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 Job : étranges disparitions

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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 1 Juin - 15:46

La jeune femme s’était résignée à laisser ses compagnons s’éloigner. Elle s’était installée sur le rebord de la fontaine, laissant s’agiter ses orteils à la surface de l’eau fraiche. Son esprit se remémora alors les deux scènes étranges qui s’étaient déroulées devant ses yeux quelques minutes plus tôt. Déjà, la réaction abusive de Melena qui s’était jetée sur le jeune homme.
Les menaces l’auraient amusée si ça n’avait pas été deux de ses proches qui s’étaient lancés dans une guerre inutile. Myia préféra rester en dehors de conflit surement dû à leur fatigue. Mais elle ne put s’empêcher d’adresser un sourire admirateur à Alexander. Pour le coup, il avait fait preuve de maturité en lui renvoyant en pleine figure les cinq années d’écart qu’ils avaient.
Autre scène notable et qui attisait sa curiosité au plus haut point : l’accusation d’Alexander. Il y avait bien quelque chose qui l’avait dérangée quand elle était allongée dans son lit d’herbe. Melena l’avait appelée par son prénom… son vrai prénom. Elle avait beau chercher dans sa mémoire, mais à aucun moment elle ne se souvenait avoir prononcé «Myia ». Melena avait dû partir dans des hypothèses délirantes, son intuition était excellente, mais la mémoire de Myia, infaillible. La jeune fille l’appelait habituellement Mimi. A l’occasion de leur prochaine discussion, elle pourrait très bien le faire remarquer à Alexander.
Un bruit dans son dos attira son attention. A entendre leur voix, c’était des jeunes hommes dissimulés sous des capes sombres. La jeune femme eu un mouvement de recul et manqua de s’étaler dans l’eau. Pour le coup, les deux personnes douteuses se seraient enfuies en courant.
Ils s’approchaient d’elle d’un pas soutenu qui s’accordait avec le rythme cardiaque de Myia : elle avait peur. Lorsqu’elle réussit à capter les bribes de leur conversation, sa curiosité prit le pas sur sa peur.
La conversation fut brève, mais assez riche en informations. A peine les deux jeunes gens étaient-ils partis que ses compagnons bredouilles, se ruèrent sur elle. Avant même qu’ils lui posent des questions, elle se lança dans une démonstration très fidèle à la réalité des répliques des jeunes hommes. La mimique du nez de cochon l’amusa elle-même. Puis elle se tourna vers Melena et Alex.

- Les bizutages sont des choses terribles parfois. Sac de poubelle sur la tête, recouvert de savon, d’œufs, de farine, on vous fait défiler dans les rues de la ville accroupis dans des positions plus que gênantes. L’alcool circule facilement. Saupoudrez le tout d’un brin de magie et voilà ce qu’il peut arriver.

Myia n’en était pas à son premier bizutage. A chaque changement de filière dans ses études, elle en avait prit pour son grade de débutante. Maintenant ils étaient forcés de prendre la direction de l’académie. Même si ces pratiques douteuses et dangereuses étaient interdites, le directeur devait obligatoirement avoir fermé les yeux sur cette affaire. De suite il semblait logique que par crainte, il ait nié toute implication de l’école dans ces étranges disparitions. Il éludait le problème car sa responsabilité était forcément en jeu. De là à être l’organisateur même de ces « disparitions »… Myia en doutait fortement.
Quelque chose lui revint alors en mémoire. Les deux jeunes hommes parlaient normalement et à un moment où il allait révéler quelque chose de potentiellement intéressant, son nez avait prit la forme d’un grain, oui, un groin de cochon. Aussitôt l’autre accusa le « directeur » du phénomène étrange qui venait de se produire. La jeune femme ne put s’empêcher de penser à un conte, celui de Pinocchio. Quand les vilains enfants prenaient la forme d’ânes…

- Prochaine destination : l’antre de la magie.

Melena ne pourrait plus refuser sa volonté d’aller à l’académie. C’est ce qu’elle voulait depuis le début. Maintenant, ils devaient savoir comment s’y prendre pour passer incognito dans l’école. Myia aurait volontiers joué le rôle de la petite sœur de Melena, accompagné par le petit ami jaloux. Un trinôme de choc formé à l’infiltration. Elle pensa peut-être même un peu trop fort, car ses coéquipiers affichaient des têtes plus qu’étranges.
Quoiqu’il en soit, s’ils s’y rendaient sur le champ, ils auraient un toit et de la nourriture à volonté. Au pire, s’ils avaient besoin de faux papiers pour leur dossier d’inscription, ils pourraient se les procurer auprès de Monsieur Kouglof.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 1 Juin - 20:27

Ce qui avait intrigué Melena sur le sol n’était rien d’autre qu’un emballage de sandwich – ou quelque chose de la même catégorie. Elle fut vite distraite de ses ronchonnements à l’encontre du non-respect de la nature, car un bruit animal retentit dans son dos. Elle fit volte face et courut vers Myia, surprise, qui fixait un passage dans un fourré.
La borderline lui expliqua exactement ce qu’elle avait vu et entendu, et à partir de cet instant, la jeune necrophobe s’immergea dans ses réflexions et elle n’entendit rien des commentaires personnels de sa collègue sur le bizutage. Machinalement, elle se mit à marcher, le regard dans le lointain, ses bras à moitié croisés avec son index droit embrassant ses lèvres pâles. La jeune fille finit par s’appuyer sur le bassin de la fontaine, en apparence absorbée par son reflet dans l’eau claire. Un pétale mauve vint doucement se poser à la surface, provoquant autour de lui de petites ondes qui déformaient légèrement son image. Sans se retourner, elle lança à l’intention de ses compagnons :

- Ils ont perdu quelque chose. Pendant cette fameuse semaine de bizutage, ils ont dû perdre un truc, et veulent le récupérer… ou en tout cas… ils cherchent à retrouver quelque chose que ce soit un objet, un sort, un lieu, ou autre… mais rien n’indique que ça a un rapport avec notre enquête.

Elle se retourna.

- Le type du marché a dit qu’un de ses amis ivrogne avait souvent vu des personnes bizarres dans le coin… mais apparemment, celles-ci venaient pour la première fois.

Melena recommençait à réfléchir. Il était sûrement trop tard pour les poursuivre. Le trio était brutalement confronté à plusieurs hypothèses très minces, mais par le même temps toutes aussi valables, qu’il ne fallait donc pas négliger.

- Je ne suis pas d’accord quant à partir bille en tête à l’académie. Il y a peut-être des indices ici que l’on n’a pas encore trouvés, d’autres gens vont peut-être venir… et de toute façon il fait nuit. De plus, on ne connait pas le rôle du directeur dans tout ça… alors se jeter sur lui sans éléments tangibles risque de faire trop de vague. Non pour le moment, je propose que deux d’entre nous continuent d’explorer les environs, et le troisième cherche des indices dans la clairière. N’importe quoi, du moment que ça peut paraitre intéressant… avant le petit matin, on prendra la direction du commissariat. Là-bas, on fera un rapport à Voh Orloff qui pourra peut-être nous donner des indications, et on demandera un endroit où manger et dormir. L’après-midi, on ira interroger des étudiants sur la « semaine de bizutage ». On doit savoir ce que ça a été, le parcours exact qu'elle a emprunté, quels étaient ses commanditaires, qu'elles en ont été les conséquences.

Voilà, c’était le plan de l’adolescente. Et en vérité, à moins que les deux autres n’en aient un autre en béton qui repose sur autre chose qu’un sursaut de précipitation suscité par le mot « directeur », elle ferait comme elle l’entend. La jeune fille serait enragée de passer à coté de quelque chose ici. Si jamais ces deux hommes avaient un rapport avec l’enquête et qu’il y avait des chances qu’ils aient perdu quelque chose dans le coin, il allait falloir mettre la main dessus ! Se ruer sur une autre piste sans avoir fini de consommer la première ne risquait pas de les mener bien loin. Au pire, ils feraient choux blancs, et alors ?! De toute façon, ce n’est pas cette nuit qu’ils seraient allés voir le directeur ; alors autant utiliser leurs heures de veilles à des recherches actives.
Melena se retourna à nouveau vers son reflet dans le bassin de la fontaine. Que pouvaient donc chercher ces deux hommes étranges ? Il aurait put s’agir de n’importe quoi… un objet, un lieu de rendez-vous, un code caché quelque part, une pièce à conviction…
Elle se prit la tête dans ses mains et se gratta le crâne énergiquement, ébouriffant sa chevelure sombre. Avec si peu d’éléments, elle ne trouverait pas, il lui fallait autre chose…


- Alors Alexander ? Demanda-t-elle non sans un sourire sous-entendu. Tu penches pour quel plan ?


L'adolescence lui posait sincèrement la question, mais en profitait pour le tester. A ses yeux, les initiatives de Myia étaient précipitées et incomplètes. Si il les valorisait plutôt que les propositions plus refléchies et méthodiques de la necrophobe, celle-ci le caserait définitivement dans la case "boulet qui ne pense qu'à suivre bêtement l'opinion des jolies filles".


Dernière édition par Melena Autumn le Jeu 3 Juin - 23:29, édité 1 fois
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 2 Juin - 7:58

Alexander put enfin discerner la chose derrière les arbres… qui n’était rien d’autre qu’un clochard. Il commençait à revenir sur ses pas, lorsqu’il entendit des éclats de voix. Il se dépêcha alors, craignant pour ses compagnons. Melena était là aussi. Myia expliqua ce qui s’était passé. Délicatement, Alexander se tenait près d’elle et lui tenait les épaules. Il s’inquiétait un peu. Mais au fur et à mesure du récit, il devint plus sérieux. Elle parla de bizutage. Oh que oui, il en avait subi… Et pour rien, en plus. Il savait ce que c’était. Mais il n’était pas sûr que cela soit du bizutage. Peut-être quelque chose s’en rapprochant… Il ne les averti cependant pas. Melena semblait en pleine réflexion. Myia voulait partir à l’antre de la magie. Elle pensait sans doute que ce directeur était la cause. Melena proposa un plan plus intéressant. Puis lui demanda son avis, en le regardant d’un air étrange. Elle attendait sûrement à ce qu’il accepte son plan, ou celui de Myia pour se faire ensuite rasséréner ? Il étai peut être charmeur, mais pas idiot.

-Je pense que vos deux plans sont bons, si on les met en ordre, et fait quelques ajustements. Pour l’antre de la magie, il va falloir attendre d’avoir des indices. On ne peut pas partir sans aucun indice concret. Cependant, je suis pas sûr qu’il y est grand-chose à regarder par ici. Je propose qu’au maximum une personne fasse le guet à la fontaine, et que deux autres aillent à la clairière.

Il souri ensuite à Myia. Il l'invita de la main à chercher dans la clairière. Puis il pensa à Melena.

-Si tu le désires, tu peux venir à sa place. Comme cela, tu seras sûr que l'on bosse. Cela me déplait fortement, mais on est une équipe, il faut avoir une bonne cohésion!


Il la regarda. Ce serait à la première qui viendrait avec lui. Il espéra que Myia soit la plus réactive.
Il s'avança dans les ténèbres de la clairière...
Les arbres étaient humides, et de couleurs extravagantes. L'écorce était légèrement rosée.
Alexander regarda autour de lui, inspecta les arbres. Et trouva un creux dans un de ceux-ci.

-Bon, sans aucun doute idiot, mais...


Il fouilla à l'intérieur.

EDIT : Dix lignes complètes HORS DIALOGUES ! Et là... elles y sont pas. Un p'tit effort ! (Note D'alexander: Je vois 12 lignes, mais j'en rajoute quand même!
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Melena Autumn
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Thanathophobie & Nécrophobie

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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 3 Juin - 22:44

A sa proposition, Melena fit une mimique provocatrice à Alexander avant de lui emboiter le pas pour s’éloigner de la fontaine.

- Je viens, mais désolé, je ne te prends pas la main.

En chemin, elle rangea son couteau dans sa poche, puis s’adossa à un arbre, le long duquel elle se laissa glisser jusqu’à être assise sur ses racines. Sans prévenir, la fatigue lui tombait dessus comme une vague, et elle se serait volontiers laisser aller aux tentations de somnolences que lui apportait l’atmosphère paisible du parc. Caressant d’une main l’herbe fraiche, elle pensait d’un air boudeur qu’elle s’était trompée depuis le départ. L’indice qui les avait mené à la fontaine les renvoyait à enquêter à l’école de magie… ça signifie qu’elle aurait put d’entrée de jeu suivre la logique la plus grossière, et s’y rendre. Bien sûr, ce détour n’avait pas totalement tout perdu… la semaine de bizutage semblait être une piste un peu plus solide, et au moins, elle saura quoi demander aux étudiants qu’elle croisera une fois sur place. Mais une sensation d’échec lui nouait le ventre, elle qui était persuadée de mener les opérations avec professionnalisme.
La jeune fille soupira. Elle était lasse de sa journée pratiquement inutile, où sa mauvaise humeur ne l’avait conduite qu’à se fourvoyer. Une part d’elle-même lui disait de temps en temps que si elle se montrait plus aimable, tout serait peut-être plus simple et moins contrariant… mais il faut croire qu’on ne change pas un caractère aussi arrêté que le sien.

Observant distraitement un lampadaire de la rue qui projetait jusque dans le parc un halot blanc, elle repensait au récit de sa collègue.
Un homme avec un groin de cochon devait normalement se repérer facilement… quoiqu’à Gloutoniskaïa, il était peut-être fréquent que des gens se promènent avec le visage marqué de métamorphoses inachevées. Ils semblaient chercher quelque chose… était-ce vraiment ici ? Serait-elle capable de le reconnaitre ? Il pouvait tout bonnement s’agir de tout et n’importe quoi, et elle craignait de passer une nuit à fouiller pour rien autant que de passer à coté d’un indice majeur. Les suspects avaient parlé du directeur… mais en quoi exactement celui-ci serait impliqué ? Est-il commanditaire ou réfractaire ? L’adolescente fut brièvement prise d’une furieuse envie d’aller le chercher et de lui mettre son couteau sous la gorge pour lui faire cracher le morceau, mais elle doutait que celui lui soit bien profitable pour la suite des opérations.
Nouveau soupir. De là où elle était, elle pouvait en tournant la tête apercevoir Alexander qui fouillait dans un arbre. Tentative fondée ou vaine ? Melena n’en savait rien, mais si une chose était sûre, c’est qu’elle ne voulait pas passer la nuit à inspecter au peigne fin tout le parc, si jamais il n’y avait rien.

Une nouvelle idée lui vint, et elle faillit se frapper d’exaspération de ne pas y avoir pensé plus tôt. Levée d’un bon, elle quitta la clairière et s’aventura dans les rues de la métropole sans même prévenir ses collègues. Elle mit bien dix bonnes minutes avant de trouver ce qu’elle cherchait, inquiète que les mages ne soient pas assez évolués pour s’être dotés de la technologie communicative. Postée devant ce qui semblait être une cabine téléphonique, l’irlandaise se grattait le crâne d’un air suspicieux. Elle pénétra l’habitacle de verre et saisit le combiner rouge en observant une sorte d’écran tactile obstinément vierge. La necrophobe tapa des doigts dessus sans succès, et finit par y assener son poing en grognant.

- Je ne connais même pas le numéro du commissariat en plus… mais si ce truc voulait bien marcher, j’aurai peut-être une chance de le trouver !

Elle renouvela ses essais sans succès. Sur le point de raccrocher rageusement, résolue à ce que l'appareil soit en panne, elle pensa à la carte qui lui avait été fournit au début de l’enquête et posa un regard dépité sur l’écran informatique vierge.

- S’il te plait, est-ce que je pourrai joindre le commissariat de Gloutoniskaïa ?

Sans attendre, la surface grise s’alluma pour afficher en version numérique les touches habituellement présentes sur un téléphone et un petit encadré qui indiquait la destination de l’appel. Pour appeler la police, il était évident que la communication était gratuite. Mais ce qui effrayait Melena c’est que bien qu’il ne soit pas encore si tard que ça, la bande de feignasse sensée être gardienne de la paix soit déjà rentrée chez elle dormir sur ses paires oreilles pendant que des inconnus faisaient son boulot. Contre toute attente, une voix pâteuse décrocha au bout de la huitième sonnerie, et il fallut encore cinq bonnes minutes avant qu’elle ne puisse enfin entendre la voix bourrue de Voh Orloff qui ne paraissait lui aussi pas bien réveillé.

- Vous vous étiez endormi sur une pile de dossier ? Railla la jeune fille.

Sans attendre de réponse, elle se lança dans le récit de sa journée. Depuis les indications du recéleur au marché jusqu’à l’évènement dont Myia a été témoin.

- Malgré ce qu’avance l’académie, il semble qu’elle soit mêlée à cette affaire de près ou de loin. On va devoir s’y rendre demain dans la journée, mais avant, est-ce que vous pourriez déjà me dire tout ce que vous sauriez sur un homme au groin de cochon et sur la dite semaine de bizutage ? Aussi, je suppose que vous avez déjà interrogé l’école de magie, hum ? Son directeur et le personnel ? Il y a une trace écrite, non ? Je pourrai avoir accès à ces documents une fois revenue au commissariat ? Il s’y cache peut-être quelque chose. On ne sait jamais. Une maladresse, un lapsus… en fait, toute pièce du dossier est bonne à prendre, je veux le voir.

Melena reprit son souffle en essayant de se souvenir d’un élément qu’elle aurait put oublier, et évita d’ajouter la remarque qui lui pendait aux lèvres : « si l’un de vos collègue n’a pas trop bavé dessus en l’utilisant comme oreiller. »

- Parlant de revenir au commissariat, il n’y aurait pas moyen que quelqu’un vienne nous chercher dès maintenant ? Je ne sais pas comment vous vous déplacez, mais à pieds, on risque de mettre trop de temps et on est épuisés… on est à la fontaine en forme de sirène là… et un diner ainsi qu’un logement de fonction le temps de l’enquête, ce ne serait pas du luxe… s’il vous plait.

La necrophobe espérait bien que Mr. Kouglof serait coopératif. Ses nouvelles idées impliquaient de quitter la fontaine et l’indice potentiel qui s’y cachait, mais elle sentait que si le commissaire lui fournissait les rapports d’interrogatoire et des renseignements au moins sur la semaine de bizutage, elle aurait déjà fait une avancé plus importante qu’en fouillant à tâtons la clairière d’un parc.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 4 Juin - 0:02

Totalement plongée dans son analyse, Myia ne remarqua pas de suite que Melena en faisait de même, l’ignorant sans grande peine. Non pas vexée, mais plutôt rassurée qu’un de ses compagnons trouve un plan précis et organisé - qui tienne la route de surcroit- elle retrouva le silence.
La jeune fille alla même jusqu’à semer le trouble dans l’équipe. Chose inutile, parce qu’elle savait très bien que Myia se rangerait à son avis de fille responsable et réfléchie. Celle qu’elle aurait pu être, dans une vie parallèle. Autant laisser se fardeau à d’autres !
D’ailleurs Alexander sembla choisir le compromis. Sans froisser Myia, il approuva le plan de Melena. C’était le bon choix, ce qui aurait au moins le mérite d’apaiser la colère de la jeune fille. Cette réponse diplomate d’Alexander sous-entendait bien évidemment qu’il devrait faire équipe tous d’eux. Myia eut du mal à saisir l’enjeu de cette nouvelle entente forcée, mais elle ne s’attarda pas dessus malgré tout.
L’inspection de la place fut rapide : rien. Plutôt que de se lancer dans des recherches saugrenues, elle préféra retourner auprès de la fontaine, s’amusant de nouveau avec l’eau fraiche. Mais quelque chose la gênait au niveau de la poche arrière de son pantalon.

- Aaah ! La carte !

La jeune femme l’avait complètement délaissée, ayant mémorisé sans grande peine le chemin à parcourir pour arriver à la fontaine.
Dans ses souvenirs, la carte était vierge de tout plan. Lorsque Melena leur avait indiqué le chemin, elle avait prit cette forme. La jeune fille avait prit connaissance d’un secret qu’Alexander et elle, ne pouvaient visiblement pas percer. Le tout avait le don d’attiser la curiosité de Myia. Même M. Kouglof leur avait précisé qu’elle était magique.
Elle avait cependant d’autres choses auxquelles penser qu’une vulgaire carte aux pseudos pouvoirs magiques. Si bien qu’elle se replongea dans l’analyse de Melena qu’elle avait écoutée du coin de l’oreille.
Pourquoi tenait-elle tant à éplucher ce lieu au peigne fin ? Certes les adolescents avaient voulu remettre la main sur un objet, mais rien n’indiquait qu’il s’agisse d’un objet susceptible de les aider dans leur enquête. D’ailleurs qui pouvait bien porter sur lui un objet de valeur pour un bizutage ? Un téléphone, un portefeuille… une baguette magique à la rigueur.
En plus de tout ça, le commissariat avait forcément déjà commencé à mener l’enquête. Ils étaient surement allés à l’académie pour interroger le premier suspect : le directeur. S’il avait affirmé son innocence, pourquoi ne pas essayer de le déstabiliser encore une fois. Peut-être qu’il se ferait confondre ?
Mais quelque chose d’autre triturait son esprit très imaginatif : peut-être que l’interrogatoire qu’avait subi M. le Directeur avait été falsifié. Si M. Kouglof, au pire, la police, était de mèche avec ces disparitions, leur mission n’en serait que plus difficile.
Mais elle ne pouvait se laisser abattre avec des suppositions aussi farfelues. Plus facile à dire qu’à faire. La carte dépliée la narguait dans ses mains.

- Si seulement tu pouvais me montrer les endroits où sont passés les étudiants bizutés… Tu serais une carte fabuleuse !

Heureusement que ses deux compatriotes étaient loin, ils se seraient bien amusés de son monologue avec sa nouvelle amie. Seuls les enfants parlaient aux objets, non ? Ses paupières fermées, elle avait prononcé ses mots comme un appel à l’aide, si bien qu’elle ne remarqua pas que Melena avait quitté la clairière pour disparaitre dans une ruelle mal éclairée.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 4 Juin - 9:51

Alexander avait beau chercher, il ne trouva rien de bien intéressant dans la souche. Pas même un écureuil qui l’aurait mordu. Il regarda si quelqu’un l‘avait suivi, se retourna, pour voir une Melena s’en aller sans prévenir vers une ruelle obscure. Qu’avait-elle en tête ? Elle aurait au moins pu prévenir ! Un groupe n’est pas fait pour se disloquer à chaque moment ! Il n’avait déjà pas apprécié de précédentes affaires… Il avait été sérieux pourtant, et avait chercher à ne plus la mettre en colère.
Il s’en retourna vers la fontaine, et vit Myia près de la fontaine, la carte dans les mains. Une carte vierge, bien sûr. Myia avait l’air assez irrité.
Il s’approcha doucement, mais n’essaya pas d’être discret, pour que Myia ne fût pas surprise lorsqu’il lui parla à l’oreille, d’une voix suave.

-Des problèmes, mademoiselle Myia?

Il sourit, avec son charme habituel. Il se mit face à elle, la dévorait des yeux.

-Melena est parti, je ne sais pas trop pourquoi, donc on est tranquille. Sauf si bien sûr, tu désires qu’on aille à sa recherche ? Et je suis désolé pour tout à l’heure, mais il fallait bien que je la mette de meilleure humeur…

Il se rendit compte soudain d’une chose qu’il ne savait pas. Il avait appris, au cours de ses voyages, que chaque « voyageurs » avaient des pouvoirs, sans doute lié à sa maladie. Mais il n’avait rien vu auprès des filles.

-Je me demandais… Tu as bien des pouvoirs toi aussi n’est-ce pas ? Quels sont-ils ? Bien sûr, si cela ne te dérange pas de m’en informer.

Il ne voyait pas grand-chose en elle. Soit elle cachait ce qu’elle ressentait, soit il était aveugle. Il opta pour cette seconde option. Il regarda la carte à nouveau. On leur avait appris qu’elle était magique… Et elle n’affichait des choses qu’avec Melena. Elle avait dû avoir un coup de pouce. Il fut soudainement pris d’un fou rire.

-Si cela se trouve, il faut faire « S’il te plait, jolie petite carte, montre nous le chemin dans cette ville ! » pour qu’elle affiche quelque chose ! C’est assez ridicule…

Et la carte s’éclaira, montrant le dédale dans cette ville gigantesque…
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 6 Juin - 18:54

En effet, c’était idiot. Le creux de l’arbre servait juste de maison à un écureuil qui n’apprécia voir une main humaine dévaster son doux foyer en y tâtonnant à l’aveugle. Le rongeur chasse donc la main envahissante à coup de dent, pas très douloureux mais juste assez pour convaincre Alexander de laisser tranquille cette pauvre bête.

Pendant ce temps, au commissariat d’Elipse le commissaire Orloff décrochait le téléphone avec la mauvaise humeur habituelle de toute personne interrompue dans son sommeil. Il s’était endormi en rangeant de la paperasse et il fallait avouer que vu l’heure tardive rien n’était plus normal que de céder au sommeil. La raillerie de Melena passa donc très mal parce que non seulement elle tombait juste mais en plus elle osait se moquer en appelant à des heures tout bonnement amorales. Il se contenta donc d’aboyer en guise de réponse dans le combiné :

- Vous avez intérêt à avoir une bonne raison d’appeler si vous tenez à votre salaire !

Il prêta ensuite l’oreille aux nombreuses demandes de l’adolescente qui étaient pour certaines assez… étranges. Il pouvait sans aucun problème lui donner les comptes rendu des interrogatoires déjà fait mais quant à son histoire de bizutage ou de groin de cochon il ne voyait pas du tout de quoi elle voulait parler. Aucune info de ce genre n’était parvenue jusqu’à lui.

Et voilà qu’en plus de lui demander de retrouver de la paperasse à 2h du matin elle voulait qu’il lui envoie quelqu’un pour les chercher ? N’avait-elle pas remarquer le manque de volonté de son équipe mais surtout le manque de moyens financiers du commissariat ? La seule chose qu’il avait sous le coude était une vieille calèche brinquebalante dont le propriétaire ne s’était pas encore inquiété, ce serait donc ça ou rien. Ses demandes de logements et de repas tombaient par contre sous le sens, il s’était même étonné à leur départ qu’ils n’aient formulé aucune demande en ce sens. Il fallait croire qu’ils étaient longs à la détente ces enquêteurs en herbe.

- Je prépare les comptes rendus que nous possédons, mais je ne crois pas que vous en tirerez quelque chose d’utile. Je vais vous envoyer l’un de mes hommes dans une calèche mais vu son état vous risquez de devoir attendre un peu. Vous aurez de quoi manger en arrivant mais rien de fantasmagorique : souvenez vous de notre manque de moyens.

Il raccrocha au nez de la brunette sans même prendre la peine de lui dire au revoir ou tout autre formule de politesse, avant de sortir de son bureau pour réveiller l’un des policiers de garde et le pousser dans la calèche à coup de pied dans le cul. Avec un peu de chance il pourrait les rejoindre en 20 minutes… s’il ne se soustrayait pas à sa tâche.

Orloff se mit alors en quête de retrouver ce que réclamait Melena au milieu de la tonne de papier qui couvrait son bureau. Son petit doigt lui disait que la nuit serait longue…

Pour en venir à Myia, la carte restait désespérément vierge. D’ailleurs celle-ci possédait une volonté propre comme tout objet magique qui se respectait, et trouvait la question assez étrange. Montrer des gens ? Elle était une carte, elle montrait seulement les lieux ! Cette fille devait vraiment être une novice dans le genre pour se fourvoyer à ce point, même si elle savait comment flatter les gens. Par soucis de politesse elle afficha en son centre les mots « désolé, votre demande n’est pas conforme » avant de redevenir blanche. Elle se plia ensuite à la demande d’Alexander avec joie en affichant le plan détaillé de la ville, leur indiquant même leur position par un point clignotant : enfin quelque chose qu’elle pouvait faire !

Une bonne heure plus tard :

Après un verre au bar le policier avait finit par faire ce pour quoi il était payé et était allé prendre le trio près de la fontaine. Le véhicule était en piteux état et la carne qui le tirait était faite à son image. D’ailleurs vu l’allure ou elle trottait ils auraient fait tout aussi vite à pieds mais là au moins ils purent s’offrir une sieste réparatrice de 20 minutes.

Ils furent accueilli sur place par un commissaire dépenaillé, aux yeux bouffis de sommeil et qui ne rêvait visiblement que de les étrangler. On pouvait lire dans ses yeux que s’il n’avait pas eu besoin d’eux il les auraient étripé pour lui demander tant de choses à l’heure où les honnêtes gens dormaient. Sur un bureau étaient posés trois plateaux qui comprenaient un verre d’eau, un bol de soupe, une miche de pain frais et du fromage. Les difficiles n’auraient qu’à jeuner !

- Voilà votre repas, et votre dossier est posé sur la chaise à côté… ne me le tâchez pas surtout, grogna Voh Orloff avec un regard noir avant d’ajouter, vous dormirez sur des matelas dans un bureau vide, au bout du couloir.

Il fit volte face avec raideur pour quitter le commissariat, bien décidé à enfin profiter d’une bonne nuit de sommeil en prenant soin d’éteindre son téléphone portable.

Contenu du dossier :

- L’interrogatoire du personnel de l’académie n’apporte pas grand élément. Personne ne semble au courant de rien et qu’aucun des projets magiques actuels de l’établissement ne pourrait causer de disparitions. Ils ajoutent aussi que tous les actes magiques sont encadrés par du personnel compétant et qu’ils ne peuvent être tenus responsables de quelque chose fait à leur insu.

- L’enquête menée en ville parle de la présence de silhouettes étranges et encapuchonnées rodant en ville. On ne sait pas si elles sont directement liées à l’enquête mais leur présence n’a fait qu’accroitre depuis la disparition des élèves.

- Un relevé thaumique du niveau de magie révèle des irrégularités dans le fux de mana dans différents lieux de la ville (la fontaine, le parvis de la tour, l’université, un bar du nom de « Mage bourré » ainsi que quelques autres), toujours le week-end et au beau milieu de la nuit. La source n’a pas été identifiée.

- Un mémo manuscrit sur lequel est marqué que le président affirme réprouver profondément le bizutage ainsi que les groupes, bandes ou confréries pouvant en être la source, et donc que si Melena veut des infos là-dessus elle a qu’à les chercher toute seule (le commissaire était de très mauvaise humeur u_u)
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 6 Juin - 20:42

Le commissaire avait accédé à la requête de Melena d’un air grognon avant de lui raccrocher sèchement au nez. Remerciant le combiner du téléphone – on ne sait jamais – la brunette revint vers la fontaine retrouver ses deux collègues qui avait les yeux rivés sur la carte.

- Vous venez ? J’ai été à une cabine publique faire un rapport au commissaire et il a envoyé quelque nous chercher. Il devrait nous attendre avec le dossier de l’affaire, et de quoi manger et dormir.

Sur ses mots, l’adolescente retourna s’assoir sur le bord de la route à la sortie du parc, luttant comme elle pouvait contre le sommeil. Le temps se faisant de plus en plus long, elle l’occupait en observant le ciel pour déceler des esquisses de constellations dreamlandiennes – sait-on jamais –, puis portait son attention sur un couple qui se déplaçaient dans une bulle de savon apparemment dirigée par le jeune homme qui tenait une baguette magique, avant de poser inconsciemment sa tête sur l’épaule de Myia qui s’était assise à ses cotés.
Somnolente, la necrophobe fut réveillée par les sabots d’un vieux cheval qui frappaient les pavés de la rue. Trop fatiguée pour prêter attention à l’état délabré très avancé de la calèche, la jeune fille s’y engouffra pour s’y rendormir et n’ouvrir les yeux qu’une fois proche d’un commissaire Orloff encore plus mécontent qu’il ne l’avait eut l’air au téléphone. Frottant ses yeux pour remettre en fonction les unités de son cerveau dédiées à la reflexion, Melena le suivit en écoutant ses instructions, puis s’assit sur une chaise au bureau qui leur était dédié, attrapant son verre d’eau d’une main et le dossier de l’autre.

Elle avait commencé par les interrogatoires, parcourut rapidement en grignotant son pain accompagné de fromage, dont le contenue ne fit en elle aucune lumière. Elle le tandis ensuite à Myia avec une moue de décéption.

- Tiens… tu peux regarder si tu y trouves quelque chose, mais moi, je sèche. Je crois bien que personne ne sait rien… ou bien alors ils ont tous parfaitement coordonné leur mensonge et sont tous coupables…

Prenant une pause pour porter à ses lèvres son bol de soupe tiède au goût un peu fade, l’adolescente poursuivit son investigation et cette fois, son attention fut captivée par l’enquête menée en ville. Des silhouettes encapuchonnées qui rôdent en ville et dont le nombre augmentent depuis la disparition des élèves… qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire ? La suite des éléments indiquaient des activités magiques anormales les nuits de week-end, au niveau de certains lieux particuliers.
Elle poussa un grognement à la vue de la note du commissaire. Les informations sur la semaine de bizutage étaient certainement celles qui allaient lui permettre de faire avancer son histoire. Il y avait fort à parier que les zones dont le taux de mana est perturbé correspondent aux lieux évoqués par les deux bonhommes encapuchonnés de la fontaine.
Melena réfléchissait en avalant les dernières gorgées de sa soupe. Des élèves disparaissent, et d’étranges personnes apparaissent. De plus, ces même personnes – si elles étaient à l’image du duo de la fontaine – cherchaient à retrouver quelque chose. Et si ça n’était que les victimes sous une autre forme ? Une mauvaise blague de la semaine de bizutage qui se retournait contre eux ?! Elle fit part de son idée à ses collègues.

- Vous ne trouvez pas ça bizarre ? Ca ne peut pas ne pas être lié c’est sûr… et ça se passe le week-end… les seuls moments où les académiciens n’ont pas cours n’est-ce pas ?! Egalement ceux où le personnel enseignant et administratif ne travaille pas à l’école…

La necrophobe posa son bol, croisa les jambes et comme à son habitude, tapotait sa lèvres inférieur d’un de ses index pâle. Elle voulait être prudente cette fois, pour ne plus faire de détour qui pouvait s’apparenter à une perte de temps.

- Je crois… qu’il va effectivement falloir nous rendre sur place. Je pense que je serai la plus apte à interroger les étudiants sans éveiller de soupçons, pour la bonne raison que je suis la seule adolescente ici. Mais…

Melena eut un petit sourire malicieux.

- Il va aussi falloir subtilement se renseigner sur le directeur et ses activités de fin de semaine, et nocturnes tout particulièrement. Et je crois que tu seras parfaite dans ce rôle Myia !

Il y avait un moment que la jeune fille ignorait tout bonnement Alexander. Il lui apparaissait d’une inutilité affligeante, sans l’ombre d’une capacité utile dans cette affaire. Au moins, la borderline pourrait sûrement réussir à approcher leur homme et tenter d’en retirer des informations ; mais ce n’étaient pas les déclarations mielleuse du frigophobe qui allait leur rendre le moindre service.
L’irlandaise réfléchit encore un petit moment, avant de saisir la feuille du mémo d’Orloff, d’attraper l’un des stylos sans bouchons qui trainaient sur le bureau, et de se battre avec celui-ci avant de pouvoir lui faire écrire quelques mots d’une encre noire baveuse sur le verso : « Si vous pouviez nous aidez, je vous en serai reconnaissante. J’ai besoin que vous meniez une enquête rapide pour savoir qui dans le personnel de l’école fréquente lequel des endroits au taux de mana anormal. Merci ! M.Autumn ».
Ceci fait, elle alla déposa son message sur le bureau du commissaire, avant de revenir vers compagnons. Elle ne savait pas si ça allait les aider, mais ça pouvait toujours servir. Elle s’adressa alors directement à son comparse manchot, pour la première fois depuis un moment.

- Dis-moi, tu pourrais te rendre au bar du Mage bourré demain ? On ne sait jamais, tu pourrais peut-être y glaner quelques petites choses…

A ces mots, elle poussa un soupir. La fatigue la rappelait aux doux bras de morphée. Après tout, la noir porte conseils, elle aura peut-être de meilleures idées après avoir dormi quelques heures.


[HJ : j'précise parce qu'Alex ne l'a pas retiré et que ça peut porter à confusion, que non je ne suis pas partie m'allonger, je suis toujours bien debout et face à vous 2 =p juste crevée lol]


Dernière édition par Melena Autumn le Mar 8 Juin - 3:59, édité 1 fois
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 6 Juin - 23:49

Alexander avait regardé la carte. Puis il regarda Myia. Il voyait son cou.

-Mon dieu, une carte qui aime la politesse... Tu as vu ce qu'elle t'a répondu avant? Un sacré humour...

Il embrassa délicatement dans le cou Myia.

-Désolé si cela te dérange, mais je n'ai pas pu m'en empêcher...

Il la prit par les hanches, lorsque Melena arriva. Une carriole devait arriver apparemment...
Une heure plus tard, ils étaient dans la carriole. Il ne dormit que peu, à cause de l'état délabré de la carriole, mais il dormit 10 minutes. Il disait doucement des mots doux à Myia, le temps qu'elle s'endorme, pendant les cinq premières minutes du voyage.
Puis Orloff leur avait donné les instructions, et les documents. Alexander tenait tendrement la main de Myia.
Melena s'était empressé d'étudier les dossiers. Alexander n'eut aucun dossier à étudier. Ainsi, elle le détestait tellement? Elle expliqua son point de vue. Il n'avait pas très envie de l'écouter, mais il s'y efforça. Il ne s'abaisserait pas à faire comme cette gamine de 17 ans.
Jamais.
Et bien sûr, il était à charge du bar... Pendant qu'il mangeait, elle s'allongea. Il devait montrer son autorité. Il souriait intérieurement.


-Bien sûr, j'irais dans ce bar.


Il ne préféra pas aller dormir sur le coup. Il n'avait pas confiance en Melena. Il attendrait qu'elles se soient endormies toutes deux...
Son visage n'exprimait rien. Il voyait les choses d'un certain point de vue. Il se demandait si dans ce monde, certains adhéreraient à son point de vue....
Ces êtres étaient-ils bien présent? Tout autant que ce monde l'était? Ou n'était-ce qu'une illusion?
Il se secoua intérieurement. Trop de doutes ne mènent nul part.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 8 Juin - 13:38

Le petit monologue de Myia ne dura pas bien longtemps car elle fut très vite rejoint par Alexander qui se lança dans le même… délire qu’elle.
Sauf qu’à sa plus grande surprise, la carte lui répondit. En effet, la flatterie marchait avec elle, mais des questions comme la sienne dépassaient de loin ses compétences, comme un programme informatique. Même la magie avait ses limites, dommage.
Ils devraient trouver le circuit emprunté par les étudiants par leurs propres moyens.
La jeune femme ne pu éviter le baiser dans son cou. Peut-être que ça l’amusait de jouer les pseudo-vampires ?
Melena les retrouva bien assez tôt et leur explique la raison pour laquelle elle avait quitté la place. Première bonne idée de la journée, se reposer et se nourrir.
Myia préféra prendre son temps prêt de la fontaine. C’était évident qu’à une heure si tardive, la bonne âme qui viendrait les chercher prendrait son temps.
Au bout d’une bonne demi-heure, elle se décida finalement à rejoindre ses deux comparses. Son petit isolement lui avait pour le moins permis d’éluder les questions un peu personnelles d’Alexander. Pourquoi l’avait-il appelée Myia ? Pourquoi vouloir découvrir son pouvoir ?
Elle avait prit place aux côtés de Melena juste au bord de la route. Sa tête tanguait dangereusement, et finit par s’affaler sur une épaule de la jeune femme. La fatigue avait finalement prit le dessus sur se volonté d’en finir avec l’enquête. Tiendrait-elle jusqu’au bout à force d’énervement et d’impatience ?
Autant de réponses qu’elle laissa en suspend jusqu’à son entrée dans la calèche tout droit sortie d’un autre temps. Les choses reprirent leur cours habituel : Melena renfrognée s’installa dans la calèche pourrissante et Alexander prit place à ses côtés en s’empara de sa main. Profitait-il de l’état de fatigue de Melena ? Comme on dit, quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Cette petite image l’amusa.
Finalement, elle préféra mettre fin aux interrogations de son ami.

- J’aime changer de prénom. Mylène je l’aime beaucoup, alors si tu pouvais m’appeler comme ça, je t’en serais reconnaissante. Pour Melena, je suis Mimi. Myia doit être une invention de sa part.

La jeune femme préférait éviter de donner son vrai prénom, malgré la confiance qu’elle avait en ses deux comapgnons. Il ne manquait qu’un voyageur ait un pouvoir comme ce type là dans ce manga qu’elle lisait… Bref, ce petit séjour à Dreamland avait commencé à la rendre suspicieuse et à la laisser sur ses gardes. De toute manière, ce qu’elle avait dit à Alexander était vrai. Melena avait une bonne capacité de déduction, et elle adorait ce prénom.
Elle secoua la tête pour chasser sa lueur de culpabilité et enchaîna :

- Je pense que ça peut être utile à l’enquête que tu connaisses mon pouvoir. Dans certaines conditions, je prends l’apparence d’une enfant d’environ huit ans. Va savoir pourquoi !

Sans attendre de commentaires de la part du jeune homme, elle tourna la tête vers l’extérieur de la calèche et s’évada en quelques instants vers de lointaines contrées imaginaires.
Le réveil fut… brutal, c’était le mot. Melena et Mister Kouglof avaient des têtes similaires, la première pour ne pas avoir bénéficié du sommeil dont le second avait finalement été privé.
La petite pause avait redonné un minimum d’énergie à Myia qui se jeta sur son miniscule repas qui avait prit des airs de festin. Un délicieux potage aux doux arômes naturels, du fromage tendre et bien gouteux accompagné d’un bon morceau de pain, et une coupe d’eau fraiche pour faire passer le tout. Ils avaient tout pour passer une fin de nuit agréable !
Les lits installés les yeux fermés n’étaient qu’une suite présidentielle ! Après le récit de son employeur, elle aurait aimé se jeter sans plus attendre sur l’un des matelas.
C’était sans compter la surprise qu’éveilla en elle la remarque de Melena. ELLE lui demandait SON avis ? En effet, la jeune fille devait vraiment être fatiguée pour agir de la sorte. Oubliant son lit abandonné, elle se jeta sur les documents et les dévora des yeux, à la recherche de quelques mots cachés entres les lignes.

- Tu as raison Melena ! Pour le moment on ne peut juger s’il s’agit de mensonges ou de hasard, mais comme tu as du le comprendre, les pics de mana doivent certainement correspondre aux lieux visités par les étudiants.

Génial ! Elle avait enfin obtenu la réponse au mystère qu’elle avait soulevé auprès de la carte. Ils pourraient retracer le circuit du bizutage.
Mais pourquoi étaient-ils aussi élevé le week-end et en soirée, ce qui correspondait au final aux moments où les étudiants n’avaient pas cours.
Peut-être une sorte de secte à l’échelle de la scolarité. On en voyait pas mal dans les universités des Etats-Unis avec ces bizutages terribles qui causent parfois la mort d’étudiants… ou leur disparition. La jeune femme frissonna.

- Peut-être que certains premières années, qui ont subit le bizutage ont en quelque sorte « échoué » leur entrée dans le monde de la magie. Une sorte de sélection faite par les élèves et que l’académie ne peut cautionner, du moins officiellement.

La jeune femme avait du mal à expliquer la présence en augmentation de ces personnes inconnues et encapuchonnées. Il fallait à tout prix qu’ils découvrent qui sont ces étudiants qui disparaissent : leur âge, depuis quand ils ont disparu, quand on commencé ces disparitions, et surtout s’ils étaient dans leur première année. La théorie de Myia serait assez facile à vérifier s’ils allaient faire un tour dans l’académie de lendemain. Elle fit part de ses doutes à Melena, essayant de garder son calme et son sérieux malgré l’excitation qui montait en elle. La jeune fille eut à peine la force d’assigner une tâche qui serait sienne le lendemain.

- Ok ! Je m’occupe du directeur !

Finalement, l’appel du lit fut le plus fort, mais l’odeur gâcha son plaisir à venir.
Oui, il était temps de prendre une douche. Un bref regard vers Melena :

- Les vestiaires sont au bout du couloir. Tu y trouveras surement des douches. En espérant que l’eau soit chaude…

Melena aurait beau râler du mieux qu’elle pouvait, elle en avait tout autant besoin qu’elle. Alexander, en bon prince, leur laisserait profiter de ce besoin féminin. Son tour viendrait bien assez vite.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 8 Juin - 18:35

Melena ne savait comment prendre l’invitation de sa collègue à prendre une douche. Elle se souvenait bien assez de l’emplacement des vestiaires pour s’y être changée le matin même. Avec un signe de tête endormi à Myia, elle s’y rendit avec une allure d’automate, la fatigue embrumant chaque seconde un peu plus son cerveau qui essayait malgré tout de réfléchir.
Que faisait un vestiaire avec douche dans un commissariat ? Va savoir. A Gloutoniskaïa, la question ne se posait même pas, pas plus que lorsque la jeune fille réussi à dénicher une grande serviette de bain dans un des casiers aux loquets rouillés. Elle sentait un peu le renfermée, mais bon, ça ferait bien l’affaire.

S’assurant bien qu’Alexander ne l’avait pas suivit en douce – on ne sait jamais – l’adolescente se déshabilla, rangea ses effets avec sa chemise abandonnée au matin puis s’avança sous la série de douche donc la tuyauterie blanchâtre laissait à réfléchir sur la qualité de l’eau qui allait en tomber. Comme il fallait s’y attendre, mais contrairement à ce qu’avait espéré Myia, elle était glaciale. La chaudière était en panne depuis assez longtemps pour que personne au commissariat ne se souvienne depuis quand, et évidement, ils n’avaient plus d’argent pour la faire réparer que pour s’offrir des véhicules de fonction dignes de ce nom.
Sans se laisser démonter, Melena laissait avec plaisir l’eau froide couler sur son crâne et ruisseler sur son corps fatigué qui n’attendait que ça en plus du bon lit. Elle fermait les yeux pour savourer ce court instant de réconfort, ses neurones reboostés pour quelques temps par le choc de température. Une rapide synthèse se fit dans sa tête. Des élèves de l’académie disparaissent ; des individus encapuchonnés apparaissent. Il y a fort à parier que les deux sont liés, et que ce sont les étudiants qui disparaissent sous les capes noirs. Une semaine de bizutage traverse plusieurs lieux de la ville, dont la fontaine ; et il se trouve que la fontaine fait partie d’un lot d’endroit où le taux de mana est régulièrement anormal les nuits de week-end. Les deux sont sûrement liés également. Et le fait que les périodes horaires correspondent aux journées banalisées des élèves, il y a de fortes chances que l’école ait plus de chose à voit là-dedans qu’elle ne veut le dire.

La jeune fille ouvrit les yeux.
Faute de mieux, elle se frictionna rapidement le corps avant de fermer le robinet et de sécher sa longue chevelure noir corbeau qu’elle noua en chignon, avant de sortir la serviette autour de son corps fin. Elle sentait sa peau rafraîchie et revigorée, sensation gâchée quand elle du remettre ses vieux vêtement du jour parce que bien évidement, elle n’avait pas de change et qu’elle n’allait pas appeler Orloff pour lui demander de lui apporter des dessous. Elle opta donc pour enfiler son pantalon et sa chemise blanche qu’elle ne boutonna que jusqu’à son plexus solaire, passa son fourreau avec son pieu en bandoulière, vérifia que son couteau était bien dans une de ses poches, puis sortit rejoindre des acolytes, quelques goutes d’eau ruisselant encore dans sa nuque pâle.

Dans les bureaux, elle passa la serviette à Myia avant de se saisir du dossier.

- Je vais le garder, comme ça on sait où il estt. J’ai repensé à ta théorie Myi-myi. Elle n’est pas totalement à écarter, mais si jamais il s’agissait de ça, les disparitions auraient lieu tous les ans, et j’ose croise que la police locale n’aurait pas attendu un nombre indéfini de cas pour se mettre au boulot.

La douche avait totalement apaisée la necrophobe de sa journée ponctuée de tensions et de mécontentement. Elle apparaissait fraîche et agréable – bien qu’elle continuait à ignorer Alexander –, son joli visage dégagé de ses mèches importunes. Elle passa une main dans sa frange avant de s’étirer.

- Il ne faudra pas trop tarder demain… avant de rencontrer le directeur, tu viendras avec moi poser les questions, d’accord Myi-myi ? On pourra peut-être justement apprendre comment l’approcher.

L’irlandaise sourit à sa collègue. Finalement, elle pourrait bien être efficace, alors autant sympathiser plutôt que de créer la même rivalité qu’avec l’homme du trio. Mais de tout façon, il avait commencé n’est-ce pas ? Il voulait être à part avec la borderline, et bien l’adolescente quant à elle ne traitait plus l’enquête qu’avec cette dernière, jusqu’à ce que le grand frigophobe prouve qu’il savait faire autre chose que batifoler en mission.

- Bonne nuit.

Sur ces mots, elle tourna les talons et rejoint l’un des matelas posé dans un angle. Il y avait une vieille couverture rapiécée mais pas d’oreiller. Résignée depuis un moment à ce que cette ville ne lui offre pas de grand luxe – ni même d’un confort moyen – la necrophobe posa le dossier de l’enquête au pied de son lit, cacha son pieu dans l’interstice entre la tête et le mur, puis s’allongea avec un soupir de soulagement.
Elle allait enfin pouvoir dormir quelques heures et repartir avec une piste plus solide le lendemain.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 12 Juin - 1:01

Alexander attendit patiemment, en réfléchissant. Mylène préférait donc qu’on l’appelle ainsi ? Cela cachait sûrement quelque chose… Mais il devrait faire avec. Il devait cependant se préparer à agir enfin.. Après tout, plus il sympathisait, plus cela lui servirait, non ?

Elle avait exigé une douche, rejetant le fait qu’elle ne pouvait dormir à cause de l’odeur. Melena grognait, comme à son habitude. Il pensa alors à un problème : est ce qu’il avait l’eau chaude ? Il commençait à en avoir des frissons, et des flocons de neiges tombèrent.
Ce fut au tour de Mylène. Melena revenait, et parla à celle-ci quelque instant, avant de souhaiter bonne nuit… Mais aucun mot à Alexander. Elle l’ignorait tout simplement !
Cela n’allait pas l’aider… Lui qui avait hésité à s’en charger à sa façon, elle s’était couché de façon à se défendre.. Alexander prit la pose du penseur. Il devait reprendre la situation en main. Il n’avait pas trente-six mille solutions. Soit il montrait son autorité à Melena très rapidement, soit il utilisait une méthode plus pacifique.

En l’occurrence, il devait abandonner Mylène, en espérant qu’elle ne l’abandonnerait pas, et travailler un peu plus. C’était tout à fait dans ses cordes. Il prit les notes du commissaire. Ainsi, il y avait d’autres lieux qu’ils n’avaient pas visités…
Le parvis de la tour, tout d’abord. Mais cela ne lui inspirait rien de bon. L’université et le bar bien sûr. Mais il y avait aussi d’autres lieux divers…
Mais il ne servait sans doute à rien de les visiter. Il valait mieux rester sur le bar, et éventuellement le parvis.
Il rangea les papiers à leur place, juste à temps pour ne pas se faire voir de Mylène. Il ne voulait pas que l’une ou l’autre des filles apprenne quoi que ce soit au sujet de son plan…
Il agirait bien mieux seul.
Il l’embrassa, et partit vers la douche. Il voulut se déshabiller, mais l’air frais le hantait. Il enleva au premier abords ce qu’il avait au pied. Et remarqua que le sol était gelé…
Il remit rapidement ses chaussures. Et fit tourner la douche, de sorte à ce que, dès qu’il activerait l’eau, elle soit projetée à l’opposé de lui. Il l’activa alors.
Un simple toucher de la main le renseigna sur la température. S’il allait sous cette eau, c’était la mort qui l’attendait. Il soupira. Il devrait faire sans douche…
Il alla se coucher, plus loin des filles, pour ne pas les déranger…

Tôt dans la matinée, il se leva, discrètement. Il était temps d’agir.
Il chercha l’ancienne robe déchiquetée qu’il avait portée avant, et en coupa un morceau. Il voulut d’abord écrire avec un des stylos, mais il ne marchait plus. Il en prit un second, qui marchait tant bien que mal. Il laissa un mot sur le morceau de tissu, se renseigna auprès de la carte sur la position des deux lieux (après lui avoir poliment demander ceux-ci) et partit sans un bruit, cherchant à prendre beaucoup d’avance sur ses compagnons.
Voici le mot qu’il avait laissé :

Melena,
Je suis désolé d’être parti ainsi, mais j’ai l’impression que tu n’es pas satisfaite du travail que l’on a fourni, ou, tout du moins, que j’ai fourni. C’est pourquoi j’ai préféré prendre de l’avance, je vais visiter les lieux, certains qui étaient évoqué par les notes, et je vais aller au bar comme convenu. Je vous ai laissé la carte. Bonne chance à vous, pour votre enquête,
Alexander.
Ps : J’essayerais de ne pas rentrer trop tard, mais j’arriverais directement au commissariat.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 13 Juin - 20:53

Melena ne sut pas si ce qui l’éveilla fut les éclats de voix qui provenaient des bureaux occupés, ou bien la lumière chaude du soleil qui passait par la fenêtre pour caresser sa peau pâle. Elle se redressa lentement en plissant les yeux, cherchant du regard quelque chose de familier qui lui rappellerait où elle se trouvait. Quand elle aperçut la silhouette de Myia encore endormie sur le matelas voisin, les informations de la veille lui revinrent en tête, tandis qu’elle achevait de s’assoir en tailleur en se frottant le crâne. Constatant l’absence du frigophobe, elle se mit doucement debout et s’approcha de son lit, sur lequel il avait laissé un message griffonné sur un bout de robe déchiré. Au fur et à mesure de sa lecture, l’adolescente ne put s’empêcher de laisser s’échapper un petit rire moqueur.

*Qu’est ce que c’est que ce comportement de gamine frustrée ?! Ou bien il a envie de la jouer super-héros solitaire ?*

Derrière elle, la borderline émergeait à son tour et attira l’attention de Melena en baillant. La jeune fille fit volte face et s’approcha de sa collègue pour lui tendre le morceau de tissu sans se préoccuper de savoir si elle était bien réveillée ou pas.

- Regarde ça ! Je me posais la question au début, mais là je suis sûre qu’il est simplet en fait ! On est dans un commissariat plein de bureau couvert de papiers, mais lui faut qu’il laisse un post-it sur un bout de fringue… il cherchait peut-être un certain effet dramatique.

Quand la jeune femme eut saisit d’un air encore endormi la trouvaille de la necrophobe, cette dernière se rendit dans les vestiaires pour récupérer sa robe, jeta un œil à l’horloge du bureau d’Orloff pour s’apercevoir qu’il était un peu plus de 11heure, salua au passage les policiers qu’elle croisait, piqua quelque chose qui ressemblait à un donuts dans une boite laissée sans surveillance et revint enfin dans la salle qui leur avait été attribuée comme "logement de fonction", où Myia était déjà levée et motivée à repartir. Mâchouillant sa dernière bouchée de beignet, l’irlandaise essuya d’un geste vif le sucre resté accroché à ses lèvres pâles en désignant d’un signe de tête le message d’Alexander abandonné sur le matelas de la borderline.

- En tout cas, il n’a pas intérêt à revenir bredouille ! J’te dis pas le quart d’heure qu’il passera dans ce cas.

En effet, Melena n’en dit rien car elle n’avait pas encore tout à fait réfléchit à ce qu’elle ferait subir au jeune homme dans cette éventualité, mais il était certain qu’il regretterait d’avoir voulu faire l’intéressant.

- Au moins il a eut la présence d’esprit de laisser la carte aux gens compétents… y’a peut-être de l’espoir au fond !

Dans un coin de la pièce où elle ne risquait pas d’être aperçue du couloir par un œil curieux, elle retira vivement sa chemise pour retrouver sa robe moyenâgeuse au décolleté beaucoup trop grand, remit son pieu en bandoulière, puis s’éclipsa dans le bureau du commissaire pendant que Myia se préparait. Il semblait s’être permit une petite grasse matinée, ou bien était parti flemmarder ailleurs. Mais son absence n’était pas un problème.

Les deux voyageuses quittèrent les lieux en direction de l’académie de magie, que la carte indiquait relativement loin. Une bonne marche dans les rues de la grande ville acheva de mettre à jour les méninges de l’adolescente, qui cherchait déjà à savoir comment aborder son interrogatoire. Les moyens de transports qu’utilisaient des gloutoniskaïens étaient intrigants, de la modeste calèche au tapis volant ; et ceux-ci se multipliaient au fur et à mesure que le duo approchait de l’école, jusqu’à ce qu’elles se retrouvent au milieu d’une foule de jeune gens qui semblaient avoir entre 18 et 30 ans, atterrissant de toute part ou descendant de voitures stupéfiantes. Un grand panneau d’affichage à l’entrée de l’université indiquait que c’était la période des inscriptions. Elle le pointa du doigt à Myia, pour lui faire comprendre que ce serait le prétexte fictif de leur présence, avant de remarquer un visage qui ne lui était pas inconnu. Elle était l’une des seules femmes qui rejoignaient les portes de l’académie, sa longue chevelure blonde contrastant fortement avec sa robe de mage noire brodée d’argent. Puisqu’elle ne connaissait malheureusement pas son prénom, Melena dût la rejoindre rapidement en slalomant entre les étudiants pour l’attraper par la manche.

- Pardon… tu te souviens de moi ? On s’est croisé hier… dans un parc, pour la carte !

L’habituel sourire calme de la magicienne se dessina alors qu’elle acquiesçait en signe de reconnaissance. Ne sachant vraiment comment faire de transition, la necrophobe se lança en jetant un regard en arrière à la borderline, qui lui signifiait de ne pas encore s’approcher.

- Je viens pour m’inscrire en première année mais… j’ai entendu parler de quelque chose d’assez particulier en route… une semaine de bizutage !

L’adolescente essayait de prendre son air le plus innocent et le plus naïf possible.

- En quoi ça consiste exactement ? Si c’est réservé à toutes les nouvelles têtes, j’aimerai savoir à quoi m’attendre. Conclut-elle en essayant de joindre à sa voix une pointe de l’amusement de quelqu’un qui allait sûrement en découvrir une bonne.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 14 Juin - 0:29

Finalement, la nuit était passée très rapidement. La lutte contre l’eau froide de la douche l’avait vidée de toute énergie, si bien qu’elle s’écroula comme un poids mort sur son lit improvisé. De ce fait, Myia n’eut pas l’occasion de répliquer aux vaines tentatives affectives du jeune homme.
Le soleil était donc déjà bien haut dans le ciel quand elle se réveilla, balayant en une seconde son lit douillet et de ses repas copieux. Bien entendu, il fallait que Melena les nargue avec son donut qui sentait merveilleusement bon. Se tournant vers la couche d’Alex, elle remarqua son absence puis le petit mot que Melena lui tendit sèchement.

- Quoi ?!? Il est parti ?

La tristesse que ressentait la jeune femme devait être à l’égal de la satisfaction de Melena. Myia préféra oublier cet abandon forcé, après tout Melena venait d’affirmer qu’elles continueraient l’enquête ensemble. Elle ravala avec difficulté sa déception et suivit la jeune fille. En chemin elle engloutit un donut similaire à celui de Melena. Mister Kouglof avait surement fait exprès de les laisser à la vue de tout le monde. Quelle gentillesse pour un homme si… rustre.
Le trajet jusqu’à l’académie se fit en silence. Melena n’était pas bavarde et devait déjà peaufiner les détails de leurs interrogatoires. Qu’est-ce qu’elle était intelligente et méticuleuse ! Bien plus qu’elle qui préférait l’improvisation et arrivait tant bien que mal à s’adapter aux changements de dernière minute.
Melena donnait le rythme, un pas soutenu qui montrait son impatience et son envie d’en finir avec cette énigme. La foule s’épaississait au fur et à mesure de leur progression et elles débouchèrent enfin, c’était le mot, devant l’entrée de l’académie.
Les deux voyageuses ne faisaient pas tâche dans le paysage puisque une panoplie de petits apprentis en herbe se pavanait l’air curieux et admiratif devant les différents stands… d’inscription.

* Bon sang ! Il n’aurait pas pu nous prévenir l’autre idiot de Kouglof ! *

Pour le coup le commissaire n’avait pas assuré. S’ils avaient été au courant dès le départ, ils auraient pu profiter de l’occasion pour s’immiscer discrètement parmi les élèves et ainsi mener l’enquête de l’intérieur. Avait-il si peu confiance en eux ? Il ralentissait l’enquête.
Heureusement pour lui qu’ils n’étaient pas payés à l’heure !
Bref, elle s’approcha des stands, piquée par sa curiosité. La jeune femme pu observer les différents papiers nécessaires à l’inscription. Malheureusement pour elle, les services administratifs ne variaient pas entre son mon d’origine et celui-ci.
Sur l’une des tables elle cru voir un de ces documents inutiles sur la table se mettre à bouger. Non, sa vision ne la trompait pas car dans un coin de ces papiers très colorés, une photo miniature aurait pu lui faire un signe de la main. Enfin photo n’était pas vraiment le terme, puisque leur portrait s’animait et changeait d’expression. Un vrai monde à la Harry Potter.

Pour résumer, il leur serait impossible de s’infiltrer illicitement dans cette académie. Elles pourraient au moins bénéficier au maximum de cette journée pour glaner à droite et à gauche des informations sans risquer de paraître louches. Melena avait d’ailleurs commencé sa petite enquête en se jetant sur une blondinette. Elle semblait choisir ses sources l’adolescente…
Myia devait choisir sa proie. Elle s’essaya à raisonner comme la jeune fille. Quelqu’un qui connaissait les lieux, pas trop jeune et malin pour lui raconter des sornettes ou des suppositions fondées sur des craintes, l’air un peu déjanté suite à des expériences magiques plus ou moins farfelues… Voilà, ce type là-bas près de la cafétéria de l’académie ferait l’affaire. Quand elle s’approcha de lui elle eut un mouvement de recul léger. Etait-il le survivant d’un incendie ? Pourquoi avait-il la pointe de sa barbe brûlée ? Ses deux petits yeux étaient difficilement visibles, cachés entre plusieurs rayons de rides et des tâches sombres de… suie ? Un Dumbledore croisé avec un Einstein, un drôle de phénomène. Il ne pouvait s’agir que du directeur de l’académie de magie.
Peut-être profitait-il de l’heure du repas pour s’octroyer un moment de répit ? Myia devrait essayer d’être la moins agressive possible.
Elle s’approcha donc de la table à laquelle le vieil homme s’était installé, attendant patiemment son repas et se posta en face de lui.

- Bonjour monsieur le directeur. Excusez-moi de vous déranger à une heure pareille, voyez-vous tous vos collègues sont occupés et n’étant pas de la région, j’aurais quelques questions à vous poser. Quelques minutes devraient suffire.

La jeune femme cru voir un léger mouvement dans le visage figé de l’homme et en profita pour s’asseoir en face de lui. Sans trop savoir quelle attitude adapter envers lui pour être la plus crédible possible, elle se contenta de croiser les jambes, et de serrer ses mains sur la table. Au moins, elle paraissait sérieuse.

- Voyez-vous, j’ai ma petite sœur Mélina qui est venue s’inscrire dans cette école et je ne suis que de passage dans la ville. J’ai peur qu’elle ne se sente seule dans cet endroit et je pense donc rester quelques temps en ville. De plus, j’adore écrire des histoires fantastiques, pleines de magie et de mystère. Et oui, je suis écrivain et pour être précise, c’est vous qui m’intéressez.

Myia marqua une pause. Comment faire passer son message de façon assez claire. Si elle l’interrogeait directement sur le bizutage, l’homme se braquerait immédiatement et Myia n’avait en aucun cas envie de gâcher son repas. Son hésitation aurait pu passer pour de la gêne aux yeux du vieil homme au regard brillant.

- Pour ma part, je raffole d’endroits farfelus, où règne cette ambiance de magie, mystérieuse et puissante. J’ai entendu dire que les disparitions dont on accuse votre académie, et à tort j’en suis convaincue, avaient créé des… troubles dans certains lieux de la ville. Vous avez l’allure d’un puissance magicien, je serais curieuse de savoir quels endroits fantastiques de la ville vous fréquentez une fois votre magnifique tâche de directeur terminée. Bien entendu, j’aimerais compter sur vous pour me les faire découvrir !

De peur de paraître trop directe, la jeune femme ponctuait ses curiosités d’un regard déterminé. Non, elle ne céderait pas tant qu’elle n’aurait pas un rendez-vous dans un endroit plus adapté avec cet homme. En dépit du fait qu’elle faisait à peine le quart de son âge, il en fallait du culot pour s’attaquer à un directeur, d’école de magie qui plus est !
Myia s’adressait d’adulte à adulte à cet homme. Le rôle était assez amusant à tenir. A l’approche du week-end, il ne pourrait lui proposer des visites de monuments ou de musées divers, chose qu’il aurait conseillée à n’importe quel élève.
De la manière dont elle s’était exprimée, la jeune femme n’avait pu trahir ses désirs de connaître l’emploi du temps du directeur. Allait-il éluder les questions ?
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 14 Juin - 20:26

Alexander avait des remords. Il avait abandonné Mylène... Lui qui l'aimait tant... Il avait sans doute aussi donner de mauvaises impressions auprès de Melena... C'était moins grave ceci...
Non, ce qui étais le plus grave pour la suite des opérations... C'est qu'il avait paumé son sabre!
Comment avait-il réussi son compte! Maintenant, il ne pourrait pas provoquer ou s'occuper de Melena. C'était peut-être mieux ainsi, selon le sens sous lequel on le voyait...
Il marchait en direction du Bar du Mage Bourré. Il commença à chantonner, pour se détendre:

*Je suis une petite théière toute trapue…
Voici ma poignée, voici mon bec…
On peut me prendre et me renverser…
Je suis une petite théière toute trapue…*


Un air dont il se rappelait, qu'il appréciait beaucoup. Peu de gens aimait cet air, étrangement...
Il s'arrêta de chantonner lorsqu'il vit au loin le bar du Mage rafistolé. Il ressemblait à un Bar ordinaire... Si ce n'est le fait que les ivrognes que l'on sortait étaient habillés de toges, comme la majorité de la population. Il entra.
Une petite salle s'offrit à lui. Des tables d'érables étaient disposés, ici et là.
Il n'y avait que peu de personnes, et c'était encore assez calme. Certains consommateurs parlait entre eux. Alexander devait être discret. il savait l'être, à la perfection. Mais il n'aimait guère les bars...
Il s'approcha du tavernier. Un homme à la mine joyeuse.

- Bonjour!

Il était temps de choisir une consommation... Il aurait préféré quelque chose qui ne soit pas alcoolisé, mais...

-Votre spécialité,s'il vous plaît!

Il fut servi. Il paya. Il s'installa à une table vide, non loin du comptoir, et "sirota" doucement sa boisson. Il se fondait dans la masse. Et c'est ainsi qu'il entendrait le plus facilement les rumeurs, et autres choses... Il attendrait un moment, car il y avait sans doute des personnes qui parlerait de ces bizutages. Il se tint à l'écoute, et se mit face à la porte.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 16 Juin - 15:30

La magicienne adressait à Melena un regard de curiosité polie, tout en espérant que l'irlandaise ne lui tiendrait pas la jambe trop longtemps. Pas qu'elle n'appréciait pas de discuter, mais les cours n'allaient par tarder à débuter et elle ne voulait rater pour rien au monde celui de ce matin. La blonde hocha la tête, compréhensive quand la nécrophobe lui parla de s'inscrire, mais haussa un sourcil circonspect quand elle se mit à parler de bizutage. Mais qui avait bien pu lui raconter de tels mensonges ?

- Il n'y a pas de bizutage dans cette école, le directeur y veille. Par le passé, avant que l'actuel principal prenne ses fonctions il n'en était pas de même, mais ce ne sont plus que de vieux souvenirs peu agréables.

Elle allait repartir après un bref salut mais la figure déçue de Melena la fit revenir sur ses pas. Après tout si elle aimait vraiment ce genre d'histoire...

- Mais tu sais, il paraît de cette stupide confrérie, les gamma del... hey !

Une bande de jeunes mages venait de bousculer la magicienne, l'un d'eux profita de l'occasion pour lui assener un vigoureux coup de coude dans les côtes. La femme avait pâli aussitôt avant de fausser compagnie à Melena dans la précipitation. Il y avait visiblement des choses à ne pas aborder en public, et elle ne comptait pas en faire les frais pour faire plaisir à cette inconnue, gentille ou pas. Les garçon accueillirent son départ avec des sourires narquois et une flopée de remarques désobligeantes avant faire signe à l'irlandaise de faire profil bas. L'un d'eux ajouta même à son adresse :

- C'est mauvais d'être trop curieuse petite...

__________________________________________

Au même moment, le directeur levait ses petits yeux noirs vers Myia dans l'espoir qu'à force d'être ignorée cette inopportune disparaisse, mais que nenni, elle s'accrochait cette petite teigne. On ne pouvait même plus déjeuner tranquille de nos jours, une vraie plaie ! Il se lissa avec lenteur sa barbe à moitié brûlée qui avait dû en voir des vertes et des pas mûres, avant de répondre le plus calmement possible :

- Mademoiselle, non pas que votre vie ne soit pas passionnante, je suis sûr que moult jeunes hommes seraient ravis de l'entendre, mais je suis un homme occupé surtout en cette période d'inscriptions. De plus je vous ferais remarquer que la magie n'a rien de « farfelu », il appuya bien sur le mot avant d'ajouter avec sérieux, c'est une science.

Il mordit dans son sandwich et mâchonna lentement tout en fixant la borderline de son regard perçant, qui était loin de lui donner l'air sénile malgré ses 110 ans. La donzelle ne semblait pas vouloir partir, il se résigna donc à répondre à ses questions avec une mauvaise humeur flagrante.

- Je ne fréquente que l'académie et ma demeure qui s'y trouve. Dois-je vous faire remarquer que même si je suis loin d'être gâteux je n'en reste pas moins un vieillard ? Je n'ai plus l'âge d'écumer les bars mademoiselle, et si vous souhaitez un guide vous avez choisi la mauvaise personne. Sur ce je dois vous laisser, j'ai du travail.

Le directeur se leva avec raideur et dignité, abandonnant l'idée de pouvoir finir son déjeuner tranquille. Affronter les élèves le ventre vide serait difficile, mais pas autant que de se faire pourchasser par une fille qui avait tout d'une chasseuse d'héritage. Il avait passé l'âge pour ces fadaises, franchement...

__________________________________________

[hrp : normal, vu le psychopatate qui la chante dans la tempête du siècle... en plus c'est « voici mon anse », pas « voici ma poignée » XD]

La spécialité que le tenancier servit à Alexander était un produit locale, sortit tout droit des caves de l'établissement. Un mélange d'alcool, d'acide et de choses plus ou moins licites mais une chose était sûre : après l'avoir vu on voyait les choses autrement. Bref, le manchot fut rapidement débarrassé de 5 rubz (oublie pas ton topic « bourse et sac à dos ») et attendit. Longtemps. Il fallait dire que les conversations des consommateurs tournaient plus autour de leur boulot et de leurs femmes que des étranges disparitions. A ce rythme il allait être fin saoul avant d'avoir la moindre information valable !

Coup de chance, une bande de jeune, celle qui avait rudoyé la magicienne avec qui avait discuté Melena, pénétra dans l'établissement. Ils riaient encore grassement de leur démonstration de force tout en se passant mutuellement de la pommade dans le dos. Ils commandèrent leurs boissons et se laissèrent tomber sur des chaises autour d'une table proche de celle de notre ami pingu. La conversation partie de leur méfait dériva rapidement vers quelque chose de plus intéressant...

- De toutes manières cette fille parle trop, elle devrait savoir que quand une confrérie est « secrète » on en parle pas au premier venu. Elle ne peut s'en prendre qu'à elle même.

- Va savoir si elle n'en a pas déjà parlé à d'autres. Il suffirait qu'elle lâche le morceau devant le directeur et on n'aurait même pas le temps de dire « ouf » qu'on serait déjà tous à la porte !

Les autres hochèrent la tête pour plussoyer la dernière remarque, un rictus déformant leurs visages. Tout sauf ça, ce serait vraiment la fin des haricots. Un silence s'installa quelques secondes avant que l'un d'eux reprenne, un peu plus bas.

- N'empêche tout ça commence à m'inquiéter, les bizuts disparaissent vraiment. Sauf que si c'était que ça ça irait, mais... l'un d'eux est venu me voir hier soir et...

- Et ? Demanda l'un d'eux, curieux.

- Bah il avait des oreilles. Mais pas humaines. Des oreilles de lapins. Il m'a dit que plus ça allait, plus il changeait et qu'il n'était pas le seul.

- Mais on a rien fait qui pourrait...

- Je sais ! Je sais... et c'est ça qui me dérange. J'y comprends vraiment rien. Si ça continue tout va nous retomber dessus, j'le vois venir gros comme une maison et là se serait pas le renvois, mais un aller simple pour Freedoom.

Tous frissonnèrent. Ce n'était vraiment pas le genre d'avenir que l'on pouvait désirer, bien au contraire...
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 16 Juin - 17:21

Pas de bizutage ? C’était une blague ou…
Melena n’eut pas le temps de se poser la question car la blonde revenait vers elle pour entamer une phrase qui s’annonçait intéressante, quand une bande de jeunes lui coupèrent la parole d’un bon coup de coude dans les côtes. La necrophobe vit son informatrice s’éclipser, le profil bas, sans oser lever les yeux vers les responsables. L’un des mages lança une remarque qui sous-entendait une menace à l’encontre de l’irlandaise, qui lui rendit un regard froid plein de défi.

- Dangereux pour moi ou pour ceux qui ont des choses à cacher ?!

Sa réplique parut se perdre dans le brouhaha de la foule ; elle n’insista pas. Ce qu’elle avait était maigre, mais constituait à la fois un progrès. L’adolescente passa une main dans ses cheveux et s’écarta de la horde d'étudiants qui inondait l’entrée pour réfléchir. Manifestement, si ce que lui avait dit la sorcière était vrai – et elle ne semblait pas mentir – le directeur n’est pas au courant d’évènements liés au bizutage, et donc n’est pas impliqué. Cependant il semblait qu’un groupe autonome s’était approprié le droit de poursuivre la tradition de manière secrète.

*Comme quoi, le personnel de l’université ne mentait pas… l’administration n’a rien à voir là-dedans, c’est une confrérie d’élève qui se cache derrière tout ça.*

Melena faisait le point, adossée à un mur, les bras croisés sur sa poitrine. Les éléments s’emboitaient peu à peu ; elle connaissait au moins le point de départ de l’intrigue : des étudiants ont formé une bande qui a organisé toute une semaine de bizutage. D’une manière ou d’une autre, ils avaient une bonne raison de parcourir différents lieux. Aujourd’hui, les bizuts se cachaient sous des capes noirs, apparemment victimes de transformations physiques d’après ce qu’avait rapporté Myia. Etait-ce une conséquence volontaire, ou bien le projet leur avait échappé ?

La jeune fille leva les yeux. Elle réalisait qu’elle avait perdu de vue la borderline. Poussant un soupir, elle quitta son poste pour se hasarder dans les couloirs de l’académie, à la recherche de sa collègue. Ses pensées continuaient malgré tout de travailler les questions de l’enquête.

*Voyons… le bizutage peut consister à lancer aux nouveaux toute une série de défis idiots, n’est-ce pas ? Alors le point de départ serait forcément l’université. Ensuite… peu importe l’ordre, mais le bar devait consister en une épreuve de beuverie, la tour était si effrayante qu’elle devait également fournir de nombreux prétextes à tester les bleus, mais la fontaine…*

La necrophobe ferma les yeux d’exaspération. Elle avait encore trop peu d’éléments mais à la fois en avait récolté de notables. Elle avait le début d’un nom, et repéré au moins trois visages dans la bande qui avait coupé court à sa conversation dans l’entrée ; et rien que pour satisfaire son égo colérique, elle aurait bien choppé dans un coin celui qui l’avait menacé en lui laissant le choix entre parler ou se faire empaler. Mais l’idée d’avoir à faire à des magiciens laisser à reconsidérer ses intentions.
Au détour d’un couloir, elle rencontrait enfin Myia qui quittait le réfectoire l’air boudeur. Melena lui fit signe de la suivre à l’extérieur.

- Qu’est-ce qui a ? De mon coté, j’ai pas grand-chose, mais c’est déjà ça.

En regagnant le hall de l’université, elle lui glissait rapidement ce qui s’était passé tout en lui faisant part de ses réflexions.

- Je t’avouerai que je ne sais pas par où reprendre l’investigation désormais… si le personnel de l’académie n’est pas impliqué, alors on retirera peut-être plus aucune informations ici.

Ses yeux gris balayaient vivement les horizons avec une pointe de déception. Elle aurait espéré que son enquête soit plus fructueuse. Presque résignée à quitter les lieux, un dernier élément vint lui imposer une interrogation qui avait son importance : que la confrérie ait sillonné différents lieux pour bizuter les élèves est une chose... mais en quoi y a-t-il matière à faire croitre le taux de mana ? Sans réfléchir, elle interpella un homme barbu d'une cinquentaine d'année occupé à lire ce qui ressemblait à un discours de conférence.

- Excusez-moi... c'est peut-être une question un peu idiote, j'aimerais savoir ce qu'est le mana exactement ? Et qu'est ce qui est suceptible de faire augmenter son taux dans un lieu précis ?

- Mais le mana est la source et le produit de toute magie ! C'est pourtant élémentaire !

Il jeta un coup d'oeil circonspect à Melena qu'il n'arrivait pas à voir autrement que comme une idiote congénitale, ou une pauvre fille que ses parents avaient cloitré dans leur cave jusqu'à ce jour.

- Donc pour que son taux augmente, il faut une source de magie. C'est à dire un mage en activité, une créature magique, une substance magique... n'importe quoi de magique, en réalité.

L'adolescente ne fit pas attention au regard du vieux professeur pour oser une autre question, grattant nerveusement l'arrière de son crâne.

- Oh... mais alors qu'est-ce que cela indique si il est anormalement élevé ?

Le cinquantenaire haussa un sourcil, son regard mélant pitié et mépris. Il rétorqua dans un soupir qui en disait bien long sur sa pensée :

- Et bien qu'il y a beaucoup de mages en activités, beaucoup de créatures magiques ou beaucoup de substances magiques... ou juste une seule de ces choses particulièrement puissante. Maintenant excusez moi mais, il tapota ses papiers, J'ai du travail.

Consciente d'être passée pour une idiote finie, ce qui n'était pas sans irriter son orgueil, la necrophobe remercia poliment le magicien avant de retourner pensive auprès de Myia, l'index posé sur ses lèvres pâles en essayant de faire abstraction de la sensation cuisante de ses joues. Finalement, elles n'étaient pas venues totalement pour rien.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 20 Juin - 20:40

Alexander souriait intérieurement, et ce pour deux raisons. Tout d’abord, il avait bien fait de siroter cette boisson. En effet, elle n’était pas mauvaise… mais extrêmement forte. Mais surtout…
Son plan avait marché. Des gamins avaient parlé de ce qu’il se passait. Ces bizutages étaient apparemment leurs produits, mais les conséquences les inquiétaient tout autant. Qu’avaient-ils pu faire ? Leur faire avaler une potion ? Leur lancer un sort ? Ce qui était sûr, c’est que le résultat final n’avait pas été prévu… Et Alexander commençait à voir certaines choses plus clairement, d’une certaine façon, en tout cas. Cependant, il restait encore des zones d’ombres… On avait le problème général, mais que cherchaient ces élèves bizutés ? Se cachaient-ils, pour quels raisons, où son hypothèse était-elle bonne ?
Peut-être était-ce due au peu d’alcool qu’il avait bu, mais des idées lui vinrent à l’esprit. Dont plusieurs peut-être parfaitement folles. Il devait retrouver les filles.
Il partit du bar d’une façon tout à fait normal, après avoir bu sa consommation à moitié, doucement pour ne pas être trop saoul. Il sifflotait l’air qu’il avait chanté précédemment, il voulait rester normal, et avec l’alcool qui l’assommait déjà pas mal….
Il avait beaucoup de mal à marcher droit. Mais il se rappelait encore du chemin du commissariat, et il commença à partir.
Mais il passa devant la Tour de la Gourmandise. Il eut alors une autre idée, moins dangereuse que d’autres auxquels il avait pensé. Mais cet endroit était glauque… Il n’appréciait pas du tout la place vide face à la tour. Il se sentait épié, et sentait une aura malsaine, diabolique…
Il resta là, un certain temps. Puis il se rappela ce qu’il avait à faire. Rien que la sensation de la tour l’avait dessaoulé. Il se rappela l’heure. Les filles devaient ne pas tarder à sortir de l’université….
Mais ce n’était pas une bonne idée de les rejoindre là-bas. Il décida de faire comme il avait prévu : retourner au commissariat. Sitôt qu’elles seraient revenues, il exposerait ses plans, après avoir donné toutes les informations qu’il possédait.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 23 Juin - 22:13

[HJ : comme Myia ne poste pas en période d'examen, pour ne pas laisser le job en plan, j'ai son autorisation pour animer un peu son personnage^^]

Myia était toujours occupée à maudire silencieusement le vieux directeur qui ne lui avait rien appris quand sa collègue revint vers elle en réfléchissant.

- Tu vois, j’avais dit qu’il s’agissait d’une secte d’étudiant ! S’exclama la borderline avec un air fier. Je pense qu’il faudrait retrouver Alexander maintenant.

Melena la regarda, impassible, avant de se résigner à pousser un soupir et a s’éloigner de l’université avec la jeune femme sur les talons.

- Je ne vois pas en quoi j’aurais besoin de lui…, grommela-t-elle d’une voix trop basse pour être entendue. On va aller faire un tour sur le parvis de la tour de la Gourmandise ! Ajouta-t-elle plus fort. J’ai peut-être une idée.

Joignant le geste à la parole, elle sortit la carte pour lui demander le chemin, et se mit en route, pensive. Si il y avait des zones avec des taux de mana anormalement élevés, c’est qu’il a dût se passer quelque chose de particulier… ou bien que quelque chose entretenait cette hausse. N’est-ce pas ça que cherchaient les deux individus près de la fontaine ? Quoiqu’il en soit, regretter de leur avoir mis la main dessus ne servait à rien désormais, il allait falloir procéder autrement.

Le marché n’était pas bien éloigné, son tumulte quotidien se faisait déjà entendre bien avant d’apercevoir les premiers marchands et les étalages au moins autant garnis que la veille. Cependant, la pointe de la tour se détachait déjà fièrement, somptueuse et inquétante. Melena réprima un frisson.

*Cette tour doit dégager une bonne quantité de mana à elle seule… je me demande si elle n’est pas étrangère à tout ça.*

Quelque chose était toujours perturbant dans Gloutoniskaïa. Il semblait y faire tellement bon vivre que la necrophobe se sentait malvenue en enquêtant ici, comme si elle s’était trompé de scène. Pourtant, il s’était bien passé des évènements qui dérangeaient les habitudes… la confrérie était-elle la seule responsable ? Et quelle était son étendue ? Peut-être que désormais qu’elles sillonnaient les allées du marché, chaque sourire de vendeur dissimulait un secret, que chaque visage angélique cachait un coupable ou un complice ?!
La jeune fille posa le dos de sa main sur son front pour y recueillir les gouttes de sueur qui perlaient, avant de dresser les yeux vers le soleil avec l’inévitable grimace de la personne aveuglée. L’astre flamboyait gaiement, toujours posté à son zénith et sous la robe moyenâgeuse au tissu épais, le pantalon de Melena lui donnait affreusement chaud. La foule qui se pressait pour ses achats n’aidait en rien, l’atmosphère étouffant ne donnait qu’une envie : celle se s’écarter enfin pour respirait un air au moins infimement plus frais et dénué des odeurs corporelles en tout genre.

Quand ce fut enfin le cas, la tour de la Gourmandise les narguait en les dominant avec noblesse. Même l’illumination diurne n’ôtait pas à ses tours l’aspect sinistre que son habillage enfantin dégageait malgré lui.

- Tu ne l’as trouve pas inquiétante Myia ?

L’irlandaise s’avança assez pour pouvoir épier le parvis avec attention. Elle ne voyait rien de particulièrement anormal – en tout cas, dans les normes de la ville magique – si ce n’est que personne ne semblait vraiment s’approcher de cette édifice ; on aurait presque dit que certains le fuyait du regard, comme si une bête sauvage allait leur sauter à la gorge et les dévorer pour avoir posé les yeux sur ses formes grotesques.
Sans se démonter, Melena s’approcha du marchand le plus proche vendait à ses clients – assez rares – des sculptures informes qu’une baguette magique en lévitation taillait d’elle-même dans de petits blocs de glace qui apparemment ne fondaient pas. Le principe était intéressant, mais le résultat avait raté son rendez-vous. L’adolescente fit un sourire à l’homme et jeta un rapide regard circulaire pour s’assurer qu’aucune oreille ne trainait, avant de lui demander sur un ton qui se voulait détaché :

- Excusez-moi, vous êtes toujours ici ? Vous avez remarqué, à tout hasard, des choses anormales ou inhabituelles devant la tour ces derniers temps ?

La necrophobe ne savait pas trop si sa question allait faire un flop ou si le commerçant accepterait de lui répondre, mais déjà, Myia s’avançait à son tour.

- Et, vous ne sauriez pas si les détecteurs d’objets magiques existent ? Comme les détecteurs à métaux, précisa-t-elle en mimant l’outil concerné sans penser que peut-être son interlocuteur ne savait pas de quoi il s’agissait, où est-ce qu’on pourrait en trouver ?

Melena fixa sa collègue avec étonnement, avant de rejoindre le fil de ses pensées. Dans l’idée que les deux types en cape noire de la nuit précédente cherchaient un objet précis à la fontaine, elles allaient pouvoir le retrouver de cette manière. Peut-être bien qu’il s’agissait de quelque chose responsable des pics réguliers de mana… qui sait ?
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 24 Juin - 23:53

Alexander marchait sur le chemin du commissariat. Il était très pensif.
Devait-il continuait ce jeu avec Mylène ? Il l’appréciait vraiment… Mais il avait rempli ses objectifs. Mais pour Melena ? Etait-ce réellement un de ces moutons différents des autres ? Elle avait l’air bien sûr d’elle. Soit elle avait une faille qu’il fallait découvrir, soit il n’avait pas tort…

La foule était dense. C’était les heures de pointe, à n’en pas douter. Quelle heure était-il ? Il n’en avait aucune idée. Les gens le bousculaient, et il faisait attention de ne pas se faire submerger.

Puis il repensa à la tour. Ca, c’était un lieu mystique… Inquiétant, mais mystique. S’il y avait plusieurs groupes à aller au bar, ou à la fontaine, par exemple… Alors, pourquoi le chef n’irait pas devant cette tour ? Après tout, cela montrerait qu’il est le chef, de par son courage…
Pour Alexander, cette tour cachait sans doute des choses. Il se retourna, et commença à partir en sens inverse.

Puis, non loin de la place de la tour, il voyait des étalages de marchands. Et il fut heureux d’apercevoir Mylène près d’un des étalages. Il le fut beaucoup moins en voyant Melena auprès d’elle. Quelle peste ! Ils ne pourraient jamais être tranquille ! Il ne pourrait jamais faire comme il le désire, il ne pourrait jamais conclure…

Il se rapprocha. Elles avaient l’air d’avoir demandés quelque chose. Il se mit derrière elles, ne voulant pas les déranger, et surtout, ne voulant pas montrer sa présence. Pour faire comme ci de rien n’était, il regardait la Tour, sombre et inquiétante, malgré ses couleurs bariolés. Il écoutait ce qui se passait.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 25 Juin - 23:12

Le marchand avait levé les yeux de ses sculptures pour adresser un sourire engageant à ces deux acheteuses potentielles. Quand ils remarqua qu’elle était plus là pour poser des questions que pour dépenser leurs rubz ses espoirs s’envolèrent, le poussant à reprendre ses activités tout en répondant aux questions malgré tout.

- Des choses anormales devant la tour ? Il se passe toujours des choses anormales ici, c’est Gloutoniskaia ! Et la tour de la gourmandise ainsi que son gardien ne rendent que les choses plus compliquées. On ne peut même pas parler de normalité à vrai dire.

L’homme loucha sur sa dernière création qui se révélait être une statuette de blob, légèrement difforme. Il haussa les épaules et la posa tout de même à côté des autres avec une étiquette qui affichait un prix exorbitant.

- Y’a bien des jeunes qui s’baladent dans l’coin certains soirs, mais c’est comme ça chaque année. Et la vieille Mona qui persiste à nourrir les gargouilles… quelle vieille folle…

Elles ne tireraient visiblement pas grand-chose d’utile de lui, autant pour une question que pour l’autre car l’homme réprima un rire à la question de Myia qui gesticulait de manière ridicule dans l’espoir de lui faire comprendre ce qu’elle mimait.

- C’est pas Techyo ici mademoiselle ! Leurs machins technologiques c’est bon pour les cochons ! Nous ici on fait de la magie, on ne cherche pas à en définir l’origine ou à l’expliquer. Le truc le plus approchant auquel je pense, c’est certains poulpes hors de prix, comme ceux dont on se sert pour dénicher des voyageurs… mais c’est bien tout, et vous n’en trouverez pas ici, à moins d’avoir des relations et d’être très riches… mais vous aller m’acheter quelque chose d’ailleurs ? Parce que ce n’est pas tout, mais je ne suis pas payé à discuter hein, même si vous êtes bien jolies.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 26 Juin - 1:03

Alexander avait écouté. Il sourit. Ainsi, Melena s’était elle aussi informé sur la tour ?
Mais il y avait quelque chose d’étrange… Des gargouilles que l’on nourrissait ? C’était une blague ?
Puis il se rappela où ils étaient… Gloutoniskaïa, la ville de la magie… Elles étaient peut-être vivantes ?
Il entendit aussi la réponse faite à Mylène. Pas de détecteur. Logique, à quoi cela servirait ?
Il posa ses mains sur les épaules de ses deux compagnons de galère, une fois l’homme occupé à autre chose.

-Bonjour, toutes les deux. Vous avez du nouveau ?

Elles lui racontèrent ce qu’elles avaient eue. Pas grand-chose, mais c’était mieux que rien. Il commença alors à tout balancer. Le groupe, les bizutages, tout ce qu’ils savaient.

-Ah et oui, un conseil : vous avisez pas de demander la boisson locale. Vraiment fort, ce truc…

Il réfléchit à ses nombreuses idées. Lesquelles étaient dignes d’intérêts ? Il tria, et les proposa alors, une par une, dans sa tête, dans l’ordre des priorités. D’abord, celle là et puis… Hum, celle-la aussi… Et enfin, il eut finis son tri laborieux. Il regarda la tour. Elle les épiait ?
Il regarda d’un air charmeur Mylène, mais se concentra. Il ne devait pas re-batifoler, pour l’instant. Il le ferait plus tard. Il se tourna vers Melena, d’un air sérieux.

- Voilà ce que je propose. Déjà, un plan que tu n’apprécieras pas… Vu ce que tu m’as raconté, ce groupe qui a parlé au bar était sans doute le même que celui qui t’a bousculé. Il te serait facile, je pense, de te faire passer pour un nouveau… et par la même, de devenir une bizut…

Il souriait intérieurement. Oh que non, cela ne lui plairait pas, mais alors pas du tout…

- Sinon, il n’y a pas dix mille solutions… Soit on récupère un bizut, soit on surveille un de ces endroits… Ici par exemple. Pour moi, c’est un objet, ou eux, d’ailleurs, qui provoquent ces forts taux de manas. Ils ont peut-être été transformés par une tierce personne, que le groupe de gamins ne connaît pas ? Ou autrement…

Puis il eut une idée. Farfelu, mais cela avait le mérite d’avoir la possibilité de réussir.

- L’homme a bien dit que les gargouilles étaient nourries, nan ? Si elles sont nourries, elles peuvent peut-être parler… Et si c’est le cas, elles ont sans doute vu quelque chose, si paranormal il y a eu, elles pourront nous le dire !

Il regarda ses amies, plein d’espoir.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 26 Juin - 2:40

Comme il fallait s’y attendre, les réponses du marchand n’apportèrent aucune nouveauté à l’enquête. Que certains jeunes viennent trainer devant la tour ça n’était en rien un scoop, c’était ce qu’ils y trafiquaient qui intéressait l’adolescente. Elle bafouilla de brèves excuses qui n’en étaient pas vraiment, tout en se disant qu’il était hors de question qu’elle lui achète une de ses horreurs difformes, et au moment où elle comptait se retourner une main se posa sur son épaule. Melena fit brusquement volte face, prête à répliquer à toute éventualité, et resta un instant muette de surprise de s’apercevoir qu’il s’agissait de leur collègue.
Après une brève hésitation, elle se résolut à lui confier les maigres informations qu’elle avait put glaner durant son passage à l’université tout en les invitant à s’éloigner du marchant qui écoutait d’une oreille mine de rien, contrarié de voir tant de monde devant son étalage mais aucun acheteur.
Quand ce fut au tour d’Alexander de partager ce qu’il avait entendu, l’irlandaise ne put qu’admettre que pour le coup, il avait sut se rendre utile. Bon, il en avait manifestement profité pour boire un coup, mais au moins, les bribes de conversations qu’il avait saisit résolvait pas mal de point d’interrogation. Elle reconnaissait dans ses répliques le groupe qui l’avait menacé quelques heures plus tôt, ce qui confirmait qu’elle tenait les coupables – ou en tout cas une partie –, et en plus, elle avait désormais la certitude que les disparus étaient des bizuts qui subissaient des métamorphoses animales… mais de manière indépendante de la volonté des Gamma del… .

- C’est bien. Dit-il simplement. Ca nous fait avancer. Mais ne t’en fais pas pour la boisson locale, je n’en ai rien à faire.

Être convaincu du travail du jeune homme ne l’obligeait pas à se montrer plus agréable, et quelque part, elle aurait préféré le voir échouer pour avoir le loisir de l’incendier à outrance.
Le frigophobe s’aventura alors dans une exposition de plan, que Melena écouta attentivement, avant de laisser s’échapper un petit rire moqueur. Ils stoppèrent leur marche une fois revenus sur le parvis, et l’adolescente jeta un œil à la tour avant de répondre :

- Passer pour une bizut oui oui… et une fois que j’aurais subis toute leur mascarade sans bronché et que je serais sans doute moi aussi affublé d’oreilles de lapin ou de groin de cochon, où en sera l’enquête hein ?! Pour l’instant, rien ne garantit qu’une infiltration dans le système – dont on ne connait pas grand-chose – nous soit d’une grande aide. Alors… je me doute que tu meurs d’envie de te débarrasser de moi, mais il est hors de question que je risque mon intégrité pour rien.

La jeune fille stoppa la sa critique, parce que les deux autres propositions d’Alexander lui avait paru, elle était obligée de l’admettre, intéressantes. Dans l’absolu, surveiller les lieux ne devaient pas être très rentable, parce que trois voyageurs sur un parvis désert en pleine nuit, ça doit se remarquer relativement facilement, et aucune magouille ne se fera sous leur nez. Cependant, s’il était possible d’obtenir le témoignage de quelqu’un qui pouvait tout voir et tout entendre sans jamais se faire remarquer, et qui se trouvait assurément sur les lieux du « crime », alors il gagnerait sans doute une vaine nuit de guet tout en gagnant de bonnes informations. On était à Gloutoniskaïa après tout.

- Les gargouilles bien sûr…, murmura Melena avant de s’éloigner vers la figue de pierre la plus proche qu’elle apercevait.

Toutes les statues étaient implantées sur un muret de part et d’autre de la tour, délimitant la place du marché avec un grand parc d’où se détachaient des arbres aux feuillages bicolores. La necrophobe resta un moment a fixé la chimère d’un air hésitant, avant d’afficher un sourire se voulant le plus engageant possible : les gargouilles étaient peut-être à l’image des cartes et des téléphones publics après tout.

- Euh… tu sais parler ?

Pour dire vrai, l’adolescente ne s’était que rarement sentit aussi stupide qu’à l’instant. Dans une logique humaine du monde réel – même après un séjour à Dreamland – parler à une statue justifiait un autre motif de visite chez Parkinson ; mais à l’heure actuelle, cette dite silhouette en pierre était sûrement l’un des témoins oculaire les plus fiables de son enquête. En regardant à ses pieds, l’irlandaise vit qu’elle piétinait un petit tas de morceaux de pain à moitié picoré et fit le lien avec les miettes discrètes restées accrochées sur le visage de la créature. Melena regardait brièvement les consœurs de la gargouille, pour s’apercevoir que la plupart jouissaient aussi d’un petit cadeau de nourriture jonchant le sol. La vieille Mona semblait déterminée à leur donner du pain, mais cela ne semblait pas être au goût des chimères rocheuses.

Quitte à passer pour une folle aux yeux des gloutoniskaiens, la jeune fille se dit que si les gargouilles ne mangeaient pas la nourriture humaine, c’est juste qu’elle n’était pas faite pour elles. Bêtement, elle se pencha pour ramasser quelques petits cailloux provenant du parc qui avaient atterrit de ce cotés du muret par une succession d’évènements inconnus et les tendit sous le nez de la créature immobile en espérant bien qu’elle serait convaincue.

- Bonjour, euh… je crois avoir besoin de ton aide, c’est important ! Je… je mène une enquête sur des jeunes élèves de l’académie qui disparaissent… ils avaient tous été bizutés par une bande d’étudiants qui se font appelés les Gamma del quelque chose. Ils sont passés par ici, et je voulais savoir… si tu pouvais m’informer de toute les choses suspects que tu avais vu et entendu à ce propos… ou s’y rapprochant un peu… euh… merci.

Ca y est, elle l’avait fait. Melena priait intérieurement pour que sa démarche fonctionne, sans quoi, elle se sentirait aussi simplet qu’Alexander d’avoir tenter d’interviewer une statue, et cela ne lui plaisait qu’à moitié... voire pas du tout.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 26 Juin - 23:02

Melena avait beaucoup ri en entendant sa première proposition. Et sa remarque fit beaucoup rire Alexander aussi. Un rire franc, et non moqueur. Si elle n'était pas si désagréable, elle serait une bonne partenaire.

Mais il avait remporté deux victoires. La première, en ayant reçu plus d'informations que les deux jeunes filles. Melena ne l'avait pas félicité, mais elle ne l'avait pas incendié non plus. Quant à ses deux dernières propositions, elles ne les avaient pas refusés. Au contraire, elle alla même parler à une des gargouilles !

Alors qu'elle commençait à partir, Alexander se tourna vers Mylène, et lui sourit. Cela faisait longtemps.

- Tu m'as manqué. Je suis désolé d'être parti ainsi, mais pour le bien de l'enquête... j'espère que tu comprends. Mais j'essaierais de ne plus trop m'éloigner de toi à l'avenir.


Il l’embrassa sur la joue. Puis il regarda Melena, un caillou à la main, parler à ses gargouilles. Elle voulait les nourrir, apparemment. Pas bête. Il eut alors une idée. Et cela lui servirait peut-être, pour ses plans futurs….
Il ramassa d’autres cailloux. Puis il se rapprocha de Melena, lui disant alors :

- Je vais interroger une autre gargouille. Cela nous aidera peut-être, et puis, mieux vaut deux fous qu’une seule…


Il s’approcha d’une gargouille plus loin. Une gargouille ou un corbeau s’était posé. Le corbeau le regardait, mais ne bronchait pas. Comme s’il était de la chair fraîche.
Il aimait les corbeaux, malgré que ce soit des charognards. Mais n’aimait pas les corbeaux qui le fixaient ainsi. Il l’ignora, et regarda la gargouille, fais d’un granit qui semblait commencer à s’effriter. Une vieille gargouille ? Toujours est-il qu’il tendit sa main vers elle.

- Gargouille, vous qui gardez ces lieux, je voudrais vous poser quelques questions. En effet, j’aimerais savoir si vous n’avez rien vu d’inhabituel, qui ne s’était pas passé depuis toutes ces années. Des personnes étranges, des objets étranges, des évènements étranges… Cela remonterait à quelques semaines, tout au plus.

Il semblait aussi idiot qu’un fou du village. Mais après tout, n’étais ce pas ce qu’il était ? Un fou ? Fou d’être aller voir un docteur, fou d’avoir vécu comme il avait vécu… Mais il aimait les risques.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 4 Juil - 23:00

Belhem fixait Melena de son regard de pierre pendant de longues secondes sans faire le moindre mouvement. Il aimait bien faire ça, c’était un blagueur. En général les touristes finissaient par se sentir stupides en pensant parler à une statue inanimée et ça valait de coup d’œil devoir leur visage se décomposer sous les assauts d’une honte cuisante. Sauf que cette fille contrairement aux idiots habituels lui offrait à manger, et pas du pain comme cette stupide Mona. Il finit donc par ciller avant de tendre la main pour récupérer les pierres qu’il croqua avec précaution.

- Oui, je sais parler. Depuis bien plus longtemps que toi d’ailleurs. Pas top tes amuses gueule au fait, tu aurais pu trouver de la pierre de qualité au moins, j’t’offre pas du pain rassi moi.

Un pigeon choisit se moment pour se poser sur son épaule, décorant le granit de la gargouille d’une jolie tâche blanche. La gargouille grommela et chassa le volatil d’un vaste geste de la main avant de reporter son attention vers l’irlandaise.

- Les gamma delta phi… ils viennent chaque année depuis des temps immémoriaux. Avant ils se donnaient en spectacle mais maintenant ils se cachent à cause de ce vieillard décati qui leur sert de directeur. Il a jamais été un marrant lui, un vrai rabat-joie.

Belhem se gratta le menton en provoquant un désagréable crissement de pierre alors qu’il réfléchissait plus précisément à ce qu’il y avait pu y avoir d’étrange les concernant. Enfin de plus étrange que d’habitude.

- Mais quoi te dire petite… ils ont joué les coq sur le parvis comme d’habitude, pour « défier » le gardien de la tour et se faire mousser. Quelques sorts, des graffitis et ils filent comme le vent avant de se faire trucider par Baal. Rien de bien méchant c’est juste pour faire peur aux nouveaux. Même si… enfin tu dois être au courant si tu poses la question… les bizuts se transforment. C’est bien comique d’ailleurs, bientôt ils feront le planton avec nous sur le mur, ils ont déjà la tête de l’emploi !

La gargouille laissa échapper un rire guttural et se bidonna une bonne minute avant de reprendre, des larmes de boue coulant de ses yeux de pierre :

- Je ne sais pas ce qui a causé ça, mais j’ai vu y’a quelques temps, avant le bizutage, une femme bizarre trainer dans le coin. Elle a rien fait de concret mais parmi les autres gargouilles de la ville y’en a une près de la sirène qui dit le contraire. Zash assure que cette nana a trifouillé un truc avec l’eau de la fontaine. Enfin ça reste une affaire humaine, j’irais pas vérifier pour eux.

Sur ce il se figea, bien décidé à digérer ses cailloux en paix. Il n’avait pas l’habitude de parler autant après tout.

**************

Gargl clignait de ses lourdes paupières de pierre (ah-ah) d’un air incompréhensif alors qu’Alexander déversait sur lui un flot de paroles alambiquées en lui tendant un ou deux pauvres cailloux. Il les prit avec brusquerie, s’en enfourna un dans la bouche avant de balancer l’autre sur e corbeau qui s’envola offusqué dans un concert de croassement indignés. Il finit par lâcher d’une voix rauque, plus pour lui-même que pour le frigophobe :

- Quoi lui vouloir ? Moi rien garder, juste être assis…

Il leva un nouveau regard suspect vers Alex’ en espérant qu’il décamperait mais non, il restait planté là immobile comme… bah… comme une gargouille. Il était trop stupide pour comprendre ce que ce bonhomme lui voulait, il préféra donc opter pour un simple geste menaçant tout en crachant un tonnant :

- Zouh !
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Job : étranges disparitions

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