortie de sa douche, le trio n’était toujours pas recomposé. La pluie cependant s’était arrêtée et Myia en profita pour s’installer à l’entrée du commissariat. Elle ne dormirait pas tant qu’elle ne serait pas rentrée, et d’ici elle pouvait guetter son retour.

- De toute manière je n’ai pas envie de dor…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 9 Juil - 19:47

- A vous êtes là ! S’exclama Melena qui venait d’apercevoir Myia les cheveux trempées, à l’entrer des bureaux.

Elle était rentrée un peu plus tôt, puis ressortit faire quelques rondes de marche pour se péparer à ce qui allait suivre. Maintenant qu’elle était de retour et que ses compagnons également, elle allait leur faire part de ses idées. Elle observa la borderline un moment, comme prête à ce que des remontrances éclatent, puis soupira en la dépassant tout en l’invectivant de venir. Quand elle découvrit Alexander assoupit, l’irlandaise lui beugla de se réveiller et acheva le rituel sans doute désagréable pour le concerné de quelques petits coups du bout du pied.

- On est là pour bosser, pas pour être en vacances !

Remarquant que sa crise avait attiré l’attention sur elle des quelques officiers qui peuplaient encore le lieu, la necrophobe bougonna des excuses et attendit silencieusement que ses deux collègues soient réunis dans la pièce pour commencer à leur exposer son plan.

- Tout à l’heure, j’ai croisé un type de la confrérie en rentrant. Je n’ai rien de nouveau, mais j’ai eut entendre son numéro de téléphone. Je lui ais envoyé ça.

L’adolescente sortit d’une poche un vieux portable de fonction qu’elle avait emprunté à l’un des agents du commissariat. En échange, elle lui avait promis de le couvrir en racontant à qui le demandait qu’il était en pleine enquête sur le vol de confiserie à la boutique « C’est Bonbon chez nous » alors qu’il était en réalité rentré chez lui pour suivre l’épisode crucial d’une de ses séries préférées. Ce n’était pas pour redorer le blason d’une équipe de paresseux pathologique, mais au moins, la jeune fille avait put envoyer son sms, qu’elle montrait à présent à ses comparses.

Bonjour. Tu te doutes de qui c’est n’est-ce pas ? Je sais beaucoup de chose sur ce que vous tramez toi et tes amis. Cependant, il se pourrait que j’ai besoin de l’aide de votre confrérie pour tirer tout ça au clair. Sois à la fontaine pour minuit, j’y serai. Ce n’est pas un piège, la police n’est pas au courant ; résoudre le problème de la disparition des bizuts serait profitable à tout le monde, et notamment à nos deux parties. Dans le cas où l’idée te viendrait de t’en prendre à moi, ou d’essayer de m’avoir, j’ai deux coéquipiers très bien placés qui s’empresseront d’alerter le commissariat et le directeur de l’université pour les informer de vos agissements, si je ne revenais pas sauve en temps et en heure. Mais si vous coopérez et que l’affaire est réglée, je pourrai plaider en votre cause pour disculper l’inculpation de votre groupe.

- Vous avez compris ? Le rendez-vous est pour dans 4h. D’ici là, je vais y aller en avance et interroger la gargouille Zash. Ils ont déjà vu mon visage et se sont rendu compte que je les espionnais. Mais vous êtes toujours incognito, c’est la raison pour laquelle j’y vais seule. Si je ne suis pas revenue demain matin au plus tard, vous alertez tout le monde possible ; Orloff, le directeur, la presse…

Sans attendre, Melena réajusta sa bandoulière et prit le chemin de la sortie. Au cas où l’un des deux essaye de l’empêcher de partir de jeter dans la gueule du loup, elle s’arrêta sur le pas de la porte pour lancer :

- De toute façon, les dés sont jetés depuis que j’ai envoyé le message. Si ils ne viennent pas, j’aurai au moins les informations de Zash.

L’adolescente disparut alors dans la rue sur laquelle le soleil venait de tomber. Elle savait qu’une rencontre frontale avec une bande de voyous magiciens était une grand risque à prendre, et se demandait si la menace que tous leurs agissement soient dénoncés était suffisantes pour les empêcher de chercher à la faire parler de force ou quelque chose dans le genre. Par mesure de sécurité, elle avait tout de même rédigé une lettre qui relatait toutes les données importantes de l’enquête qu’ils avaient put glaner, et l’avait posé sur le bureau du commissaire avec dessus un post-it annonçant qu’il ne devrait l’ouvrir que si son équipe entière de voyageur avait des problèmes. Ce n’était pas pour lui faire des cachoteries, mais simplement pour respecter ce qu’elle avait dit dans le message envoyé aux GDP : la police n’était pas informée. Dans le cas où tout se passerait bien, il serait mit au courant de vive voix par ses recrus.

La necrophobe arriva plus rapidement qu’elle ne le pensait à la fontaine, dans un petit parc déjà grandement déserté par les habitants. La sirène trônait toujours fièrement au centre de sa clairière, gracieuse et mystérieuse. L’eau translucide jetait désormais une série de frisson à l’irlandaise, qui se demandait bien qu’elle type de sortilège elle avait reçu. Puis, commençant par un coup d’œil circulaire, elle se mit en quête de trouver la gargouille informatrice. Tout en cherchant, elle sortit de sa poche une poignée de gros cailloux qu’elle avait ramassé sur la route, en guise de money d’échange contre de bonnes informations.
En fait, le dénommé Zash était envahit par un buisson et par une sorte de plante grimpante aux fleurs rouges, et seul son visage de pierre renfrogné était dégagé. Dans la pénombre qui régnait, Melena fut bien chanceuse qu’une petite luciole se pose paisiblement sur son nez en éclairant ses yeux de granit, permettant de le discerner d’un simple gouffre sombre au milieu d’un bosquet. Elle s’approcha et lui tendit quelques cailloux avant de prendre la parole.

- Bonsoir Zash. L’un de tes amis près de la tour de la gourmandise m’a parlé de toi. Il disait que tu as vu une femme faire quelque chose avec l’eau de la fontaine ? Quoi exactement ? Est-ce que tu saurais la décrire ? Il faut que tu m’aides s’il te plait, j’enquête sur la disparition des bizuts, et ceci serait une information capitale.

La jeune fille attendait avec anxiété. Selon les réponses de la statue, son entrevu avec la confrérie, si elle acceptait de venir, serait plus ou moins fructueux. Elle devait demander si ils sauraient inverser le sortilège, guérir leur victime et aider au moins à repérer la coupable qui se cachait derrière tout ça.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 15 Juil - 16:06

Zash fixait Melena d’un œil morne. Depuis l’abri de ses buissons il n’avait pas l’habitude qu’on lui parle, et ça ne lui manquait pas. Après tout il n’avait jamais été un bavard et il chérissait la solitude, mais il fallait croire que pour cette nuit c’était loupé. Aux dires de la jeune fille qui lui faisait face Behlem avait encore trop ouvert sa gueule, et il ne manquerait pas de lui passer un savon quand il le verrait à l’occasion…

- Je n’ai pas faim, merci.

La gargouille attendit que Melena arrête de lui agiter des cailloux sous le nez pour répondre à ses questions. Il ne supportait pas d’être pris pour un pigeon à qui quelques miettes suffisaient, mais il répondrait à cette gamine humaine rien que pour la voir partir.

- Elle a jeté un sort à l’eau, mais je ne sais pas lequel. Je ne suis qu’une statue, mis à part la magie qui me permet de bouger je n’y connais pas grand-chose. Elle portait une cape noire donc je n’ai pas put voir son visage, mais il ne semble qu’elle était rousse… des mèches de cette couleur s’en échappaient dans tous les cas.

Zash se retint d’ajouter qu’elle avait aussi de gros seins de peur de passer pour un pervers. Il aimait être soucieux de sa réputation et restait donc vigilant dans ses propos. Avec une seconde de réflexion il ajouta à contre cœur car il sentait l’interrogation venir :

- Je sais que c’est une femme car elle avait des attributs très généreux que sa cape ne dissimulait pas assez. Maintenant je pense que vous en savez assez, surtout que des gens semblent vous attendre là-bas, près de la sirène.

Il désigna d’un vague geste de sa main granitique la fontaine avant de retrouver son immobilité quotidienne. De toutes manières il était si loin de la fontaine qu’il n’avait rien vu de plus, alors s’il était inutile il n’allait pas se forcer à faire la conversation, chose qui l’agaçait profondément.

Ce qu’il avait désigné était un attroupement de 4 silhouettes en tenue de mage, capuche sur la tête pour masquer leurs traits et attitude sur la défensive. Des membres des Gamma Delta Phi assurément. L’un d’eux repéra Melena et la héla avec une pointe d’agressivité. Lorsqu’elle les eut rejoint il la jaugea, la reconnu et fini par cracher entre ses dents :

- Alors c’est toi qui nous fait du chantage ? Je sais pas ce qu’une fouineuse comme toi trouve comme intérêt dans cette affaire, mais si t’essaye de nous avoir… tu apprécieras les joies de la vie batracienne jusqu’à la fin de tes jours. Maintenant explique nous les choses en détails si ton message n'était pas qu'une mauvaise blague.

*********

Au même moment au commissariat, alors qu’Alexander dormait et que Myia tentait de faire le guet en luttant contre le sommeil les pieds de celle-ci se couvrirent progressivement d’épais poils noirs. Des coussinets commençaient à se dessiner sur la plante de ses pieds, semblables à ceux d’un chat. Ses craintes vis-à-vis de son bain de pied dans la fontaine était visiblement fondé, mais il y avait peut-être une chose à tirer de cette transformation, allez savoir…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 15 Juil - 17:03

Apparemment, Zash ne voulait pas de ses cailloux, mais qu’importe, puisqu’il se décida tout de même à parler. Melena jeta les pierres sur le sol avec négligence tout en écoutant les informations maigres mais pas inutiles de la gargouille qui ne semblait pas réellement enclin à la discussion. A coté, Belhem et son caractère de plaisantin était plus chaleureux et pendant quelques instants, la jeune fille eut presque l’impression que la statue elle-même la prenait pour une idiote d’être en train de parler à un être sensé être inanimé.

Quand elle apprit qu’elle avait de la visite, elle se retourna pour apercevoir les quatre silhouettes encapuchonnées et un sourire se dessina sur ses lèvres fines. Ils étaient venus, c’était à elle de jouer désormais, elle n’avait pas le droit à l’erreur. Tout en rejoignant la bande qui la jugeait, elle les évaluait elle aussi avec une appréhension tout à fait maitrisée et se planta à quelques mètres d’eux de manière à ce que tout le monde puisse se voir. Elle avait conscience qu’en cas de conflit, elle ne fera pas le poids ; mais la déclaration agrémenté de remarque de celui qui prit la parole lui confirma ce qu’elle pensait : les Gamma Delta Phi craignaient d’être révélés au grand jour et dès lors, ils accordaient au moins leur attention à ce qu’elle avait à dire. Pour autant, la necrophobe n’allait pas tenter le diable, et décida de jouer franc jeu. Elle rejeta ses longs cheveux corbeaux en arrière, heureuse d’avoir put revêtir cette robe à sa taille qui lui donnait sans doute un peu plus de contenance que celle qu’elle portait auparavant, et engagea la conversation.

- Le seul intérêt que je trouve dans cette affaire est l’argent. J’ai été engagée par le commissaire Orloff pour résoudre le problème des disparitions et tout ce que veux c’est mettre fin à cette histoire et recevoir la récompense. Vos stratagèmes de bizutages et de confrérie secrète ne me regardent pas, et je m’en fiche complètement.

Avant que l’idée qu’elle puisse leur avoir tendu un guet-apens ne se propage dans le rang des magiciens, elle s’empressa d’ajouter :

- Je n’ai pas l’intention de vous piéger ! Personne dans la police n’est encore au courant que je vous rencontre, et si jamais vous acceptez de m’aider, je ferai miraculeusement disparaître votre nom de mon rapport. Nous sommes à Gloutoniskaïa après tout, non ? Cependant, reprit-elle après une pause, je pense utile de rappeler encore une fois qu’étant donné mes… « liens » avec les autorités, si il m’arrivait quelque chose, beaucoup de monde seront très très vite au courant de votre existence, de vos pratique… et ils auront même un numéro où vous joindre !

Melena se permit un sourire, contente d’avoir équilibré la balance en répliquant à la menace par la menace, histoire de montrer qu’on pouvait avoir l’air d’une jeunette plutôt maigrichonne et ne pas se laisser pas faire pour autant, puis décida qu’il étant temps de passer aux choses sérieuses. D’un signe de tête, elle désigna la sirène.

- L’eau de la fontaine a été ensorcelée. Je ne sais pas comment les bizuts ont pris contact avec cet eau – vous allez me le dire – mais c’est elle qui est responsable des transformations indépendantes de votre volonté. Moi je n’ai aucune connaissance en magie, mais si je vous ais demandé de venir, c’est parce que je pensais que vous sauriez de quoi il retourne et ce qu’il faut faire pour inverser les effets.

L’irlandaise fit un pas les mains levées en signe de paix pour bien manifester qu’elle s’approchait en coopératrice pacifique et non en rivale hostile. Elle n’avait de toute façon jamais eut l’intention de se moquer des Gamma Delta Phi, et elle espérait bien qu’ils s’en rendraient compte.

- La responsable serait une femme. Elle portait une cape, donc impossible de voir son visage, mais elle est rousse ou en tout cas, a des mèches de cheveux roux. Et… elle a une forte poitrine. Je ne sais pas si cette simple description peut vous évoquer quelqu’un, mais c’est tout ce que j’ai qui puisse vous intéressez. Peut-être que vous sauriez au moins comment la retrouver et l’identifier ?

Leur jetant tour à tour des regards gris pâles, Melena attendait leur réaction, un brin d’anxiété pointant désagréablement son nez dans son assurance travaillée. Cette sensation la mettait mal à l’aise et bien qu’elle aurait aimé ajouter quelque chose de moins sec pour témoigner de sa franchise, elle avait peur de passer pour une faible qui donnerait automatiquement aux GDP la satisfaction d’être en position de force. Théoriquement, ils l’étaient effectivement, mais le fait de rester sereine et sûre d’elle donnait l’impression qu’elle pouvait toujours sortir un as de sa manche, et intimait sans doute un certain respect.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 17 Juil - 16:22

L’arrivée de Melena était passée inaperçue jusqu’à ce qu’elle extirpe violemment Myia de son sommeil. La jeune femme relativisa bien vite, l’esprit encore hagard, Alex avait eu droit à un véritable réveil en fanfare. Melena avait alors enfilé son costume de tyran, et n’était pas prête de le quitter de si tôt. Toute trace de rancune avait quitté le visage de Myia, qui essayait tant bien que mal de suivre son nouveau plan.
Au fur et à mesure qu’elle progressait dans son discours, la jeune femme reprenait espoir. La fin de l’enquête approchait, et tout le monde en serait soulagé. Ce message envoyé par le téléphone, la confrontation en solo de Melena et des gammas delta phi apparaissait comme la dernière embuche avant la libération, leur libération.
Ce qui étonnait Myia c’était la volonté apparente d’épargner ces étudiants abusifs. Elle qui était d’habitude intransigeante, ce moquait maintenant royalement que justice soit faire. Encore endormie, la jeune femme essayait de lire une once d’inquiétude ou de stress chez l’adolescente, mais rien n’y fit, elle restait de glace. Epuisée de devoir lutter, elle la laissa partir seule tenter cette méthode diplomatique. Etaient-ils tombés si bas pour devoir ménager tout le monde ?

La jeune femme l’accompagna en silence jusqu’à la porte d’entrée. Elle goutta de nouveau l’air frais et humide. Maintenant, elle ne dormirait pas tant que la jeune fille ne serait pas revenue dans ce lieu sombre mais si rassurant : leur chez-eux de substitution.

- Bon courage…

Elle savait pertinemment que Melena ne l’avait pas entendue, mais elle l’avait quand même dit. Son incapacité à pouvoir être utile la faisait fulminer intérieurement. Mais si elle rejoignait Melena, son action impulsive signait l’échec de leur mission. De toute manière Alex ne la laisserait pas faire. D’ailleurs le jeune homme était resté à l’intérieur du bâtiment, surement parce qu’il préférait la chaleur de son lit de camp à l’air saisissant de l’extérieur.
Deux choses la préoccupaient cependant. Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée à Gloutoniskaïa : elle appréciait la solitude, cette idée lui paraissait d’ailleurs quasi-impossible, aux frontières de l’irréel ; la seconde chose était ses pieds. Arrivés au commissariat, elle avait retiré ses chaussures pour les laisser sécher. Depuis qu’elle était retournée dehors, qu’elle avait fait quelques pas sur le sol, elle ne ressentait ni le froid, ni l’eau de pluie qui nimbait le sol s’insinuer entre ses orteils. Ses sensations au bout de ses jambes avaient changé. Par curiosité, elle baissa instinctivement les yeux au sol et la surprise la fit s’asseoir sur le sol inondé.

Au bout de ses jambes étendues devant elle, s’agitaient des pieds recouverts de poils longs et soyeux à la teinte noire comme ses cheveux. Lorsqu’elle les rapprocha pour mieux les détailler, ses doigts frôlèrent les coussinets ultrasensibles sur sa plante. Ce contact avec la réalité, brutal, inattendu ne purent retenir le cri qui s’échappa de sa gorge. Un « miaaouuuu », que la jeune femme-chat ne put éteindre qu’en posant violemment sa main sur sa bouche.
C’était quoi ce délire ? Qu’est-ce qu’elle avait fait de mal pour devenir un chat ? D’ailleurs elle n’aimait pas les chats. Et même si elle avait vu une bonne dizaine de fois le Disney "les Aristochats", cette sensation n'était pas prête de partir. Avec leurs petits yeux vicieux de nyctalopes et leurs pattes armées de griffes, depuis l’enfance elle avait toujours veillé à les éviter. Par chance, seuls ses pieds étaient transformés.

* Mes pieds… seulement mes pieds…*

La fontaine ! C’était la fontaine qui était à l’origine de sa transformation partielle ! Cette eau si rafraichissante, qu’elle n’avait jamais soupçonnée était ensorcelée. Et ces pauvres étudiants qui avait eu le malheur de s’en approcher, de la boire, d’être éclaboussé, voire même d’y plonger le corps entièrement… Il y en a toujours qui veulent faire les intéressants et le font, quelle horreur ! Devenir un cochon ou un chien passe encore, mais un chat ! La jeune femme frissonna alors qu’elle s’imaginait vivre dans la peau d’un félin errant. Et Melena qui avait prit la direction de la fontaine ! La secte d’étudiants l’attraperait-elle pour la plonger entièrement dans cette eau infecte ?
Sur la façade du commissariat trainait une vieille horloge encore en fonctionnement. L’heure fatidique approchait.
Alex suffirait à faire sonner l’alerte, c’était certain. Même si Melena arrivait à trouver une solution pour arrêter ces gammas delta phi, leur arracherait-elle une formule ou un sort pour rendre l’apparence normale aux bizuts ? Myia ne doutait pas de Melena, elle était douée, et si la diplomatie ne fonctionnait pas, l’adolescente ne se priverait pas de l’utiliser.
Myia repensa alors aux malheureux étudiants partiellement transformés. Son amie restait encore cachée parmi eux. Il fallait qu’elle remette la main sur elle, même si elle avait emprunté les oreilles d’un souris, les dents d’un loup, ou encore la langue d’un serpent.
Lorsqu’elle releva la tête, la jeune femme marchait depuis un moment déjà, sans s’être rendu compte qu’elle s’était relevée sur ses… pattes. Quoiqu’il en soit, elle avançait lentement mais surement vers un lieu qu’elle savait, gorgé de magie.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 20 Juil - 17:02

Alexander rêvait de Mylène auprès de lui, l’embrassant… Puis soudain, elle s’éloignant, dans le froid et la glace… Dans la tempête de neige qui l’a tué, lui….
Puis, quelqu’un choisit ce moment pour le réveiller. Melena, bien sûr. Avec un coup de pied dans les côtes. Mais il ne lui en voulait pas. Il écouta patiemment son plan. C’était peut-être suicidaire mais…

Mais ce plan marcherait sans doute. Ainsi, ils avaient un titre attitré. De toute façon, elle n’aurait qu’a s’en prendre à elle-même, si elle mourrait ou autre. Ce n’était point ses affaires.

Mais il ferait comme elle l’avait demandé. Après tout, il voulait toucher la récompense… Et Mylène n’était pas en danger, ainsi. Il se coucha ensuite, Mylène semblant vouloir monter la garde…

Et ses rêves revenaient… La même scène… Il voyait aussi des images de Mylène, la peau bleue, les lèvres marquées par de multiples engelures… La tête tombant, à cause du froid….
Et la tempête continuait… Continuait autour de la silhouette à la faux inversé, cette arme cerclé de givre… Et des pingouins autour…

Alexander se réveilla en sursaut. Que pouvait donc signifier tout ceci ?
Pourquoi tout ses rêves ? Pourquoi avec Mylène ? Pourquoi… Les pingouins ?
Il avait des sueurs… Froides, c’était le cas de le dire. Il avait peur, très peur, et la grêle tombait autour de lui. Quelle était donc cette faiblesse à laquelle il se laissait choir ? Pourquoi se détruire ainsi ?

Il réfléchissait… A quoi bon être gentil, si c’était pour mourir ? Pour souffrir ? A quoi bon aimer….
Alexander devait redevenir … Froid, c’était sûr. Il ne le pensa pas en ces mots bien sûr. Mais il se rendit compte de quelque chose d’étrange…
Où était passé Mylène ?

Alexander s’activa, la chercha partout. Aucune trace. Il devait suivre les indications de Melena, mais…
Non, il devait faire ce qu’il désirait, lui ! il sortit donc du commissariat… Aucune trace de Mylène. Cependant…
Des poils de chats. De légers poils de chats. S’était-elle fait enlever ? Il devait en avoir le cœur net.
Il suivit donc la piste…
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 22 Juil - 21:46

- C’est juste une taupe ! Commença l’un des étudiants avec aigreur, prêt à partir sur le champs.

Il fut néanmoins arrêté par la main d’un de ses amis qui se posa sur son avant bras, ainsi que par la suite du discours de Melena. L’ensemble était généreusement saupoudré de menaces totalement superflues mais sous cette couche plus qu’agaçante résidait un fond qui titillait l’intérêt du chef de la confrérie. Avec cette fille ils pourraient peut-être retrouver le fumier qui tentait de leur faire porter le chapeau, régler le problème à leur manière et éloigner la menace du directeur qui planait sur eux. S’ils se débrouillaient bien ils ne seraient plus forcés de dissoudre la confrérie comme ils commençaient à l’envisager avec de plus en plus de sérieux.

Le visage du jeune homme se durcissait au fil du rapport que leur faisait la nécrophobe. La fontaine ? Ils s’en étaient douté, mais qui aurait fait une chose pareille ? Forcément quelqu’un au courant de leur cérémonie de « baptême », réduisant le champs des possibilité à l’enceinte de l’académie, champs qui restait malgré tout bien trop large. Quand à en renverser les effets… on voyait bien que cette fille ne connaissait rien en magie ! A leur niveau ils auraient été complètement incapables de trouver ce qui avait causé la transformation des bizuts. Potions, sortilèges… même la nature exacte de la magie était obscure pour eux.

Mais le coup de là rousse à forte poitrine…

- T’es sûre de toi, pour la couleur des cheveux et le tour de poitrine ? Parce que plus gros que toi, c’est loin d’être vraiment gros hein ?

Ils jaugèrent le simulacre de poitrine qui emplissait difficilement le décolleté de la robe de la nécrophobe avant de ricaner de la méchanceté pure et simple dont savent si bien faire preuve les étudiants. Le chef finit malgré tout par leur faire signe de se taire, rehaussant son regard au niveau des yeux gris de Melena. Il ne ressentait aucun respect pour elle, elle ne l’intimidait pas. Par contre… elle était « intéressante ». Et on ne jette pas quelqu’un qui peut servir, pas tant qu’il nous reste un minimum de jugeote et le jeune homme en possédait une part plus que respectable.

- La sirène est notre fontaine de baptême. On plonge la tête des bizuts dedans, pour leur foutre la frousse et donner un côté religieux à l’entrée dans la confrérie. Les seules personnes au courant de ça font parties de l’école. Les membres actuels de la confrérie, les anciens… et ceux qui ont échoué à leur tests d’entrée. C’est aussi un autre rôle de la semaine du bizutage, trier les troupes.

Il balaya la place du regard pour être sûr que personne n’espionnait leur conversation et reprit avec sérieux :

- La moitié des gens qu’on invite ratent. Pourquoi ils ratent n’est pas la question, cest juste qu’après ce que tu nous as dit le responsable de ce bordel fait probablement partie des recalés et…

Le chef adressa un sourire entendu à ses amis, qui semblèrent comprendre aussitôt et partirent dans un rire sonore. Le jeune homme pour sa part reprit avec une once de mépris à l’adresse de Melena :

- … Les filles ratent toujours. On les invitent juste pour les voir hurler, on en veut pas vraiment. Juste leur faire croire qu’une partie de jambe en l’air suffit à leur intégration pour nier en bloc au dernier moment. Ce genre de chose. Alors oui, une rousse à gros nichons pourrait avoir les dents contre nous. Doit y en avoir 3 à tout casser dans l’école, dont une prof. Mais avec ce que t’as dit je peux pas pousser la réflexion plus loin.

Il lissa sa robe de mage sans quitter l’adolescente des yeux, comme s’il essayer d’évaluer le rôle qu’elle pourrait tenir dans l’affaire. Il finit par lâcher juste avant de griffonner quelque chose sur un papier, le fourrer dans la main de la nécrophobe, tourner les talons et de disparaître avec ses amis :

- On peut pas se mouiller plus que ça. J’te donne les noms et j’te laisse faire la suite, tu me téléphoneras quand t’auras du nouveau.

Sur ce papier figurait 3 noms : Alysson Hogan, Yuna Potter et Feodora Dean.
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Melena Autumn
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Thanathophobie & Nécrophobie

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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 23 Juil - 2:04

L’adolescente avait tressaillit quand l’un des étudiants avait amorcé une fuite, mais il n’en fut rien, et après qu’elle ait supporté sans ciller leurs quolibets sur sa poitrine, l’un d’eux s’était décidé à parler utilement. Au moins, elle apprenait de quelle manière les bizuts avaient pris contact avec l’eau, ce qui lui apprit que le charme opérait par contact physique, mais le silence qui régna au sujet de l’identification et de l’inversion du sortilège témoignait certainement du fait qu’aucun d’eux ne devait savoir comment faire. Après tout, si l’un des membres du petit groupe avait sut reconnaitre et vaincre l’enchantement, il l’aurait fait avec l'orgueil fier qui semblait être leur marque de fabrique, non ? Mais le chef de la confrérie se contentait de griffonner trois noms à la nécrophobe avant d’ordonner un repli stratégique.

- C’est ça, j’appellerai. Marmonna Melena pour elle-même, les yeux figée sur son papier.

Elle avait l’impression que les rôles s’étaient inversés, et qu’en voulant se servir des Gamma Delta Phi pour faire avancer son enquête, c’est elle qui avait été engagée implicitement pour leur livrer sur un plateau d’argent la responsable. L’irlandaise fronça un sourcil. Dans l’absolu, rien ne la dérangeait dans le fait d’œuvrer au service d’une bande clandestine ; mais le commissaire Orloff, qui la payait en rubz lui, attendait sûrement que justice soit faite légalement et ne pourrait pas laisser à une bande d’étudiants le droit de punir la responsable à leur guise. Avec un soupir fatigué, la jeune fille se mit en marche pour quitter la place et rejoindre son « logement de fonction ». Elle résoudrait ce problème plus tard car avant de savoir qui appeler quand on avait du nouveau, il fallait déjà avoir du nouveau.

*En fin de compte, ça s’est plutôt bien passé...* Songea-t-elle en engageant la route principale silencieuse à cette heure.

De grands lampadaires où flottaient joyeusement des duos de boursouflets éclairaient sa route non sans lui donner une allure sinistre. Désormais qu’elle savait de quoi retournait l’histoire, elle n’avait plus à craindre qu’un kidnappeur jaillisse d’un coin sombre pour l’emporter Dieu sait où et se contentait de suivre sa voie d’un pas vif, pensive. Des trois noms, celui de Feodora Dean lui disait vaguement quelque chose, sans pour autant être capable de se souvenir où elle l’avait aperçut. Peut-être l’avait-elle entendu lors de son bref passage à l’université, mais il lui semblait l’avoir croisé dans un autre contexte.

Lorsque Melena arrivait au Commissariat, 1h du matin était passé. Elle n’eut pas besoin de tirer de sa poche la clef des lieux qu’on lui avait confié avec le portable car la porte était restée inexplicablement ouverte. Doucement, elle se glissa dans les locaux déserts, laissant ses yeux gris scruter les alentours encore illuminés par l’éclairage artificiel.

- Ouh-ouh, Myia, Alexander, y’a quelqu’un ?!

Aucune réponse. La nécrophobe poussa un soupir et se laissa tomber sur une chaise devant le bureau d’Orloff éternellement couvert de paperasse. La lettre qu’elle lui avait laissé n’avait pas bougé. Elle tendit un bras pour l’attraper, et se leva en pestant contre son corps endoloris d’une aussi longue journée à marcher pour rejoindre sa « chambre ». Sur son lit, une feuille blanche sur laquelle était rédigé à la hâte : vêtements de rechange dans votre casier, miches de pain et fromages dans le sac.
En effet, un grand sachet en papier était posé à la tête du lit de l’irlandaise. Avant de manger, l’idée d’une douche s’imposait, et l’adolescente se dirigeait aussitôt vers la pièce appropriée, ouvrant la porte en métal qui cachait ses affaires avec une certaine appréhension… justifiée. Orloff leur avait dégoté trois nouvelles robes de mages aux couleurs écœurantes : kaki, violace et jaune vif. L’horreur ne s’était pas arrêtée là car pour chacun des voyageurs, les sous-vêtements étaient faits d’un tissu un peu vieillot, rouge pâle couvert d’étoile.

- Merci commissaire. Grommela Melena en ne récupérant que les dessous, ses affaires et sa serviette.

L’eau froide fit un bien fou à son corps tendu et endolori. La jeune fille resta un long moment à profiter de sa douche avant qu’une lumière ne se fasse dans ses méninges légèrement embrumées par la fatigue. Elle venait de se souvenir où elle croyait avoir vu le nom de Feodora Dean. L’irlandaise ferma le robinet, sortit hâtivement en se séchant, s’habilla rapidement de sa chemise qu’elle gardait désormais pour la nuit avec son pantalon, et après avoir convenablement rangé ses effets et noué la serviette autour de ses longs cheveux noirs, elle s’assit en tailleur sur son matelas et saisit à son pied le dossier de l’enquête qui n’avait pas bougé depuis le matin.
Elle tournait les pages consacrées aux interrogatoires du personnel de l’université, jusqu’à tombé sur la partie qui concernait les professeurs. C’est là qu’apparaissait le nom de Feodora Dean.

La nécrophobe resta un moment immobile, lisant d’un œil distrait les lignes de questions/réponses qui suivaient.
Si les Gamma Delta Phi ne connaissaient pas le sortilège jeté à la fontaine, cela signifiait que la personne responsable était mieux calée qu’eux en magie… et qui d’autre qu’une prof le serait ? Quand bien même elle était impliquée, on ne pouvait presque pas remettre en doute sa sincérité lors de l’interrogatoire… on lui demandait principalement si son programme contenait des cours pouvant impliquer la disparition d’élève et si, selon elle, le personnel de l’école était à remettre en cause.

Melena se mit sur ses pieds d’un bon et courut farfouiller dans les bureaux et sur les étagères pleines à craquées de dossiers et de paperasses inutiles. Elle éternua plusieurs fois à cause de la poussière et reçu à deux reprises une pile de journaux sur la tête qui ne lui faisait pas vraiment mal mais la poussait à grogner un juron étouffé. Finalement, dans le tiroir d’un bureau couvert de grilles de mots croisés et de boite de beignets vides, elle dégota un annuaire du même genre que ceux du monde réel. Elle tourna vivement les pages jusqu’à tomber sur « Feodora Dean – 56 rue du boursouflet bleu – 555-6544 ». La jeune fille trouva un stylo sur un paquet de magazines sportifs, sortit de sa poche le papier que lui avait donné le chef de la confrérie pour annoter les coordonnées au verso.

- Attends toi à une petite visite. Mumura l’adolescente avant de regagner son lit, l'annuaire avec elle, décidée à grignoter un bout en attendant de voir si ses compagnons revenaient.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 23 Juil - 10:34

Alexander continuait ses recherches, de son côté. Il suivait les rares poils de chat qu’il trouvait. Qu’est ce qui avait pu se passer….
Et encore une fois, il cédait à son cœur, encore une fois, il errait dans les rues, pour un amour sans doute impossible ! Et ce n’était de plus pas prudent, quelqu’un pourrait l’enlever, un des Gamma delta phi, par exemple…

Il secoua la tête. Pourquoi pensait-il ça ? Ce n’était que des gosses. Et en plus, il ne le connaissait même pas. Il continua ses recherches…..

Et c’est au bout d’une dizaine de longues minutes de marches qu’il fut obliger de s’arrêter à un carrefour. Plus de traces. Il ne fallait pas rêver. Que devait-il faire ?

Il prit place sur une caisse, et se mit dans la position du penseur. Que devait-il faire ? A quoi devait-il céder ? Quel devait être la voix à suivre ? Tant de question tournait dans sa tête, déjà si blessé… Mais comment pouvait-il y répondre ? Par quel moyen du Saint-Esprit ? Lui qui n’était pas très croyant, il se demanda s’il aurait du l’être…

Quelle folie ! Il se leva, décidé. Il suivrait son cœur, son cœur qui sombrait dans le froid le plus dangereux. Mais il n’en savait rien. Il reprit la direction du commissariat.

Une fois revenu sur ses pas, il vit que quelqu’un avait laissé la porte encore plus ouverte. Il s’approcha doucement, sans un bruit, jusqu’à découvrir une Melena en train de manger.
C’était sans doute là qu’il fallait demander son aide !

- Melena, on a un problème. Mylène a disparu, elle avait désirée faire la garde en première, et elle a voulu que je dorme. Mais quand je me suis réveillé…

Il ne précisa pas son rêve. Inutile. Mais il s’approcha de Melena, et lui tendit les poils de chats qu’il avait trouvé au commissariat.

- J’ai trouvé ceci à la place qu’elle tenait, dans le commissariat…. Serait-ce un bizut ? Ou… Autre chose ? L’aurait-on enlevée, ou est-elle parti de son plein gré ?

Il espérait que Melena avait trouvé quelque chose.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 23 Juil - 18:36

Femme… enfant… adolescente… et maintenant chat. De quoi devenir folle. Par bonheur elle savait que toutes ces apparences ne cachaient qu’un seul esprit. Elle était toujours la même, non ? L’idée d’une catwoman à l’apparence juvénile lui causa de tels maux de tête qu’elle finit par se redresser sur ses pa… pieds. Ce n’était qu’elle, seulement elle. Peut importe l’apparence qu’elle avait. La pluie avait reprit de plus belle si bien qu’elle s’était réfugiée malgré elle sous un arbre protecteur au feuillage dense. Pendant quelques minutes la peur s’était engouffrée par ses pores, profitant de l’air saisissant qui l’enveloppait déjà. Ces quelques minutes l’avaient trahie. Ses membres avaient rétrécis, ses cheveux s’étaient légèrement allongés tout en gardant leur teinte foncée. Myia était devenue, redevenue - à force elle ne savait plus très bien – une enfant. Elle soupira avant de se remettre totalement debout. Le lieu qui l’entourait n’était plus aussi hostile qu’à son arrivée. Après avoir fait maintes fois les trajets jusqu’au commissariat, ses jambes n’avaient plus besoin d’elle pour reconnaitre le chemin. D’après le type de construction, elle n’était pas loin du commissariat. Encore quelques ruelles éclairées et elle serait de retour. Mais de retour où ? Mel’ était-elle rentrée victorieuse de sa mission suicidaire ? Avait-elle réveillée Alex de manière sadique ? Avait-elle remarqué le silence inattendu, et son absence injustifiée ?

Sa curiosité ravivée, elle accéléra le pas et fut bientôt sur le seuil de son « chez elle » temporaire. Bien entendu, elle avait enlevé ses chaussures bien trop grandes et appréciait le contact de ses nouveaux pieds sur le sol. S’ils étaient monstrueusement étranges, ils n’en restaient pas moins pratiques. Voilà, elle distinguait déjà la porte d’entrée, grande ouverte. Elle enfila de nouveau ses chaussures et s’efforça de marcher, tant bien que mal, puis elle entra. Le bruit de l’eau bourdonnait dans ses oreilles après qu’elle ait fermé la porte. Le silence était perturbant pour la gamine, mais la chaleur remplaça bien vite cette sensation. L’eau s’échappait de ses cheveux pour finir sur le sol carrelé en des « poc » résonnant. S’il y avait quelqu’un, sa présence était remarquable. A défaut de mieux, elle les essora sur le tapis d’entrée déjà bien sale. Son allure était des plus déplorables, et susciterait la curiosité de ses partenaires. La gamine, penaude, traversa le hall en faisait glisser ses chaussures imbibées d’eau. Aux « poc » s’ajoutaient maintenant des « sploutch » désagréables, et elle leur jeta un regard noir. Comme si sa situation pouvait les affecter.
Comme convenu, elle tomba nez à nez avec Alex’ et Mel’. Tant en veillant à garder les yeux rivés sur ce sol immonde, elle s’approcha d’eux, sans piper mot. Alex avait l’air surpris tandis que Melena la regardait d’un air qui s’approchait le plus du dégoût. « Tu sens la chat mouillé. » Il ne manquait plus que cette remarque sarcastique pour achever sa journée. La fin devait toujours être travaillée !

Pensaient-ils qu’elle avait été enlevée ? Par mesure de sécurité elle adressa un timide sourire en relevant les yeux vers son ami. Non, il ne lui était rien arrivé. Ce qui trônait dans les mains d’Alex l’écœura. Maintenant, la seule chose qu’elle espérait, c’était que Melena ait trouvé une solution à sa situation. Mais à voir son regard triomphal, elle avait fait une découverte de taille, et surtout, elle avait un plan. Pourquoi c’était toujours elle qui devait imposer les plans d’abord ? Cette fois-ci, la gamine trouverait de quoi faire avancer l’enquête. Déterminée, elle s’adossa au mur, sans pouvoir s’empêcher de faire grincer ses chaussures et croisa les bras. Le spectacle commençait.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 23 Juil - 21:05

Dans le sachet qu’avait laissé Orloff se trouvait trois moyennes miches de pain avec un fromage enveloppé dans un papier jaune qui évoquait vaguement le babybel du monde réel, mais en plus gros. Il y avait également trois petites bouteilles d’eau sans étiquettes, un petit lot de serviettes en papier et un couteau émoussé. Haussant les épaules, Melena se découpa un tiers du fromage, s’assit au sol à coté de son matelas, et commença à grignoter tout en rouvrant l’annuaire pour voir si elle y trouvait les deux autres suspectes.
Ça aurait sans doute été trop facile, car d’une part, il y avait une foule de Potter à Gloutoniskaïa dont aucun ne portait le nom de Yuna sur le registre et d’autre part, pas de Alysson Hogan. Cette dernière devait être sur liste rouge, et la première sans doute habitait encore chez un tuteur de sa famille. La jeune fille ne pouvait pas s’empêcher de sourire d’un air sarcastique devant la référence au best-seller du monde réel, mais ça ne l’aidait pas plus à identifier l'étudiante concernée. Elle ferma le bottin d’un coup sec et attrapa l’une des bouteilles d’eau pour se désaltérer et accessoirement débarrasser plus facilement ses dents du fromage qui y restait collé.

*Ah ! Sacré commissaire* Songea-t-elle grognon * un farceur jusqu’au bout…*

La nécrophobe finissait son pain quand Alexander fit irruption, paniqué, serrant dans ses mains une poignée de poils noirs. Elle aurait pensé qu’il serait accompagné par la borderline, mais ça n’était pas le cas. Melena l’observa avec des yeux ronds exprimer sa détresse avant de prendre l’une des serviettes pour essuyer ses lèvres pâles et de plonger ses yeux fatigués et dénués d’expression dans ceux de son collègue.

- D’abord je ne comprends pas pourquoi tu t’obstines à lui donner un nom sorti de son imagination, parce qu’elle s’appelle Myia. Ensuite… c’est qu’une grande gamine. Qu’est-ce qui te dit que ces poils appartiennent à un humain ? Si on exclue la possibilité qu’ils n’aient pas simplement été apportés par le vent. Elle a peut-être trouvé un chien errant et est partie se balader avec lui, ça lui ressemblerait tiens !

Devant le mutisme peu convaincu du frigophobe, l’adolescente leva les yeux au ciel, légèrement agacée.

- Je doute qu’on l’ait enlevé, d’accord ?! Personne n’a jamais été enlevé dans cette affaire, il n’y a pas la moindre raison que ça commence. Alors si ça t’amuse de partir à sa recherche dans une ville gigantesque au beau milieu de la nuit, vas-y. Mais moi, je compte bien dormir !

Dehors, la pluie se mettait à tomber et Melena regretta très légèrement de s’être emporter. Elle se contenta de se lever avant l’intention de rejoindre les douches pour laver ses mains trop imprégnées à son goût de l’odeur du fromage et jeta par-dessus son épaule d’une voix plus douce :

- Si elle n’est pas revenue demain matin, on la cherchera.

*Tu crois qu’il aurait commencé par me demander si j’allais bien et comment ça s’est passé ? Il n’a d’yeux que pour l’autre grande gosse… « Mylène, mylène, mylène »* Imita mentalement l’irlandaise d’une voix mielleuse avant de s’esclaffer silencieusement d’un rire moqueur. *Qu’il ne me porte aucun intérêt, je m’en contrefiche, mais si il en avait un chouilla pour l’enquête, ce serait pas mal.*

L’adolescente se lava brièvement les mains – très peu convaincue du résultat – puis revint à la pièce qui leur servait de chambre. Elle n’avait rien à dire à Alexander, et apparemment lui non plus, ce qui les plongea dans une sorte de mutisme froid qui ne dérangeait pas la jeune fille le moins du monde.
Le silence fut rompu par une Myia-gamine trempée qui fit lentement irruption, avant de s’approcher la tête basse, comme une enfant qui craignait d’avoir fait une bêtise. Sur ses chevilles qui dépassaient de ses chaussures trop grandes, un duvet de poils noir humide soutira à la nécrophobe un haussement de sourcil plus que surpris.

- Que… qu’est-ce qui t’es arrivé ?!

Mais la réponse apparaissait d’elle-même et désormais que tout le groupe était réuni, Melena n’aspirait qu’à dormir après les avoir mit au courant.

- Bref… j’ai rencontré le chef des Gamma Delta Phi. Le bizutage concerne en fait les nouveaux élèves qu’ils cherchent à rallier à leur confrérie. La sirène est en quelque sorte leur fontaine de baptême, ils y plongent la tête des bizuts comme dernière épreuves.

Elle fit une grimace en se remémorant le machisme arrogant dont avait fait preuve les quatre étudiants qu’elle avait vu.

- Ils n’acceptent jamais les filles. Il n’y a donc pratiquement aucun doute que notre suspect est l’une des recalées des années précédentes qui cherche à faire accuser la confrérie. Et grâce à Zash, on sait qu’il s’agit d’une rousse à forte poitrine.

La nécrophobe tira de sa poche la feuille qui lui avait été confié par les GDP pour la tendre à Alexander, qui avait inévitablement les doigts plus secs que Myia.

- La confrérie m’a donné trois noms. Les trois personnes de l'université correspondant au signalement de la gargouille, comprennant une prof…, elle fit signe à son collègue de faire tourner la feuille, dont j’ai déjà l’adresse.

Melena se garda de leur dire qu’elle avait été chargée de rappeler la confrérie sitôt qu’elle aurait du nouveau. Elle n’avait pas encore réfléchit à la question, et si jamais le fait de livrer la coupable aux Gamma Delta Phi plutôt qu’à la police lui apportait des avantages, elle voulait être la seule à en profiter.

- Je pense qu’ils ne savent pas comment l’eau a été ensorcelée, ni comment renverser le charme. Mais je me suis dit que si la responsable voulait juste faire tomber la confrérie, elle aurait choisit un moyen de pouvoir rétablir la situation elle-même une fois son but atteint… dans ce cas, elle a peut-être plutôt utilisé le système d'une potion dont elle connait l’antidote. Non ?

Voilà, c’était fait. Maintenant que ses partenaires avaient appris tout le nécessaire, l’irlandaise n’attendait plus que leur réaction pour aller se coucher. Et s'octroyer un repos bien mérité.
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