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 Job : étranges disparitions

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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Job : étranges disparitions   Dim 23 Mai - 15:44

Le trajet fut long à bord du train qui les menait à Gloutoniskaïa… surtout quand on pense que nos trois amis voyageaient dans le wagon à bestiaux. Comme quoi il faut toujours se méfier des frais de transport offert ! Ce n’est qu’après 10 longues heures passées au milieu d’un troupeau de moutons envahis par les puces que Melena, Myia et Alexander purent poser un pied dans la gare bondée et envahie par la fumée des locomotives. Le look pouilleux dont-ils avaient hérité permis à l’inspecteur responsable de leur réception de les trouver sans aucun mal : il suffisait de chercher le trio que la populace fuyait comme la peste, autant à cause des puces que de l’odeur.

- Bienvenue ! J’espère que le voyage a été agréable !

Simple formule de politesse qui passa très mal, le pauvre homme se dépêcha donc de leur montrer le chemin du commissariat, profitant du moment pour une brève visite de la ville. La cité donnait l’impression d’être un étrange mélange entre Disneyland, la maison en pain d’épice tirée du conte et les bouquin d’Harry Potter. Le tout était enchanteur quoiqu’un peu trop coloré, et contrastait d’une manière frappante avec le commissariat de police où ils étaient attendus. Son état de délabrement était avancé et sûrement dû au taux de criminalité plus que bas de la ville, qui concurrençait sérieusement le manque de professionnalisme de ses policiers. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’ils partent chercher la main d’œuvre ailleurs…

Ils furent poussés sans ménagement dans le bureau du commissaire qui les invita à s’asseoir d’un geste brusque du menton. L’homme semblait avoir été taillé dans le granit avec sa carrure de colosse, son menton volontaire et ses petits yeux noirs engoncés dans leurs orbites. A peine ses nouveaux employés arrivés qu’il frappa du poing sur la table en manquant de la pulvériser au passage.

- Ah enfin c’est pas trop tôt ! C’est une affaire sérieuse qui nous a poussé à faire appel à vous alors ne pensez pas à lambiner comme ces bons à rien qui se disent policiers !

Il se leva avec raideur et leur tendit sa main massive pour une brève poignée de main qui ne dû pas laisser les doigts de nos pauvres voyageurs indemnes.

- Je suis le commissaire Orloff, Voh Orloff. Et vous êtes désormais sous mes ordres.

Il se dirigea vers une armoire croulant sous les papiers et en tira une carte. Il revint vers le trio et la leur tendit tout en commençant leur débriefing.

- Depuis quelques temps les étudiants de l’académie disparaissent sans laisser de trace. C’est pas vraiment extraordinaire, ça arrive même plutôt souvent avec leurs stupides tours de magie mais cette fois ci l’académie assure ne pas être responsable. Mes hommes ne sont pas très efficaces et ils sont très largement connus des habitants, on a donc fait appel à vous afin que vous meniez l’enquête le plus discrètement possible.

Il les fusilla du regard pour leur faire très largement comprendre qu’avec leur aspect actuel ils ne se conformaient pas du tout à ses exigences, se permettant même un grognement de désapprobation. Après une petite seconde de réflexion il se tourna vers le placard des objets trouvés et en tira trois… robes. L’une ressemblait à une robe de moyen âge avec un énorme décolleté, la seconde à une robe de mage et la troisième à un déguisement de fée à la jupe outrageusement courte. Ce n’était peut-être ni à leur taille ni à leur goût mais au moins c’était très couleur locale.

- Changez vous et faites comme bon vous semble, mais je veux des résultats !

Il frappa une nouvelle fois sur son bureau avant de se détourner d’eux pour leur faire comprendre que l’entretien était terminé. La suite ne dépendait plus alors que d’eux…

[Hrp : la carte est magique, si vous lui donner un nom de rue elle vous tracera le chemin le plus rapide et à un voyant rouge qui vous indique « vous êtes ici ». Par contre soyez polis avec elle, elle est susceptible !]
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 23 Mai - 17:24

Myia était trop heureuse d’être acceptée pour son premier travail ici. Non pas qu’elle ait été anxieuse à l’idée d’être refusée, elle avait eu en-tiè-re-ment confiance en sa lettre de motivation. Elle jubilait à l’idée d’avoir embobiné ses employeurs et elle tenterait de faire illusion le plus longtemps possible auprès de ses coéquipiers. Très prévoyante, elle avait pris dans un sac plastique tout ce qui ressemblait à des simples couvertures.
Pour l’occasion, Myia avait décidé de troquer sa robe rouge et ses bijoux pour un pantalon moulant noir, un t-shirt simple qu’elle avait recouvert d’une veste en cuir teintée en rouge.
Seuls ses talons rouges avaient su rester fidèles à son élégante propriétaire. Elle avait également relâché ses cheveux, qui retombaient sur ses épaules en ondulant légèrement.
Lorsqu’elle arriva sur le quai de la gare, se fut peine perdue. Il y avait Melena, elle allait certainement la reconnaitre. Dans la précipitation, elle attrapa une paire de lunettes de soleil dans son petit sac à main rouge et les installa en un geste furtif sur son nez. Voilà qui devrait retarder l’échéance.
Préférant garder le silence, elle salua la belle assemblée déjà présente sur le quai et décida de monter la première dans le wagon. C’était parfait, le wagon était juste à côté et elle n’avait pas eu besoin de traverser la voie entière pour le trouver.
L’heure du départ approchait. Elle se tourna brièvement vers Melena et le jeune homme qui lui était inconnu. Pourquoi ne rentraient-ils pas maintenant ?
L’odeur provenant du wagon aurait dû l’alerter. Elle avait sa réponse : le wagon à bestiaux.
Génial ! Elle adorait ça, sauf l’odeur. Mais bon, elle avait un léger rhume, surement dû à ses transformations récurrentes et son nudisme involontaire. Ca irait pour elle, mais elle fit une grimace, imaginant qu’il ne devait pas en être de même pour ses deux comparses.
Le voyage s’annonçait long, il fallait trouver une place confortable. Myia choisit de se placer entre deux moutons, tête sur l’un, jambes étendues sur l’autre. Ils ne bougèrent pas, bien trop serrés pour ne serait-ce s’offrir le luxe de tourner la tête vers la jeune femme.
Pour elle, le voyage fut rapide et relativement confortable. Au moins, était-elle reposée, sans paille dans les cheveux et donc forcément optimiste. Quelque chose la démangeait dans la tête, sur les bras et aux jambes. Mais ce n’est qu’une fois les pieds posés sur terre qu’elle en prit entièrement conscience. Elle s’empressa de remettre ses lunettes sur son nez et fut forcée de garder au mieux sa contenance devant ce qui semblait être le commissaire, un colosse qui aurait pu être impressionnant, si la taille avait suivi…
A peine avaient-ils tous trois fait irruption dans la salle de commissariat que le molosse frappa sur la table. L’espace d’une seconde toute trace d’optimisme quitta le visage de Myia et elle se mit à écouter attentivement ce que disait ce sale type. Elle ne l’appréciait pas. Puis c’était quoi ce nom qu’il nous avait sorti ? Ca lui rappelait vaguement le nom de plat. Elle pouffa en silence tout en ignorant le regard assassin de Môssieur le commissaire Kouglof.
Elle s’en moquait bien de toute manière, elle avait le job et peu de personnes semblaient motivées à l’idée de le faire.
Myia retrouva son sérieux lorsque Grincheux plaça sous leur nez une carte qui transpirait la magie. Génial ! Ce qui l’était moins, c’était les costumes poussiéreux qu’il agita avec un sourire sadique devant eux… Quel idiot ce type. Juste histoire de mater la poitrine d’une des deux filles, les jambes voir plus de l’autre, et ridiculiser le troisième qui devrait se travestir !
Elle ne laisserait pas passer ça, ooooh non !
Avant que les autres ne réagissent - apparemment ils étaient encore tous deux tétanisés par la surprise – elle tira violement sur les bouts de tissus et les fourra dans son sac. Ils se changeraient, mais pas devant ce sale type. Puis Myia avait une idée derrière la tête et elle n’était pas loin de celle de son sac plastique et de ces soi-disant couvertures.
Cette fois-ci, elle ne sursauta pas lorsqu’il frappa sur la table. Et préféra prendre la sortie comme il l’avait si bien fait comprendre. N’attendant pas que ses collègues la suivent – après tout c’était elle qui avait les tenues – elle prit la direction des vestiaires. Là, ils seraient tranquilles.
Elle posa par terres les accoutrements qui leur avaient été remis et déplia délicatement sur le sol ceux qu’elle avait apporté discrètement. Elle préférerait rester muette sur la source de ces déguisements.
Elle était fière de les avoir fabriqué de ses propres mains, peut-être qu’ils présentaient des défauts de fabrication. Qu’importe, elle trouverait toujours une solution.
Myia adorait se déguiser, mais il fallait garder l’allure, vivre avec son temps et se fondre plus ou moins dans la masse. Ce n’était pas en portant ces guenilles retro que ça fonctionnerait.
Elle jaugea l’allure des robes : il fallait retrouver un décolleté moins aguicheur, une jupette un poil plus longue et quelques dentelles bien placées.
Elle déchira l’encolure de la robe de mage et de la robe de fée, les plaçant comme elle pouvait sur celle de ses costumes (elle avait attrapé une agrafeuse, dans un des casiers mal fermé des vestiaires). Le surplus servirait pour les rubans dans les cheveux des jeunes femmes.
Il ne lui fallu pas plus d’un quart d’heure pour ajuster ses costumes.
Elle en enfila un sans perdre de temps, et sans avoir vérifié si elle était seule, et conserva ses talons rouges. Son bustier rouge couvrait un débardeur blanc à l’encolure en dentelle. Le tout mettait en valeur sa poitrine sans en montrer la quasi-totalité. La jupe aussi était moins outrageuse, arrivant juste au-dessus des genoux, tout en étant plissée. De la même manière une bande de dentelle finissait le jupon. Une sorcière moderne aux allures de sailor. Elle repensa au dessin animé dont elle s’était inspirée pour créer les costumes : Sailor Moon. C’était ça, ou presque. Au moins, elle se sentait à l’aise et pourrait effectuer du mieux que possible son travail.
En parlant de ça, il serait peut-être temps de commencer. La carte, elle avait oublié la carte.
Quel manque de professionnalisme ! Elle n’avait même pas remarqué la présence de ses deux compagnons. Mais ils avaient la carte ! Myia avait volontairement laissé les costumes parterre. Ses deux compagnons n’auraient qu’à choisir. Elle eut de la peine pour le jeune homme. Elle n’avait pas prévu de costume pour lui. Sailor ou fée ? Charybde ou Sylla ?
Myia finit par se tourner vers eux.

- Bonjour Melena. Puis se tournant vers l’inconnu. Bonjour. Je ne crois pas avoir eu le plaisir de te rencontrer. Je suis… Mylène. Sans savoir pourquoi, elle préféra ne pas donner son vrai prénom à l’assemblée. On devrait peut-être aller à l’école, quand vous serez changés.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 23 Mai - 18:46

Sur le quai en attendant le train, Melena était pensive. Qu'est-ce qui l'attendait cette fois-ci ? Elle avait eut droit à un voyage offert jusqu'à Gloutoniskaïa - le nom étant passablement imprononçable -, mais redoutait elle le pire. Elle avait revêtue, comme très souvent, un simple pantalon noir aux nombreuses proches, ce qui lui permettait d'y cacher ses objets, et une chemise blanche pour l'instant immaculée. Quand son appartement de voyage lui fut désigné, elle eut une petite grimace et un élan de colère qui la figea sur devant la porte.

- C'est CA leur cabine gratuite ?! Siffla-t-elle avec rage. Ils ont interêt à me payer cher quand j'aurai résolu leur problème, parce que ça me reste un peu en travers de la gorge leur petite blague...

Une jeune femme la doubla hâtivement pour se jeter au milieu des moutons et se trouver une place confortable, affalée sur deux pauvres bêtes qui n'avaient sûrement pas prévues de servir de hamac. Resté aussi sur le quai, un jeune homme au regard bleu intelligent scrutait successivement le wagon et la brunette necrophobe qui s'était exclamée avec hargne et orgueil. Lorsque celle-ci le remarqua, elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de dire quelque chose comme "quoi, tu veux ma photo ?!" et embarqua en grognant. L'odeur était insupportable, et ne parlons pas de la chaleur étouffante. Melena se choisit une place sur un bloc de foin, à la fois proche d'une des ouvertures faites pour que le bétail respire, mais le plus loin possible des mammifères cotonneux. Sa chevelure corbeau la démangeait déjà ; elle se gratta énergiquement avant de pester.

- Ce job commence fichtrement MAL !

Bougon, la jeune fille se recroquevilla dans son coin, et attendit patiemment que le temps passe. Si jamais l'un des deux autres voyageurs lui avait parlé, elle ne s'en rendis pas compte. Son mutisme fut ponctué une seule fois, lorsqu'elle se frictionna vigoureusement la nuque en protestant avec rage.

- Mais y'a des p***** de puces dans ce wagon ! Ils vont m'entendre une fois arrivée !

Pour toute réponse, le mouton le plus proche lui adressa un bêlement enthousiaste. L'irlandaise le toisa d'un air meurtrier, resistant à l'envie de sortir son arme pour l'égorger.

- Ecoute, murmura-t-elle d'une voix plus douce, j'adore les animaux d'accord ?! Mais avoue que voyagez avec vous, dans ces conditions, ce n'est pas vraiment la classe, hein ?!

Le regard de la bête lui fit regretter son élan assassin. Melena lui lança un regard attendri, sourit légèrement, et se replongea dans ses pensées, un peu plus sereine que quelques instants auparavant.

Lorsqu'enfin ils parvinrent à destination, la necrophobe se jeta hors du train pour fuir les puces. Mais malheureusement, ni celles-ci, ni l'odeur ne la quittèrent, et elle se retrouva donc - avec ses deux acolytes - sur le quai à attendre les bras croisés, alors que la foule les fuyait comme des pestiférés. Elle secouait de temps en temps sa tête pour en chasser les brins de paille qui y étaient restés accrochés, mais ne prenait plus la peine de se gratter, se contentant juste de se mordre la lèvre en attendant que la démangeaison lui passe. Elle lançait parfois des regards à ses collègues, mais n’avait pour l’instant nul envie de leur adresser la parole. Quand on vint enfin la chercher, elle répliqua à l’inspecteur avec acidité :

- Un voyage agréable ?! Vous voulez rire ?! Voyager avec les bestiaux, c’est la première classe chez vous ? Ou bien c’est tout ce que votre commissariat est capable de payer ?!

Melena n’eut aucune réponse et fut contrainte, comme les autres, à suivre l’homme jusqu’au dit commissariat, au travers d’une ville qui semblait tirée tout droit d’un conte pour enfant.

- Mais j’hallucine quoi…, murmura-t-elle l’air désappointée, quand elle vit le QG des policiers de la ville.

Non seulement ils furent poussés à l’intérieur sans ménagement, mais en plus, l’amabilité du commissaire laissait le droit de s’interroger sur son sens de l’hospitalité… et avec ça il avait broyé les doigts de l’adolescente. Pourtant, ils étaient sous ses ordres… et il faudrait bien obéir, au grand damne de l’irlandaise. Il leur tendit bientôt une carte, que la jeune fille attrapa sans attendre avec pour ferme intention de prendre les choses en mains, bien qu’elle soit apparemment la plus jeune du lot, de plusieurs années. La jeune femme aux lunettes de soleil lui disait vaguement quelque chose ; elle ne savait pas quoi, mais en tout cas rien qui inspirait une grande confiance comme équipière. Alexander intriguait déjà plus la necrophobe, mais elle se dit – peut-être avec un brun de mesquinerie – qu’avec une seule main, il aurait du mal à la tenir et à faire autre chose en même temps.

Quand ils reçurent les vêtements et l’ordre de sans aller, Melena allait protester.

-Vous pensez vraiment que je vais mettre ça ?!


Le regard ferme de leur employeur indiquait qu’elle n’avait pas le choix. Elle poursuivit Myia en glissant la carte de Gloutoniskaïa dans une poche et la retrouva dans les vestiaires, occupée à massacrer deux des accoutrements offerts pour maquillé l’un des siens qui était semblait-il fait-main.

- Est-ce que… c’est une blague ?! lança-t-elle bouche bée en entra lentement dans la pièce, dévisageant la borderline. Tu te prends pour qui là… super girl ? Catwoman ? Sakura la chasseuse de cartes ? Ce n’est pas parce que celle ville ressemble à la cité des bisounours et que son commissariat tombe en ruine que cette affaire n’est pas sérieuse !

Elle passa nerveusement une main dans ses cheveux, ce qui eut pour effet de déclencher une crise de démangeaison qu’elle calma rageusement. Elle regarda ensuite les robes… celle de fée était bien trop courte à son goût, celle de mage elle la laissera pour le jeune homme qui les accompagnait… elle en était réduite au décolleté plongeant.

- Enfin,… avec moi, il sera pas très aguicheur leur truc…

L’irlandaise se saisit du vêtement qu’elle s'était élu et se tourna vers Alexander.

- Tu peux… juste te tourner s’il te plait ?! Je suis à un âge où l’on est encore très pudique.

Quand ce fut chose faite, elle déboutonna hâtivement sa chemise, la mit dans un casier vide, puis enfila sa robe moyenâgeuse par-dessus son pantalon en grimaçant. Elle était légèrement trop longue, de sorte qu’un pan trainait par terre et se prenait dans ses pieds, et beaucoup trop large au niveau de la poitrine, ce qui avait pour cause de lui offrir une belle poche de vide qui donnait une vue imprenable sur ses sous-vêtement cachant ses petits seins. Et c’était en plus très anti-esthétique.

- GE – NIAL ! Grommela-t-elle.

Melena se secoua vigoureusement les cheveux pour se débarasser d’une bonne partie du foin et des puces qui y logeaient encore, et prit immédiatement le chemin de la sortie.

- Bon, moi j’y vais, j’ai une enquête sérieuse à mener. Et comme c’est moi qui ais la carte bah… c’est balot pour vous. Et je vous conseille de ne pas essayer de me la prendre de force.

Sur ces mots, elle leur jeta un œil assassin, ses iris glacials.

- Le commissaire à dit qu’il fallait passer inaperçu… et je ne crois pas qu’une super héroïne flanquée d’un mec en robe déchirée passe inaperçus… alors je vous défends aussi de me suivre tant que vous ne serez pas au goût de cette ville de fou.

Elle pensa au même instant que ce goût était horrible et qu’il ne lui revenait pas du tout, mais après tout, elle était là pour l’argent. Ce serait un moment dur à passer.

- A plus.

Melena sortit du commissariat, se grattant une dernière fois le haut du crâne et les hanches, avant de se fondre dans une foule des plus insolites. Elle jetant un œil en arrière pour s’assurer qu’aucun de ses collègues n’avait réussit à la suivre. Ca n’avait semblait-il pas été le cas, et désormais, elle était trop difficilement repérable parmi les habitants de Gloutoniskaïa. Elle réfléchissait déjà, mais d’abord, elle trouverait un endroit calme pour sortir la carte et la feuilleter.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 23 Mai - 23:44

Le voyage avait été long… très long…
Et assez minable. Voyager avec les bêtes n’était pas d’un grand luxe… Au moins, les moutons tenaient chaud !
Au bout de 10 heures de cet interminable voyage, ils avaient tous atterri a Glouton-ville. Alexander adorait ce pseudonyme de ville. Au moins, il ne risquait pas de se tromper.
Un homme leur demanda si le voyage avait été agréable… Quelle question ! Il aurait dû venir, si cela pouvait être agréable…

Alexander appréciait beaucoup l’architecture de la ville. Légèrement enchanteur…
Ils furent emmené vers un commissariat, beaucoup moins charmant celui la.
Et accueilli par une montagne. Il commença à crier, et Alexander l’ignora un peu…
Pour qui il se prenait ? Les personnes du S.M. étaient bien plus effrayantes…
Et puis, contrairement à ce qu’il disait, Alexander n’était sous l’ordre de personne. Il faisait ce qui était le mieux pour lui. En l’occurrence, gagner un peu d’argent ne lui ferait pas de mal…

Puis il en vint au fait. Il devait être discret… Avec les vêtements que l’on porte, c’est sûr que ça va être dur… Il possédait aussi une carte magique, qui fut tendu à une femme pâle, au look assez sommaire.
Il tendit des « robes ». Il n’aimait pas trop ce genre de tenue, mais s’il était obligé…
Soudain, la seconde femme, élégante d’ailleurs, s’empara des robes, et partit en direction de vestiaires. Il vit alors le carnage… Elle avait réduite deux des robes en semi haillons…. Il pouvait maintenant être pris pour n’importe quel pauvre…
Cette femme s’appelait apparemment Mylène. Il tacherait de s’en souvenir…
Quant à l’autre, cela devait être Melena, vu qu’elle l’avait nommé ainsi. Cette femme au visage pâle avait un certain charme. Légèrement morbide.

- Bien le bonjour à vous deux. Je me nomme Alexander Blizzhead. Ravi de faire votre connaissance !

Quand Melena lui demanda de se tourner, il s’exécuta, après avoir au préalable rougit et laisser quelques flocons tomber…
Quand il se retourna, elle vit que sa robe lui allait à merveille. Il fit en sorte que personne ne remarqua ses émotions…
Puis elle partit seul, en déclarant qu’avec les tenues qui nous restaient, on était trop repérables. Elle n’avait pas tout à fait tort….
-Je dois avouer, bravo l’esprit d’équipe… La prochaine fois, pourrais-tu s’il te plait prévenir avant d’agir, Mylène ? Cela évitera ce genre de problème. Il nous reste plus qu’à commencer à faire nos recherches ainsi accoutrés.
Il partit alors vers l’inconnu, suivi, ou tout du moins, il l’espérait, par Mylène…
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 24 Mai - 0:36

Myia fut atterrée par la réaction de Melena. Non pas parce qu’ils se retrouvaient sans carte au beau milieu d’une ville qu’ils ne connaissaient pas, mais parce qu’une amie venait de refuser sa technique de … camouflage. Qu’importe, elle ramassa les tenues restantes et se retourna vers le dernier membre du groupe. Elle ne lui avait accordé qu’un regard depuis leur départ de la gare. Il était assez séduisant et le tissu plissé avait plutôt des airs de toges sur lui. Mais qu’importe le costume, il y a toujours des originaux. De toute manière Myia comptait bien se servir de son apparence juvénile pour s’intégrer dans le paysage.
Perdue dans ses pensées, la jeune femme ne s’aperçu pas de suite que le jeune homme avait quitté la pièce. Délaissée et seule, elle se rua vers la sortie, anxieuse. Elle n’eut pas de mal à retrouver la trace du jeune homme, d’Alexander.
Arrivée à son niveau, et ne s’arrêtant pas de marcher, elle s’adressa à lui, manquant plusieurs fois de s’étaler sur le sol.

- Enchantée Alexander. Il ne faut pas en vouloir à Melena, elle déteste les gens. Mais l’indifférence dont elle nous traite est plutôt… flatteuse. Au moins, elle tolère notre présence.

La jeune femme eut du mal à prononcer ces mots. Jusqu’à maintenant elle n’avait pas ressentit le besoin de le faire. Mais là, elle sentait au plus profond d’elle-même le besoin de la défendre. Soudain elle repensa à sa propre erreur et ajouta :

- Excuse-moi pour le costume, je pensais bien faire. Enfin disons que ce commissaire m’avais remontée et que je voulais me venger. Je n’ai pas pensé à la situation dans laquelle je te mettrais.

Sans plus s’attarder sur ce sujet qui lui déplaisait, elle repensa à la direction qu’ils prenaient. A savoir, aucune. A droite, une foule, à gauche, la même. Et ils parlaient de tenues locales ? Tous étaient bien plus ridicules qu’eux ! Derrière la tête d’un habitant, elle discerna un poteau immense. Elle attrapa Alexander par un pan de son costume et le tira sans crier gare vers le poteau imposant. Arrivés à ses pieds, elle jubila. Il devait s’agir d’un attrape touristes, pour ceux qui devaient se perdre… comme eux, parce qu’ils avaient la chance de tomber sur un plan complet de la ville. Ses boutiques de luxe, les restaurant les plus réputés, les gîtes, une piscine municipale, une école de magie, d’autres boutiques, un cinéma.

- Ah ! Alex… regarde ! L’académie, l’académie de magie ! Elle y est ! On a plus qu’à suivre le plan. Oh non, c’est à l’autre bout de la ville. Avec les transports en communs ça aurait été plus rapide… Il y a une espèce de ruisseau qui limite la ville, plusieurs ponts aussi. Après un long pré, et on y sera. Toujours tout droit, ça ne devrait pas être compliqué. On y va ?

La jeune femme se redressa et observa les alentours. La ville était immense, les gens allaient et venaient sans leur accorder un regard, d’après elle en tout cas. Rien ne la rassurait dans cet environnement inconnu et malsain. Son seul repère était parti, Melena. Il n’y avait plus qu’Alexander et sa détermination. Elle savait parfaitement pourquoi elle avait accepté ce travail. Abandonner en plein chemin ne faisait pas partie de ses habitudes.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 24 Mai - 6:44

Melena marchait depuis un moment maintenant, parmi les habitants de la ville. Son humeur s’était calmée tant la contemplation des alentours ravissait son regard. Les paysages étaient somptueux, si beaux qu’ils semblaient lui sourire avec bienveillance et enthousiasme. Il y avait beaucoup de monde, ce qui l’empêchait de se déplacer facilement, mais malgré son caractère misanthrope, elle aimait à contempler les personnes insolites qui peuplait la ville magique. Décidément, même à Dreamland, on pouvait dire que la population de Gloutoniskaïa était particulière. Elle aurait tout de même préféré porter ses propres vêtements plutôt que la robe trop longue qu’elle était forcée de tenir de ses deux mains pour en relever les pans qui trainaient au sol. L’air doux s’engouffrait dans son décolleté vide mais avant au moins pour avantage de la rafraichir.

*Bon… on doit agir discrètement… je suppose que si je vais à l’école de magie pour poser des questions, j’attirerai bêtement des soupçons…*

La necrophobe repéra un parc sur le bord de la route. Il était enchanteur, des touristes comme des habitants d’y promenaient avec bonne humeur ; des fées, des mages, des sorcières, des princesses féodales,… tous semblaient porter des accoutrements qui, dans la vie réelle, aurait été qualifiés de « déguisements », mais ici, ils semblaient normaux. La jeune fille se choisit un banc à l’ombre d’un arbre au feuillage imposant, puis souleva sa robe pour récupérer sa carte qui affichait… strictement rien.

- Je vois, soupira l’adolescente, j’aurais dû m’en douter… à Gloutoni…machinchouette, les cartes n’indique rien du tout.

Elle scruta un moment la page vierge avant de pester d’exaspération.

- Quel plaie ce commissariat…

- Bonjour, tu es étrangère n’est-ce pas ?!

Melena leva les yeux, surprise. Une jolie jeune femme blonde était penchée sur elle, elle avait de grands yeux bleus, un grand sourire accroché à ses lèvres peintes. Elle portait une robe semblable à sa sienne, argent et or, et à la bonne taille.

- Non je euh… je viens d’emménager ici ! Mais je suis perdu… on a dû m’arnaquer en me vendant une carte, il n’y a rien.

L’adolescente agita sa feuille vierge avec dépit avant de détourner les yeux. L’inconnue avait un charme certain qui, alors qu’elle ne s’y serait pas attendue, ne laissait pas la necrophobe indifférente. La jeune femme eut un petit rire cristallin avant de s’installer à coté d’elle. Elle lui prit la carte des mains et lui expliqua :

- Les cartes sont un brin susceptibles ici. Si tu veux voir quelque chose, il faut lui demander gentiment.

- Lui demander ?

- Oui. Regarde.

La jeune femme adressa un sourire au bout de papier qu’elle tenait dans ses mains.

- S’il te plait, pourrais-tu afficher le plan de la ville ?

Chose fut faite. Gloutoniskaïa apparut sous forme d’un sillage de rues, d’avenues, et de carrés en guise de bâtiment, sans aucune indication écrite, à l’exception d’un point rouge qui indiquait « vous êtes ici », avec à coté écrit « Parc de la Petite Fée Mah Gicke ». La magicienne blonde regarda Melena avec un sourire.

- Tu vois ! Tu as la une carte général. Tu peux demander de grossir des portions précises comme des quartiers, des résidences, des rues… elle peut également te fournir des itinéraires, ainsi que changer totalement sa surface pour t’indiquer les reliefs, les points d’eau, les zones de population…

- Et je n’ai qu’à… lui demander gentiment ?

La jeune femme acquiesça en rendant sa carte à l’adolescente.

- Absolument.

- Bien…

- Tu viens pour l’académie de magie ?

La question surprit Melena.

- Heu… oui oui c’est ça. Pourquoi ?

La jeune femme se leva, posant délicatement sa main sur son épaule.

- Fais attention à toi. Il se passe des choses étranges ces temps-ci, des bruits courent du coté du marché. Je dois y aller, à bientôt !

Après un ultime sourire qui mit le pourpre aux joues de la brunette homosexuelle, la grande magicienne s’éclipsa d’une démarche élégante, sa robe virevoltant dans la brise douce de l’après-midi. Se rémomenrant la véritable raison de sa présence ici, Melena tira profit de ce que lui avait dit l’inconnue. Elle regarda la carte, et se força à lui sourire.

- Euh… tu pourrais m’indiquer le marché s’il te plait ?

En même temps qu’un zoom se faisait sur la zone où elle se trouvait, un tracer rouge partait du point « vous êtes ici » jusqu’à un autre flanqué de « marché ».

- Et bah… c’est pas à coté.

Sans attendre, la necrophobe se remit en route.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 24 Mai - 20:36

Alexander fut très vite rejoint par Mylène. Elle précisait qu'il ne fallait pas en vouloir à Melena.
Alexander lui adressa un sourire charmeur, sans se tourner pour autant, tout en continuant de marcher.


-Voyons, je ne lui en veux pas. Elle fait ce qu'elle désire. Après, il n'est pas forcément bon de se laisser mener par ses impulsions...

La ville était immense, et magnifique. Il faudrait qu'il se renseigne pour trouver un manoir abandonné... Où une vieille qui allait crever, qui cherchait un amant, et laissait le manoir à son amant. Il n'aimait pas ce genre de procédé, mais cela pouvait être véritablement pratique.
Les tenues des individus étaient.. Farambolesques! Un mot de sa conception, il est vrai... Mais il aimait les bizarreries, comme celles de cette ville.
Il entendit alors Mylène, encore une fois. Elle lui présentait des excuses. Il soupira. Il fallait toujours assumer ses actes... Encore une personne qui avait un peu de mal à le faire. Mais cela s'arrangerait peut être...

- Écoutes, n'en parlons plus. C'est du passé. Je me suis légèrement emporté il est vrai, et je m'en excuse.

Et voila que c'était à lui de ne pas assumer ses actes... Ridicule. Ils continuèrent à marcher, longuement, puis d'un coup, Mylène prit Alexander par un bout de sa robe, sans crier gare, et l'emmena dans un coin. Il riait.

- Au moins, toi tu sais ce que tu veux!

Mais il se trompait. Elle avait juste trouvé une carte. Il se sentait légèrement idiot. Elle voulait aller en direction de l'académie, en passant près d'un ruisseau, sur les ponts.

- Allons-y, nous retrouverons peut être notre partenaire sur le chemin..

Ils partirent donc en direction de cette route. Alexander regardait discrètement Mylène, du coin de l'oeil.

*Elle aussi est charmante, à sa manière. Un brin excentrique. Son visage reflète de la clarté, et un minimum d'esprit. Elle sait peut-être même faire la cuisine...*

Il devait cependant éviter ce genre de relations. Il ne savait que trop bien où celle-ci l'avait mené par le passé. Il devait de plus se concentrer sur le job.
Ils arrivèrent sur l'un des ponts. De nombreux enfants jouaient non loin de là. Ils étaient heureux, cela se voyait.
Mais l'eau qui coulait sous le pont était bien plus intéressant, selon Alexander. Il croyait percevoir des reflets rosés dans cette eau magnifique. Il chuchota quelques mots à l'oreilel de Mylène.

-N'est-ce pas un lieu enchanteur? Un lieu romantique? On pourrait presque se baigner dans cette eau...

Il souriait. Faire du charme, cela lui permettait parfois d'avoir les idées claires.

-Continuons.

Il espérait retrouver Melena. Et aussi, il faudrait qu'un jour, il arrête de charmer toute les filles charmantes...
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 24 Mai - 23:36

Le son qu’émettait la foule avait été tel que Myia n’avait pu relever la remarque… peu fine du jeune homme. Comme ça, il aimait charmer les demoiselles. Encore fallait-il arriver à attirer leur attention. Myia était totalement obsédée par son travail, ou du moins les raisons de sa présence ici la maintenaient suffisamment concentrée pour qu’elle ignore les sourires et les regards d’Alexander. Il était séduisant, vrai, mais Melena l’avait mise dans un état tel qu’elle ne se détendrait qu’une fois la jeune fille dans ses parages.
C’est plongée sur la carte de la ville, à attendre la réponse d’Alexander que Myia songea aux paroles du jeune homme. Ne pas se laisser mener par ses pulsions… Un jour, c’était certain, réagir au quart de tour lui retomberait dessus. Mais n’était ce pas la raison de sa présence ici ? La signification de toute cette mascarade ?
Finalement elle eu sa réponse, et ignorant ses pensées elle attrapa la main de son nouvel ami et s’élança. Du moins, elle essaya. C’est le vide qu’elle attrapa et la surprise la figea sur place. La jeune femme se retourna pour faire face à Alex, son surnom que beaucoup avaient du lui donner avant elle. Si elle avait été de ce genre de personnes, elle aurait été gênée et le rouge lui serait monté aux joues. Au lieu de cela, elle détailla le visage du jeune homme. Pâle, les traits bien dessinés, très charmant, et visiblement pas gêné par sa réaction. Son handicap devait remonter à une période bien lointaine.
Sans se démonter, mais tout en gardant son avance elle lui sourit.
Il enchaîna. C’était plus que probable qu’ils retomberaient sur Melena sur leur route, leur but était identique. Elle freina à l’approche du petit ruisseau. La remarque du jeune homme tomba… à l’eau. C’était le cas de le dire puisqu’elle aurait pu le dire elle-même. La multitude de reflets scintillants à la surface du liquide cristallin était tout simplement magnifique et envoutant. Romantique, possible, mais magique c’était certain. Son regard balaya le paysage également. Tout était sublime, un véritable paradis. Ou presque.
Son bonheur fut de courte durée. Elle avait pourtant été enlevée… Ici même, dans ce lieu mystérieux et attrayant. Ne jamais se fier aux apparences, son nouveau mot d’ordre.
La proximité soudaine d’Alexander ne l’extirpa pas de ses pensées et elle soupira.

- Oui. C’est… enchanteur.

Ils reprirent leur marche, plus lentement cette fois-ci. Le premier pont était à peine franchi qu’ils durent replonger dans une foule, plus dense cette fois-ci. Ils durent jouer des coudes pour avancer. Finalement, elle laissa Alexander passer devant elle, il était bien plus grand et plus imposant qu’elle.
Des cris émergeaient parfois de la foule, faisant sursauter la jeune femme assez mal à l’aise. Les bains de foule n’étaient pas dans ses habitudes et elle sentait des mains mal avisées se promener sur le bas de son corps. Elle n’hésita pas à se défendre en jetant à l’aveuglette des coups de pieds dans la foule perverse. Maladroite comme elle était il fallu qu’elle cogne dans le panier d’une jeune femme, rempli à craquer de fruits et légumes en tout genre.
Sans attendre elle se baissa, oubliant de prévenir Alexander et espérant qu’il aurait remarqué l’arrêt brutal de ses talons qui martelaient le sol. En quelques secondes elle remit la quasi-totalité de la nourriture dans le panier de la femme, n’osant pas la regarder dans les yeux. Une pomme avait roulé un peu trop loin et elle s’empressa de la récupérer. La jeune femme hésita en réalisant soudain où elle se trouvait. Les cris, les paniers, la foule, tout devenait limpide. Un marché. Son hésitation apparut comme de la faim aux yeux de la femme. Elle sourit, se redressa alors que je lui tendais le fruit, referma ma paume dessus, et s’en alla sans rien ajouter. Je n’eu même pas le temps de la remercier. Maintenant qu’elle y pensait, la faim se faisait de plus en plus présente et elle aurait bien englouti le fruit d’une traite. Mais elle pensa de suite à Alexander. Surement que lui aussi avait le ventre qui grondait et il n’aurait pas craché sur la moindre source de nourriture.
Seulement voilà, où-était-il ? Elle fit plusieurs tours sur elle-même. Rien. Et ce n’est pas de sa hauteur qu’elle pouvait distinguer quoi que ce soit. Elle gémit.

- Alex…

Sans plus attendre, elle avança, paniquée, seule et affamée dans la foule de plus en plus dense et toujours si grande. Il fallait qu’elle se calme, l’envie de se transformer en enfant devant tout le monde ne lui plaisait guère mais risquait surtout de détruire ses tentatives de discrétion. Elle s’arrêta et réfléchit. Elle allait dans la bonne direction, le pont était derrière elle. La jeune femme se remit dès lors en marche, s’excusa brièvement auprès des passants qu’elle bousculait malgré elle et arriva enfin au niveau de son compagnon. Peut-être, l’espérait-elle du moins, n’avait-il pas remarqué son absence. Elle repensa au fruit et le tendit au jeune homme :

- Tu as faim ? Les habitants sont plutôt prévenants ici, malgré leur tenues. J’ai du mal à imaginer des apprentis magiciens se faire enlever.

Observant sa tenue, Myia eut un flash. Peut-être qu’il s’agissait plus de crainte que de gentillesse. La jeune femme chassa l’idée de sa tête et reprit :

- Tant que nous sommes ici, nous pouvons essayer d’interroger quelques marchands. Et les habitués du coin doivent bien entendre des faits divers, des potins, ou encore des histoires étranges. Il y a toujours des contes insensés qui trainent dans les quartiers populaires.

Malgré l’avance qu’avait prit Melena, elle devait forcément s’être attardée ici. C’était le passage obligé pour aller à l’école. Le passage obligé
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 25 Mai - 2:15

Melena avançait toujours, la carte sous le nez, pour être sûre de suivre le bon itinéraire. Plusieurs fois, elle se surprit à s’arrêter pour observer de petits spectacles de rues que donnaient des mages saltimbanques en habit d’arlequin. Par le même temps, car elle n’oubliait jamais la raison de sa visite dans cette ville étrange, elle essayait d’analyser la magie et le comportement des habitants. Aucun n’avait l’air mauvais, et tous semblaient baigner dans une bonne humeur et une amabilité qui faisait presque peur. Quelque part, c’était le masque parfait… rien de mieux que de dissimuler un venin dans une sucrerie, et la necrophobe était la pour savoir qu’elle était la nature de ce poison. L’air pensif, elle fit volte face en se tapotant le menton avec la carte pour réintégrer la foule qui se dirigeait apparemment aussi vers le marché et se heurta à… Alexander, Myia accrochée à sa tenue dans son dos. Après un soupir d’exaspération, elle murmura à la carte « chut ma belle, s’il te plait » de manière à ce que sa surface redevienne vierge, avant de la plier et de la glisser dans son décolleté qui possédait largement la place de l’accueillir puisque la poitrine de l’adolescente était loin de le remplir. Elle jeta un regard froid au jeune homme dont elle avait surprit les yeux à suivre le mouvement de sa main jusqu’à sa cachette, avant de lancer, tranchante :

- Je ne vous avez pas dit de ne pas me suivre ?!

La jeune fille leva ses yeux au ciel et se gratta l’arrière du crâne.

- Bon, venez.

Elle leur fit un signe de tête vers l’ombre de l’arbre sous laquelle elle se tenait quelques instants auparavant, pour observer les deux saltimbanques faire leurs tours de passe-passe magiques un peu plus loin sur l’étendu d’herbe qui dessinait un triangle verdoyant au cœur d’une croisé de chemin.
D’un coup d’œil dépité, la jeune fille les dévisagea, de la tenue excentrique de Myia à la robe de sorcier au col déchiré d’Alexander.

- Je vais commencer par vous dire une chose. C’est moi qui ais la carte, et c’est moi qui la garde. Et ce, au moins tant que vous serez accoutrez de cette manière ! Parce que je ne sais pas si vous avez fait attention, mais il suffit de jeter un œil aux alentours pour voir que… vous n’êtes pas discrets ! Et ça ne m’étonnerais pas que les gens finissent par vous prendre pour les kidnappeurs, et que vous soyez embarqués pour le bûcher ou un truc du genre. Et bien que dans ma grande mansuétude, j’accepte que vous m’assistiez dans la mission… je ne me ferai pas prendre avec vous, vu ? Donc je ne peux pas courir le risque de perdre la carte.

Après sa tirade durant laquelle elle avait alternativement fixé ses deux acolytes, Melena apposa une main sur le tissu lâche de son décolleté qui se soulevait à cause d’un coup de vent.

- Apparemment, il y a plusieurs rumeurs qui courent et se répandent au sujet des disparitions sur le Grand Marché. C’est là que j’me rendais. Si vous vous décidez à venir avec moi, une fois sur place, profitez-en pour dégoter de nouvelles fringues. Un truc gratuit, échangé contre un câlin, tombé d’un camion, n’importe..., parce qu’il est hors de question que je vous paye quoique ce soit ; mais laissez-moi m’occuper de la récolte d’infos. Ok ?

Manifestement, l’adolescente prenait ses deux compagnons comme deux boulets qu’elle allait devoir se trainer.
Pourtant, le regard bleu d’Alexander lui renvoyait un éclat vif qui démontrait qu’il n’était pas forcément idiot. Et Myia, qu’elle avait reconnu même si elle n’en disait rien, bien que partie dans une fantaisie hors de propos, avait l’air moins enfantine et égarée que d’ordinaire : la preuve en est, elle conservait sa forme adulte. La jeune fille avait sans doute été exaspérée par les conditions de voyage et le délire de sa comparse a été la goutte d’eau qui a fait déborder son vase très rapidement plein. Elle se força donc à leur adresser un sourire empreint de la bonne humeur de Gloutoniskaïa, et fit un signe de tête en se mettant en marche, intégrant la foule.

- Suivez-moi !

Pour l’instant, sa mémoire photographique aidant, elle n’avait pas besoin de ressortir la carte ; elle ne voulait pas que les deux autres sachent comment elle fonctionne, des fois qu’ils parviendraient à la lui prendre. C’est pourquoi elle gardait sa main plaquée sur sa poitrine. Si l’un de ses collègues cherchait à la lui dérober en lui mettant la main au soutien, elle n’hésiterait pas à le corriger par force de coups d’une tapette à mouche qu’elle avait trouvé au cours de ses aventures à Dreamland – ça pouvait faire mal ces trucs là. Mais de toute manière, il était impossible de tenter une action de force au milieu du bain de foule sans créer une pagaille qui risquait de ruiner leur mince couverture dans cette affaire.
Ils n'en avaient plus pour très longtemps. La route jusqu'ici avait été longue et le soleil commençait déjà à être attiré par l'horizon, projetant sur le paysage une couleur rosée qui évoluait vers l'orangée. Dans moins de 10 min, après la prochain bifurcation, ils auraient atteint le fameux marché de la ville de mages qui, selon la carte, s'étendait à ses aises jusqu'à une certaine Tour de la gourmandise.

- Ils ont même un monument dédié à la bouffe ici, grommela Melena. En même temps, le nom de la ville commence bien par glouton…
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 25 Mai - 20:56

Alexander avait bien regardé les réactions de Mylène, lors de son arrêt. Elle avait semblé…. Perturbée. Un secret ? Un fait d’autrefois ? Il considérait qu’il ne valait mieux pas trop se reposer sur le passé.
Il pensait au moment où elle avait voulu prendre sa main. S’il ne voyait pas si bien, et ne faisait pas attention à tout à cause du job, il n’aurait rien vu… Combien de personnes avait tenté de le faire avant elle ?
C’était idiot. Il connaissait déjà la réponse. Personne, bien sûr.
Il avançait en première ligne dans la foule, qui menaçait de s’écraser sur le duo. Il remarqua au bout de quelques minutes que Mylène était en arrière, baissée. Elle ramassait des fruits pour les remettre dans le panier d’une jeune dame. Il souriait à la vue de cette scène.

*Une femme avenante, c’est sur… Quoiqu’un peu maladroite !*

Il l’attendit, puis voulu se remettre en marche, lorsqu’elle entendit une légère plainte. Il la regarda du coin de l’œil. Elle ne devait pas se sentir à l’aise ici. Il attendit encore un moment qu’elle le rejoigne. Elle lui tendait une pomme. C’est vrai qu’il commençait à avoir faim… Cependant, la galanterie aidant, il la lui tendit.

-Garde-la. Tu as sans doute plus faim que moi. Et si tu veux vraiment m’en donner, coupe celle-ci en deux. J’aurais bien voulu le faire mais…

Il secoua légèrement la tête, d’un air triste. Mais il se remit aussitôt.

-Merci pour ce charmant don en tout cas.

Il souriait encore une fois. Elle proposa d’enquêter sur le terrain. Mais ils furent bousculés…. Par Melena. Il la vit ranger la carte dans son décolleté. Il s’efforça de ne pas rougir. Il devait garder un peu de sérieux… Elle pensait qu’ils l’avaient suivies. Elle les emmena dans un coin, et commença a édifié ses « règles »

-Nous ne t’avons pas suivi. Mais il va falloir t’y faire : on a été engagé tous les trois. Pour ce qui est de la carte, je te la laisse volontiers. Mais nos tenues ne sont pas si extravagantes que ça. Personne ne nous a vraiment remarqué, étant donné que beaucoup ont des tenues pittoresques. En tout cas, tu as du caractère, pour une adolescente !

Il fit son sourire le plus ravageur. Cela valait pour les deux femmes. Mais il est vrai qu’il avait une préférence pour l’excentricité à l’étrangeté…

-Pour les fringues, on verra ce que l’on trouvera sur le chemin. On va voir aussi si on trouve pas quelques infos de notre côté… Sans parler aux gens.

Les personnes avaient toujours tendance à trop vouloir en dire et en faire. Il le savait.
Ils arrivèrent bientôt au marché. Plus loin, il semblait y avoir quelque chose… d’étranges.
Mais il ne pouvait dire quoi….
La foule était importante dans le marché. Il se retrouva séparé de Melena, et souri rapidement à Mylène, avant de ne plus l’apercevoir. Il entendit des pleurs. Ils se rapprochèrent de la source de ceux-ci.
Une petite fille se trouvait seule, avec sa peluche.

-Bonjour petite. Pourquoi pleures-tu ?

La fille renifla, et parla d’une petite voix :

-Je veux retrouver mon papa !


-Attend, je vais te mener à eux…

Il chercha du regard. Puis vit un couple qui regardait partout, comme à la recherche de quelque chose. Ou quelqu’un. Il se tenait devant une maison. Il guida la jeune fille devant les parents, qui sourirent.

-Bonjour a vous, madame et monsieur, j’ai trouvé cette jeune fille perdue. Serait-ce la vôtre ?

Les parents avaient l’air soulagés.

-Comment pourrions-nous vous remercier !

-Je n’ai besoin que de vêtement local pour une jeune dame et moi.…. Comme vous pouvez le constater, ma robe est en piteux état, dû à de longs voyages…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mer 26 Mai - 1:27

Le marché s’ouvrait désormais à eux, et la densité de la foule diminuait grandement en s’éparpillant devant les vastes étalages garnis de divers produits, des plus sommaires aux plus insolites. Les marchands enthousiastes vendaient leurs biens, magiques ou non, avec entrain et ne semblaient apparemment pas encore se soucier du soleil couchant. Partout, des voix criaient des prix, des offres, des noms, des ordres, des commandes, des services… et scrutant les alentours d’un œil vifs, Melena perdit vite ses deux collègues. Elle ne leur avait pas dit qu’ils devaient se retrouver quelque part sur le marché avant de s’en aller ailleurs, mais espérait tout de même qu’ils ne comptaient pas partir seuls à l’aventure. Maintenant que la nuit s’annonçait, elle réalisait qu’elle ne savait pas où la passer, et l’idée d’être isolée dans une ville où sévissaient d’étranges disparitions ne lui plaisait qu’à moitié. Ses deux compagnons lui apparaissaient soudain comme tout à faire utile, au moins pour lui tenir compagnie.
La jeune fille vit une grande tour beaucoup plus loin, lui évoquant un inquiétant château pour enfant. Le monument lui rappelait quelque chose… une cathédrale qu’elle avait vu en cours sans doute. Mais elle avait quelque chose de particulier… d’effrayant même, malgré ses couleurs vives et ses formes fantaisiques.

- C’est ça la Tour de la gourmandise ? Murmura-t-elle pour elle-même. Elle n’est pas rassurante…

L’adolescente décidait de s’en approcher. Après tout… c’était bien la seule chose soupçonneuse qu’elle voyait depuis son arrivée à Gloutonniskaïa. Enfin, si l’on considérait que des gens vêtus de robes d'un sciècle révolu et jetant des sorts étaient une norme de la normalité ici.
Elle parcourait les allées en ouvrant les oreilles, mais ne prêtait pas énormément attention à ce qu’elle voyait. Pour l’instant, elle n’avait encore besoin de rien hormis trouver une piste pour son enquête. Elle avait la sensation qu’elle était au bon endroit pour récolter des informations, mais ne savait pas à qui s’adresser. Il ne fallait pas oublier qu’elle devait rester discrète, et poser des questions trop spécifiques attirerait sans doutes des soupçons… il ne devait pas y avoir beaucoup d’adolescentes mises sur cette affaire – déjà que la police locale ne savait même pas la traiter. Avec ça, son ventre se mit à gargouiller. La jeune fille n’avait rien avalé depuis longtemps, et sa journée, entre le voyage en train parmi les moutons, et la longue ballade qui l’avait mené au marché, avait été épuisante.

*Si au moins j’retombais sur Myi-myi… j’lui dirais de plutôt s’occuper de notre trouver un endroit où dormir et manger.*

Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de la tour, les étalages se faisaient moins denses, plus espacés. La lumière orangée du soleil lui donnait vraiment un air inquiétant presque lugubre, qui laissa en souvenir à Melena un long frisson qui lui descendit le long du dos. Elle allait malgré tout s’en approcher, quand une voix retentit dans son dos.

- Hé ! Toi, la brunette là !

La jeune fille se figea. La voix semblait insister, alors elle fit volte face en prenant un air naturel et vint à l’encontre d’un jeune homme en toge grise qui la dévisageait avec de grands yeux sombres. Il ne pouvait pas s’empêcher de s’entortiller les mains quand il ne disait rien, et de les agiter quand il se mettait à parler, ce qui avait le don de passablement agacer la necrophobe, qui l’écoutait malgré tout. Son étalage était recouvert d’objets étranges… tête de serpents de gorgone séchés, poudre de flammes de l’enfer, bave de crapaud buffle enragé, index de mort-vivant porte bonheur, livres spécialisés en magie "très" noire… ainsi que toute une gamme de substances hallucinogènes made in Dreamland que Melena ne connaissait pas mais dont elle soupçonnait les effets.

- Tu vois ?! T’as tout ce que tu veux ici ! Ce sont des produits rares ! T’es plutôt mignonne, j’peux t’en faire un bon prix si tu veux !

L’adolescente feignit de ne pas avoir entendu la remarque faussement charmeuse du jeune vendeur. Elle posa un doigt sur ses lèvres pâles étirées d’un léger sourire.

- Rares et un peu illicites, non ?

Son interlocuteur ne sut pas quoi répondre, prit au dépourvu. Le sourire de la necrophobe s’allongea. Il s’était installé dans un coin plutôt retiré de la place immense, ne venait peut-être que de s’installer maintenant que la nuit tombait, et ne faisait aucune réclame à haute voix. Dans le tumulte du marché, il devait passer presque inaperçu aux yeux des autres ; et quand bien même la police connaitrait son existence, l’irlandaise aurait mit sa main à couper qu’elle n’aurait pas cherché à lui faire fermer boutique. Sans même réaliser qu’il pourrait très bien, vu les produits peu nets dont il faisait commerce, être impliqué dans les disparitions, Melena souleva un pan de sa robe pour sortir d’une des poches de son pantalon une petite liasse de billet.

- Si tu tiens à me faire un prix, j’accepte l’offre. Pour 40rubz, j’suis sûr que tu pourrais me filer deux ou trois bons tuyaux sur les disparitions qui se répètent dans le coin. T’es le genre de type qui sait plein de chose, hein ?!

Elle ne quittait pas son sourire malin, ses yeux gris plongés fermement dans les gouffres sombres du jeune recèleur pour lui indiquer qu’elle n’était pas la pour rigoler.
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Jeu 27 Mai - 19:25

Le couple était profondément reconnaissant à ce garçon d’avoir retrouvé leur petite fille chérie, mais dès qu’il ouvrit la bouche le flot de mensonge qui en sortit était si saisissant que le père comme la mère en restèrent sans voix. L’homme jaugea d’un œil critique les tenues exubérantes et rapiécées que portait le duo avant de marmonner dans sa barbe :

- De longs voyages hein, et c’est pour ça qu’il y a un bout d’une robe agrafée à l’autre peut-être ?

Il n’eut pas le temps d’en dire plus sur sa pensée car sa femme venait de lui assener un coup de coude bien placé dans les côtes de son cher et tendre. D’accord ces jeunes gens étaient louches mais ils les avaient quand même aidé. Et puis on ne sait jamais à quoi s’attendre avec les personnes étranges, surtout qu’ils pouvaient bien revenir plus tard pour se venger de leur non assistance en leur prenant leur précieuse enfant.

Ce fut donc plus par crainte que par reconnaissance que la femme fila chercher des vieux vêtements qu’elle et son mari ne portait plus. Elle revint avec une robe de mage élimée et une sorte de toge qui devait être une tenue druidique. Elle les leur jeta presque dans les bras avant de serrer sa fille contre elle.

- Prenez ça et partez maintenant, ou j’appelle les autorités !

Cette menace était risible, surtout à Gloutoniskaïa, mais c’était bien la seule protection symbolique qu’elle pouvait s’offrir ! Dans tous les cas elle s’empresserait de parler à ses voisines des personnes étranges rodant en ville. Qui sait, c’était peut-être eux les auteurs des derniers enlèvements…

Du côté de Melena le marchant la fusillait du regard tout en vérifiant que personne de louche s’apparentant de près ou de loin à un policier valable rodait dans le coin. Il finit par cracher à l’adresse de cette gamine adepte du chantage que sa marchandise était tout sauf illégale, enfin jusqu’à ce que cette stupide loi sur les marchandises dangereuses soit appliquée par cette flicaille feignasse.

Et voilà qu’en plus elle voulait des renseignements pour 40 petits rubz… à peine de quoi s’offrir un resto. Son regard rieur lui sortait par les trous de nez, mais la menace de la gamine lui torturait toujours le cerveau. De toutes manières ce n’était pas comme s’il possédait concrètement une quelconque information, et 40 rubz pour des « on dit » c’était plutôt bien payé.

- Avance l’argent et on verra si je deviens bavard…

Une fois les billets en main il compta soigneusement pour vérifier que tout y était et fini par se pencher vers la brunette avec un air de conspirateur.

- J’ai rien de sûr, sinon l’affaire serait déjà réglé, mais y’a quelques rumeurs qui courent. Comme seuls les étudiants sont touchés on pensait que c’était lié à l’université mais elle nie toute responsabilité. Alors certains pensent qu’il soit s’agir de quelqu’un ou quelque chose s’en prenant aux sources de magie. D’autres parlent de personnes étranges rôdant dans le coin, tard le soir, mais je les ai jamais vu de mes yeux. J’ai un ami qui m’a dit en voir souvent près de la fontaine, mais vu la dose d’alcool qu’il avait dans les veines je ne peux pas te dire s’il faut le croire ou non.

Il rangea soigneusement les billets dans sa poche avant de commencer à remballer sa marchandise. Comme Melena persistait à attendre plus de renseignements il leva les yeux, agacé, pour siffler entre ses dents :

- Maintenant dégage si tu ne comptes rien acheter !

Ses affaires soigneusement rangées il partit sans un mot de plus, se permettant un unique regard en arrière pour vérifier qu’il n’était pas suivit, on ne sait jamais…
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 0:29

Myia fut déçue de ne pas partager son repas avec le jeune homme. Il ne devait pas avoir faim, et même si son estomac criait famine, elle lutta pour ne pas engloutir le fruit. Tant pis, elle le garderait pour un moment plus approprié.
A peine avait-elle expliqué son plan à son compagnon que Melena surgit de nulle part. En temps normal elle aurait été emportée dans un torrent de joie, mais là, elle était encore plongée dans ses pensées. Des pensées bien lointaines. Sa main s’était faiblement accrochée au vêtement d’Alexander alors que la jeune fille débitait son discours et ses reproches habituels, à l’écart de la foule.
Elle ne silla même pas lorsqu’Alexander et Melena se mirent d’accord sur le fait de se séparer de nouveau. Décidemment, les voyageurs prenaient un plaisir sadique à vouloir l’abandonner… Voilà qu’elle déprimait maintenant ! La fatigue et la faim avaient le don de lui ôter sa bonne humeur. Heureusement qu’elle ne parlait pas, ils auraient été surpris de son ton acerbe. Elle tapota son front, il faisait une chaleur étouffante ici, malgré la nuit tombante.
La jeune femme se rendit alors compte que sa main ne tenait plus le vêtement d’Alexander. La voix de Melena avait cessé de les réprimander. Ses bras relâchés pendaient de part et d’autre de son buste, elle soupira.
Il fallait qu’elle se ressaisisse, il ne s’agissait que d’une partie de cache-cache après tout !

* 1, 2, 3 … *

Sans s’arrêter de compter – il fallait bien leur laisser un peu d’avance, elle excellait à ce jeu – elle fouilla dans sa mémoire.

* 7, 8, 9 … *

Melena voulait qu’ils gardent le silence tout en récupérant des informations. Mission impossible ! Pff, elle se moquait d’eux encore. Tant pis, elle ne lui laisserait pas autant d’avance. Elle stoppa le compte au bout de vingt secondes.
Partant à la recherche de Melena, bien décidée à interroger les marchands en sa compagnie, il ne lui fallu que quelques minutes pour retrouver un de ses compagnons. Malheureusement il ne s’agissait pas de la jeune fille.
Alexander n’avait pas perdu de temps, et discutait déjà avec deux habitants, enfin deux et demi. Un enfant s’était réfugié dans les jupons de sa mère.
Intriguée, elle s’approcha et… fit la moue. Myia avait perçu quelques bribes de paroles qui ne lui avaient guère plu. Des vêtements. Sa petite séance de stylisme avait plus marqué les esprits que ce qu’elle avait imaginé. Au vu de la mine qu’affichaient les parents de l’enfant suite à la requête du jeune homme, Myia fut convaincue d’une chose : ils étaient fichés.
Mais qu’ils s’amusent à faire courir le bruit d’étrangers mendiant, et ils entendraient parler de leur enfant fugueur et traînant dans des recoins peur fréquentables du marché.
Une fois éloigné de ces habitants peu sensibles à la notion d’hospitalité, la jeune femme s’approcha d’Alexander. Elle s’empara doucement des vêtements qu’il avait dégotés. Ils étaient déjà en meilleur état que les guenilles de leur employeur. Maintenant, il ne manquait plus qu’un endroit où se changer. Son regard s’illumina !

- Il faut que l’on trouve une auberge, un hôtel, quelque chose où manger, nous laver et nous reposer ! En plus, regarde, la nuit tombe…

Myia frissonna. Ils devaient rapidement retrouver Melena. Ils pourront discuter des informations éventuelles qu’elle aura trouvées devant un bon… chocolat, ou du thé !
Sans savoir où elle allait, ne pensant qu’à s’enfuir de cette foule toujours aussi bruyante, elle s’empara de la main d’Alexander. Il ne la fuirait pas une nouvelle fois aujourd’hui.
Très vite, ils quittèrent le marché et le bruit incessant était déjà loin derrière eux.
Elle avait chaud, si bien qu’elle ne préféra pas imaginer la chaleur qui devait régner à l’intérieur des auberges. De plus la proximité des clients de divers horizons ajouterait des odeurs nauséabondes au tout. Pouah, ils seraient mieux à dormir dehors, Myia en était convaincue. Elle se forçait à ne pas imager ses poches vides, elle n’avait pas les moyens de se payer le luxe d’une douche ou même d’un repas digne de ce nom. Sans commentaires, elle découvrit sans peine une butte de terre recouverte d’un doux lit d’herbe haute, un peu à l’écart des rues et des habitations. Elle s’affala dessus, profitant pleinement de l’odeur récemment fraiche de l’herbe.

- Bien plus confortable qu’un lit, et je n’ai jamais campé !

Il aurait été trop beau que cette ville soit équipée d’un couvent ou d’un monastère susceptibles de les accueillir. Quand bien même ce serait le cas, ces lieux étaient souvent excentrés de la ville, en communion avec la calme et la nature. Se retrouver seul avec soi-même… quelle horreur !
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 1:37

Quand le jeune homme se fut éloigné, Melena resta un long moment pensive, sans bouger. Elle n’avait pas appris grand-chose, mais pourtant, ces premières bribes d’une éventuelle piste ne la rassuraient pas.
Quelque chose qui ne s’en prenait qu’aux étudiants ? Et à quoi étaient reconnus les étudiants ? A leurs vêtements ? Leur âge ? Ou bien ces dites étranges personnes qui rôdaient la nuit avaient accès à la liste des élèves ? Quoiqu’il en soit, une chose était certaine, cette petite confidence du marchand lui avait laissé une drôle d’impression. Un dernier regard pour la Tour de la gourmandise qui se dressait fièrement en projetant une ombre quelque peu effrayante, puis l’adolescente s’en retourna vers le cœur du marché. La nuit avançait vite, il fallait qu’elle retrouve ses compagnons pour décider comment aborder la suite de l’enquête. Ils allaient devoir dès cette nuit rôder un peu autour de la fontaine que lui avait évoqué le recéleur.

- Il aurait au moins put me dire si elle avait un nom, grommela la necrophobe. Ou au moins l’endroit où elle se trouve… c’est pas terrible pour 40 rubz.

Cherchant distraitement ses collègues du regard, un étalage attira son attention. Elle s’en approcha sans quitter des yeux l’objet qui la captivait. Un pieu en métal qui se découpait en deux parties : l’une qui ressemblait à un manche fin de forme rectangulaire, prolongé par une longue pointe conique au moins aussi longue. Si allait falloir errer dans une ville inconnue pour traquer des kidnappeurs, Melena estimait que ça n’était pas du luxe, et que ça pourrait lui être bien plus utile que son inséparable bout de miroir. L’adolescente avisa rapidement une sorte de fourreau en cuir brun munit d’une bandoulière, qu’elle demanda à acheter avec son arme. Elle en eut pour 40 rubz le pieu et 5 l'étui, ce qui ne lui parut pas excessif.
L’irlandaise rangea donc son nouvel ami dans son fourreau, qui d’ailleurs se fermait avec une petite langue de cuir, passa comme il convenait la bandoulière, et se remit en marche. Au moins, comme ça, elle ne dénotait pas du décor, et ça ne paraissait pas pus suspect qu’elle se promène avec une arme sur le dos. Jetant un œil aux alentours qui lui permit d’aviser plusieurs mages munis d’épées ou de sabres, elle se dit même qu’elle devait avoir encore plus l’air local.

La jeune fille chercha un long moment ses deux compagnons dans les allées du marché, mais elle n’apercevait ni un pli de la tenue excentrique de Myia, ni une mèche des cheveux blonds d’Alexander. La nuit tombait de plus en plus et désormais, le ciel n’était plus orangé mais d’un rouge vif qui cédait rapidement sa place au bleu de la nuit. Inquiétés par les disparitions, les habitants comme les touristes évitaient de rester tard dehors, à tel point que la grande place fut bientôt considérablement désertée et Melena pouvait scruter plus aisément les alentours dégagés. Toujours rien. Un léger sentiment de d'anxiosité commençait à lui nouer les entrailles. Ils avaient décidé de l’abandonner pour faire bande à part ? Ou bien… on les avait repérés et kidnappés ?
La necrophobe toujours bredouille se résolu à quitter le marché pour suivre un sentier qui n’avait pas l’air trop isolé. Elle réfléchissait. Devait-elle poursuivre l’enquête seule ? Ou bien devrait-elle plutôt se mettre à la recherche de ses compagnons ? Elle se serait soudainement presque sentit coupable. Les pauvres n’avaient ni argent, ni carte, peut-être même pas de quoi se défendre…
Mais son élan de compassion fut stoppé net, car elle entendit un éclat de voix qu’elle connaissait. Sur les bords du sentier s’élevait une sorte de petite colline couverte d’une herbe un peu haute. Melena la grimpa lentement, un soupçon de colère au fond du ventre, et voilà qu’elle découvrait une Myia affalée sans aucune gêne, sur laquelle veillait un Alexander qui paraissait l’écouter en se demandant si il pouvait se pencher pour l’embrasser. Elle fit bruyamment racler sa gorge pour attirer l’attention.

- Je vous dérange peut-être ?! Quand je vous ais dit de ne pas vous faire remarquer, ça ne voulais pas non plus dire que vous pouviez vous éclipsez pour batifoler en regardant le couché de soleil pendant que je travaille !

Elle avisa les nouvelles tenues posées à cotés d’eux.

- Aux moins vous avez de quoi vous changer.

La jeune fille poussa un soupir et s’assit à son tour. Elle passa une main dans ses longs cheveux noirs et prit le temps d’observer les environs avant de se lancer et de répéter ce qu’elle avait appris au marché. Le vent du soir qui se rafraichissait faisait un bien fou après le bain de chaleur étouffante qu'elle avait enduré dans la foule.

- Il faut qu’on aille passer la nuit près de cette fontaine. J’ai peut-être une idée…

Elle se mordit la lèvre avant de poursuivre.

- Je ne sais pas comment ils reconnaissent les étudiants de l’académie mais… il se pourrait bien que ça ne soit qu’à l’âge. Quoiqu’il en soit, c’est moi la plus jeune… alors je propose qu’on trouve cette fontaine et une fois là-bas… je servirai d’appât. Si jamais les personnes louches qui rôdent sont vraiment les kidnappeurs et cherchent à m’enlever, je saurais les accueillir. Elle tapota son pieu dans son dos. Et je compte sur votre aide évidement ! Dans le cas où ils n’auraient rien à voir là-dedans… on pourrait toujours les interroger.

Mise mal à l'aise par la situation qu’elle proposait elle-même de mettre en place, l’adolescente leva les yeux vers le ciel étoilé. Il faisait nuit maintenant.

- Si jamais ils ne viennent pas, on pourra toujours chercher des indices. Qu’en pensez-vous ?

Ses yeux gris pâles rencontrèrent le bleu intense de ceux d'Alexander ; et pour la première fois depuis qu'elle était à Gloutoniskaïa, ils ne reflétaient pas la colère ou le mépris. Il faut croire que dans un cas où sa sécurité dépend en partie de l'éfficacité de ses alliés, Melena était tout de suite plus douce.


Dernière édition par Melena Autumn le Ven 28 Mai - 12:25, édité 1 fois
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 8:53

Alexander remarqua alors la présence de Mylène. Elle avait dû la rejoindre…
Une fois tout deux partis, elle lui fit part de sa proposition. Il acquiesça d’un coup de tête, et commencèrent à partir. La nuit n’allait pas tarder à tomber. Et le froid à arriver… Alexander frissonna. Il crut ressentir aussi des frissons chez sa partenaire. Elle avait froid ? Il se demandait que faire…
Il sentit soudainement la main de Mylène dans la sienne. Sa véritable main. Avoir chaud le calmait un peu… Mais c’était aussi une sensation étrange. Elle avait en tout cas pas envie de le lâcher…

-Je suis désolé de t’avoir laissé seul… La prochaine fois je resterais avec toi. Promis !


Sa partenaire semblait avoir chaud. Il se rapprocha un peu d’elle, ayant peur du froid qui risquerait d’arriver…
Peu de temps après, ils trouvèrent une butte d'herbe, dans lequel elle s'allongea directement. Elle comptait dormir ici. Il commençait à se demander que faire : s'allonger auprès de cette charmante jeune femme ou plutôt veiller ? Mais Melena arriva à ce moment-là, en lançant encore une fois sa tirade légendaire. Cette fois-ci, Alexander ne répondit pas. Il réfléchissait de son côté. Il appréciait Mylène... Mais devait-il continuer ainsi ? Peut-être pas. Ce qui étais sûr, c'est que le froid se levait, et pendant que Melena donnait toutes les infos qu'elle avait reçus, Alexander essaya de s'installer le plus calmement et naturellement possible auprès de Mylène, en essayant d'être au plus près d'elle. Il était terrifié, cela se lisait dans ses yeux. Melena lança son idée. Elle voulait servir d'appât... De nuit ! Il aimait la nuit et la lune, mais de ce froid.... S'il restait auprès de Mylène, cela devrait pouvoir se faire. Mais elle ne se laisserait sans doute pas faire....
Melena voulut le regarder, et il changea de suite son regard, le troquant contre un regard assuré. Elle n’avait pas le même regard que d’habitude. Un regard de douceur.

-Je ne suis pas contre ce plan…. Cependant, nous devrions nous changer, Mylène et moi. Peut-on avoir quelques minutes ?

Il était choqué par ce qu’il venait de dire. Lui, aller à une mort certaine, ou à une nouvelle perte importante ? Et il avait accepté ? Comment allait-il faire ?
Etant auprès de l’oreille de Mylène, il les demanda si… Il commença à chuchoter, alors que Melena restait pensive à regarder le ciel.

-Je suis désolé mais… j’ai un certain problème, je n’ai pas véritablement envie de m’expliquer…. Mais c’est lié à la perte de ma main. Je sais que tu l’as remarqué.

Il chercha son regard. Tendre et inquiet.

-Je serais peut-être plus proche, mais ce n’est pas ce que tu penses... Et j’aurais besoin de cette proximité pour me changer. Je te fais confiance.

Il cherchait à se calmer, mais en plus de la sincérité que sa voix reflétait, ses yeux montraient toujours cette angoisse, qu’elle dise non, ou le rejette. Des flocons commencèrent à tomber autour….
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 14:50

Perdue dans le bonheur illusoire provoqué par ce tapis confortable, Myia n’en fut que plus comblée lorsque son amie se décida à les rejoindre en haut du petit talus. Elle est d’ailleurs du mal à retenir son hilarité alors que la jeune fille, visiblement déconcertée essaya de se reforger un visage dur et plein de colère. Elle transpirait l’inquiétude, bien au-delà de ce que pouvait imaginer la borderline. Dès lors qu’elle réussit, Melena pu entamer le récit de son aventure avec le trafiquant. Ils devaient aller vérifier si les informations qui courraient au marché se révélaient vraies. Mais, de là à le faire le soir même, alors qu’ils étaient épuisés et surtout affamés, il y avait un monde. Malgré le désir de toute l’équipe de résoudre cette affaire, il était étonnant que Melena se laisse emporter de la sorte, elle si raisonnée et réfléchie.
Dans les paroles qu’elle prononça, Myia vit cependant une opportunité à saisir : la fontaine. A défaut d’auberge ou de ruisseau – hors de question de revenir sur leurs pas – elle procèderait à un minimum de toilettes. De plus l’eau fraiche apaiserait très certainement les piqûres de moustiques et l’irritation causée par ces fichues puces dans le train.
Elle se garda bien de faire part de ce dernier point à Melena, cependant, en tant qu’amie, il était hors de question de la laisser risquer sa vie ce soir. Ils courraient droit dans la gueule du loup. Mais comment la persuader de reporter ce test ? Melena s’était inhabituellement adressée à eux d’une voix qui trahissait ses doutes. Même si elle avait besoin de leur aide, son ton mielleux sous-entendait autre chose : sa peur.
Alexander s’était installé auprès d’elle. C’est vrai que, la nuit tombée, l’air au départ rafraichissant, s’était transformé en brise glaciale. A moins qu’il ne s’agisse d’un mauvais pressentiment.
Pendant sa réflexion, Melana jeta un coup d’œil à leurs nouvelles tenues. Et non, ils n’avaient pas trainé de la patte durant son absence. Ils auraient un minimum d’allure !
A côté, Melena aurait des airs de princesse dénudée et meurtrières. Meurtrière ? La chance ! Elle s’était acheté une nouvelle arme, deux même ! La jeune fille roulait sur l’or.
Myia rêvait d’empoigner une de ces armes, non pas pour s’en servir… quoi que… mais plus pour impressionner.
Soudain son regard s’illumina et son corps se redressa ! Manquant de perdre l’équilibre, elle se raccrocha agilement aux épaules solides d’Alexander, très proche d’elle. Sans prendre le temps de s’excuser, plus par crainte d’oublier sa génialissime idée que par impolitesse, la jeune femme s’adressa à ses deux compagnons, en particulier Melena qu’il lui fallait convaincre.

- Je pensais à autre chose ! Tu es fatiguée, pâle et malgré tes armes, tu ne saurais pas te défendre si tu servais d’appât. Je ne veux pas que tu meures dans une éventuelle embuscade. De plus, tu ne fais vraiment pas… enfant en détresse. Il faut quelqu’un qui puisse jouer le rôle à merveille ! Qui d’autre que moi peut faire illusion ?

Myia espérait toucher la corde sensible en entamant le chant lexical de la mort. Il lui en coûtait de faire souffrir la jeune fille, mais c’était pour lui épargner un triste sort. Mieux valait-il qu’elle souffre à la place de quelqu’un d’autre, parce que dans tous les cas, elle souffrirait.
Mais comment jouer la comédie ? Elle parlait bien évidemment là, de son don de voyageuse, à savoir prendre l’apparence d’une enfant de huit ans lors d’émotion trop importante. Pour une fois qu’elle avait l’occasion de se rendre utile, et de faire quelque chose que seule elle pouvait effectuer. Elle frémit d’excitation tandis que ses mains resserraient leur étreinte sur les épaules d’Alexander. Il était le seul du trinôme à ne pas connaître son don. Myia aurait bien aimé garder son enveloppe naturelle, non pas qu’elle la préférait ou autre, mais plus parce que ceci signifiait qu’elle gardait un minimum de contrôle sur ses émotions. Elle avait été fière de ne pas prendre son enveloppe juvénile depuis le début de cette aventure. A user avec modération pensa-t-elle.

- Alexander ne pouvant jouer ce rôle, tu es d’accord avec moi que la plus agile de nous deux, c’est toi. Si tu te fais prendre, nous serons désarmés. Si je me fais prendre, vous saurez agir en conséquence. Malgré tout, je persiste à croire qu’il ne s’agit que de rumeurs… En attendant qu’il fasse nuit noire, nous pouvons quand même profiter d’un moment de répis pour reposer nos jambes et manger un petit quelque chose. Je ne pense pas que d’éventuelles personnes douteuses errent alors qu’il reste beaucoup de monde dans les rues, surtout avec ce qu’il se passe en ce moment.

Alexander avait soulevé l’idée de se changer. Il est vrai que le talus et les arbustes à proximité leur offriraient un brin d’intimité. Myia ne réagit pas de suite lorsqu’Alexander approcha sa bouche de son oreille. Leur proximité, presque intime, puisqu’il venait d’entrer sur son territoire en frôlant et ses cheveux et son oreille, ne l’avait jusqu’alors pas gênée. La jeune femme était parfaitement à l’aise à ses côtés. Elle eu un mouvement de recul presque imperceptible lorsque son souffle lui chatouilla l’oreille.
Ce qu’il lui confia la laissa songeuse. Ainsi cet homme parfaitement prévenant et souriant avait des secrets. Myia adorait le mystère, et prendre le temps de les découvrir. Elle savait pertinemment qui si elle insistait et le questionnait plus précisément, il finirait par se dévoiler.
Son envie de faire durer le secret avait prit le devant sur sa curiosité et elle se mordit la lèvre, se contentant de répondre à son sourire à la fois inquiet et interrogateur. Myia avait confiance en lui, du moins jusqu’à maintenant, il lui avait donné toutes les raisons de croire qu’elle pouvait aller jusqu’à lui confier sa vie. Sa remarque l’amusa. Elle savait pertinemment qu’il n’en était pas de même pour Melena.

- Oh ! Il neige !

Sa remarque tout à fait inattendue l’étonna elle-même. Comment était-ce possible en cette période et avec cette journée si chaude ? Il était vrai que la température avait chutée mais de là à frôler les négatifs, que nenni.
Attrapant les maigres flocons qui chutait tout autour d’eux, elle constata qu’Alexander était le centre de gravité de ce phénomène étrange et… magnifique. Amusée et contente de découvrir son secret, elle s’empara à deux mains du visage du jeune homme et le fixait dans les yeux. Il se sentait mal à l’aise ?

- C’est impressionnant ! Alors ton pouvoir consiste à contrôler le climat ! J’adore ça ! C’est pour ça que tu t’inquiétais ? Ne t’inquiète pas, on va se changer.

Sa proximité avec lui ne l’avait jusqu’alors pas dérangée le moins du monde, pourquoi cela allait-il commencer ? Elle fit un bref signe de main à Melana, tirant son compagnon derrière les arbustes. Myia préférait garder sa tenue. En effet, si elle devait retrouver sa taille d’enfant, elle préférait ne pas se retrouver avec une tunique trop grande qui la ferait chuter ou la gênerait dans ses déplacements. Pour le coup, sa jupe plissée serait pratique. Elle se contenta donc d’enfiler la tunique de druide. Son accoutrement la fit sourire. Au moins il ne l’avait pas dégoutée comme les déguisements ridicules de… M. Kouglof.
Ceci ne lui prit pas plus d’une minute. La jeune femme tourna le dos au jeune homme et finit par s’installer. C’était à son tour.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 15:57

Alexander prit un regard assuré pour observer la necrophobe, ce qui contrastait avec les sentiments gravés au fond de leur mer bleue. Quelque chose comme de la tristesse… elle lui rappelait un peu celle qui devait marbrer les iris grises cristal de la jeune fille depuis sont accident. Elle eut un petit sourire tandis que Myia se levait avec tant de hâte qu’elle due se rattraper à son collègue blond pour ne pas s’étaler par terre. Melena ne put s’empêcher de constater comme ils s’étaient rapprochés, alors qu’elle restait inévitablement seule. Ca ne la dérangeait pas vraiment… elle était tellement habituée à la solitude que désormais, ça lui paraissait tout à fait normal ; mais le fait que ça mette en relief son incapacité à s’entendre avec les autres membres de son espèce la touchait quelque part... légèrement.
C’était à elle que la borderline s’adressait, et le fait qu’elle évoque sa mort fit se raidir l’adolescente. Dissimulant la crainte qui naissait, elle se mit à réfléchir.
Voyons, pour leur tendre une embuscade, il faudrait qu’on sache qu’ils se rendent à la fontaine ? Et si le marchand les avait repéré ? Si tout n’avait été qu’un coup monté pour s’en prendre à eux ? La jeune fille secoua vigoureusement la tête pour chasser ces pensées parasites. Elle était necrophobe mais pas paranoïaque. Soufflant pour chasser son inquiétude, elle se tourna vers Myia avec un sourire.

- Je te remercie mais je suis tout à fait capable de me défendre. Mais…

Myia n’avait pas finit, elle repartie sur sa lancée en exposant des éléments logiques. Melena prit un air pensif.

- Mais est-ce qu’ils s’en prendraient à une gamine ? On ne sait même pas s’il y a des enfants aussi jeunes à l’académie…

Si des gens rôdaient pour capturer d’apprentis sorciers, est-ce qu’ils s’attendaient le plus à une riposte de la part de l’appât, ou bien d’éventuelles personnes qui jailliraient pour la défendre ?!
Ce qui était sûr, c’est qu’il leur fallait des otages vivants, et cela donna une idée à la necrophobe.

- Peut-être que tu as raison Myia, mais l’avantage est que moi… ma valeur d’appât peut facilement être dévaluée…

Elle déglutit.

- Si je meurs.

Elle fixa Alexander, qui lui, n’avait pas parut en désaccord avec le plan. Melena venait d’y trouver un autre bout, qu’elle cherchait à expliquer à ses collègues.

- Je sais bien qu’il ne peut s’agir que de rumeur, mais nous devons aller vérifier et nous préparer à toute éventualité. Nous ferons l’appât toutes les deux. Toi en gamine, moi bah… comme ça. Alexander, tu resteras non loin, armé de ce que tu peux. Si jamais quelqu’un en rapport avec l’affaire arrive… il n’aura pas peur d’un couple de filles, et n’hésitera sans doute pas à s’en prendre à nous. Si jamais leur cible s’avère être toi Myia, alors nous autres, on te défendra. Mais si jamais il s’agit de moi et que ça tourne mal…

Sa voix tremblota légèrement lorsque l’adolescente commença la suite de son récit.

- Alexander, tu devras te dépêcher de venir me prendre en otage devant eux et me menacer de mort. Sérieusement, d’accord ? Tu devras me menacer avec toute la crédibilité possible, il faut que tu me fasses réellement peur !

Elle ne pouvait pas expliquer ce qui se passerait, tant cela lui paraissait horrible à elle-même, mais c’était la seule solution. Si jamais elle avait assez peur de mourir, son pouvoir se déclencherait et elle tomberait raide morte dans les bras de son allié. Si tel était le cas, les kidnappeurs n’auront plus aucune raison de l’emmener, et il fallait espérer qu’ils battent en retraite.
Melena espérait qu’ils n’allaient pas avoir à arriver à de tels extrêmes. Mais quelque chose la dérangeait… cette affaire lui paraissait trop facile. Si jamais il avait été si simple de repérer les coupables, comment la police aurait-elle put les rater ? Trois options s’offraient à eux, mais elle se retint d’en faire part à ses collaborateurs : soit ils se dirigeaient vers une fausse piste, soit ils se jetaient dans la gueule d’un loup énorme, soit la police était de mèche et tout ceci n’était destiné qu’à faire enlever des voyageurs. Une opportunité se présenta pour changer de sujet.

- On peut se reposer ici s’y vous voulez, mais pour ce qui est de manger, je n’ai aucune idée. Je ne sais pas ce qui se vend ni où, et je ne suis pas crésus, j’vais pas vous inviter pour un truc trop cher.

Le frigophobe parut glisser quelque chose à l’oreille de Myia, et il se mit à neiger au dessus de sa tête. Melena observa un moment le phénomène sans rien dire ; moins morbide que son pouvoir à elle, mais totalement inutile. Elle se frictionna les bras en détourna son regard des deux amis qui semblaient si proche qu’elle se sentait impudique.

- Génial… bah c’est pas sur ton pouvoir qu’on va compter pour cette enquête hein ?! En plus c’est qu’il emmène le froid avec ton bazar !

En réalité, la température en chute ne la gênait pas plus que ça ; les hivers irlandais étaient bien plus glacials que les soirées de Gloutoniskaïa. Elle cherchait juste à rappeler à ceux qui s’affichaient presque comme des tourtereaux qu’ils étaient là pour affaire et pas en lune de miel.
La jeune fille leva les yeux au ciel quand Myia s’extasia devant les flocons, et soupira de soulagement quand ils se furent éloignés pour se changer. Seule, elle s’allongea à son tour en observant les étoiles qui se détachaient du drap bleuté, rêvant succinctement de sa vie dans le monde réel. Avec un autre soupir de triste, elle tira la carte de son décolleté et lui demanda avec gentillesse de lui indiquer la fontaine la plus proche, ce qui fut fait.

Quand ses compagnons revint, changés, l’adolescente leva le bras pour tendre la carte à Myia, sans pour autant quitter l’ailleurs où son esprit s’était réfugié. Elle dit d’une voix froide en se relevant :

- C’est là. Vous avez jusqu’à ce que toutes les rues soient désertes. Reposez-vous, trouvez un endroit ou manger, faites ce que vous voulez. Ensuite, on y va.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Ven 28 Mai - 21:08

Alexander écouta les propositions de Melena. Elle avait de l’idée dans la cervelle… il n’aimait pas trop cela… Mais si la robe était assez chaude… Et s’l se mettait dans la peau d’un tueur… alors il pourrait peut-être refaire cela…
Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas essayé. Mais c’était utile.

-Ne t’inquiètes pas. Je te ferais peur. J’ai une arme sur moi. Et j’ai encore quelques trucs…


Alexander vit le sourire de Mylène. Il adorait ce sourire…
Mais elle remarqua la neige…. Elle s’extasiât devant celle-ci… Puis, soudainement, elle prit son visage des deux mains, et le regarda droit dans les yeux. Alexander se sentit rougir, et était très gêné.

-Merci, mais comme Melena l’a dis, cela ne sert àrien comme pouvoir… C’est juste… joli…

Il hésitait à lui dire pour sa phobie. Car c’est cela qui l’inquiétait, et non les flocons de neiges. Plus tard…
Ils allèrent se changer tout deux, à l’abri. Elle enfila simplement sa robe.
Il la contempla. Elle était… magnifique… Il n’y avait pas d’autres mots !
Puis ce fut à son tour. Elle s’était tournée. Bon, les arbustes coupaient légèrement le vent….
Il se déshabilla et mit sa nouvelle robe, cependant très près de Mylène. Il était sans doute trop proche pour elle… Mais comme cela, il n’avait pas froid. Il garda sa lame à portée de main, cependant. Il en aurait besoin, pour la mission kidnapping. Il posa délicatement sa main sur Mylène, bien qu’il se doutait qu’elle savait déjà qu’il était vêtu.

-Je suis prêt. Merci de t’être tourné, et pour m’avoir fait confiance…

Puis il eut une idée.

-Tu peux me donner ta pomme, s’il te plait ?


Elle s’exécuta, et il posa la pomme sur une souche, non loin. Il prit sa lame, et frappa. Bien que sa frappe soit légèrement maladroite, il réussit à couper la pomme. Un peu de travers. Il donna alors la plus grosse part à Mylène.

-Voilà, contente ? Je vais manger à ma faim !

Ce n’était pas réellement vrai. Mais c’était plus romantique. Il lui sourit D’un sourire sincère, et non charmeur, comme avant.

-On devrait y aller.

Melena leur proposa de se reposer ou autre, mais elle avait repris ses habitudes glaciales. Sa proximité avec Mylène la gênait-elle ?
Il s’allongea, voulant se reposer. Puis il regarda tendrement Mylène. Il l’appréciait beaucoup, c’était certain.
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Sam 29 Mai - 23:26

Alexander avait été gêné par l’élan enthousiaste de Myia suite à la démonstration de son pouvoir. Incompréhensible. La situation avait été équilibrée lorsque Melena déprécia au possible ce don qualifié d’inutile. Parfois, elle avait le don d’être irritante, un brin psychorigide. Peu avant, le jeune homme s’était changé sans trop s’attarder, le froid aidant.
Elle avait été satisfaite d’avoir mis de côté la pomme. Malgré le peu de nourriture, ça aurait le mérite d’être juteux, plein de vitamines, et surtout… sucré. Alexander avait prit le morceau le plus petit, et Myia en profita pour recouper le sien en deux parts à peu près égales. Sans attendre la réaction de la jeune fille, elle en déposa une dans ses mains surprises et retourna s’installer près d’Alexander et de ses flocons qui s’amenuisaient déjà.

Ah ! Il y avait de quoi être fier! Myia avait réussi à convaincre Melena que son plan était recevable, en partie du moins. Son entêtement et son habitude de suivre sa propre voie l’obligeaient toujours à soumettre ses conditions. Elle voulait risquer sa vie malgré sa peur visible de la côtoyer, libre à elle de le choisir. Au moins, Myia ne se retrouverait pas seule.
Il était évident pour elle que des élèves de l’académie de magie commençaient à étudier jeunes. Après tout, elle avait été enlevée. Melena n’avait pas regardé Harry Potter ?
Cependant, elle était forcée d’admettre qu’en tant que cadavre potentiel, la jeune fille n’encombrerait pas les agresseurs. Au mieux, elle pourrait lui servir de bouclier. C’était horrible de penser qu’une personne ne pouvait rendre service aux autres qu’en risquant sa propre vie ou en se forçant à combattre la pire de ses craintes. Une personne objet, dont l’existence même n’a que peu de valeur aux yeux des autres. Myia frissonnait, ce n’était pas du tout la vision qu’elle avait de Melena, mais comment pouvait-elle le deviner ?
La jeune fille exposa la fin de son plan : Alexander les protègerait. Myia n’eut aucun mal à l’imaginer les défendre. Pour elle, il présentait toutes les qualités d’un preux chevalier… le costume en moins. Peut être que sa vision de la réalité était légèrement déformée.

- Alexander, on tremble à cause de tes flocons. Tu es relativement pâle, assez mystérieux, imposant malgré… Bref, on peut facilement imaginer que tu en as vécu, et pas que des belles. Si tu devais intervenir tout à l’heure, le regard assassin, armé, et… magicien, plus d’un décamperaient devant toi. Ce n’est pas tous les jours qu’il neige en pleine saison chaude !

En parlant d’arme, Myia n’en avait aucune, à l’exception d’un… stylo qui n’écrivait visiblement pas. Ce n’était pas plus mal au vu de celle qui ornait le dos de Melena. Elle serait une cible de choix en cas d’embuscade.
La faim attaqua violemment son ventre qui émit un rugissement infernal. Désespérée par l’égoïsme de Melena elle s’affala sur le sol qui la reçu avec douceur. Elle avait suffisamment d’argent pour s’acheter des armes ou des informations pas forcément utiles, mais était prête à faire la grève de la faim! La jeune femme ne tiendrait pas longtemps dans cet état. Depuis le début du voyage elle avait tenu, mais la circonstance aidant, sa retenue finirait par céder.
Ses transformations fréquentes avaient eu le don de la fatiguer, elle mais aussi son entourage.
Qui était-elle ? Une enfant, une adulte ? A force de se métamorphoser elle sentait qu’elle allait se scinder en deux, aux yeux des autres au moins. Il ne manquait plus que ça, deux Myia. Elle avait remarqué que des compromis étaient possibles. Lorsqu’elle cédait à des envies… enfantines, elle arrivait à garder son enveloppe originale. Elle en avait eu la preuve lors de sa séance de déguisement. En revanche, la frustration de ne pas faire ce qu’elle voulait avait le don de la mettre dans un état de caprice qui la transformait dans les instants suivants. Mais il était encore difficile pour elle de prendre conscience de ces situations où son... immaturité prenait le pas.
Enfin bon, elle n’avait que partiellement conscience de cette situation, surement la peur de totalement admettre la maladie qui la caractérisait si bien.
Melena s’adressa une ultime fois à eux et leur tendit pour la première fois la carte vainement dissimulée dans son décolleté. Elle leur fixait le point de rendez-vous, montrant ainsi bien son intention de passer un moment seule. Myia devinait que si elle venait à insister, la jeune fille se renfrognerait et les repousserait. Un moment de solitude, elle y avait droit, même si l’idée faisait trembler la borderline. Ses deux armes avaient le don de la rendre effrayante, même de loin. Il y aurait donc peut de chance qu’elle soit accostée.
Myia, étrangement silencieuse tout à coup, préféra laisser Melena s’éloigner tristement, et perdue dans ses pensées. Elle cherchait encore les mots qu’elle voulait mettre sur cette sensation.

Laissé de côté depuis quelques minutes, Myia reporta son attention sur le jeune homme.
Il avait profité de la fin du discours de Melena pour s’étendre sur le sol juste à côté de Myia. Après un festin comme celui-ci * sourire * il était tout à fait normal de vouloir se reposer.
En raison de la pénombre, la jeune femme distinguait très mal le visage d’Alexander. Elle sentait cependant son regard la fixer avec insistance. Complètement lessivée, elle ne pu résister à l’attirance de son lit improvisé, étendue en long, près du jeune homme. Les flocons avaient stoppé leur danse et l’atmosphère reprit assez vite ses températures estivales. Le souffle régulier de son compagnon résonnait comme une berceuse.
Myia elle, était déjà aux portes du sommeil.
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 30 Mai - 16:46

Melena s’éloignait, son quartier de pomme à la main, mimant des lèvres un « gnagnagna » qui se voulait une parodie de Myia flattant l’aura d’Alexander. Sérieusement, les coupables des enlèvements avaient déjà largement eut à faire à des ripostes magiques sans doute, et sûrement plus dangereuses… lequel d’entre eux aurait peur d’un manchot armé d’un bout de métal difforme et abimé autour duquel il neigeait à la moindre de ses émotions ?!

- Pathétique. Souffla-t-elle à plusieurs mètres de ses compagnons, les yeux plongés dans l’horizon assombri.

Elle regarda le morceau de fruit que lui avait offert la borderline. Des traces de rouille noires et orangées la marquaient sur une face, dégoutant assez la necrophobe pour qu’elle balance sans sentiments sa collation au bas de la bute de terre, avec un bref éclat de rire exaspéré.

*Il coupe une pomme avec une lame complètement rouillée qui a trainé on ne sait où… et il a l’intention de la manger en plus… il n’y a peut-être que la lumière dans ses yeux qui est intelligente alors…*

La jeune fille scrutait le paysage. Elle voyait le sentier d’où elle venait, s’enfonçant dans une rangée d’arbre grandiose dont les feuilles miroitaient la lumière de la lune. Le marché était débarrassé et la grande place déserte qui devait d’ordinaire n’être qu’une jovialité quotidienne endormie, apparaissait comme un lieu mort que chacun avait fuit ; même sinistre, là où la Tour de la gourmandise jetait son ombre imposante. Peu loin, peut-être 30min à pied au bout d’un chemin adjacent à celui qu’elle avait emprunté, une petite agglomération vivait encore faiblement de gens qui se rendaient dans les tavernes ou les restaurants par groupe de trois ou plus, frayeur des enlèvements oblige. A l’écart de cette petite portion résidentielle, au milieu d’une clairière baignée par la lune, une fontaine installée autour d’une statue en forme de sirène. Le coin avait l’air paisible, sans l’ombre d’un perturbateur, et Melena commençait à se demander si elle ne s’était pas trop montée à la tête.
Après tout, ce que lui avait raconté le recéleur n’était que rumeur. Peut-être bien que se rendre là-bas en attendant une confrontation immédiate avec les coupables était une idée un peu hâtive et qu’il était plus probable qu’ils n’y trouvent rien d’autre qu’une eau cristalline qui clapotait paisiblement sous la lueur lunaire. Pour en avoir le cœur net, il suffisait d’y aller.
Elle jeta un œil en arrière sur ses collègues. Ils n’avaient apparemment pas l’air motivés autrement qu’en paroles pour leur mission nocturne et s’étaient étendus sur l’herbe comme deux amants qui contemplaient les étoiles.

Silencieusement, l’irlandaise revint auprès de ses compagnons, les toisant avec un sourire en coin ironique, le regard froid dénué de toute émotion.

- En fait, vous êtes venus ici en vacances, c’est bien ça ? On a pratiquement rien fait de la journée, et vous demandez déjà à vous reposer en amis intimes à la belle étoile. Si je vous dérange, je peux très bien continuer seule et vous laissez à votre fructueuse collaboration. Il me semblait qu’on avait été engagé pour être plus efficaces que les policiers paresseux de cette ville !

C’était elle qui les avait autorisé à se reposer et alors ?! Ils l’avaient prise au mot sans se poser de question. Evidement qu’elle n’attendait pas qu’ils se prélassent en bons vivants, mais bien qu’ils se bougent un minimum pour l’enquête !
Elle fixa Alexander.

- Au fait, merci bien d’avoir coupé la pomme. Mais à moins que la rouille moisie t’ait été conseillée par ton diététicien, je pense qu’il aurait été plus judicieux d’utiliser autre chose. Ou bien de simplement mordre dedans ! Vous êtes assez proche tous les deux pour pratiquement vous changer ensemble, mais pas assez pour que vos dents rongent le même fruit ?

La jeune fille eut un petit rire sarcastique.

- On est des voyageurs en mission, pas des agents secrets professionnels top-classe. Alors on peut bien se passer de ce genre de délicatesse, tu ne crois pas ?! Quand je pense que c’est une adolescente d’au moins 5 ans plus jeune que vous qui doit vous le dire…

Elle poussa un soupir, ses yeux pâles reportés à l’horizon. Cela lui rappelait son passage dans la cale du Slavedog Millionnaire, quand la bande de Yoru et sa petite française s’adonnait à une intrigue amoureuse tirée tout droit des feux de l’amour, alors qu’ils étaient à cette heure voués à se faire vendre en esclaves ou à crever la bouche ouverte. C’était le genre de manque de discernement que son esprit solitaire habitué à calculer froidement ne pouvait supporter.

- Moi je vais à la fontaine maintenant. Si jamais vous avez envie de m’aider, vous avez la carte pour me rejoindre. On verra demain matin si j’estime que vous avez mérité que je vous achète à manger. Mais dans tous les cas, ça ne serait pas gratuit : vous aurez intérêt à me rembourser à peine reçue votre paye. Je ne m’inquiète pas pour toi Myia, ajouta-t-elle en posant sur la jeune femme son regard, tu as ton beau protecteur armé d’un bout de ferraille pour veiller sur toi.

Sans un mot de plus, Melena fit volte face et se mit en route. Elle avait conscience d’avoir été exécrable et que ses compagnons risquaient bien de l’abandonner à elle-même, tout en poursuivant de leur coté. Ils avaient la carte maintenant, alors il ne restait aucun remord à la necrophobe, si ça n’était de se dire qu’elle serait seule pour affronter les kidnappeurs lorsqu’elle tombera sur eux – parce qu’elle avait bien la ferme intention de les trouver. Elle aussi avait faim et se sentait fatiguée, mais elle n’estimait pas raisonnable de se reposer après une journée aussi maigre, alors qu’ils avaient eut leur première parcelle d’indice. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud comme on dit, et dormir risquait de le refroidir.
Désormais, elle ne savait pas si ses collègues étaient ou pas sur ses talons, mais elle rejoignait le chemin qui allait la mener à l’agglomération qu’elle avait perçue depuis la bute, attentive au moindre bruit suspect.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Dim 30 Mai - 22:57

Mylène considérait qu’il pourrait faire peur à n’importe qui…
Elle avait peut-être raison, mais elle avait peut-être tort. Alexander était en tous les cas pensif.

Il la regarda, elle qui s’était allongé auprès de lui. Charmante jeune dame…
Il n’avait pas mangé sa pomme. Il l’essuya, voyant la rouille sur la pomme. Il trouva la pomme de Mylène non loin, et fit de même. Il utilisa l’ancienne robe qu’il avait pour cela. Ce n’était certes pas terrible, mais mieux que rien…
Cependant, il sentait qu’il aurait dû prévenir Melena…
Il regarda encore une fois Mylène. Il resterait sage. Et puis, elle aurait peut-être peur, après sa démonstration de son « talent ». Seulement une question de techniques, rien de bien spécial. Mais la plupart des gens ne suivaient pas « sa » voie. Il savait pourtant que c’était très pratique…
Il contempla la lune….

Et Melena obstrua sa vue. Il était fort vexé, mais il écouta ce qu’elle débitait.
Il n’écoutait que d’une oreille. Il savait pourquoi il avait fait cela. Il devrait se montrer ferme, dans un futur proche…
Et il devait commencer à montrer qui était le maître de qui, et ce dès maintenant.
Il parla d’une voix glaciale, qui le fit frissonner.

-Melena, je tiens à te dire, que tu voulais que l’on attende que tout le monde parte. C’est ce que l’on a fait, on as attendu. De plus, je pense que tu sais que le voyage a été long. Nous nous sommes donc autorisés une pause de quelques instants…

Il regarda Mylène.

-Bon, certes pas que de quelques instants… Quant à la pomme, j’ai pris le soin d’essuyer les nôtres. Si tu n’étais pas parti seule, dans ton coin, j’aurais pu faire la même chose… Mais ne t’avise pas de te mettre en colère. La jalousie t’embrouille, et te mènera à la destruction, si tu la laisses te guider… Montre ta force, et ne succombe pas !

Son regard devint de plus en plus dur, de plus en plus empreint de colère. Mais il se calma à temps.

-La délicatesse doit se délivrer à tout moment… Tu as dû toi aussi en manquer. Je suis désolé pour toi.

Il tilta alors. Il avait appelé Mylène Myia? Elle lui avait menti?
Peu importait. Il s'en occuperait plus tard...
Il réveilla doucement Mylène-Myia, et lui susurra de doux mots dans l'oreille.

-Il va être temps de partir, rose du matin !

Melena était déjà parti, seule. Pour qui se prenait-elle ? Pour Wonderwoman ? Elle risquait de se faire agresser très vite, à ce rythme…. Mylène-Myia n’étant pas encore très réveillé, il lui prit la main et l’emmena. Il arma son esprit à toutes situations…
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Myia Be
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Lun 31 Mai - 23:18

Myia était aux portes du sommeil, certes, mais elle n’eut pas le temps de les franchir. Elle fut violement tirée de son lit de verdure. Seule la violence semblait avoir eu l’effet escompté sur la jeune femme. Son corps bien trop fatigué avait complètement ignoré les mots doux qui lui avaient été susurrés à l’oreille. Le sang lui monta rapidement à la tête et elle manqua de dire bonjour au sol devenu dur. Adieu le repos, une poigne étonnement ferme, celle d’Alexander l’entraînait dans une course folle. Que diable voulait-il ? La nuit avait déjà filé ou un danger les guettait ? Au bout de quelques secondes difficiles, ses yeux retrouvèrent leur capacité et s’adaptèrent à la pénombre. Non, la nuit venait à peine de tomber, mais la place du marché était maintenant vide. Elle reprenait toute sa splendeur et les ruelles auparavant dissimulées dévoilaient de nouvelles possibilités.
Alexander s’était arrêté, histoire de jugé quel était le chemin à suivre. Il devait surement chercher Melena. Lui revint en mémoire le chemin qu’ils devaient parcourir pour parvenir à leur point de rendez-vous. Ils devraient repasser par cette rue qui les avait guidée jusqu’au marché pour bifurquer vers une ruelle qu’Alexander venait de remarquer. Après, … ils verraient. La jeune femme avait parfaitement en tête la zone où s’amassaient les restaurants et tavernes bien vivantes et aux fumets attirants. Ca serait l’étape de torture, mais elle attendrait jusqu’à l’obtention d’un indice, aussi maigre soit-il.
Elle osa un regard en direction de son compagnon qui s’était remit en route. Le visage fermé, le plissement de ses sourcils avait créé une fossette à leur jonction. Sa détermination était à la hauteur de son énervement. Melena n’avait pas dû l’épargner dans ses reproches. Peut-être leur avait-elle fait remarquer leur audace à vouloir prendre du temps pour se reposer. Cela étant, Myia aurait dû sentir l’arnaque, la voix ironique de Melena résonnait dans sa tête.
Elle osa une remarque déplacée, d’une toute petite voix…

- J’ai loupé quelque cho…

Sa petite maladresse fut rattrapée. Melena était là dans un virage, bougonnant comme pas deux, tête baissée. Elle lâcha doucement l’étreinte d’Alex qui ne l’avait pas lâchée et su rua vers elle. Elle ne pu s’empêcher de pouffer, la tête de ronchon qu’elle tirait était à mourir de rire. Hm, pas sur que cette image lui ait plu…

- On a déjà fait une bonne partie du trajet, nous serons bientôt à la fontaine.

Myia aurait bien voulu lâcher à sa coéquipière qu’elle ressemblait à un des sept nains dans Blanche-Neige. Allez savoir lequel. Mais elle ravala son humour douteux. Elle aurait très bien pu lui renvoyer sa blague en pleine figure… La jeune femme chercha du regard ce qui manquait à sa main… Ah, Alex l’avait rejoint, si bien qu’elle récupéra sa main. C’était presque devenu une habitude. Elle esquissa un geste en direction de la jeune fille, puis relâcha son bras. La réaction de Melena était prévisible à des kilomètres à la ronde, et ses grognements n’aidaient en rien.
Ils reprirent leur marche en silence, guettant le moindre bruit insolite, le moindre mouvement douteux. Seuls les ivrognes précoces sortaient des différents bars, épaulés par quelques compagnons non moins saouls, mais qui leur avaient permit d’éviter une bagarre inutile, voire une émeute générale. Les volutes d’alcool et l’animation des tavernes eurent au moins le mérite d’atténuer l’attaque des fragrances émanant de volailles récemment cuites, accompagnées de légumes divers et variés…
Myia avait assez bu pour la soirée, un client zigzagant dangereusement s’était à peu près stabilisé à son niveau. Il lui avait lâché quelques sons incompréhensibles aromatisés par 45° d’alcool fort. Elle se rapprocha de Melena qui éloigna le déchet humain d’un simple regard. Décidemment, Melena avait de la classe avec son don de persuasion. Un jour Myia deviendrait comme elle. La jeune femme aurait aimé lui dire quelque chose, et s’empêcher de le faire pour éviter une remarque déplaisante relevait presque de l’impossible. Elle frissonna et ravala ses paroles. Depuis le début de l’aventure, elle avait remarqué que sa relation avec la jeune fille se passait mieux lorsque… elle se taisait. En revanche, elle se mettait un point d’honneur à effectuer ce que Melena n’osait pas faire. Pour sur, rien ne le gênait dans ses actes tant qu’elle estimait qu’elle pouvait être utile à ses proches. Il en aurait été de même pour Alexander.

- Regardez la sirène, elle est magnifique !

En effet, après l’étroitesse de la ruelle qu’ils avaient longée, s’amorçait une place, à peine plus petite que celle du marché, mais bien plus mystérieuse et envoutante. Pas un chat ne trainait ici, de peur de profaner ce sanctuaire minéral. Le sol recouvert d’une mosaïque de couleurs accueillait en son centre une imposante fontaine. Enfin, c’était plutôt la statue d’une sirène, main plongée dans les cheveux et confortablement installée dans un coquillage ouvert qui subjuguait Myia ; ses compagnons aussi. La pression de sa main se fit plus forte sur celle d’Alexander tant elle était impressionnée par ce tableau à la beauté indiscutable. Un filet d’eau ruisselait le long de son corps, dégagé comme par magie de son corps de pierre froid. Seules ses proportions la rattachaient à la réalité. Aurait-elle été de chair et d’os qu’elle n’aurait pas perdu en charme.
Mais il ne fallait pas oublier la raison de leur présence. Les sens de ses deux compagnons étaient aux aguets. Tant pis, elle n’avait pu se transformer avant d’atterrir ici. Si elle s’arrangeait pour le faire maintenant, cela la desservirait. Elle aurait voulu chuchoter quelque chose à Melena et entendre des mots rassurants de la bouche d’Alex. Son regard ne se détachait pas de la statue au regard vitreux, éclairé par le clair de lune. La jeune femme frissonnait. Quelque chose n’allait pas ici, ça se sentait…
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Melena Autumn
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 1 Juin - 0:34

Melena était partie depuis un moment déjà, mais les répliques d’Alexander qu’elle avait ignoré jusqu’à lors lui revenaient en tête et avait pour don de l’énerver à chaque pas qu’elle faisait. Pour qui il se prenait avec ses leçons à deux sous ? Elle jalouse ? La bonne blague. Une partie d’elle aurait voulut lui cracher à la figure que jamais elle ne serait jalouse d’un empoté manchot qui avait la cervelle ramollit à force de technique de drague douteuse ; mais elle estimait ne pas avoir à entrer dans une querelle de ménage, sans quoi elle ne vaudrait pas mieux que lui dans son inutilité.
Elle entendit bientôt des pas dans son dos, et ne se retourna pas pour vérifier de qui il s’agissait. Elle reconnaissait le son des talons de Myia, qui se rapprochait d’elle pour venir la regarder. Un sourire sur son joli visage laissant entendre que la mine renfrognée de la necrophobe l’amusait, mais celle-ci ne répliqua pas autrement qu’avec un haussement de sourcils.

*Après tout… c’est une immature maladive, un rien doit la faire pouffer.*

Melena replongea donc dans ses pensées. Qu’est-ce qui allait les attendre à la fontaine ? Sans même s’en rendre compte, elle était partie sur l’hypothèse qu’il s’agissait d’enlèvements. Mais… a bien y repenser, ils étaient dans une ville magique… et l’académie avait elle-même figurée parmi les premiers suspects. Et si par « disparitions » le commissaire entendait réellement « disparition » dans tout le sens du terme ? Qu’adviendrait-il si ils étaient attaqués ? Avoir à faire à des kidnappeurs n’étaient pas la même chose qu’avoir à faire à des sorciers expérimentés, et l’irlandaise ne s’était pas parée à cette éventualité.
Myia la tira de ses rêveries en lui lança qu’ils n’étaient plus très loin. La jeune femme tendit son bras à l’adolescente qui ne prit même pas la peine de la regarder. Et puis quoi encore ? La borderline était jolie sous sa forme adulte, mais c’était bien la seule chose qui aurait put attirer la necrophobe, qui la jugeait beaucoup trop gamine et irresponsable. Il était hors de question de la moindre familiarité.

La ville finit par se dessiner, dans le silence plus ou moins total des trois compères. Lumineuse, à la fois chaleureuse et inquiétante. Il semblerait que les étrangetés régnant à Gloutoniskaïa n’empêchaient pas les habitués de leurs beuveries amicales ; mais on sentait qu’il s’agissait là d’hommes sans grande méchancetés, juste dans l’incapacité ponctuelle de marcher droit et d'articuler correctement.
Le petit cinéma de ses collègues se tenant la main insupportait de plus en plus Melena, et le premier à en tâter la colère fut un ivrogne qui chercha à lui adresser une phrase déstructurée. Elle n’avait rien contre les relations amoureuses – tant mieux si les gens qui en avaient étaient heureux – mais elle considérait que chaque chose devait être faite en son temps. Et si l’on faisait le bilan des activités de Myia et Alexander depuis le début du boulot, ils avaient fraternisé pour sûr… mais ils s’étaient aussi permis de critiquer les informations de la brunette alors qu’eux même n’avaient rien. Jusqu’à maintenant, elle faisait tout et se sentait presque comme une mère à la charge de ses gosses à son bureau. Il y a celle à peu près utile qui se charge de la photocopieuse… et celui qui donne envie de lui donner des claques. Et parlant de claque, celle du frigophobe se profilait l’entement à l’horizon, tandis qu’un sourire mauvais se dessinait sur les lèvres pâle de l’irlandaise.

Quand ils parvinrent à la petite clairière qui accueillait la fontaine, Melena ne put qu’acquiescer lorsque la borderline venta la beauté des lieux. Les arbres moyennement hauts ressemblaient aux cerisiers du monde réel, mais les fleurs avaient des pétales mauves qui s’envolaient délicatement sous la brise nocturne pour venir joncher l’herbe fraîche et parsemer l’eau cristalline dans laquelle se reflétait le ciel et ses étoiles. La jeune fille contempla un instant son visage pâle sur la surface lisse, et remarqua ses traits légèrement tirés et ses cheveux décoiffés. En comparaison du doux parfum naturel qui flottait ici, elle put réaliser qu’elle sentait toujours le bouc. Avec une grimace de dégout elle se détourna.

*C’est décidé ! Demain matin, je me trouve une douche et un lit. J’veux bien bosser pour ces incapables, mais j’ai pas non plus envie d’être totalement pouilleuse…*

Elle fit un tour de la clairière, et son regard se porta sur Alexander qui lui montrait son dos, trop occupé à suivre son Eurydice des yeux sans doute. Celle-ci ne quittait toujours pas la statue des yeux, comme si elle allait se mettre à bouger et à proférer des informations. Quelque part, n’était-ce pas possible dans cette ville ? L’une des mains de la sirène était subtilement tendue vers un coin dans les arbres, où l’on ne voyait que ténèbres. C’était peut-être une piste, mais pour cela, ils allaient avoir besoin de six yeux, et pas deux ou quatre. Silencieusement, Melena tira son pieu de son fourreau tandis qu’elle cherchait son poignard improvisé de la main droite. Son acte pouvait être qualifié d’irréfléchi, mais aucun de ses collègues ne lui inspiraient la moindre menace, et elle se sentait le besoin de remettre sérieusement les pendules à l’heure avant que quelque chose ne se passe. Une fois assez proche, en murmurant tout juste un « bon », elle mit un coup de pied derrière les genoux d’Alexander. Sous la surprise qui avait empêché toute resistance, ceux-ci se plièrent et à peine eut-il adopté sa position de prière forcée que l’irlandaise lui fit sentir la pointe de son pieu à la base de sa nuque, tandis qu’elle tendait son bout de miroir vers Myia, pour lui intimer de ne pas intervenir.

- Si tu bouges, je t’assure que je n’hésiterai pas à l’enfoncer.

Son regard froid fixait l’arrière du crâne du jeune homme. Elle fit une petite pression de son arme, jusqu’à ce que perle une légère goute de sang.

- Tout d’abord, je te prierai de m’épargner tes leçons de morales bidons comme celles de toute à l’heure. Si j’avais besoin de toi pour me conseiller sur ma manière de vivre, ça se saurait d’accord ?! Moi je ne t’ai pas encore fait remarquer que ta manière d’approcher les femmes était totalement ridicule. Et pourtant ce n’est pas l’envie qui a manqué !

Elle marqua une pause durant laquelle elle tourna les yeux vers Myia.

- La suite compte pour vous deux. Désormais, on travaille ! On est peut-être sur le point de découvrir autre chose, voire d’avoir à faire aux coupables eux-mêmes… alors je veux que vous cessiez un moment vos douceurs d’amants et qu’on s’organise.

Sur ces mots, elle rangea son pieu. Elle se pencha sur le frigophobe en posant ses mains sur ses épaules. Cette proximité mesquine l’amusait. Ses lèvres sur le point d’effleurer les oreilles d’Alexander, elle lui murmura :

- Je suis sûre qu’on s’est compris désormais.

Puis elle s’éloigna, cherchant doucement à se reprendre. D’un naturel colérique et froid dans le monde réel, les possibilités que lui offraient Dreamland donnait lieu à des dérives proches de la démence. Sans se retourner, elle lança :

- L’un de vous peut aller explorer les alentours de la clairière ? Pas très loin, qu’il soit toujours visible d’ici. Et un autre fait le guet depuis la fontaine. Moi je vais voir par là…

L’adolescente s’approchait de la zone d’ombre indiquée par la sirène. Il semblait y avoir quelque chose par terre.
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Alexander Blizzhead
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 1 Juin - 7:36

Alexander s’était élancé calmement, mais Myia-Mylène s’était pressée, elle courait presque derrière lui. Elle n’avait pas l’air de comprendre. Elle voulut à un moment demander ce qui se passait, lorsqu’elle aperçut Melena, et s’élança vers elle. Alexander eut comme un vide d’un coup. Il commençait à être habitués à la proximité de Myia-Mylène.
Il l’appréciait vraiment, et il ne voulait pas la décevoir. Il se rapprocha, et reprit sa main calmement, ce qu’avait eu l’air d’attendre Myia-Mylène.

Ils traversèrent une rue pleine de tavernes et donc d’ivrognes. L’un de ces cadavres ambulants s’approchèrent d’eux, ce qui irrita Alexander au plus haut point. Il souffla près d’eux, et il se préparait à intervenir, mais un seul regard de Melena le fit fuir. Melena était donc si monstrueuse que cela ?
Bientôt ils arrivèrent à l’endroit convenu. Il parla doucement, et calmement, à Myia-Mylène. Des paroles presque imperceptibles.

-Ne t’inquiète pas, je serais la pour t’aider et te protéger… Mais surtout… n’ai pas peur de moi… Mais il faudra que tu me dises pourquoi m’avoir menti, bien que je te fasse confiance…


Il se rendit compte d’un problème. Quelque chose. Du coin de l’œil, il vit Melena s’approcher d’elle. Alors il se prépara.
Elle voulut le frapper, et il fit semblant de se mettre à terre sous son coup. En fait, dû à son entraînement de kick-boxing, il n’avait absolument rien senti.
Elle n’avait pas l’air d’apprécier ses précédentes remarques, et elle le menaçait de son petit pieu. Ce n’était pas un vampire, pourtant…
Il souriait intérieurement. Décidément, cette fille allait le mettre dans l’état qu’il désirait sans qu’il ait eu à le faire…
Il acquiesça calmement, riant presque dans sa tête. Mais il se devait de ne prononcer aucun son. Il devait se faire croire… « Soumis ». Bien sûr qu’il allait l’aider. Mais cela ne l’empêchait pas de vivre sa vie comme il le désirait.
Melena se rapprocha de lui, mesquinement... Il hésita à réagir, mais il n’en fit rien. Elle croyait véritablement avoir le pouvoir…

-Très bien, je vais aller voir la clairière. A moins que vous préfériez que je guette ici ?

Il susurra doucement à Myia-Mylène :

-En tout cas, ne t’inquiète pas. Quoi que tu désires, je serais la, pour t’aider et te protéger… Et Melena aussi, bien sûr.


Il commença à partir calmement vers la clairière… Il commençait à avoir assez froid... il espérait que ce serait du vite vu.
De loin, il crut apercevoir quelque chose.
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Dr. Parkinson
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MessageSujet: Re: Job : étranges disparitions   Mar 1 Juin - 14:21

Que de tension au sein de notre équipe d’enquêteurs ! Ils réussirent malgré tout à s’organiser un minimum et partirent chacun de leur côté à la recherche d’éventuels indices…

Que trouva Melena dans la zone d’ombre indiquée par la sirène ? Un papier gras par terre surement abandonné par un passant peu scrupuleux qui n’a jamais entendu parler de poubelles ou d’écologie.

Que vit de loin Alexander dans la clairière ? Un clochard dormant à la belle étoile en serrant une bouteille de vin local contre son torse velu.

Que vit Myia restée près de la fontaine ? Une silhouette étrange qui s’approchait d’elle, emmitouflé dans une cape noire tout en jetant des coups d’œil suspects aux alentours. On ne pouvait rien discerner de lui avec ce déguisement et l’obscurité omniprésente ce qui n’aidait pas à le rendre rassurant. Bien vite une seconde silhouette jaillit d’une ruelle pour rattraper la première dans un concert de chuchotements indicibles à cette distance.

Une fois qu’ils se furent rapprochés assez pour être à portée de voix de la borderline, celle-ci put saisir quelques bribes de conversation :

- Je te dis que c’est là, c’est forcément là !

- Ou pas, on est bien passé par une dizaine de lieux pendant la semaine de bizutage…

- Être défaitiste nous aidera pas, tu sais bien que…

Les deux hommes, enfin vu leur timbre de voix c’était le plus probable, se stoppèrent net lorsqu’ils remarquèrent enfin la présence de Myia, à deux mètres de la fontaine. Un rayon de lune perça alors les nuages permettant à la demoiselle d’apercevoir le visage d’un des deux inconnus qui était défiguré par un énorme groin de cochon, rose et luisant. L’homme-cochon écarquilla les yeux d’horreur en croisant le regard de la bordeline et n’ouvrit la bouche que pour lâcher un strident :

- Grouiiiiiiiik !

- Filons ! Vite ! Le directeur a dû…

Mais ils étaient déjà trop loin pour que la fin de leur phrase soit audible. Ils laissèrent donc Myia dans un état de profonde perplexité alors que ses deux compagnons qui avaient remarqué la scène de loin ne la rejoignent dans la précipitation.

Qu’est-ce qu’il se passait ici, au juste ?!
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Job : étranges disparitions

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